Film – Jusqu’au bout du monde (1991)

Wim Wenders a tourné « Jusqu’au bout du monde » en cinq mois dans 15 villes de huit pays différents et cela sur quatre continents, filmant Claire Tourneur (Solveig Dommartin) parcourant le monde à la poursuite de Trevor McPhee alias Sam (William Hurt) dont elle est amoureuse. « Jusqu’au bout du monde est un film d’amour aventureux futuriste sous forme d’enquête sur les routes du monde, ou inversement » comme le dit son réalisateur. Il y a deux versions disponible de ce film. Une de 3 heures, telle qu’elle est sortie en salle, éditée en VHS et que l’on peut encore trouver en DVD import US, et une autre, de 4h40 « Director’s cut », éditée en coffret DVD en V.O. sous-titrée.

L’histoire a lieu en 1999, un monde futur seulement un peu plus usé, violent et technologiquement avancé que celui de la date du tournage, au tout début des années 90. Il vit sous l’ombre de la mort, après qu’un satellite nucléaire indien soit sorti de son orbite et chute en spirale vers la surface de la Terre, menaçant ses zones peuplées. Les masses de population qui essaient de fuir les sites à impact potentiel provoquent une panique mondiale. Les gens ont mis leur vie entre parenthèse, y compris une jeune femme qui a laissé son ami britannique ennuyeux, Eugene (Sam Neill), pour une aventure à Venise. En quittant la ville au volant de son auto, elle a un accrochage avec deux gangsters qui la chargent de convoyer à Paris le butin d’un hold-up. En cours de route, elle prend en auto-stop Trevor, un Américain énigmatique qui semble lui aussi compromis avec des personnages dangereux et dont elle tombe finalement amoureuse.

Wenders est le maître des road movies, comme «Kings of the Road» ou «Paris, Texas», et des films aux thèmes mystérieux, comme celui-ci. Ses scénarios ont tendance à commencer par des figures énigmatiques apparaissant de nulle part, et à continuer avec une série d’événements aléatoires qui finissent par en révéler le thème.

Le personnage de William Hurt poursuit sa mission personnelle secrète, qui l’emmène des grandes métropoles du continent européen (Venise, Paris, Moscou…) à San Francisco puis au Japon avant de le conduire finalement vers sa destination finale, dans l’Outback Australien, les territoires du nord, berceau de la culture aborigène. Claire ainsi que Eugène qui aime toujours Claire et un détective privé, Phillip Vinter, le traquent d’une destination à l’autre, tandis que les méchants leur collent au basques, mais sans jamais vraiment réussir à les intercepter.

Lorsque le satellite nucléaire indien est abattu par le gouvernement américain, l’effet résultant de l’impulsion électromagnétique nucléaire détruit toute l’électronique non blindée dans le monde. Au bout de leur voyage, alors que leur avion est tombé en panne dans l’Outback Australien, Sam (accompagné de Claire) retrouve son père Henry et sa mère Edith qui habitent dans un mystérieux laboratoire souterrain, et nous comprenons les raisons du long périple de Trevor alias Sam Farber…

Wenders a rassemblé autour de lui ses acteurs et une équipe de base de 17 techniciens, se déplaçant d’une ville à l’autre, recrutant des équipes locales, tournant souvent pendant les déplacements. Son directeur de la photographie, Robby Muller, a parlé d’essayer de maintenir une certaine cohérence visuelle dans l’éclairage et les cadrages, mais Wenders était à la merci des conditions locales de tournage, et beaucoup de scènes ont été tributaires de circonstances imprévisibles.

Dans ce très beau film, Wim Wenders est très critique quant à la boulimie technologique de notre société consumériste et aux pièges tendus par les mondes virtuels. L’Outback, évoque un lieu où les traditions orales ont survécu pendant des siècles grâce aux peuples aborigènes. C’est dans ce lieu précis que Henry Farber a établi son laboratoire protégé des impulsions électromagnétiques, se transformant peu à peu en scientifique fou obsédé par ses recherches. Mais juste quand il met au point son invention révolutionnaire (une machine permettant d’enregistrer les rêves humains), un satellite nucléaire fait des siennes et flashe la plupart des puces électroniques. À la fin du film, Sam et Claire deviennent accros à regarder leurs rêves enregistrés et il sont sauvés de la folie par les aborigènes. Toute la morale du film est résumée ici : nous, les humains, ne devrions pas oublier l’art de la narration, qui parle de nos racines, de nos contes et nos légendes ; il devient salutaire d’empêcher la technologie de nous dicter notre façon de communiquer et de rêver, sinon, nous y perdrons notre âme.

Réalisateur : Wim Wenders
Scénario : Michael Almereyda, Peter Carey, Solveig Dommartin, Wim Wenders
Directeur de la photographie : Robby Müller
Musique : REM, U2, Peter Gabriel, Elvis Costello, Patti Smith, K.D.Lang, Elvis Presley, Lou Reed, Nick Cave, Depeche mode, Talking Heads, Neneh Cherry.
Producteurs : Ulrich Felsberg, Jonathan T. Taplin

Distribution :
Solveig Dommartin : Claire Tourneur
William Hurt : Sam Farber, alias Trevor McPhee
Sam Neill : Eugene Fitzpatrick
Rüdiger Vogler : Phillip Vinter
Pietro Falcone : Mario
Chick Ortega : Chico Remy
Eddy Mitchell : Raymond Monnet
Max Von Sydow : Henry Farber
Jeanne Moreau : Edith Farber
Ernie Dingo : Burt

Voir sur Dailymotion : « Jusqu’au bout du monde (1991 – bande annonce VO) » par Aline Bretsine

Série TV – Nestor Burma (1991-2003)

La série TV met en scène Nestor Burma, joué par Guy Marchand, un détective privé avisé et désinvolte, joueur de saxophone à ses heures, qui mène ses enquêtes avec un brio teinté d’humour au volant de son cabriolet Peugeot 504. Il est entouré d’Hélène, sa fidèle secrétaire qui malgré les nombreux services rendus est rarement payée, de Zavatter, son adjoint et parfois de Picpus. On n’oubliera pas non plus le chat Rififi. Les policiers sont gratinés : entre les commissaires Faroux et Niel, qui voient en Nestor un fin limier qui doit parfois être cadré, et l’inspecteur Fabre, un flic borné dont Burma se moque souvent, on trouve toute la palette des comportements. L’ambiance de la série est « Polar jazzy » ponctuée par la voix off grave et apaisante de Guy Marchand ; les épisodes sont souvent tournés dans les arrondissement de Paris en référence à l’œuvre de Léo Malet.

Personnages de la série :

Nestor Burma : Guy Marchand. Hélène : Successivement : Sophie Broustal, Natacha Lindinger, Géraldine Cotté et Jeanne Savary. Zavatter : Michel Fortin. Picpus : Serge Dupuy.  Commissaire Faroux : Pierre Tornade. Commissaire Niel : Elisa Servier. Inspecteur Fabre : Patrick Guillemin.

Cette série télévisée française fait 39 épisodes de 90 minutes ; elle fut créée d’après le personnage éponyme de Léo Malet et diffusée entre 1991 et 2003 sur Antenne 2, France 2 puis rediffusée sur M6. Depuis 2005, la série est régulièrement rediffusée sur France 2, Direct 8, Paris Première et Canal Jimmy. Les scénarios des premières saisons étaient adaptés des livres de Léo Malet, mais ceux-ci firent ensuite place à des scénarios originaux.

Hubert Prolongeau de Libération avait questionné Léo Malet peu avant sa mort en 1995 en lui demandant notamment s’il retrouvait Burma en Guy Marchand : « Burma, oui. Le reste non. […]. Mais Marchand est sûrement le Burma le plus vrai que j’ai vu. Il a sa désinvolture. Dans ses rapports avec sa secrétaire Hélène en particulier, même si j’aurais souhaité qu’il y ait un peu plus d’érotisme. Et puis, détail qui me touche, il fume vraiment une pipe à tête de taureau ».

L’auteur des romans :

Léo Malet (1909-1996) est né dans le quartier de Celleneuve à Montpellier. Autodidacte, il débuta dans la vie « artistique » à Montmartre, au cabaret de la Vache Enragée, le 25 décembre 1925, ce qui faisait de lui le plus jeune chansonnier de la Butte.

Il fut ensuite, et tour à tour, employé de bureau, manœuvre, vagabond, journaliste occasionnel (collaboration à l’En dehors, à l’Insurgé, au Journal de l’Homme aux Sandales, à la Revue Anarchiste, etc.), « nègre » d’un maître-chanteur analphabète, gérant de magasin de modes, figurant de cinéma, crieur de journaux, emballeur (chez Hachette), etc.

Poète, il a appartenu au Groupe Surréaliste de 1930 à 1949. En 1942, en publiant ‘120, rue de la Gare’ il fit dans le roman policier ce que les critiques (de Mme Germaine Beaumont à Robert Margerit) ont appelé une « irruption fracassante, apportant un ton nouveau dans ce genre littéraire. »

En 1948, il fut le premier lauréat du Grand Prix de Littérature policière. En 1958, le Grand Prix de l’Humour noir couronna sa série des Nouveaux mystères de Paris – série, écrit Gilbert Sigaux, dans laquelle « il met en scène les secrets de la ville en même temps que les secrets des personnages. »

Il a écrit sous divers pseudonymes : Frank Harding, Léo Latimer, Lionel Doucet, Jean de Selneuves, Omer Refreger et Louis Refreger.

Certains de ses romans ont été adaptés en bandes dessinées par Jacques Tardi. Le personnage de Nestor Burma a inspiré une série télévisée avec Guy Marchand dans le rôle principal.

Léo Malet est décédé le dimanche 3 mars 1996 à Paris à l’âge de 86 ans. Il est inhumé à Châtillon-sous-Bagneux, dans les Hauts-de-Seine (92). Source : www.info.fundp.ac.be

Pour en savoir plus

Voir sur YouTube : « Nestor Burma S01 EP0. Corrida Aux Champs Elysees »

https://www.youtube.com/watch?v=gX0lP5LxVCI

Album – R.E.M. – Out of Time (1991)

Fondé à Athens, Georgie (U.S.A), en 1980, R.E.M. a été l’un des groupes de rock les plus influents des années 80 et du début des années 90, surfant sur la vague des groupes indépendants «alternatifs» qui émergeaient de partout sur la scène pop-rock de cette époque. Les membres du groupe sont le chanteur Michael Stipe (né le 4 janvier 1960), le guitariste Peter Buck (né le 6 décembre 1958), le bassiste Michael Mills (né le 17 décembre 1958) et le batteur Bill Berry (31 juillet 1958). Leur premier LP, Murmur, a été salué par les critiques comme l’un des meilleurs disques de rock de 1983 ; il inclut le hit « Radio Free Europe », qui établira un modèle pour leur carrière. Leur public n’a cessé de croître, leurs albums ont continué sur la lancée du succès en produisant des hits underground et ils ont parcouru les États-Unis en tournée. Dans les années 90, ils étaient des méga-stars à la radio et sur MTV, et Stipe devint une célébrité pop. Berry s’est retiré du groupe en 1997, mais le groupe a continué à enregistrer et à jouer sur scène et les critiques de rock ont ​​continué à faire l’éloge de leur travail jusqu’en 2011, année de leur séparation.

Murmur (1983) : Au cours de l’été 1981, R.E.M. a enregistré son premier single, « Radio Free Europe », au studio Drive-In de Mitch Easter. Sorti sur le label indie local Hib-Tone, « Radio Free Europe » a été pressé à seulement 1.000 exemplaires, mais la plupart de ces singles sont tombés dans les bonnes mains. En raison du fort bouche à oreille, le single est devenu un succès sur la radio de l’université et est arrivé en tête du sondage de fin d’année de The Village Voice sur Best Independent Singles. Le single a également attiré l’attention de grands labels indépendants, et au début de 1982, le groupe avait signé chez I.R.S. Records, qui sortait « Chronic Town » au printemps. Comme le single, Chronic Town a été bien accueilli, ouvrant la voie à l’album de premier plan pour le groupe, Murmur.

Murmur (1983) : Cet album était sensiblement différent de Chronic Town et il fut accueilli avec des commentaires enthousiastes à sa sortie au printemps ; Rolling Stone l’a désigné comme étant le meilleur album de 1983, battant Thriller de Michael Jackson et Synchronicity de Police. Murmur a également élargi l’audience du groupe de manière significative, en entrant dans le Top 40 américain.

Reckoning (1984) : Le groupe revient à un son plus rugueux avec Reckoning. Cet album contient certaines des chansons les plus populaires de R.E.M. parmi lesquelles So. Central Rain (I’m Sorry) et (Don’t Go Back To) Rockville. L’illustration qui figure sur la pochette est le résultat d’une collaboration entre le chanteur Michael Stipe et un artiste de Géorgie Howard Finster. Reckoning se classe 27e dans le classement des meilleurs ventes d’album américain (certifié or en 1991), et devient le premier album de R.E.M. à entrer dans les charts du Royaume-Uni à la 91ème place.

Fables of the Reconstruction (1984) : Le groupe est entré dans un territoire plus sombre avec son troisième album, Fables of the Reconstruction. Enregistré à Londres avec le producteur Joe Boyd, Fables of the Reconstruction correspond à une période difficile dans l’histoire de R.E.M., car le groupe était chargé de tensions provoquées par des tournées sans fin. L’album reflète les humeurs sombres du groupe, ainsi que son obsession pour le Sud rural, et ces deux fascinations ont surgi dans la tournée de soutien. Stipe, dont le comportement sur scène était toujours un peu étrange, entra dans sa phase la plus bizarre, en prenant du poids, se teignant les cheveux en blond décoloré, et portant d’innombrables vêtements superposés. Aucune des nouvelles bizarreries de la personnalité de R.E.M. n’a empêché Fables of the Reconstruction de devenir leur album le plus réussi à ce jour, en vendant près de 300 000 exemplaires aux Etats-Unis.

Lifes Rich Pageant (1986) : R.E.M. a décidé d’enregistrer leur prochain album avec Don Gehman, qui avait précédemment travaillé avec John Mellencamp. « Lifes Rich Pageant » est une vieille expression Anglaise qui signifie « ça fait partie des grandes choses enrichissantes de la Vie ». Lors de sa sortie de fin d’été en 1986, Lifes Rich Pageant a été accueilli avec les commentaires positifs qui était devenus habituels à chaque nouvel album de R.E.M. Cet album a surpassé les ventes de son prédécesseur.

Document (1987) : R.E.M. avaient jeté les bases d’un grand succès, mais ils ont atteint la gloire avec cet album. Document, est devenu un succès peu de temps après sa sortie de l’automne 1987. Produit par Scott Litt – qui produirait tous leurs disques au cours de la prochaine décennie – Document a grimpé dans le Top Ten des États-Unis et est devenu platine grâce au single « The One I Love », qui est également entré dans le Top 10; Il est également devenu leur plus grand hit en Angleterre à ce jour, atteignant le Top 40 britannique. L’année suivante, le groupe a quitté I.R.S. Records, signant avec Warner Bros. pour un montant de six millions de dollars.

Green (1988) : Le premier album sous le nouveau contrat a été Green, est sorti le jour des élections américaines 1988. Green a continué sur la voie du succès de Document, devenant double platine et générant le Top Ten single « Stand ». R.E.M. est partie en tournée internationale pour Green et ils ont joué leurs premiers concerts dans des stades aux États-Unis.

Out of Time (1990) : R.E.M. Revient en 1990 après une pause, pour enregistrer leur septième album, Out of Time, qui sort au printemps de 1991. Out of Time était un album pop et folk luxuriant, bénéficiant d’un éventail plus large de sons que les disques précédents du groupe et qui entra dans les charts américains et britanniques directement à la 1ère place. Son single principal, « Losing My Religion », est devenu le plus grand single du groupe, atteignant la quatrième place aux États-Unis. Puisque les membres du groupe étaient épuisés de la tournée de Green, ils ont choisi de rester à la maison. Néanmoins, Out of Time est devenu le plus célèbre album du groupe, se vendant à plus de quatre millions d’exemplaires aux États-Unis et passant deux semaines au sommet des charts. Le second single de l’album, Shiny Happy People (sur lequel chante aussi Kate Pierson du groupe originaire d’Athens B-52’s), fut aussi un gros tube, atteignant la dixième place aux États-Unis et la sixième au Royaume-Uni. Out of Time offre à R.E.M. sept nominations lors des Grammy Awards de 1992, le plus grand nombre de nominations pour un seul groupe cette année-là.

Automatic for the People (1991) : R.E.M. retourne en studio en 1991 pour enregistrer l’album Automatic for the People qui est plus tortueux et  introspectif que le précédent. L’album évoque les thèmes de la mort et du deuil. Plusieurs chansons contiennent des arrangements de cordes écrits par le bassiste de Led Zeppelin John Paul Jones. Considéré par de nombreux critiques (ainsi que par Buck et Mills) comme le meilleur album du groupe, Automatic for the People se classe no 1 au Royaume-Uni et no 2 aux États-Unis. Il donne trois nouveaux tubes dans le top 40 américain : « Drive », « Man on the Moon » et « Everybody Hurts ». L’album s’est vendu à près de dix millions d’exemplaires dans le monde.

Monster (1994) : Monster se hisse au sommet des classements de vente d’albums aux États-Unis et au Royaume-Uni et se vend à près de neuf millions d’exemplaires dans le monde. Les singles « What’s the Frequency, Kenneth? » et « Bang and Blame » sont les derniers succès du groupe à entrer dans le Top 40 américain, alors que tous les singles tirés de Monster – y compris « Crush With Eyeliner » et « Tongue » sortis seulement au Royaume-Uni – se placent dans le Top 30 britannique.

New Adventures in Hi-Fi (1996) : R.E.M. signe à nouveau chez Warner Bros. Records en 1996 pour une somme de 80 millions de dollars cette fois, ce qui en fait le plus gros contrat de l’industrie musicale de l’époque. L’album de 1996, New Adventures in Hi-Fi commence par se classer N°2 aux États-Unis et N°1 au Royaume-Uni. Les cinq millions d’exemplaires vendus dans le monde montrent que la tendance du succès commercial du groupe est en train de s’inverser par rapport aux années précédentes.

La séparation : 

Le 21 septembre 2011, le groupe fait savoir officiellement sur son site qu’il se sépare. Cette séparation intervient quelques semaines seulement après la sortie de leur dernier album Collapse into Now, après 31 ans de carrière. L’annonce officielle de la séparation de R.E.M. se conclut sur un communiqué de la Warner Bros : « R.E.M. est unique dans le sens où il s’agit toujours du groupe d’amis d’Athens, en Géorgie, qu’ils étaient depuis la formation du groupe en 1979. Au long de leur carrière, qui regroupe quinze albums studios et un immense succès planétaire, le groupe en lui-même n’a jamais été composé que de ses quatre membres originels ».

« La seule personne à avoir quitté ce groupe soudé a été le batteur Bill Berry, qui est parti deux ans après une rupture d’anévrisme survenue sur scène en 1995 pendant la tournée ‘Monster’. Mais il n’est pas parti sans avoir obtenu la promesse du groupe qu’ils resteraient R.E.M. ‘Bill avait insisté pour rester, si son départ signifiait la fin du groupe’, se souvient Michael Stipe. »

Discographie: 

1983 : Murmur
1984 : Reckoning
1985 : Fables of the Reconstruction
1986 : Lifes Rich Pageant
1987 : Document
1988 : Green
1991 : Out of Time
1992 : Automatic for the People
1994 : Monster
1996 : New Adventures in Hi-Fi
1998 : Up
2001 : Reveal
2004 : Around the Sun
2008 : Accelerate
2011 : Collapse into Now

Voir sur YouTube : « R.E.M. – Losing My Religion (Official Music Video) » et « R.E.M. – Shiny Happy People (Official Music Video) » par remhq « R.E.M. – The One I Love » par emimusic ; « R.E.M. Man On the Moon » par StephenQdoo 

Youngtimer – De Tomaso Pantera (1971-96)

L’Argentin Alessandro De Tomaso débarqua à Modène au début des années soixante. Dix ans plus tard, il avait convaincu Ford de prendre le contrôle des automobiles De Tomaso et des carrossiers Ghia et Vignale pour produire la Pantera, un coupé sportif dessiné par Ghia et concurant de la Cherolet Corvette. Présentée en 1970 lors du Salon de New York, elle est produite ensuite de 1971 à 1996. La Pantera, qui succède à la Mangusta, a été conçue par Tom Tjaarda, designer chez Ghia. Contrairement au modèle précédent, qui était monté sur un châssis-poutre en acier, la Pantera possède pour la première fois dans l’histoire de De Tomaso, un châssis monocoque, lui aussi en acier.

Des 24 Heures du Mans à la GTS :

En juin 1972, quatre Pantera groupe 4 sont au départ des 24 heures du Mans. Simultanément naît la version GTS, qui reprend de la Pantera normale la coque en acier à moteur central arrière, les roues indépendantes par triangles superposés, le V8 Ford et la transmission; la GTS, plus puissante, est chaussée de plus gros pneus logés dans des ailes élargies.

Efficacité et bon rapport prix/performances : 

La première Pantera qui sortit en 1971 était équipée d’un moteur Ford V8 de 5,8 litres d’une puissance de 330 ch, ainsi que d’une transmission ZF déjà utilisée par la Mangusta, la Maserati Bora et la Ford GT40. En 1972, la version L sortit (248 ch), puis la version GTS (350 ch). Avec ses 350 ch, la GTS accélérait très fort (25,7 secondes au km départ arrêté) et roulait vite ; avec son moteur central arrière et ses suspensions évoluées, elle tenait la route en ligne droite à haute vitesse et se révélait maniable, efficace et agile aussi bien dans les grandes courbes qu’en virages serrés. Pour 86.000 F en 1972, la Pantera GTS offrait donc un rapport prix/performances exceptionnel : la clientèle ne si trompa guère et les 15 unités par jours produites à l’époque furent absorbées sans difficulté. La Pantera verra sa carrosserie relookée en 1993 et sera équipée d’un nouveau moteur V8 de 5 litres toujours fourni par Ford développant au choix 247 ch, 305 ch et 345 ch. Elle termine sa carrière en 1996, un record de longévité de 25 ans!

Caractéristiques Techniques : 

Production : 7200 exemplaires.
Moteur : V8 Ford 351 « Cleveland » à 90° culbuté tout fonte ; poussoirs hydrauliques ; 5,7 L, 16 S ; Position du moteur : Longitudinale centrale arrière ; Cylindrée : 5763 cm3 ; Puissance maximale : 248, 310, 350 ch DIN à 6000 tr/mn.
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Manuelle à 5 rapports.
Poids et performances : Poids à vide : 1330 kg ; Vitesse maximale : 257 km/h.
Châssis – Carrosserie : Coupé 2-portes ; Châssis : Monocoque en acier.
Suspensions : Triangles superposés ; Ressorts hélicoïdaux ; Amortisseurs hydrauliques.
Direction : À crémaillère.
Freins : Disques ventilés.
Dimensions : Longueur : 4270 mm ; Largeur : 1700 mm ; Hauteur : 1100 mm ; Empattement : 2510 mm.

Cote actuelle : À partir de 70.000 €

Hifi & Sono Vintage – Enceintes JBL Control 10 & 12 (1990-96)

L’enceinte Control 10 et la Control 12 furent toutes deux produites par JBL Professionnel et fabriquées dans son usine de Northridge en Californie dans la première moitié des années 90, ce qui est un gage de qualité. Ces deux enceintes situées au sommet de la gamme Control étaient complémentaires. L’une était dédiée au monitoring, avec donc une courbe de réponse d’une linéarité compatible avec sa fonction, encaissant une puissance de 150 Watts pour une sensibilité de 94 dB/1w/1m, ce qui est des plus honorable : une orientation donc plutôt hifi. L’autre était dédiée à la sonorisation de petites salles avec un son plus orienté pro puisque équipée de la célèbre compression 1 pouce JBL 2416H-1 et du pavillon allant avec, le 2372 ; il s’agit du même transducteur aigu que celui des fameuses JBL M330 et M350 que l’on trouvait à cette époque dans toutes les discothèques et bars de nuit bien équipés. Mais la différence était de poids (si j’ose dire) puisque la Control 12 pesait presque moitié moins. La Control 12 n’encaissait théoriquement qu’une puissance de 200 W, mais sa sensibilité de 97 dB/1w/1m et ses transducteurs surdimensionnés lui permettaient d’atteindre des niveaux sonores élevés sans crainte de détérioration.

La JBL Control 10 :

C’est un système de reproduction sonore compact à trois transducteurs offrant un son équilibré et linéaire sur tout le spectre audio avec une dynamique exceptionnellement large. Elle est idéale pour les studios portables, l’enregistrement local ou toute autre application similaire nécessitant un son de bonne qualité en plus de la transportabilité (elles pèsent moins de 20 kg l’unité). Les Control 10 sont également appropriées à des installations fixes tels que des studios de monitoring de taille moyenne, de plus grandes salles de présentation audio-vidéo, des restaurants ou d’autres endroits publics qui nécessitent un système physiquement compact. Autant dire que leur qualité permet de les utiliser sans problème dans le cadre de la Hifi domestique.

Équipée d’un boomer de 300 mm (le 119HS-1), d’un transducteur médium de 130 mm (le 305HS) et d’un tweeter à dôme en titane pur de 25 mm (le 037 Ti), la Control 10 est capable de reproduire sans distorsion les dynamiques élevées des sources numériques. La courbe de réponse du système s’étend de 35 hz à 27 khz, les 70-20 khz tenant dans une fourchette de 3 dB, ce qui est exceptionnel. Tous les transducteurs sont magnétiquement blindés de sorte que le système peut être utilisé à proximité de récepteurs de télévision ou de moniteurs vidéo. Le filtre à trois voies alimentant les hauts-parleurs comporte des composants haut de gamme, notamment des inductances à faible perte et des condensateurs en polypropylène. Les potentiomètres situés au sommet du panneau avant permettent un réglage commode des fréquences médiums et aiguës pour compenser l’acoustique de la pièce (et notamment atténuer la générosité du haut-parleur de médium).

Réalisé à partir de polystyrène thermoplastique moulé, le boîtier de la Control 10 est le produit d’un programme intensif d’analyse structurelle fait par les ingénieurs de JBL pour calculer l’équilibre idéal entre l’intégrité de la masse de l’enceinte et son acoustique. L’enceinte est également conçue pour être très durable et pour supporter les chocs et les éraflures inévitables dans le cadre d’utilisations portables. La forme unique de l’enceinte ajoute à la polyvalence du système, (l’enceinte s’utilise indifféremment en position horizontale ou verticale) de même que la poignée de transport moulée et les multiples points d’attache filetés sont conçus pour recevoir une grande variété d’accessoires d’installation optionnels, notamment un support pour un trépied de sono normalisé pliable. La grille avant amovible est en métal perforé pour protéger les transducteurs, et les garnitures d’angles en caoutchouc protègent à la fois la façade et les surfaces adjacentes des chocs divers. Le bornier d’alimentation des enceintes est un classique d’origine hifi à boutons poussoirs.

L’écoute :

Le son se rapproche énormément des 4312 ; il est donc neutre avec des basses tendues très agréables (30 cm oblige), des médiums détaillés et très intelligibles qui peuvent être atténués sans problème en cas de nécessité grâce au potentiomètre de réglage. Les aigus sont précis et exempts de saturation, même à niveau élevé. La caisse, pourtant en matière plastique moulée, ne vibre pas, même à niveau sonore élevé. Ces enceintes étaient vendues par paire symétrique. D’occasion, elles ne sont une bonne affaire que si les transducteurs sont en bon état et d’origine (attentions aux aigus qui sont relativement fragiles et parfois en panne, car ils ne sont plus fabriqués). Les Control 10 sont rares mais on en trouve encore à des prix oscillant entre 300 et 500 euros. Prix de la paire neuve en 1991 : 1200 $.

La JBL Control 12 : 

C’est un système de reproduction sonore compact à deux voies conçu pour la lecture et le renforcement sonore dans des applications fixes ou portables nécessitant des performances élevées et une taille compacte. Conçue grâce à une analyse et à une modélisation acoustiques étendues, le boîtier de la Control 12 a les même caractéristiques que celui de la Control 10. La Control 12 contient un transducteur de basse fréquence de 300 mm (le G125B-8) et un driver en titane pur de 44 mm (1 pouce) pour les aigus (le 2416H-1) montée sur une corne biradiale frontale plate de  90 ° x 40 ° (la 2372). Développé avec les techniques de conception et d’analyse informatiques des ingénieurs de JBL, le design du pavillon exponentiel qui a fait l’objet d’un brevet offre une couverture horizontale uniforme sur 90 ° allant de 2 khz à 16 khz.

Le transducteur basse fréquence est doté d’une bobine mobile de 75 mm en aluminium pour un rendement élevée et du système (SFG) « Symmetrical Fiel Geometry » propre à JBL pour une distorsion harmonique considérablement réduite. Un châssis robuste en aluminium moulé sous pression garantit un alignement précis du temps de lecture des ensembles mobiles et statiques du transducteur. Le driver à compression haute fréquence à diaphragme en titane pur offre une performance sonore exceptionnelle et comprend une pièce polaire en cuivre usinée avec précision pour une sortie des hautes fréquences étendue.

Pour mélanger les composantes basse et haute fréquence, la Control 12 utilise un filtre du deuxième ordre (12dB/Octave) spécialement conçu avec une fréquence de transition de 2 kHz. Le filtre intègre des composants de haute qualité, y compris des condensateurs de dérivation en polypropylène pour une meilleure réponse transitoire, et comprend une compensation de la réponse en puissance adaptée au driver haute fréquence qui a une sensibilité plus élevée que le boomer. Un contrôle de niveau variable situé en façade avant de l’enceinte permet d’optimiser le réglage des aigus pour une large gamme d’applications. Bien que la Control 12 soit assez robuste pour passer le test de puissance de signal IEC 268-5 à un niveau de 200 watts pendant 8 heures continues, cette capacité de gestion de puissance a été atteinte tout en gardant une excellente qualité sonore. Une attention particulière a été accordée à la clarté dans la gamme vocale, avec pour résultat un système polyvalent aussi efficace dans le renforcement sonore direct que dans la reproduction de musique enregistrée. Le bornier d’alimentation de la Control 12 est professionnel et permet la connexion d’une autre enceinte en parallèle qui peut se faire en XLR ou en jack.

L’écoute :

L’aigu est d’excellente qualité et très puissant. La compression atteint les 16 khz ce qui est nettement suffisant en sono. Il faut savoir que le driver pèse à lui seul 1,3 kg. Lorsqu’on trouve des Control 12 d’occasion, il vaut mieux vérifier l’état des 2416H car leur prix est de 234 € pièce! Les graves sont un peu en retrait, ce qui ne posera pas de problème pour de la petite sonorisation ou en les utilisant avec un ampli qui a du punch. Pour des graves plus conséquents, il faudra ajouter un caisson de basse équipé d’un boomer de 38 cm.  Ces enceintes sont d’une excellente qualité pour un poids plume (qui a dû manutentionner des JBL M330 ou des M350 me comprendra!). Cependant, elles ne sont une bonne affaire en occasion que si les transducteurs sont en bon état et d’origine. Elles sont encore plus rares que les Control 10, mais on en trouve encore à des prix oscillant entre 300 et 600 euros. Prix de la paire neuve en 1991 : 1600 $.

François