En Août 1988, alors qu’Enzo Ferrari vient de décéder, la 328 arrive en fin de carrière et qu’il n’est plus possible de faire évoluer le modèle. Ferrari doit passer à autre chose et sort la 348. La ligne particulière de cette voiture due à Pininfarina qui a carossé la majorité des véhicules de la marque, se caractérise par son traitement en deux coquilles qui s’assemblent, selon un principe développé en son temps par ce carrossier. La 348 est plus courte que la 328, mais elle est plus large qu’elle, et possède un empattement plus long. Le profil de la Ferrari 348 est un subtil mélange entre la 328 qu’elle remplace mais aussi la Testarosa pour ses flancs percés de longues stries latérales et ses feux arrière couverts par une grille. Quant à l’avant, avec ses phares escamotables, Pininfarina semble s’être autant inspiré de la F40 que de la Testarossa.
Un moteur fait pour durer :
La 348, au châssis étudié par ordinateur, n’avait plus rien à voir avec la précédente 328. Elle adoptait le groupe motopropulseur longitulinal avec boîte transversale apparu sur la mondial T et représentait au début des années 90, l’une de voitures de série les plus typées compétition qu’il soit possible de trouver sur le marché. Dans ce modèle, la boîte ne se trouve plus sous le moteur, mais derrière lui en position transversale et en porte-à-faux arrière. L’embrayage et le volant moteur sont relégués en bout de boîte, ce qui facilite la réparation et prolonge la vie de l’embrayage qui chauffera moins. 348, signifie en langage Ferrari, 3,4 L de cylindrée et 8 cylindres.
Le chassis :
La Mondial T fut une évolution de la mondial 3.2 litres elle-même issue de la mondial 3 litres, mais la 348 était complètement nouvelle au niveau de la structure qui était mixe : une partie sur laquelle se boulonne un cadre tubulaire supportant le moteur et les suspensions arrières. Enfin, les bras de suspension sont en mécano-soudure et les portes moyeux en alliage léger, pour réduire les masses non suspendues. Toutes les devancières de la 348 possédaient soit un véritable châssis tubulaire séparé, soit une structure tubulaire sur laquelle s’assemblaient les panneaux de la caisse. Plus rien de cela sur la 348 qui est une vraie monocoque avec caissons en tôles ; la rigidité à la torsion s’en trouve augmentée dans des proportions considérables (plus de 59% par rapport à une 328 GTB) mais le poids croît également. Parallèlement, et grâce à la soufflerie nouvellement installée chez Pininfarina, l’aérodynamisme progresse aussi de façon nette.
Un modèle délaissé :
La 348 est la première Ferrari née après la mort d’Enzo ce qui la pénalisera toujours auprès des puristes. Mais sa mauvaise réputation est en partie injustifiée. Contrairement à bien des concurrentes, l’accessibilité mécanique est bien étudiée malgré l’implantation centrale arrière du moteur. Le moteur est civilisé et fiable et il n’est pas nécessaire de garder l’œil sur la température du liquide de refroidissement, comme dans les anciennes Ferrari… Malgré tout, l’entretien est exigeant et rapidement coûteux, il faut s’y résigner chez Ferrari. Les modèles sortis en 1989 sont à proscrire, car construits dans la précipitation et trop enclins au survirage en conduite extrême (ce qui ne pénalise pas les pilotes amateurs moins téméraires). Consciente et alertée du caractère relativement pointu du comportement de la 348, l’usine Ferrari revoit sa berlinette à la fin de l’année 1993. Le régime maximum est augmenté et l’agrément d’utilisation fait un bond en avant qui va de pair avec l’augmentation de puissance : 320 ch, ce qui la rend encore plus vive et bouillante, dès que l’on sollicite la cavalerie la plus généreuse que Ferrari ait jamais offert avec un V8 sur un modèle routier. En 1993 apparaît également l’ultime évolution du modèle avec la très élégante 348 Spider à capote en toile. Cette version présentée à Genève a une ligne superbe, tout en étant plus sportive que la Mondial, l’autre cabriolet V8 de Maranello avec ses 4 places.
Caractéristiques :
Moteur : Type : 8 cylindres en V à 90°, 32 soupapes ; Position : longitudinal Central AR ; Alimentation : Gestion électronique Bosh Motronic ; Cylindrée (cm3) : 3405 ; Puissance maxi (ch DIN à tr/mn) : 300 à 7200 / 320 à 7200 : Puissance Fiscale : 21 / 22 CV ; Couple maxi (Nm à tr/mn) : 323 à 4200 / 321 à 5000 Transmission : AR ; Boîte de vitesses : manuelle (5) Freins Av-Ar : Disques ventilés étriers 4 pistons + ABS Dimensions : Longueur 423 cm ; Largeur 189 cm ; Hauteur 117 cm Poids : 1393 kg Performances : Vitesse maxi : 275 km/h
1000 m DA : 25″6
0 à 100 km/h : 5″8
Prix du modèle neuf : 617.000 F pour la TB et 630.000 Francs pour la TS soit 153.386 € avec 59,7% d’inflation sur la période.
Alain Édouard Kienastn naît le 27 mai 1944 à Casablanca, dans une famille aisée d’origine suisse du côté maternel. Il porte d’abord le nom de son père officiel avant de prendre celui de son père biologique, Pierre Souchon (un agrégé d’anglais, qui est interprète pour les armées française et américaine au Maroc). Il vit six mois à Casablanca au Maroc, puis passe son enfance à Paris et sept ans dans une pension en Suisse.
En 1959, son père meurt dans un accident de voiture. Cette disparition le marquera profondément et inspirera deux chansons, « Dix-huit ans que je t’ai à l’œil » parue en 1977 sur l’album Jamais content et « La Ballade de Jim » parue en 1985 sur l’album C’est comme vous voulez en 1985.
« On ne se remet jamais de la disparition d’un père. Je suis un être à qui il manque un doigt depuis quarante ans et qui est enchaîné à son passé. Je me demande toujours ce que mon père aurait pensé de moi. Est-ce que je suis à la hauteur ? Avec le temps, le manque s’estompe et ça devient un moteur. Mais il n’y a plus de protecteur. Ce sont donc aujourd’hui mes chansons qui me protègent sinon je serais à la dérive, peut-être même mort. » (France-soir, 03/09/05)
Élève distrait et rêveur, il a des résultats scolaires calamiteux, si bien qu’il est envoyé à quinze ans en pension dans l’École d’horlogerie de Cluses en Haute-Savoie (actuellement lycée Charles-Poncet) où son frère aîné, professeur d’anglais, est aussi guide de montagne. La famille connaît des difficultés financières et sa mère doit gagner sa vie en écrivant pour la collection Harlequin. Ne pouvant s’adapter au milieu des autres élèves, il se réfugie dans la poésie et finit par se faire renvoyer pour indiscipline. Il est envoyé par sa mère en 1961 dans un lycée français en Angleterre. Son inscription n’étant pas valide, il reste néanmoins sur place et y vit de petits boulots pendant dix-huit mois. C’est notamment en travaillant dans un pub qu’il développe son goût pour la chanson populaire. Surnommé le Frenchman, certaines de ses rencontres lui donnent l’occasion de faire découvrir la chanson française (Georges Brassens, Guy Béart…) et lui permettent d’écouter du répertoire anglo-saxon. Il évoque ce passage de sa vie dans Londres sur Tamise sur l’album J’ai dix ans et dans la chanson « Jamais content ». Il rate son baccalauréat par correspondance trois fois.
Rentré en France, il vit encore de petits boulots et tente sa chance dans la chanson en se produisant dans des salles parisiennes. En mai 1968, il choisit de quitter Paris.
Les débuts :
Il écrit en 1973 la chanson « L’amour 1830 » qu’il destine à Frédéric François. Bob Socquet, directeur artistique de RCA Records, encourage Alain à l’interpréter lui-même. Elle reçoit un bon accueil et est sélectionnée au concours de la Rose d’or d’Antibes, où Alain emporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse.
La rencontre avec Voulzy et le succès :
J’ai 10 ans (1974) : Dans la foulée, il enregistre un album. Cherchant un arrangeur capable de donner forme à son univers musical, il rencontre en 1974 Laurent Voulzy, également sous contrat chez R.C.A. Bob Socquet sent que la collaboration entre les deux hommes peut être fructueuse, les musiques étant le point faible des chansons de Souchon. Souchon et Voulzy seront liés depuis ce jour par leur amitié et leur complémentarité artistique. Laurent Voulzy réalise les arrangements du premier album d’Alain Souchon Petite annonce, rebaptisé quelques années plus tard J’ai dix ans, puis les musiques de Bidon sorti en 1976.
Bidon (1976) : Après le succès de J’ai dix ans, deux ans auparavant, Alain Souchon réédite l’exploit avec un second album, dans la même lignée que le précédent avec des titres comme Bidon et S’asseoir par terre. Si Laurent Voulzy compose toujours les titres de l’album (sauf quatre titres), Michel Jonasz apporte sa contribution en signant la musique de la chanson « Le monde change de peau » alors que Souchon compose trois chansons de l’album.
«Y a eu un déclic, décode Souchon. Les musiques syncopées un peu anglaises de Laurent m’ont obligé à trouver mon style. L’alexandrin classique ne convenait pas. Il me fallait bousculer la syntaxe, faire se heurter les mots, aller chercher l’argot, l’anglais, qu’il y ait un charme et une compréhension immédiate, et, bien sûr, que les textes reflètent mon regard sur le monde.»
Jamais content (1977) : Alors que Rockollection dont il signe le texte pour Laurent Voulzy est le succès de l’été 1977, Alain Souchon sort son troisième album : Jamais content. Il révèle Souchon sous un jour différent : empreint des difficultés de son époque (La p’tite Bill et Poulaillers’ Song), mais aussi comme le révélateur des transformations sociétales alors en cours avec « Allo Maman Bobo ». Il est alors en couverture des magazines, le symbole du Nouveau Père, plus fragile et plus conscient de sa part de féminité. Et déjà la mélancolie avec « Y’a de la rumba dans l’air » qui, entre émergence du punk et l’apogée du disco, apporte un vent de douceur acidulée et fait un gros succès. Il entame une tournée qui l’amène à être en première partie de Jean-Jacques Debout (Olympia), Antoine et Thierry Le Luron.
Toto 30 ans, rien que du malheur…(1978) : Le mythe du Nouvel Homme se confirme, angoissé par les années qui passent et les kilos qui viennent (Toto 30 ans rien que du malheur… et Papa mambo). Un album résolument plus noir que les précédents, où l’artiste se révèle de plus en plus introspectif (Le dégoût et J’étais pas là), mais qui n’en oublie pas pour autant la société et ses travers dans « Le Bagad de Lann-Bihoué ». Y figure également la chanson-titre du film de François Truffaut « L’Amour en fuite », que le réalisateur lui a demandée, l’une des plus appréciées du répertoire de l’auteur.
Rame (1979) : Alors qu’en 1979 il voit pour la première fois son nom écrit en lettres capitales rouges au fronton de l’Olympia, 1980 voit la sortie de Rame. La chanson-titre est un canon et un succès immédiat auprès du public. La même année il fait sa première apparition au cinéma devant les caméras de Claude Berri pour Je vous aime aux côtés de Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. La vie, vue comme un film de cinéma, lui inspire Manivelle sur l’album Rame.
D’autres films suivront, comme Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau et L’Été meurtrier de Jean Becker, deux films où il donne la réplique à Isabelle Adjani. Il emballe critiques et public, mais ne se sent pas à l’aise dans ce nouveau costume, et finira par renoncer à faire carrière dans le 7e art.
On avance (1983): Le sixième album dresse déjà le bilan des années hippies dans « Lennon Kaput Valse » et se moque de la tension nouvelle des relations Est/Ouest dans « Billy m’aime ». Laurent Voulzy est moins présent sur cet album : il n’y signe qu’une seule musique, les autres sont dues à Souchon lui-même, Michel Jonasz (à qui il rend hommage dans le titre Jonasz sur l’album Rame), Louis Chedid, et Yves Martin, lequel a coproduit l’album. David McNeil met en mots avec Souchon la ville qui a vu sa naissance dans Casablanca, titre nostalgique. Cet album contribue à écorner le mythe du Nouveau Père, avec son univers musical décalé (orchestre, cordes, valse…). La même année il signe des textes pour Laurent Voulzy, pour son album : Bopper en larmes sorti en 1983.
C’est comme vous voulez (1985) : annonce la couleur dès la pochette : noire. Mâchoire serrée et regard « jamais content » : Souchon n’est pas d’humeur badine. Changement radical, à la fois de maison de disques (Virgin au lieu de RCA), comme de style musical, nettement plus rythmé et synthétique. Il regrette la lourdeur de la vie citadine (La vie intime est maritime et Pays industriels), se pose en chanteur cynique prêt à tout pour son succès (C’est comme vous voulez), avant de se chercher en vain (Les jours sans moi). Les radios préfèrent « La Ballade de Jim » qui évoque pourtant une tentative de suicide. Le clip recevra la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip de l’année 1986, alors que « Belle-Île-en-Mer, Marie-Galante » reçoit celle de la chanson originale de l’année. Il part dans une tournée commune avec Véronique Sanson.
Ultra moderne solitude (1988) : est en partie enregistré au Royaume-Uni. La chanson-titre et « Quand je serai K-O » (Victoire de la musique de la meilleure chanson originale de l’année 1990) sortent en 45 tours et restent des standards de l’artiste. Cet album se distingue du précédent en ce qu’il est formellement moins noir, ce qui n’empêche pas Alain Souchon de dénoncer de plus en plus les dysfonctionnements de la société (Les cadors et Normandie Lusitania) ou de continuer à évoquer ses doutes existentiels (J’attends quelqu’un) et son angoisse du temps qui passe (La beauté d’Ava Gardner). Il décrit son album comme étant « très strict, austère, un peu monacal. La tournée qui s’ensuit donne l’album live Nickel qui reçoit la Victoire de la Musique du meilleur album de l’année 1991, de même que « Belle Île en Mer, Marie Galante » est sacrée « Chanson de la décennie ».
C’est déjà ça (1993) : est le 9e album studio d’Alain Souchon. L’album, qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires (disque de diamant) et a reçu plusieurs récompenses, est un énorme succès public et critique, et le premier extrait « Foule sentimentale » en est la preuve flagrante. Ce titre devient un tube essentiel du répertoire du chanteur mais aussi de la chanson française. Il reçoit le prix de meilleure chanson de l’année aux Victoires de la musique de 1994 et est élue meilleurs chanson des vingt dernières années aux 20e Victoires de la musique en 2005. Cet album évoque des thèmes de société de façon plus aiguë que d’habitude. Néanmoins, les textes de Souchon ne perdent rien de leur poésie particulière et de leur couleur tout en douceur. Un des titres de l’album, « Le Fil », est co-signé par Pierre Souchon, son fils. Pour ce disque, Alain Souchon s’est remis à la composition et a fait une place plus large à la guitare dont le son domine l’ensemble.
Au ras des pâquerettes (1999) : Prenant exemple sur son compère Laurent Voulzy, Alain Souchon raréfie sa production et attend 1999 pour sortir Au ras des pâquerettes, titre homonyme, bien que différent, de celui figurant sur le premier album des Cherche Midi de son fils Pierre. Cet album très attendu confirme la tendance amorcée depuis un ou deux albums d’un artiste qui nous raconte la vie ordinaire (Pardon, Rive Gauche à Paris). Son « engagement » dans les problèmes de la société affleure toujours (Petit tas tombé). Le livret de l’album contient des indications quant à la genèse des différentes chansons qui le composent. La tournée donnera l’occasion de capter pour la première fois un de ses concerts au Casino de Paris, qui donnera un album live et un DVD nommé J’veux du live.
La Vie Théodore (2005) : Son onzième album sort en 2005 sous le titre de La Vie Théodore, en hommage à Théodore Monod, dont il narre la vie dans la chanson-titre.
Écoutez d’où ma peine vient (2008) : Alain Souchon au départ ne voulait écrire que quelques chansons pour illustrer un documentaire sur sa carrière diffusé sur France 3 Le chanteur d’à côté, mais les chansons qu’il a écrites ont fini par former un album complet.
À cause d’elles (2011) : réalisé par Renaud Letang, reprend des airs que sa mère lui chantait quand il était enfant.
Alain Souchon & Laurent Voulzy (2014) : Le dernier album d’Alain Souchon est principalement composé de duos avec Laurent Voulzy.
1er janvier :Entrée en vigueur du Grand marché unique européen. 3 janvier : Signature par George H. W. Bush et Boris Eltsine des accords START 2. 6 janvier :Mort de Dizzy Gillespie (trompettiste de jazz américain). 13 janvier : À Paris, est signée une convention interdisant la fabrication et le stockage des armes chimiques et prévoyant la destruction de celles-ci d’ici 1997. Début 2002, 147 pays l’auront ratifiée, non compris Israël et plusieurs États arabes. 15 janvier : Arrestation à Palerme, de Toto Riina, numéro 1 de la mafia italienne en Sicile. 20 janvier :Début de la présidence démocrate de Bill Clinton aux États-Unis. Mort d’Audrey Hepburn (actrice américaine). 31 janvier : Début du premier Trophée Jules-Verne. 25 février :Mort de l´acteur Eddie Constantine. 26 février :Attentat du World Trade Center à New York : 6 morts, plus de 1000 blessés. 22 mars : Première journée mondiale de l’eau. 29 mars : Deuxième cohabitation. Début du gouvernement Édouard Balladur (fin le 16 mai 1995). Charles Pasqua revient au ministère de l’Intérieur. avril :débuts sur le marché français du téléphone portable cellulaire. 19 avril :Après 51 jours de siège, la police américaine donne l’assaut contre la secte des « Davidien » à Waco. Un incendie allumé par les membres de la secte ravage la ferme-forteresse d’où seront retirés plus de 80 corps calcinés. 20 avril :Bruno Peyron et son équipage bouclent le premier tour du monde à la voile en 79 jours, 6 heures, 15 minutes et 56 secondes et devient ainsi le premier détenteur du «Trophée Jules-Verne». 25 avril :Référendum en Russie : 58 % des votants expriment leur soutien à Boris Eltsine, qui remporte ainsi une victoire retentissante mais demeure empêtré dans les mêmes luttes de pouvoir. 1er mai : Suicide de l’ancien premier ministre Pierre Bérégovoy. Aujourd’hui encore, les circonstances de sa mort sont controversées, la thèse de l’assassinat n’étant pas écartée par certains journalistes. 13 mai :Affaire de la maternelle de Neuilly, Erick Schmitt prend une classe d’école maternelle en otage à Neuilly-sur-Seine, puis est abattu par le RAID. 18 mai :Inauguration de la ligne TGV Paris-Lille. 1er juin :Le nombre de chômeurs dépasse 14 % de la population active. 8 juin :Assassinat de René Bousquet à son domicile par un déséquilibré mental. Il n’y aura jamais de procès. 1er juillet :Suspension des essais nucléaires britanniques, soviétiques et américains. 14 juillet : François Mitterrand se prononce pour la poursuite des essais nucléaires ; décès du chanteur Léo Ferré. 19 juillet :Loi de privatisation de 21 entreprises. 24 juillet :Mort de Francis Bouygues (industriel français). 4 août : Indépendance de la Banque de France. 15 octobre : Le Prix Nobel de la paix est attribué aux Sud-Africains Frederik de Klerk et Nelson Mandela. 31 octobre :Mort de Federico Fellini (cinéaste italien). 1er novembre : Entrée en vigueur du traité de Maastricht sur l’Union européenne. 9 novembre : Vaste arrestation menée par la police nationale dans les milieux islamistes. 87 personnes sont interpellées. 2 décembre : Pablo Escobar, trafiquant de drogue, criminel et dirigeant du cartel de Medellin, est abattu par la police colombienne (né le 1er décembre 1949). 16 novembre : Rhône-Poulenc est nationalisée.
Série TV : Les contes de la crypte (1989-96) :
Les Contes de la crypte (Tales from the Crypt) est une série télévisée américaine en 93 épisodes de 24 minutes, créée d’après la bande dessinée publiée par EC Comics et William Gaines dans les années 1950. La série a été diffusée entre le 10 juin 1989 et le 19 juillet 1996 sur HBO.
En France, les trois premiers épisodes ont été diffusés sous la forme d’un téléfilm pilote nommé Contes d’outre-tombe en 1991 sur Canal+. Les épisodes 4 à 6 de la première saison et la deuxième saison ont été diffusés à partir du 23 février 1993 sur Jimmy. Les troisième et quatrième saisons ont été diffusées à partir du 7 juillet 1994 sur M6.
Cette série est une anthologie d’«histoires horrifiques» présentées par le Gardien de la crypte, un cadavre desséché en état de décomposition avancée adepte de l’humour noir.
Version embourgeoisée de la célèbre berlinette, l’Alpine A 310 est lancée par Jean Rédélé en 1971 pour tenter de concurrencer les Porsche. Sous-motorisée, elle devra attendre six ans pour recevoir une mécanique plus digne de ses ambitions.
Un héritage difficile :
Conçue à partir de 1968, c’est une 2+2 capable de recevoir aussi bien le 4 cylindres que le six cylindres en préparation. Présentée au Salon de Genève en 1971, elle souffrira de gros problèmes de mise au point. Enfin commercialisée en version V6 à partir de 1977, elle reprend les caractéristiques principales des Alpines. Elle est équipée de barres antiroulis à l’avant comme à l’arrière, et de 4 freins à disques assistés à double circuit. Extérieurement, on la différencie de la 4 cylindres par son nouvel avant, à phares séparés et équipés de bouclier, ainsi qu’à son becquet arrière.
Sous le capot arrière, on trouve le V6 PRV 2,7 litres de 150 ch. Ce moteur a été repris de la Renault 30 TS. Mais par rapport à la berline de Renault, le V6 dont l’angle d’ouverture est de 90° (une conception initiale en V8 explique cet angle inhabituel pour un V6), est largement modifié : nouveaux pistons bombés, échappement spécifique, arbres à cames et soupapes inédites, nouveau système d’alimentation, cache-culbuteurs et carter d’huile spécifiques…
La puissance fait donc un bond de 25 ch DIN alors que le couple reste identique mais à un régime plus élevé de 1 000 tr/mn. En outre, son alimentation par deux carburateurs Solex (un simple corps provenant de la Renault 4 et un double corps ) fonctionnaient avec une commande à mécanisme à dépression prenant en compte la position de la pédale d’accélérateur. Le deuxième carburateur n’entrait alors en action que lorsque la pédale d’accélérateur avait franchi le premier tiers de sa course. Le V6 est équipé de la même boîte de vitesses que la Renault 30 TS.
Un bref palmares :
Jean Ragnotti pilote pour la première fois la voiture en compétition au Tour de France Automobile de 1976, mais c’est Guy Fréquelin qui, la même année, remporte la première victoire au rallye du Var. Equipée du V6 porté à 2849 cm3 et 270 ch, elle sera sacrée championne de France des Rallyes en 1977 après plusieurs victoires, notamment au tour de Corse. A partir de l’année suivante, elle continuera sa carrière uniquement aux mains d’écuries privées.
Le Groupe 4 « Usine » :
Le groupe 4 de Fréquelin disposait d’un moteur très spécial, développé par François Bernard : cylindrée portée à 2849 cm3, embiellage, arbre à cames, soupapes et ressorts spéciaux, graissage à carter à sec, deux carburateurs triples corps Weber. Elle disposait ainsi, entre 7000 et 7500 tr/mn, de 270 ch que transmettaient un embrayage bidisque et une boîte ZF à 5 rapports.
Caractéristiques :
Moteur : Type : 6 cylindres en V à 90°, 12 soupapes ; Position : Longitudinal porte-à-faux AR ; Alimentation : 1 carbu double corps Solex + 1 carburateur simple corps Solex ; Cylindrée : 2664 cm3 ; Puissance maxi (ch DIN à tr/mn) : 150 ch DIN à 6000 Tr/mn ; Couple maxi : 20,7 Mkg à 3500 tr/mn Puissance Fiscale : 13 CV Transmission : AR ; Boîte de vitesses : manuelle 4 ou 5 rapports Piods : 1018 kg Roues : Freins Av-Ar : Disques ventilés – disques pleins Dimensions : Longueur : 4.250 mm ; Largeur : 1.650 mm ; Hauteur : 1.150 mm ; Empattement : 2.270 mm ; Voies AV/AR : 1.410 mm / 1.430 mm Performances : Vitesse maxi : 226 km/h ; 400 m DA en secondes: 15″4 ; 1 000 m DA en secondes: 28″5 ; 0 à 100 km/h : 8″2 ; 0 à 180 km/h : 29″8
Prix du modèle neuf en 1983 : 139.000 Francs soit 45.843 € avec 116% d’inflation. Cote actuelle : 15.000 €. Modèle de l’image à la une : Alpine A 310 V6 Turbo (1985) 285 ch DIN. Galerie de photos : Brochure commerciale de l’A 310 V6 modèle 1978.
Ce livre est le cinquième tome de ce qui constitue la saga des Dieux du Fleuve (Riverworld) : Le Fleuve de l’éternité (1971) – Le Monde du fleuve (1971) – Le Noir Dessein (1977) – Le Labyrinthe magique (1980) – Les Dieux du fleuve (1983).
To Your Scattered Bodies Go (1971) – Hugo Award, Locus Award, 1972 -The Fabulous Riverboat (1971) – The Dark Design (1977) – The Magic Labyrinth (1980) – Gods of Riverworld (1983)
Au début du premier roman, Le fleuve de l’éternité, l’explorateur Richard Burton meurt empalé sur une lance et se réveille sur un autre monde, en compagnie de tous les humains qui ont jamais vécu sur Terre localisés le long d’une rivière apparemment sans fin. La nourriture est fournie et n’importe quel humain qui meurt sur ce monde est immédiatement ressuscité ailleurs le long de la rivière. Burton s’installe sur le fleuve pour chercher des réponses à tous ces mystères. Qui a créé ce monde et ramené tout le monde à la vie? Et pourquoi? Burton a beaucoup d’aventures tout au long de sa route semée de rencontres, entre l’apaisement ou bien la lutte avec d’autres personnages, tels que le nazi Hermann Göring, le Néanderthal Kaz, et une femme nommée Alice, le modèle de la vie réelle de Lewis Carroll protagoniste d’Alice au pays des merveilles.
Oui, dans cette aventure, vous pensez que nous sommes sûrement passés de l’autre côté du miroir, mais en fait nous faisons irruption dans le monde rationnel de Farmer, et cela, même si son scénario peut vous sembler fou. Notre recherche avec Burton est plus qu’une fantastique aventure de science-fiction ou tentative de débusquer un magicien dans les coulisses. Il devient une recherche métaphysique, une recherche de sens dans notre vie (ou nos vies pour ceux qui croient à la réincarnation).
Dans Le Monde du fleuve, le deuxième grand roman de la série des Dieux du fleuve, le focus narratif passe à Samuel Clemens (alias Mark Twain) qui s’associe avec l’infâme roi d’Angleterre John et une race de Vikings, dans une quête similaire au Burton du premier roman. Dans une intrigue de style yankee du Connecticut, Clemens utilise la technologie du XIXe siècle pour construire un bateau équipé d’armes afin de se frayer un chemin le long de la rivière. D’autres mystères du monde du fleuve sont découverts, préparant le terrain pour la réponse aux questions qu’ils se posent.
Cependant, il est apparu à Farmer qu’il ne pouvait pas tout englober dans le troisième volet de la trilogie prévue. Ainsi, Le Noir Dessein a réuni les personnages des deux premiers livres en diverses combinaisons, ainsi que de nouvelles personnalités – comme l’auteur-aventurier Jack London, l’acteur cow-boy Tom Mix, le virtuose du verbe Cyrano de Bergerac et d’autres personnages moins connus de l’histoire. L’assaut final sur la tour du bout de la rivière vient dans un quatrième livre, Le labyrinthe magique.
Ici, vous pouvez être déçu. Peut-être vos attentes s’étaient élevées trop haut à ce point du cycle écrit par Farmer, mais la réponse au mystère n’est pas des plus limpide, peut-être un peu trop abstraite, mystique même. Le labyrinthe magique est certes une très bonne lecture, mais peut-être, comme le dit le proverbe, le voyage est plus important, plus excitant, plus mystérieux que la destination. Quant au cinquième tome, même s’il n’est pas indispensable à la quadrilogie, c’est un bonus appréciable et très agréable à lire. Aussi, on ne boudera pas notre plaisir en le lisant pour clôturer cette saga en beauté .
Tome 5 – Les Dieux du fleuve :Mark Twain, Hermann Goering et Cyrano de Bergerac, qui se sont retrouvés ressuscités sur les rives du Fleuve en compagnie de trente-cinq milliards d’êtres humains, ont enfin atteint la Tour au bout de la Vallée de seize millions de kilomètres. Ils ont percé les secrets de ses constructeurs et savent pourquoi et comment ceux-ci ont réveillé l’humanité entière afin de lui donner une autre chance d’atteindre à la perfection éthique. Ils sont désormais les maîtres du Grand Ordinateur dans la Tour, qui gère le processus de résurrection et qui régit tout le monde du Fleuve. Immortels eux-mêmes, ils sont devenus comme des dieux. Mais les dieux ont généralement éprouvé quelques difficultés à contrôler leurs pouvoirs. Et nos héros ne font pas exception.
Une nouvelle complète ce cinquième roman de la série du Fleuve : elle met en scène deux étranges ressuscités, Jésus le Messie et Tom Mix le cow-boy, qui durant leur première vie avaient des raisons très différents de défier la mort.
Mais le cycle ne s’arrête pas là. Comme le «Seigneur des Anneaux» de Tolkien ou la trilogie Fondation d’Asimov, la série Les Dieux du Fleuve a attiré des légions de fans qui continuent à demander des rebondissements aux aventures de ses héros imaginaires. Riverworld et autres nouvelles (1979) recueille des histoires qui se déroulent sur la planète du fleuve, mais sans affecter directement le récit des romans. La rivière de l’éternité (1983) est la reformulation d’une ancienne nouvelle de Farmer écrite dans les années 50, « I Owe for the Flesh », de laquelle les romans étaient inspirés.
L’auteur : Philip José Farmer (1918-2009) est un écrivain américain, connu pour ses romans et nouvelles de science-fiction. C’est l’un des grands écrivains américains de l’Âge d’Or de la S.F. Avec trois prix Hugo (Les Amants Étrangers en 1953, Les Cavaliers du Fiel ou le Grand Gavage en 1968, Le Fleuve de l’Éternité en 1972), il est reconnu pour son audace, son imagination débordante et son absence de tabous littéraires. Il est, en effet, le premier écrivain à avoir introduit l’érotisme dans la science-fiction, jusque-là très pudibonde, dès son premier roman, Les Amants Étrangers. Une grosse partie de son œuvre s’intéresse à la réinterprétation de personnages historiques ou romanesques. The Other Log of Phileas Fogg remplit les trous du calendrier dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne. Sa série de romans Le Fleuve de l’éternité (Riverworld) suit les aventures de Richard Francis Burton, Cyrano de Bergerac, Jean sans Terre, Hermann Goering et Samuel Clemens, le long d’un fleuve infini, où l’on a mystérieusement ressuscité toute l’humanité ayant vécu.
Adaptation en Téléfilm : Riverworld, le monde de l’éternité (Riverworld) est un téléfilm australo-canado-anglo-américain réalisé par Kari Skogland en 2003. Cette adaptation à la télévision a été tentée en 2003 et fut diffusée à la télévision française à fin 2004. Il s’agissait d’un épisode pilote, tourné en Nouvelle-Zélande, qui est resté sans suite. Certains personnages du livre sont repris, d’autres pas (par exemple l’explorateur Richard Francis Burton qui est pourtant l’un des deux personnages principaux de la saga romanesque).
Nouvelle adaptation réalisée en 2010 : Riverworld : le monde de l’éternité fut à nouveau produit en 2010 sous la forme d’un téléfilm en deux épisodes de 90 minutes. Cette adaptation reprend le monde du livre de Philip José Farmer, en remaniant librement le scénario. Les deux personnages restant du livre original sont Samuel Clemens et Richard Burton, auquel échoit le rôle du méchant. Le reste des personnages sont inventés, le personnage principal étant Matt Elmann, un journaliste américain tué avec sa petite amie dans un attentat et projeté dans le monde du fleuve où il tentera d’élucider son mystère et de combattre Burton.