Album – Simple Minds – Real Life (1991)

Simple Minds est un des groupes de pop-rock/new wave les plus prospères du Royaume-Uni. Six de ses albums sont devenus Numéro un en Grande-Bretagne et ils ont atteint le sommet des charts dans d’innombrables autres territoires, dont l’Allemagne, l’Italie, la France, l’Espagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Voici ce que dit Jim Kerr en parlant de son groupe : « L’une des choses dont je suis le plus fier, c’est quand les gens se demandent quels sont les thèmes abordés par Simple Minds. L’avant-garde, l’art-rock, la pop, l’ambiance, le groupe instrumental, la politique, le folk, le groupe de scène ou de stade? Nous avons fait un voyage infernal. Jouer tous ces styles différents, mais en même temps être quintessentiellement Simple Minds est une chose étonnante ».

Les débuts du groupe :

A la base du groupe, deux copains de classe, Jim Kerr, chanteur (né le 9 juillet 1959 à Glasgow) et Charlie Burchill, guitariste (né le 27 novembre 1959 à Glasgow). Ils ont fait leurs armes dans le punk avec Johnny & The Self Abusers à Glasgow à la fin des années 1970 ; les Self Abusers se sont dissous rapidement, et par la suite Kerr et Burchill ont parcouru l’Europe en auto-stop comme musiciens de rue ; voilà comment l’histoire de Simple Minds a commencé.

Avec un nom tiré des paroles de « The Jean Genie » de David Bowie, la formation originale de Simple Minds est composée de Jim Kerr (chant), Charlie Burchill (guitare), Derek Forbes (basse), Mick McNeil ) et Brian McGee (batterie). Suite à l’échec commercial de leur premier album, Life in a Day en 1979, le groupe s’est fortement inspiré de Roxy Music, Kraftwerk et de David Bowie pour faire leur prochain album Real to Real Cacophony.

Le troisième album du groupe, Empires and Dance avec son influence d’Eurodance a attiré l’attention de Peter Gabriel qui les a emmenés en tournée avec lui en 1980.

« Love Song », sorti en 1981, a été leur premier frémissement de succès dans les charts de singles. L’album Sons and Fascination qui a suivi est sorti simultanément avec un deuxième album, Sister Feelings Call, atteignant la 11ème place dans les charts britanniques.

L’arrivée du succès :

Après une tournée intense, le batteur Brian McGee quitte le groupe et est remplacé par Mel Gaynor. New Gold Dream (81-82-83-84) sort en Septembre 1982 et s’avère être l’album qui les a fait connaître, atteignant la 3ème place dans les charts. « Promised You A Miracle » fut leur premier single à entrer au top 20.

Sparkle in the Rain (1984) est devenu rapidement N°1, et Simple Minds s’est retrouvé à jouer dans des salles et des stades remplis en tournée à travers le monde. Leurs singles «Waterfront/Hunter & Hunted», «Speed ​​Your Love To Me» et «Don’t You Forget About Me» ont tous atteint le top 20, ce dernier devenant numéro 7 au Royaume-Uni et numéro 1 en Amérique grâce à son inclusion dans le film The Breakfast Club. Derek Forbes quitte le groupe peu de temps après.

Au milieu et à la fin des années 80, Simple Minds a connu un succès encore plus grand avec Once Upon a Time. Leur quatrième album consécutif a être classé dans le top fut Street Fighting Years en 1989, suivi de leur seul numéro un, «Belfast Child». La tournée du groupe s’est poursuivie dans le monde entier, en jouant régulièrement des concerts pour Amnesty International. Mais en dépit de la renommée et de la fortune, le groupe était au point de rupture et Michael MacNeil est parti.

Real Life (1991) : le neuvième album de studio du groupe de rock écossais Simple Minds est sorti en avril 1991. C’était le premier album de Simple Minds enregistré sans Mick MacNeil, qui a quitté le groupe après la tournée précédente en 1990. Les membres du groupe ne sont plus que Jim Kerr, Charlie Burchill et Mel Gaynor, le reste de la formation étant des musiciens de session. L’album a atteint la 2ème place au Royaume-Uni, et la 74ème aux États-Unis. Quatre singles de l’album ont été classés au Top 40 au Royaume-Uni, y compris le Top 10 hit « Let There Be Love ». Aux États-Unis, « See The Lights » est entré au Top 40. Plusieurs chansons sont des remaniements de matériel plus ancien ou ont été retravaillés dans de nouvelles chansons sur les versions ultérieures : «Let the Children Speak» est basé sur le thème instrumental de «Thème for Great Cities» tiré de Sister Feelings Call. Une version réenregistrée de ce morceau, appelée « Theme for Great Cities ’91 » apparaissait en face B du single « See the Lights ». « Traveling Man » a une certaine ressemblance avec la chanson de 1983 « Waterfront » de l’album Sparkle in the Rain. 

1998 a vu le bref retour de Derek Forbes et la sortie de Neapolis, considéré par certains à l’époque comme un retour aux sources. Après une compilation mise à jour des plus grands succès et la sortie de Neon Lights, Simple Minds se ressource en sortant Cry en 2002. Kerr et Burchill recrutent de nouveaux membres qui sont maintenant permanents, Eddy Duffy (basse) et Andy Gillespie (claviers) et Mel Gaynor revient à la batterie.

Simple Minds revient en septembre 2005 avec un nouvel album baptisé Black & White 050505. Simple Minds semble revigoré et l’accueil critique est favorable. Cet album souligne plusieurs retours dont celui en studio de Mel Gaynor à la batterie, de l’ingénieur Bob Clearmountain au mixage, et le retour du groupe dans le Top 40 britannique.

L’album suivant, Graffiti Soul, sort en mai 2009, et se veut résolument plus rock et énergique. Ce disque permet au groupe de renouer avec le succès dans les charts et auprès du public (comme en témoignent les tournées 2009/2010) ; se classant directement 10e au Royaume-Uni, dès sa sortie. Graffiti Soul marque ainsi le retour des Simple Minds dans le Top 10 britannique après plus de quatorze ans d’absence. Durant la tournée promotionnelle qui l’accompagne, Eddie Duffy est remplacé par Ged Grimes. Ce dernier devient ainsi le sixième bassiste officiel de la formation.

Après une nouvelle compilation parue en 2013, Celebrate, le groupe revient à l’automne 2014 avec un nouvel album studio intitulé Big Music qui reçoit un bon accueil critique et est classé au Top 20 dans plusieurs pays, dont au Royaume-Uni.

Discographie :

1979 Life in a Day
1979 Real to Real Cacophony
1980 Empires and Dance
1981 Sons and Fascination
1981 Sister Feelings Call
1982 New Gold Dream (81,82,83,84)
1983 Sparkle in the Rain
1985 Once Upon a Time
1987 Live in the City of Light
1989 Street Fighting Years
1991 Real Life
1995 Good News from the Next World
1998 Néapolis
1999 Our Secrets Are the Same
2001 Neon Lights (album de reprises)
2002 Cry
2005 Black & White 050505
2009 Graffiti Soul
2014 Big Music

Voir sur YouTube : « Simple Minds – Let There Be Love » ; « Simple Minds – Don’t You (Forget About Me) » ; « Simple Minds – Alive And Kicking » par SimpleMindsVEVO et « Simple Minds – Big Music » par Reborninoktober

https://www.youtube.com/watch?v=POK-JDPsR2U

Album – Starship – Greatest Hits (1991)

Starship est un groupe de rock américain fondé en 1984. Bien qu’il soit issu du Jefferson Starship, lui-même formé au début des années 1970 par d’anciens membres du groupe culte Jefferson Airplane, des modifications d’orientation dans la direction musicale, le départ de certains membres clés de Jefferson Starship et un changement de nom forcé suite à un procès l’ont finalement amené à devenir une entité distincte du groupe original.

Les débuts :

En juin 1984, Paul Kantner, le dernier membre fondateur de Jefferson Airplane encore présent hormis Grace Slick, quitte le groupe et entame des poursuites judiciaires contre les autres musiciens de la formation. Kantner accepte de signer un accord et ratifie une entente selon laquelle aucune des parties n’utiliserait les noms « Jefferson » ou « Starship » à moins que tous les membres de Jefferson Airplane : (à savoir : Bill Thompson, Paul Kantner, Grace Slick, Jorma Kaukonen et Jack Casady) ne soient d’accord. Le groupe a brièvement changé son nom pour « Starship Jefferson » pendant que les procédures légales se déroulaient, avant de prendre le nom raccourci « Starship ». David Freiberg était resté avec le groupe après le procès et assistait aux premières séances de studio pour le prochain album. Mais il fut frustré car, dans le studio d’enregistrement, les claviers n’était jouées que par Peter Wolf ; aussi il quitta lui aussi le groupe et le prochain album fut terminé avec les cinq membres restants, la chanteuse Grace Slick, le chanteur Mickey Thomas, le guitariste Craig Chaquiço, le bassiste Pete Sears, et le batteur Donny Baldwin. En 1984, Gabriel Katona rejoindra le groupe pour jouer des claviers et du saxophone pour la tournée de 1986.

Knee Deep in the Hoopla (1985) : Leur premier album sort en Septembre 1985 et obtient deux hits numéro un. Le premier est « We Built This City », le second est «Sara». L’album lui-même atteint la 7ème place dans les charts, et obtient le statut de platine. Finalement, deux singles supplémentaires en sont extraits, à savoir : « Tomorrow Does’nt Matter Tonight » (classé 26ème), et « Before I Go » (classé 68ème). Le groupe n’avait pas eu de numéro un classé dans les Hit Parades depuis que Jefferson Starship avait sorti l’album Red Octopus en 1975.

No Protection (1987) : En 1986, le groupe enregistre « Cut You Down to Size » pour le film Youngblood. Au moment où les séances d’enregistrement pour No Protection ont commencé, le bassiste Pete Sears quitte le groupe pour jouer des claviers avec les anciens membres du Jefferson Aiplane Jorma Kaukonen et Jack Casady des Hot Tuna avec qui il restera pendant neuf ans. Au début de 1987, le single « Nothing’s Gonna Stop Us Now » est présenté dans le film Mannequin et devient N ° 1. À cette époque, la chanson permet à Grace Slick, la chanteuse, d’être classée numéro 1 au Billboard Hot 100 à l’âge de 47 ans (elle sera détrônée par Cher en 1999, qui à 52 ans, fera rayonner son tube «Believe» dans le monde entier). No Protection sort en 1987, dont sont extraits également les singles «It’s Not Over» (n ° 9), et «Beat Patrol» (n° 46). « Wild Again » (qui a atteint le n ° 73 sur le Billboard singles chart) a également été utilisé dans le film Cocktail. La dernière chanson de l’album, « Set the Night to Music », deviendra plus tard un hit en 1991, ré-enregistrée en duo par Roberta Flack et Maxi Priest. Après l’achèvement des sessions album en 1987, Brett Bloomfield remplace Pete Sears et Mark Morgan rejoint le groupe pour jouer les claviers.

Grace Slick quitte Starship en 1988, rejoignant Jefferson Airplane pour un album et une tournée en 1989, avant d’annoncer qu’elle se retirait de la musique. Comme Kantner, Sears et Freiberg avaient quitté le groupe, tous les membres nouveaux et restants étaient plus d’une décennie plus jeune qu’elle.

Love Among the Cannibals (1989) Avec Mickey Thomas comme seul chanteur, le groupe remanié sort Love Among the Cannibals en août 1989 et part en tournée pour soutenir l’album ; les chanteuses Christina Marie Saxton et Melisa Kary sont recrutées pour combler le vide laissé par le départ de Grace Slick. Le 24 septembre 1989, alors que le groupe était à Scranton, en Pennsylvanie, pour un spectacle, Donny Baldwin et Mickey Thomas se battent. Thomas est grièvement blessé et Baldwin est exclus du groupe. Dès que Tomas est rétabli, le groupe repart en tournée. Kenny Stavropoulos devient le nouveau batteur du groupe. L’album ne marche pas et Thomas attribue le manque de succès commercial du dernier album à l’interruption de la tournée, entre autres facteurs. Cependant, Cannibals reste son album préféré.

Greatest Hits (Ten Years and Change 1979-1991) : Au début de l’année suivante, RCA sort une compilation de Starship (Greatest Hits (Ten Years and Change 1979-1991), avec deux nouvelles chansons, l’une avec Thomas et Chaquico (avant Craig) et l’autre avec Thomas. Pendant une brève période, on a pensé que Mickey Thomas continuerait Starship, mais le manager Bill Thompson a alors décidé que c’était fini et que le groupe ne sortirait plus d’albums.

Loveless Fascination (2013) : En novembre 2010, Mickey Thomas annonce sur son site Web qu’un nouvel album de Starship, Loveless Fascination, sortirait l’été ou l’automne 2011. L’album est finalement lancé le 17 septembre 2013.

Discographie de Starship : 

1985 : Knee Deep in the Hoopla (Classement Top U.S. N°7)
1987 : No Protection (N°1)
1989 : Love Among the Cannibals
1989 : Greatest Hits (Ten Years and Change 1979-1991)
2013 : Loveless Fascination

Jefferson Airplane :

Formé en 1965 à San Francisco par Maty Balin, le Jefferson Airplane est l’un des groupes majeurs de la côte ouest des U.S.A. avec le Grateful Dead. Dès son deuxième album, la formation se stabilise et comprend : Marty Balin et Grace Slick au chant, Paul Kantner au chant et à la guitare, Jorma Kaukonen à la guitare, Jack Casady à la basse et Spencer Dryden à la batterie. Le succès viendra très vite, en Californie surtout, mais aussi dans le reste des U.S.A., grâce à deux hits : « White Rabbit » et « Somebody to Love ». A partir de 1970, des tensions interne commenceront à se manifester, le leadership passant insensiblement de Marty Balin au couple formé par Paul Kantner et Grace Slick. Marty Balin quittera alors le groupe après l’enregistrement de Volunteers en 1969. Jefferson Airplane sera introduit au Rock & Roll Hall of Fame en 1996.

Discographie de Jefferson Airplane :

1966 : Jefferson Airplane Takes Off
1967 : Surrealistic Pillow
1967 : After Bathing at Baxter’s
1968 : Crown of Creation
1969 : Volunteers
1971 : Bark
1972 : Long John Silver
1989 : Jefferson Airplane

Jefferson Starship :

En 1970, l’album Blows Against the Empire est enregistré sous le nom de Paul Kantner and the Jefferson Strarship, trois ans avant la création officielle du groupe avec notamment David Crosby et Graham Nash, Jerry Garcia (guitariste du Grateful Dead) et Peter Kaukonen. C’est un album concept aux intentions politiques exprimées de manière plus détournée que dans Volunteers. Il contient l’essentiel des idées que le duo Kantner/Slick développera plus tard au cours d’une fructueuse carrière avec le Jefferson Starship. Blows Against the Empire est l’un des nombreux albums que Paul Kantner et Gace Slick enregistreront ensemble ou séparément, pendant la période troublée que traversa le Jefferson Airplane après le départ de Maty Balin. De leur côté, Jorma Kaukonen et Jack Casady jouaient de plus en plus avec le célèbre groupe de Blues Rock Hot Tuna. Enfin, ils se réunirent définitivement au sein de Jefferson Starship qui vit même le retour de Marty Balin, entre autres musiciens. Le Jefferson Starship a atteint par la suite des sommets dans les Hits Américains, grâce à une musique souple et limpide travaillée à l’extrême, notamment en 1975, avec l’album Red Octopus qui deviendra plusieurs fois disque de platine notamment grâce à la ballade travaillée de Balin, « Miracles » et avec les deux albums suivants, Spitfire (1976) et Earth (1978) qui eurent également beaucoup de succès.

Discographie de Jefferson Starship :

1974 : Dragon Fly (Classement Top U.S. N°11)
1975 : Red Octopus (N°1)
1976 : Spitfire (N°3)
1978 : Earth (N°5)
1979 : Freedom at Point Zero (N°10)
1981 : Modern Times (N°26)
1982 : Winds of Change (N°26)
1984 : Nuclear Furniture (N°28)
1995 : Deep Space / Virgin Sky
1999 : Windows of Heaven
2001 : Across the Sea of Suns
2008 : Jefferson’s Tree of Liberty
2014 : Soiled Dove

Voir sur YouTube : « Starship – Nothing’s Gonna Stop Us Now » ; « Starship – We Built This City » et « Jefferson Starship – Find Your Way Back » par StarshipVEVO

 

Youngtimer – Alfa Romeo 75 (1985-93)

En 1985, lorsque la 75 est lancée pour les soixante-quinze ans de la marque Alfa Romeo, les finances font défaut, et la précédente 90 n’a pas obtenu le succès escompté. Heureusement ce nouveau modèle séduit à nouveau les Alfistes. Sa carrosserie est un peu plus courte et plus basse et on a raccourci les rapports de boîte et raffermi la suspension.

Une ligne réussie et de belles mécaniques : 

Ligne effilée, avant agressif, profil aérodynamique tout en finesse, la 75 rappelle la grande tradition Alfa. Elle est bien équilibrée en raison de son architecture transaxle (moteur avant et boîte/pont à l’arrière), et dispose dès sa sortie de belles motorisations : un 4 cylindres en ligne à deux arbres à cames en tête allant de 1,6 litre pour 110 ch à 2 litres pour 128 ch et en haut de gamme, le magnifique V6 Busso de 2492 cm³ à injection électronique de 158 ch. En 1986 apparait la version 1,8 l Turbo développant 155 ch. À partir de 1988, la seconde série du modèle 75 est lancée. Elle fait l’objet d’une légère retouche esthétique, sur la calandre notamment, et de changements au niveau des moteurs. La 75 2.0i Twin Spark bénéficie maintenant d’une injection électronique, de deux bougies par cylindre, ce système étant associé à un variateur de phase, et sa puissance grimpe de 130 à 147 ch.

Le Twin Spark : 

Ce système est à double allumage et c’est sur lui que se forge la supériorité du moteur : dans chaque cylindre, deux étincelles jaillissent successivement en deux points séparés. La combustion est plus rapide, plus complète et plus performante. À chaque instant du cycle, chacun des cylindres reçoit une quantité de carburant précisément dosé par un injecteur lui-même contrôlé par le système électronique Motronic ; à tout instant, le variateur de phase ajuste le croisement des soupapes (moment pendant lequel les soupapes d’admission et d’échappement sont ouvertes simultanément). Le Twin Spark apparaîtra respectivement en 1988 sur les moteurs 2l et 1,8l puis en 1990 sur le 1,6l.

Le V6 Busso : 

De même, en 1987, apparaissent la V6 3.0 America et la Turbo Evoluzione. Le V6 3.0 dont les mélomanes raffolent, est en fait une évolution du fameux V6 Busso, mis au point par l’ingénieur Giuseppe Busso, un transfuge de Ferrari. Ce moteur avait fait son apparition en 1979 dans l’Alfa GTV6. Ce V6 très onctueux, passe de 2,5 litres et 156 ch en 1985 à 3 litres et 185 ch en 1987, puis à 192 ch en 1990.

Caractéristiques techniques :  

Moteur(s) : Essence: 1.6 110 ch ; 1.8 120 ch ; 1.8ie 122 ch ; 1.8ie turbo 155 à 165 ch ; 2.0 128 ch ; 2.0TS 148 ch ; 2.5i V6 158 ch ; 3.0i V6 192 ch ; Diesel: 2.0 TD 90 ch ; 2.4 TD 112 ch.
Transmission : 5 vitesses, Propulsion.
Poids et performances : de 1090 kg (1.6) à 1260 kg (2.4 TD).
Vitesse maximale : 180 km/h (1.6) à 218 km/h (V6 America).
Accélération : 0 à 100 km/h en 12,4 s (2.0 TD) à 7,5 s (V6 America).
Châssis – Carrosserie : 4 portes (berline).
Dimensions : Longueur : 4330 mm ; Largeur : 1630 mm ; Hauteur : 1400 mm.

Prix du modèle neuf en 1989 : 138.500 Francs pour le 3 litres V6 soit 33.721 € avec 59,7% d’inflation.

Cote actuelle : à partir de 2000 € pour une 1,8 TS.

Rétroactu 1991 – Série TV : Twin Peaks (1990-91)

Quelques évènements de l’année 1991 :

10 janvier : Loi Évin de lutte contre le tabagisme en établissant le principe d’une interdiction de fumer dans tous les lieux de travail affectés à un usage collectif, ainsi que dans les lieux collectifs de transport.
16 janvier : Message au Parlement du président François Mitterrand annonçant que la France est entrée en guerre, aux côtés de ses alliés, contre l’Irak.
17 janvier : Début de l’offensive Tempête du désert, qui mènera à la neutralisation de l’armée irakienne et à la fin de la Guerre du Golfe, par une victoire de la coalition.
18 janvier : Premier tir irakien de missiles Scud sur Israël.
25 janvier : L’Irak commence à déverser plusieurs millions de barils de pétrole dans le Golfe.
29 janvier : Démission du ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement.
7 février : L’Irak déclenche l’incendie des puits de pétrole koweïtiens, gênant les offensives aériennes alliées.
2 mars : Victime d’une crise cardiaque, le chanteur Serge Gainsbourg meurt à l’âge de 63 ans.
3 mars : Fin de la deuxième Guerre du Golfe.
25 avril : Dans L’Événement du jeudi, la journaliste Anne-Marie Casteret révèle l’affaire du sang contaminé.
15 mai : Démission du gouvernement Rocard. Nomination d’Édith Cresson au poste de Premier ministre. Gouvernement Édith Cresson (fin le 31 mars 1992).
Spectaculaire éruption du Pinatubo à Luzon dans les Philippines.
21 mai : Mort de Rajiv Gandhi (homme politique indien).
25 mai : Nouvelles émeutes dans les banlieues de grands ensembles (mai-juin).
20 juin : Berlin redevient la capitale de l´Allemagne.
25 juin : Indépendance de la Croatie. Indépendance de la Slovénie : début de l’explosion de la Yougoslavie.
30 juin : Abolition de l’Apartheid en Afrique du Sud.
1 juillet : Dissolution du Pacte de Varsovie, alliance politique militaire des pays du bloc socialiste.
30 juillet : Sommet américano-soviétique, qualifié de « premier sommet de l’après Guerre froide » à Moscou.
31 juillet : Signature à Moscou du Start (strategic arms reduction talks) entre l’Union soviétique et les États-Unis, prévoyant une réduction de 30 % des armements nucléaires stratégiques, c’est-à-dire de plus de 5500 km de portée mais leur nombre va passer de 12.081 à 10.395 pour les États-Unis et de 10.841 à 8040 pour l’Union soviétique.
23 août : Tim Berners-Lee, inventeur des protocoles HTTP, FTP et HTML, publie la première page web sur Internet.
6 septembre : L´URSS reconnaît l´indépendance des Pays Baltes.
23 septembre : L´Arménie proclame son indépendance.
28 septembre : Mort de Miles Davis (compositeur et trompettiste de jazz américain).
6 août : Tim Berners-Lee lance le World Wide Web1, le premier site web.
24 août : Indépendance de l’Ukraine.
25 août : Indépendance de la Biélorussie.
27 août : Indépendance de la Moldavie – Fête nationale.
30 septembre : Création du Millionnaire.
17 septembre : L’ONU passe à 186 membres avec l’admission des deux Corées, des trois États baltes, de la Micronésie et des Marshall.
21 octobre : Premières inculpations dans l’affaire du «sang contaminé» en France.
8 décembre-21 décembre : Sommet de Minsk. La Russie, la Biélorussie et l’Ukraine créent la CEI (Communauté des États indépendants), l’URSS est dissoute. Le traité sera confirmé à Alma-Ata.
9 décembre : En Pologne, Lech Wałęsa est élu président de la République. Traité de Maastricht, qui sera signé en février 1992.
2 novembre : Décès de Mort Shuman (chanteur américain d’expression française).
9 novembre : Mort d’Yves Montand (chanteur et acteur français).
15 novembre : Aux Etats-Unis d’Amérique, la Bourse de New York connaît un nouveau vendredi noir avec une des plus fortes baisses de son histoire.
21 novembre : Gérard d’Aboville achève sa traversée de l’océan Pacifique à la rame.
20 décembre : Fondation du Conseil de Coopération Nord Atlantique.
Le prix Nobel de la paix est attribué à la Birmane Aung San Suu Kyi.
24 décembre : La Russie est reconnue par les Occidentaux comme État continuateur de l’Union soviétique et lui succède au Conseil de sécurité des Nations unies.
25 décembre : Mikhaïl Gorbatchev démissionne de son poste de président de l’Union soviétique puis transmet à Boris Eltsine, président de la Russie, le contrôle de l’armement nucléaire.
26 décembre : Le Soviet suprême se réunit et dissout formellement l’URSS.

Série TV : Twin Peaks (1990-91) :

Twin Peaks ou Mystères à Twin Peaks est une série américaine créée par Mark Frost et David Lynch. La série connaît deux saisons diffusées pour la première fois sur la chaîne ABC du 8 avril 1990 au 10 juin 1991, et une troisième saison diffusée sur Showtime à partir du 21 mai 2017. Les droits de la série furent acquis par l’homme d’affaires italien Silvio Berlusconi pour l’Europe entière. En France, la série fut donc diffusée sur La Cinq.

Dans la ville imaginaire de Twin Peaks, située dans le nord-ouest de l’État de Washington, le cadavre de Laura Palmer, une jolie lycéenne connue et aimée de tous, est retrouvé emballée dans un sac en plastique sur la berge d’une rivière. L’agent spécial du FBI Dale Cooper est désigné pour mener l’enquête. Il découvre alors que Laura Palmer n’était pas celle que l’on croyait et que de nombreux habitants de la ville ont quelque chose à cacher…

Lien

Voir sur YouTube : « Twin Peaks (1990-1991) par SandroFiorito » ; « 19/20 FR3 du 03 mars 1991 – Serge Gainsbourg est mort | Archive INA »

Film – The Blues Brothers (1980)

L’histoire : 

John Belushi (alias le chanteur Jake Blues) et Dan Aykroyd (alias le chanteur et joueur d’harmonica Elwood Blues), sont les anciens membres d’un groupe de blues qui a été dissout après que Jake ait été arrêté plusieurs années auparavant pour vol à main armé. À sa libération après avoir purgé trois ans de prison, il découvre que l’orphelinat dans lequel il a été élevé est sur le point d’être saisi à moins que 5000 $ d’impôts fonciers ne soient acquittés à l’état. Jake indique qu’ils peuvent rapidement obtenir les fonds, mais la directrice de l’orphelinat, Sœur Mary Stigmata (surnommée « La Pengouine »), refuse catégoriquement d’accepter l’argent volé des frères. Elle les chasse, et leur dit de ne pas revenir tant qu’ils ne se seront pas rachetés.

À l’invitation de Curtis, ancien employé de l’orphelinat qui a fait connaître le blues au duo, les frères se rendent à un service religieux évangélique où Jake a une révélation : ils peuvent réunir légalement les fonds en relançant leur groupe pour un spectacle au bénéfice de l’orphelinat. Leur voyage musical va les emmener de James Brown à Aretha Franklin en passant par Ray Charles, John Lee Hooker et Cab Calloway… Ils récupèrent une Dodge Monaco Sedan 1974 anciennement affecté à la police qui deviendra la « bluesmobile » pour effectuer une tournée musicale truffée de péripéties et de poursuites automobiles. En effet, le duo se fait de nombreux ennemis, notamment le Parti nazi américain, un tenancier de bar, une équipe de chanteurs country, une ex-copine hystérique, et la police du conté de Chicago, très vite secondée par celles de tout l’État de l’Illinois et même les forces spéciales…

Quelques anecdotes sur le film : 

Le groupe des Blues Brothers n’a pas été créé pour le film : il existait déjà. Les deux principaux acteurs, le Canadien Dan Aykroyd et John Belushi (décédé en 1982, soit 3 ans après le tournage du film) l’avaient fondé en 1978, alors qu’ils étaient tous deux des comédiens réguliers de la célèbre émission « Saturday Night Live ».

Pour les poursuites de voitures et les cascades, quarante cascadeurs ont été transportés chaque week-end pour faire le job. Soixante vieilles voitures de police ont été achetées pour 400 $ chacune. Les cinéastes ont obtenu la permission de conduire vers le bas de Lake Street à des vitesses supérieures à 160 km/h. Après une prise, Landis s’est rendu compte que le film semblait passer en accéléré, alors il a ajouté des figurants piétons qui marchaient sur les trottoirs afin de montrer que la vitesse des poursuites n’était pas trafiquée.

À sa sortie aux U.S.A., le film a été projeté dans seulement 600 salles de cinéma, par opposition aux 1400 qui sont habituellement réservées pour un film avec le budget des Blues Brothers. C’est d’une part, parce-que le film dans sa version longue faisait deux heures et demie, mais aussi parce-que certains propriétaires de cinémas ont dit à Landis qu’ils ne voulaient pas montrer un «film noir» dans leur salle.

Réalisation : John Landis
Scénario : Dan Aykroyd et John Landis
Musique : Ira Newborn et Elmer Bernstein
Distributeur : Universal Pictures
Budget : 30.000.000 $
Durée : 2 h 7 (version d’origine) / 2 h 22 (version longue)
Acteurs principaux :
John Belushi : « Joliet » Jake Blues
Dan Aykroyd : Elwood Blues
James Brown : le révérend Cleophus James
Cab Calloway : Curtis
Ray Charles : Ray
Aretha Franklin : Mme Murphy, la femme de Matt et propriétaire du « Soul Food Café »

Voir sur YouTube : « The Blues Brothers (1980) Trailer » par TheTrailerGal

Brochure d’époque de la Dogde Monaco Sedan 1974, la fameuse « Bluesmobile » :