Album – Yes – 90125 (1983)

Le groupe Yes fondé en 1968, s’est tout de suite proposé d’élargir la dimension habituelle de la pop music en faisant du rock symphonique à grand spectacle. Pour cela, ils ont largement emprunté au classique, à la manière d’Emerson, Lake & Palmer. L’apport de Rick Wakeman (claviériste) est à ce titre considérable. Celui-ci quitta le groupe en 1973 pour suivre une carrière solo, avant de  revenir en 1976, à grand renfort de publicité. Plus que jamais la musique de Yes tend vers le spectaculaire, bourré de créativité, il est connu pour ses tournées marathon dans des décors digne du Théâtre du Châtelet.

Yes est sûrement le groupe le plus célèbre de musique progressive. Il a surmonté un changement générationnel dans son public et le départ de ses membres les plus visibles à des moments clés de son histoire pour atteindre la fin du siècle comme l’ultime groupe de rock progressif. Leur public est resté énorme parce qu’ils ont toujours attiré des auditeurs plus jeunes enthousiasmés par leur mélange de virtuosité hallucinante, de paroles cosmiques (souvent mystiques), de textures musicales complexes et de chants puissants mais délicats.

Le chanteur principal Jon Anderson a commencé en tant que membre des Warriors, groupe qui enregistra un single pour Decca en 1964 ; il est entré plus tard dans le groupe Gun avant de faire du solo en 1967 avec deux singles sur le label Parlophone. Il vivait chichement en faisant le ménage dans un club londonien appelé « La Chasse » en juin 1968, mais songeait à entrer dans un nouveau groupe. Un jour au bar, il a rencontré le bassiste/chanteur Chris Squire, un ancien membre du groupe The Syn, qui avait enregistré pour Deram, la division progressive de Decca.

Tous deux se sont rendus compte qu’ils partageaient les mêmes intérêts musicaux, y compris un goût pour les chants harmonieux de Paul Simon et Art Garfunkel, et en quelques jours ils ont essayé d’écrire des chansons ensemble. Ils ont commencé à développer les débuts d’un son qui intégrait des harmonies à partir d’un bon support rock, enraciné dans une approche très précise de Squire à la basse. Anderson et Squire voyaient des groupes autour d’eux ; certains avaient une bonne voix mais avec un mauvais soutient instrumental, d’autres l’inverse ; alors ils ont cherché à combiner le meilleur des deux. Leur inspiration initiale, au moins autant que la précision de leur voix, selon Squire, était tirée de la pop soul teintée de Space Rock Sound (Pink Floyd, Tengerine Dream…) Ils ont recruté Tony Kaye, ancien des Federals, pour les claviers, Peter Banks, précédemment membre de The Syn à la guitare, et le batteur Bill Bruford, qui venait juste de rejoindre le groupe de blues Savoy Brown quelques semaines plus tôt. Le nom Yes a été choisi pour le groupe car il était court, direct et facile à retenir.

Le premier album auto-intitulé de Yes, sortira en novembre 1969. Le disque présente le son de base qui caractérisera les disques subséquents du groupe, incluant des harmonies impeccables, un jeu clairement défini et emphatique, et une approche de la musique dérivée du folk et du classique. Sur « Beyond and Before », on retrouve le Space Rock Sound dans lequel ils se spécialiseront plus tard. L’incroyable voix d’Anderson donnait à la musique du groupe une qualité éthérée, tandis que la guitare angulaire de Banks, était tirée du folk and skiffle (Le skiffle est un genre de musique folklorique, d’influence jazz, country et blues. Il a pour particularité d’incorporer des instruments bricolés à partir d’accessoires domestiques : planche à laver (washboard) faisant office de batterie, basse à une corde faisant résonner un baquet à lessive ou une caisse à thé (tea-chest bass), kazoos, violons taillés dans des boîtes à cigares, peignes frottant contre du papier… La base harmonique utilise des instruments traditionnels (guitares, banjos, mandolines, pianos). La basse de Squire avait un son énorme, en raison de l’utilisation de la méthode du picking.

Le groupe sort ensuite Time and a word en 1970, sur lequel il démontre déjà un grand talent pour les arrangements élaborés sur des interprétations de chansons des Beatles (Every little thing) ou de Buffalo Springfield (I see you). Puis après le départ du guitariste Peter Banks, qui sera remplacé par Steve Howe, sort The Yes album (1971), avec de longues pièces très structurées et plus proches du progressif qui les fera connaître à l’avenir. Le groupe devient au début des années 1970 l’un des principaux représentants du rock progressif, avec les albums Fragile (1971), Close to the Edge (1972) et Tales from Topographic Oceans (1973), caractérisés par leurs chansons longues, d’inspiration classique, et leurs pochettes dessinées par Roger Dean (artiste impliqués dans l’illustration du rock progressif ; il fit les logos et pochettes d’abums non seulement pour Yes, mais aussi pour Greenslade et Asia). Durant cette période, le groupe est composé du chanteur Jon Anderson, du guitariste Steve Howe, du bassiste Chris Squire, du claviériste Rick Wakeman et du batteur Bill Bruford (remplacé par Alan White en 1972). Wakeman quitte le groupe pour être remplacé par le suisse Patrick Moraz et l’album Relayer sort en 1974.

Après l’album Drama et la tournée controversée qui suit, Yes se sépare en 1980. Le groupe renaît trois ans plus tard avec Trevor Rabin à la guitare et aux claviers, et, alors que Tony Kaye de retour dans la formation ne joue que du piano et de l’orgue, Yes adopte un son plus pop rock.

90125 est le onzième album studio du groupe Yes, sorti en 1983. Il se démarque de la production de Yes quant à son style Pop Rock. Il contient le premier et le seul n° 1 du groupe, « Owner of a Lonely Heart ». Le titre de l’album est en fait le numéro de catalogue attribué au disque, qui se retrouve sur le code-barres de la version vinyle originale ainsi que par Trevor Rabin lui-même lorsqu’il sortira l’album de demos 90124. L’album est un succès commercial inédit pour Yes, la chanson « Owner of a lonely heart » devint leur seul numéro 1 aux États-Unis, 3 millions de copies furent vendues rien qu’aux U.S.A. et l’album devint triple platine, ayant vendu plus de 4 millions de ventes à travers le monde, double platine au Canada et platine en Allemagne. Dans la version remixée de chez Rhino Records, des morceaux supplémentaires seront rajoutées, entre autres une version a capella de la chanson Leave it, qui donne une bonne idée du travail des voix chez Yes, c’est d’ailleurs une chanson sur laquelle chacun des membres du groupe a participé au chant.

L’histoire du groupe à partir de 1989, est marquée par l’existence de deux formations concurrentes : d’un côté celle constituée autour de Trevor Rabin, Chris Squire, Tony Kaye et Alan White surnommée Yes-East et basée aux États-Unis et de l’autre Anderson Bruford Wakeman Howe, surnommée Yes-West et basée en Angleterre qui est une réunion d’anciens musiciens du groupe. Les deux groupes fusionnent pour enregistrer l’album Union en 1991.

Après le départ d’Anderson pour raisons de santé en 2008, Chris Squire devint le dernier membre d’origine de Yes encore présent dans le groupe jusqu’à sa mort, le 27 juin 2015. Le groupe a compté dans ses rangs au cours de son histoire, 18 membres, dont un Suisse, un Américain, un Sud-Africain, un Russe ainsi qu’un Canadien.

Discographie : 

1969 : Yes
1970 : Time and a Word
1971 : The Yes Album
1971 : Fragile
1972 : Close to the Edge
1973 : Tales from Topographic Oceans
1974 : Relayer
1977 : Going for the One
1978 : Tormato
1980 : Drama
1983 : 90125
1987 : Big Generator
1991 : Union
1994 : Talk
1996 : Keys to Ascension
1997 : Keys to Ascension 2
1997 : Open Your Eyes
1999 : The Ladder
2001 : Magnification
2011 : Fly from Here
2014 : Heaven & Earth

Voir sur YouTube : « Yes – Owner Of A Lonely Heart 1983 Video Sound HQ » par NEA ZIXNH ; « Yes – Rhythm Of Love (Official Music Video) » par yesofficial

 

Youngtimer – BMW 635 CSI (1978-85)

Le coupé deux portes, est une spécialité de BMW depuis le début des années trente. Ce coupé 635 CSI  est généralement considéré comme le plus réussi dans le domaine des coupés de grand luxe à haute performances signés BMW.

Le meilleur six cylindre du monde :

L’ancêtre de la lignée de la 635 CSI est le coupé 2800 CS de 1968, qui étrennait le nouveau six cylindres de 2,8 litres dans une carrosserie héritée du coupé 2000 CS. Le six cylindres en ligne BMW n’a cessé depuis de progresser en puissance et en souplesse. Il peut prétendre aujourd’hui, comme il y a trente ans, au titre de meilleur moteur du monde de cette configuration. Sa cylindrée fut portée à 3 litres, puis à 3,5 litres, pour équiper la 635 CSI présentée en juillet 1978.

Une refonte totale :

La 635 CSI est construite sur la même plateforme que la berline 535, mais avec une carrosserie à la fois plus longue et plus basse. En juillet 1982, le modèle avait déjà été vendu à plus de 35000 exemplaires. Il subit alors une refonte totale, avec un raffinement général encore supérieur. La cylindrée du moteur était légèrement réduite : 3,43 litres. La puissance était identique, mais la voiture était allégée de quelques 60 kg avec une meilleure finesse aérodynamique. Les performances marquaient encore un progrès, avec une vitesse de pointe de 230 km/h (au lieu de 225 km/h) et un temps de 7,3 s de 0 à 100 km/h (au lieu de 8 s).

Caractéristiques :

Moteur : Type : 6 cylindres en ligne
Alimentation : Injection Bosch Motronic
Cylindrée : 3453 cm3
Puissance maxi : 218 ch DIN à 5200 tr/mn
Transmission : AR
Boîte de vitesse : Manuelle 5 rapports
Roues : Freins AV-AR : Disques ventilés – Disques pleins
Dimensions : Longueur : 4 750 mm ; Largeur : 1 720 mm ; Hauteur : 1 360 mm
Poids : 1480 kg
Performances : Vitesse maxi: 225 km/h

Prix du véhicule neuf en 1983 : 245.570 Francs soit 81008 € avec 116 % d’inflation.

Cote actuelle constatée : Entre 10.000 et 15.000 €

Ci-dessous Photos extraites d’une Brochure BMW 1983

Album – Huey Lewis – Sports (1983)

Huey Lewis est né à New York en 1950. Pour perfectionner son style, Lewis c’est fait les dents en jouant dans une foule de bars autour de la baie Californienne avant que lui et sa bande de musiciens, Huey Lewis et The News, devienne l’un des groupes les plus célèbre de la pop music. Les deux plus grands albums de Lewis, Sports (1983) et Fore! (1986), contenaient à eux deux 10 singles Hits comme «I Want a New Drug» et «The Heart of Rock and Roll».

Le chanteur et  joueur d’Harmonica Huey Lewis est né le 5 juillet 1950 à New York. Plus âgé que son frère, Lewis a grandi dans la baie de Californie, où son père, un batteur de jazz et radiologue, et sa mère, une publicitaire, ont déménagé alors que Lewis avait 4 ans. La vie californienne s’est révélée intéressante pour les Creggs. Les parents de Lewis étaient des excentriques peu carriériste. Sa mère, surtout, avait un dédain particulier pour la vie conventionnelle et se sentait en phase avec les beatniks, et gravitait autour d’Allen Ginsberg, membre fondateur de la Beat Generation, du mouvement hippie et de la contre-culture américaine.

Après que ses parents eurent divorcé quand il avait 12 ans, Lewis devint interne dans le New Jersey. C’était un moment difficile pour le jeune garçon, qui était clairement brillant et partageait la passion de son père pour la musique. Il était doué en Mathématiques et fut accepté à l’Université de Cornell, où il devait étudier l’ingénierie. Mais fatigué de l’école, et écoutant la suggestion de son père, qui lui proposait de faire un break et de rouler sa bosse dans le monde, Lewis reporta ses études universitaires et partit en voyage autour de l’Europe.

Un an après, il retourne aux États-Unis et s’inscrit à Cornell. Mais ce retour aux études se révéla court. Après six mois de cours, il est déjà retourné dans la baie et commence à se confronter aux difficultés de la carrière de musicien. Lewis finalement devient chanteur et joueur d’harmonica avec un groupe appelé Clover. Au milieu des années 1970, le groupe, avec Lewis, s’installe en Europe, où il connaît un succès modeste. En 1979, cependant, Lewis revient aux États-Unis, et joue dans les bars locaux autour de la région de la Baie avec le bassiste Mario Cipollina, le guitariste et saxophoniste Johnny Colla, et le batteur Bill Gibson. Peu de temps après, le groupe ajoute le guitariste Chris Hayes et commence à tourner sous le nom de Huey Lewis et The News.

Après avoir signé chez Chrysalis, Lewis et le groupe sort un album auto-intitulé en 1980. Il reçoit une réponse commerciale tiède. Cependant, le nouvel effort du groupe en sortant en 1982, Picture This, permet à Lewis d’entrer dans le Top 20.

Pour le troisième album du groupe, Sports (1983), Lewis réussit à convaincre Chrysalis de lui donner un contrôle créatif total. Lewis produit ainsi un disque qui dépasse de loin même ses propres attentes de succès.

Avec ses Hits singles comme « The Heart of Rock and Roll, » « I Want a New Drug, » « Heart and Soul » et « If This Is It », Sports se vendit à plus de 7 millions d’exemplaires et permit à Lewis et son groupe d’être programmé en Power play à la fois sur la radio et sur la chaîne MTV.

Dans une ère dominée par des icônes pop comme Prince, Madonna et Michael Jackson, Huey Lewis était une star à part entière. En 1985, The News enregistre le fameux single n ° 1 « The Power of Love », qui servira de bande son au film Back To The Future, avec Michael J. Fox.

« J’étais devenu trop exposé médiatiquement », dira plus tard Lewis en parlant de sa célébrité devenue gênante. « Vous ne pouviez plus aller dans un centre commercial, les aéroports étaient un problème. Tout endroit avec beaucoup de gens était un problème », renchérit-il.

Des chansons sonnant Huey Lewis commencèrent à apparaître sur les ondes. En 1984, Lewis poursuivit Ray Parker Jr., alléguant que son Hit « Ghostbusters » sonnait exactement comme « I Want A New Drug. » (Ce qui n’est pas faux!). Le procès se règlera dans les coulisses, et Lewis ne sera jamais autorisé à divulguer son résultat.

Alors que le quatrième album studio du groupe, Fore! (1986), offre une autre série de singles en tête du hit parade, le groupe commence à s’éloigner du centre de l’univers pop rock vers la fin des années 1980. De nombreuses critiques accueillent la sortie de Small World en 1988, qui s’est considérablement éloigné de la formule habituelle du groupe. « J’ai senti qu’il était temps de changer : de faire des trucs plus internationaux, plus difficile, plus musicaux », explique Lewis, juste avant que l’album n’arrive dans les bacs des disquaires. « Nous devions faire quelque chose dont nous nous serions sentis fiers », ajoute-t-il. Mais la formule ne marcha pas et les disques ultérieurs tels que Hard at Play (1991) se révèleront être des échecs commerciaux. Même si leur renommée pop a reculé de plus en plus par rapport aux années 80, Huey Lewis & The News ont continué à tourner et à jouer de la musique. En 2013, le groupe a publié une édition 30e anniversaire de Sports. La réédition a reçu une attention considérable de la presse.

Discographie : 

1980 : Huey Lewis and The News
1982 : Picture this
1983 : Sports
1986 : Fore!
1988 : Small World
1991 : Hard at Play
1992 : The Heart of Rock’n’Roll : the best of Huey Lewis and the News
1994 : Four Chords and Several Years Ago
1996 : Time Flies : the best of Huey Lewis and the News (Compilation US)
2001 : Plan B
2005 : Live at 25
2006 : Greatest Hits (Compilation)
2010 : Soulsville

Voir sur YouTube : « Huey Lewis And The News – I Want A New Drug » par emimusic ; « Huey Lewis And The News – The Heart Of Rock & Roll » par emimusic

Films – 1983, l’année des deux Bond

L’année des deux Bond : 

En 1983, Sean connery qui a déjà incarné six fois l’agent 007 reprend du service dans Jamais plus jamais, alors que Roger Moore est en passe d’interpréter Bond dans Octopussy pour la sixième et avant dernière fois de sa carrière. Deux Bond la même année avec deux monstres sacrés du cinéma comme Connery et Moore dans deux des meilleurs scénarios de Iann Fleming, les aficionados de l’époque furent sacrément gâtés.

Remake d’Opération tonnerre, quatrième Bond officiel sorti en 1965 avec le même Sean Connery, Jamais plus jamais est le fruit d’une victoire de justice du scénariste Kevin McClory contre Ian Fleming, le créateur de James Bond. Les deux hommes avaient écrit ensemble un script qui devait servir à la première aventure de Bond au cinéma. Ce projet initial n’ayant jamais vu le jour, Ian Fleming en utilisa plusieurs éléments pour écrire le scénario d’Opération tonnerre, ce qui entraîna une plainte de McClory. Après une longue bataille judiciaire, ce dernier fut autorisé à ré-utiliser son histoire.

Un nouveau Bond pouvait naître, mais n’étant pas produit, comme tous les autres volets, par la MGM, il ne ferait jamais partie de la franchise. Certes, Sean Connery avait affirmé qu’il ne jouerait jamais plus le rôle de l’agent 007. Mais le titre le dit bien, « Il ne faut jamais dire jamais ». Pour la coquette somme de 5 millions (qui seront reversé à des fonds humanitaires pour aider l’Ecosse), Connery se laissa convaincre de revenir sur sa décision. Jamais plus jamais sortit en novembre 1983, quelques semaines après Octopussy, Bond officiel, lui, avec Roger Moore dans le rôle de l’espion. La presse fit ses choux gras de l’affrontement de deux Bond, qui tournera à l’avantage d’Octopussy au niveau mondial. En France cependant, les deux films ont eu un succès similaire au box-office : 2,5 millions de fans pour Jamais plus jamais contre 2,9 pour Octopussy.

Jamais plus jamais (1983) : 

Seon Connery a certes vieilli, mais il est toujours aussi classe avec son smoking. Le méchant est joué par Klaus Maria Brandauer en lieu et place d’Aldolfo Celi, 18 ans plus tôt. Domino est Kim Bassinger et remplace Claudine Auger … Bien qu’il en ait toutes les caractéristiques, Jamais plus jamais n’est pas un James Bond. Entendons-nous bien : le film d’Irvin Kershner, réalisateur de L’Empire contre-attaque, est bien une aventure de l’agent spécial de Sa Majesté mais, à l’image du premier Casino Royale (1967), il ne fait pas partie de la saga des 007.

L’histoire : 

James Bond croyait pouvoir enfin se reposer après tant d’années passées à sauver le monde de toutes sortes de dangers. Mais «M» lui confie une nouvelle mission. Une organisation terroriste bien connue, le «Spectre», vient de dérober deux ogives nucléaires aux Etats-Unis, menaçant de les faire exploser si le gouvernement refuse de s’acquitter d’une importante rançon. Bond se rend sur la Côte d’Azur, où il fait la connaissance de Domino, la maîtresse de Largo, un des chefs du «Spectre», puis aux Bahamas, où il espère découvrir la cachette de Largo. A son arrivée, la belle Fatima lui tend un piège, qu’il parvient à déjouer in extremis…

Casting de Jamais plus jamais (1983) : 

Réalisateur : Irvin Kershner

Musique : Michel Legrand

Acteurs  :
Sean Connery : James Bond
Klaus Maria Brandauer : Emilio Largo
Kim Basinger : Domino
Max von Sydow : Blofeld
Barbara Carrera : Fatima
Bernie Casey : Felix Leiter
Alec McCowen : «Q»
Edward Fox : «M»

Casting d’Opération Tonnerre (1965) :

Réalisateur : Terence Young

Musique : John Barry

Sean Connery : James Bond
Aldolfo Celi : Emilio Largo
Claudine Auger : Domino
Luciana Paluzzi : Fiona
Rik Van Nutter : Felix Leiter
Desmond Llewelyn : «Q»
Bernard Lee : «M»

Octopussy (1983) – L’histoire : 

James Bond est chargé d’enquêter sur la mort de l’agent 009 en mission en Allemagne de l’Est. Ce dernier avait en sa possession un œuf de Fabergé, un bijou très rare appartenant à la collection du star. L’Oeuf se révèle être un faux alors que le vrai est mis aux enchères et acheté par un certain Prince Kamal. Bond suit Kamal en Inde et, grâce à un micro caché dans l’oeuf, il apprend que le prince, le général russe Orlov et la mystérieuse Octopussy sont les instigateurs du vol des bijoux du tsar, qu’ils remplacent petit à petit par des faux. Le trésor doit passer de l’Est à l’Ouest dans le train du cirque que dirige Octopussy. A Berlin-Est, Bond découvre vite que Kamal est à la solde du général Orlov qui, agissant pour son propre compte, remplace les bijoux par une bombe nucléaire. L’explosion, devrait amener les alliés à un désarmement nucléaire de leurs bases de l’O.T.A.N., laissant ainsi les russes seuls possesseurs de l’arme nucléaire…

Les aventures de James Bond par Ian Fleming

L’Histoire de Ian Fleming :

Ian Lancester Flemmin est né le 28 Mai 1908 à Mayfair en Grande-Bretagne, au sein d’une famille de banquiers aisés. C’est un élève moyen au collège d’Eton mais il est primé par deux fois à un championnat d’athlétisme. Ian passe ensuite plusieurs années à l’étranger d’où il revient parlant couramment le français, l’allemand et le russe.

Sa mère le fait engager par l’Agence de presse Reuter grâce à laquelle il obtient son premier reportage, à Moscou, d’où il rapporte…un autographe de Staline : « Navré de ne pouvoir vous recevoir ». En 1933, il quitte Reuter et, semblant renoncer à ses ambitions de jeunesse, s’installe comme agent de change.

A partir de Juillet 1939, le lieutenant de réserve Fleming devient l’adjoint de l’Amiral Godfrey, chef du service de Renseignement de l’Amirauté. Il est fasciné par le monde souterrain du Bureau d’Organisation Spécial, où on ne parle que d’aller assassiner Hitler ou de faire sauter les portes de fer sur le Danube.

En juin 1941, Fleming accompagne Godfray dans une mission aux Etat-Unis. Il peut visiter les laboratoires du F.B.I., rencontrer le maître américain du sabotage, Willianm Stephenson, et découvrir le matériel et les gadgets imaginés par le Service de Renseignements. Lorsqu’il quitte Washington, il emporte avec lui un cadeau du général Donovan : un révolver de police, le Colt .38, avec l’inscription « Pour services spéciaux ». « L’ennui, dit Stephenson, c’est qu’il n’avait pas le tempérament d’un agent ou d’un véritable homme d’action, il avait trop d’imagination… »

Démobilisé le 10 Novembre 1945, Ian Fleming accepte le poste du Service des Informations Étrangères du groupe de presse de Lord Kemsley, tout en se réservant immuablement les mois de janvier et février dans sa maison de la Jamaïque, Goldeneye. C’est là que naît James Bond, un matin de janvier 1952, Fleming va avoir 44 ans et il prépare son mariage avec l’ex Lady O’Neill. Le nom de son héros est celui d’un ornithologue, auteur du livre « Oiseaux des Indes Occidentales », qu’il aime feuilleter pendant ses loisirs. Sans notes préparatoires ni brouillons, il se met à sa machine à écrire :

« L’odeur d’un casino, mélange de fumée et de sueur, devient nauséabonde à trois heures du matin. L’usure  nerveuse causée par le jeu – complexe de rapacité, de peur et de tension – se fait insupportable ;  les sens se réveillent et se révoltent… »

Le livre « Casino Royale » est terminé le 18 mars 1952 et parait le 13 Avril 1953. Les 4750 exemplaires vendus représentent un début prometteur. Mais les éditeurs américains le refusent car « il y a là-dedans trop de mélodrame, de violence et de sang. »

Fleming a maintenant en tête le sujet et le titre de son deuxième roman : « Vivre et Laisser Mourir ». En 1953, il passe une quinzaine de jours à bord de la Calypso où il va acquérir auprès du Commandant Cousteau les connaissances  qui lui seront utiles pour ce deuxième roman et vraisemblablement plus tard pour « Opération Tonnerre ».

En 1954, un troisième roman est prêt : « Moonraker » (Entourloupe dans l’Azimut). Un éditeur aux U.S.A., des propositions d’éditions en livre de poche, et d’émissions T.V. viennent soutenir la fatigue de Fleming qui souffre d’insomnie et d’une sciatique.

Un slogan publicitaire vu dans « Vogue », « A Diamond is Forever », lui fournit l’idée de la quatrième aventure des Bond, « Les diamants sont éternels », dans laquelle il pense être allé jusqu’au bout de ses possibilités. Après ce livre, il ne veut plus imaginer qu’une seule aventure dans laquelle le SMERSH tuerait James Bond. Les compliments de Raymond Chandler arrivent à temps pour que Fleming renonce à se débarrasser de sa créature, et deux coups de pub vont rendre Bond et son auteur célèbres dans le monde entier :  « Goldeneye » est assiégé de reporters quand le premier ministre de Grande-Bretagne, Anthony Eden, y vient en villégiature et « Bon Baisers de Russie » est en 9ème position dans la liste des livres préférés du Président des U.S.A, John Kennedy.

En 1957, Ian Fleming rencontre un jeune cinéaste anglais, Kevin Mc Clory, et un multi-millionnaire, Bryce. Leur association pour produire un film ; « James Bond Agent secret  » est finalement remis en question ».

Après la sortie en 1959 de « Goldfinger », pendant l’été 1960, Fleming se remettant d’une crise cardiaque, apprend que producteur canadien Harry Saltzman associé à Albert Broccoli ont l’intention de produire « Dr No ». Le contrat signé, il restait à trouver le James Bond idéal. Un concours est organisé par le Daily Express qui reçoit 1100 réponses. Mais aucune n’est retenue. Fleming écrit à propos de Sean Connnery : « Saltzman pense avoir déniché le merle blanc, un acteur shakespearien d’une trentaine d’années, ex-champion de boxe de la marine et même, assure-t-il, intelligent ». Fleming va continuer d’écrire jusqu’au bout. Il n’eût pas la force de retravailler « L’homme au Pistolet d’or ».

Le film « Dr. No » sort à l’automne 1961 et obtient un énorme succès. Ian Fleming meurt le 13 aout 1964 à l’âge de 56 ans. Ian Fleming a écrit quatorze volumes des aventures de James Bond qui ont toutes été portées au grand écran. Après sa mort, la maison d’édition familiale Ian Fleming Publications recruta des auteurs britanniques pour écrire 29 autres romans de la série James Bond.

Liste des romans de Ian Fleming : 

1953 : Casino Royale, (Espions, faites vos jeux)
1954 : Live and Let Die, (Vivre et laisser mourir)
1955 : Moonraker, (Entourloupe dans l’azimut)
1956 : Diamonds Are Forever, (Les diamants sont éternels)
1957 : From Russia With Love, (Bons baisers de Russie)
1958 : Dr. No, (James Bond contre Dr No)
1959 : Goldfinger, (Opération Chloroforme)
1960 : For Your Eyes Only, (Bons baisers de Paris) [Plon, 1962]
1961 : Thunderball, (Opération Tonnerre)
1962 : The Spy Who Loved Me, (Motel 007)
1963 : On Her Majesty’s Secret Service, (Au service secret de Sa Majesté)
1964 : You Only Live Twice, (On ne vit que deux fois)
1965 : The Man With The Golden Gun, (L’Homme au pistolet d’or)
1966 : Octopussy and the Living daylights, (Meilleurs vœux de la Jamaïque)

Voir sur YouTube : « Jamais plus jamais (1983) bande annonce » par imineo Bandes Annonces ; « Thunderball (Opération Tonnerre) – Bande annonce [1965] » par Cine Magistral ; « Octopussy (1983) bande annonce » par imineo Bandes Annonces

https://www.youtube.com/watch?v=tWefarnSpwU

https://www.youtube.com/watch?v=f4W542FLLxQ

Série TV – Un cas pour deux (1981-2013)

Cette série policière à l’exceptionnelle longévité comportant pas moins de 35 saisons et 300 épisodes, est portée par l’acteur allemand Claus Theo Gärtner jouant avec talent et humour le rôle du détective privé Matula, que l’on voit prendre de l’âge au fur et à mesure des saisons (il commence la série TV en 1981 à 38 ans et gardera son rôle de détective jusqu’à l’âge de 70 ans). Cependant, les avocats qui font tandem avec lui dans la série changeront à quatre reprises.

Né en 1943 à Berlin, Claus Theo Gärtner a passé une grande partie de sa jeunesse à l’étranger. Il vit d’abord en Australie puis aux États-Unis et en Asie, avant de revenir dans son pays d’origine pour y entamer une carrière de comédien. Claus Theo Gärtner débute en 1967 en décrochant son premier rôle à la télévision dans Der Tod des Präsidenten puis dans Altergnossen. Il enchaîne les petits rôles tantôt au cinéma tantôt à la télévision, mais sa carrière prend un tournant en 1981 lorsqu’il devient le détective privé Josef Matula dans la série policière Un cas pour deux.

En France, la série a été diffusée à partir de mars 1991 jusqu’en 1993 sur TF1. Elle fut rediffusée en 1994 sur France 2 et France 3 puis plus récemment de 2013 jusqu’à l’an dernier exclusivement sur France 3.

L’Histoire de Matula :

À Francfort-sur-le-Main, le détective privé allemand Josef Matula, ancien policier, résout des affaires criminelles tout en collaborant avec un avocat qui est également son meilleur ami (Maître Dieter Renz de la saison 1 à 8, Maître Rainer Franck de la saison 8 à 17, Maître Johannes Voss de la saison 17 à 20 et Maître Markus Lessing de la saison 21 à 32), en l’aidant à innocenter ses clients injustement accusés par la police. On notera que les onze dernières saisons avec Markus Lessing sont les plus dynamiques de la série et cela, bien que Matula soit devenu sexagénère. Dans le premier épisode (La grande sœur) il a été obligé de quitter la police à la suite d’une sombre affaire à laquelle il avait été mêlé : en effet, il a couvert un jeune délinquant lors d’un cambriolage dans une banque car il avait une liaison avec la sœur de celui-ci.

Claus Theo Gärtner distille sa personnalité dans son personnage, en en faisant un bon vivant aimant entre autre les belles voitures, spécialement les italiennes (Tout au long de la série, il possèdera toutes sortes d’Alfa Romeo allant de la Giulia, à la 159). Détective privé plus par pragmatisme que par amour du métier, il gère son temps entre son goût pour les femmes, la bière et le billard. C’est d’ailleurs un gag récurrent dans tous les épisodes. Les scénaristes ont toujours privilégié l’humour qui apporte au personnage un côté sympathique dans des situations difficiles et désagréables.

Un des premiers épisodes : La maison en France : Saison 1 épisode 3 (1981) : Maître Renz voit arriver à son cabinet une ancienne amie très riche qui souhaite vendre son domaine. Elle projette, en effet, d’acheter les actions d’une usine de colorants chimiques. Matula mène son enquête et parvient à mettre en évidence que l’entreprise est, en vérité, au bord de la banqueroute…

Et le dernier épisode (vous noterez le changement de rythme) : La conclusion : Saison 33 épisode 5 (2013) : Lessing, qui a disparu toute une journée, est retrouvé par Matula près d’un hangar, couvert de sang et désorienté. À son réveil, il ne se souvient plus de rien. Mais, quelque temps après, une image s’impose à lui : celle du cadavre du juge Schreier, à ses côtés. Quelques jours plus tôt, les deux hommes avaient eu une altercation suite à un procès à l’issue duquel le client de Lessing, Johann Egger, avait été acquitté. Matula et Lessing retournent alors au hangar et trouvent le corps du juge. Lessing, convaincu de sa culpabilité, se livre à la police tandis que Matula mène l’enquête afin d’innocenter son ami.

Voir sur YouTube : « Un Cas Pour Deux 01×03 La Maison En France FR BY ADVRIP » par al Ges