En reprenant en 1989 la dénomination SZ (S pour Sport et Z pour Zagato) pour son nouveau coupé, Alfa Romeo recherchait visiblement à renouer avec le passé sportif qui avait fait, au début des années soixante, la gloire des coupés SZ dérivés de la célèbre berline Giulietta. Pourquoi pas, puisque même Ferrari venait d’utiliser ce stratagème avec la 288 GTO!
Un superbe moteur :
Plus question de disputer la Targa Florio ou les 1000 km du Nürburgring : ces courses avaient disparu depuis longtemps et la SZ ne s’y serait trouvé guère à l’aise. Pourtant l’esprit reste présent, qui donne la priorité aux performances et au caractère sportif à partir d’une mécanique de série : le superbe V6 Busso trois litres des berlines 75 ou 164 dont la puissance a été augmentée de 20 chevaux. La plate-forme, elle, est héritée de la 75 et reçoit par collage des panneaux de plastique composite, réalisés par la société italienne Carplast. Le toit en alu, l’aileron en carbone, l’intérieur en cuir beige et le tableau de bord en carbone finissaient la voiture.
L’assemblage se fait chez Zagato (à Rho, dans la banlieue de Milan) qui n’est cependant pas l’auteur du dessin de la carrosserie, dû au bureau du style Alfa Romeo. Le style très tranché de la carrosserie, presque brutal, avec des arêtes dures et très marquées, correspond parfaitement à la destination de la voiture et à l’image recherchée.
Un comportement sportif :
Avec ses articulations de suspensions montées sur rotule et des pneus Pirelli P Zero ultraperformants, le coupé SZ offre à la fois une stabilité et une agilité exceptionnelles, deux qualités souvent contradictoires. Au point de faire rêver d’un moteur encore plus brillant…
En 1992, Alfa sort le roadster RZ :
La SZ fut construite à 1036 exemplaires. En 1992, Alfa Romeo lança la RZ (Roadster Zagato) qui reprend les lignes générales de la SZ, mais avec un poids augmenté de 132 kg par le renforcement de la structure ouverte de l’habitacle. Cette série est limitée à 278 exemplaires qui sont produits jusqu’en septembre 1993. Les couleurs de carrosserie, outre le rouge Alfa traditionnel, comprennent le jaune et le noir. Les deux versions sont maintenant très recherchées.
Caractéristiques Techniques :
Moteur et transmission : Moteur V6 ; Cylindrée : 2959 cm3 ; Puissance maximale : 210 ch ; Transmission : 5 vitesses, manuelle ; Roues arrières motrices ; Boîte-pont à l’arrière avec autobloquant à 25 %. Poids et performances : Poids à vide : 1256 (SZ)/1388 kg (RZ) ; Vitesse : 245 km/h. Châssis et Carrosserie : Carrosserie SZ : coupé ; RZ : cabriolet. Châssis : plate-forme en acier avec panneaux composites collés ; assiette variable par vérins hydrauliques ; suspension arrière de Dion. Dimensions : Longueur : 4059 mm ; Largeur : 1730 mm ; Hauteur : 1311/1201 mm.
Prix du modèle neuf en 1990 : 420.000 F soit 99.367 € avec 55% d’inflation.
Si Lamborghini étonna avec l’Espada, vraie quatre places sportive sur le châssis d’une 400 GT qui sortit en 1968, il revint à une 2+2 plus légère avec le coupé Jarama présenté en 1970. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’appellation de cette auto ne doit rien au célèbre circuit espagnol, mais à l’élevage de taureaux de combat qui se trouve dans la même région. La confusion est facile et elle ne pouvait pas déplaire à Lamborghini.
Un modèle intermédiaire entre l’Espada et la Miura :
C’est une plate-forme d’Espada qui sert de base à la Jarama, successeur du coupé Islera. L’empattement est réduit de 2,65 m à 2,38 m, mais le moteur est abaissé pour dégager l’habitacle. C’est toujours le V12 de 4 litres donné pour 350 ch. Le style de la carrosserie est encore signé Bertone, chez qui Marcello Gandini l’a créé. Il a repris la forme générale trapézoïdale de la FIAT 128 « Shopping » du salon de Turin 1969. Les lignes sont tendues et la taille réduite de l’empattement met en valeur l’importance des porte-à-faux avant et arrières qui paraissent égaux à l’œil nu. On retrouvera cette silhouette sur l’Iso Lele. Bertone à encore innové dans le traitement des phares qui sont cette fois à paupière rétractable.
Un accueil sans enthousiasme :
L’accueil réservé par la presse à cette nouvelle Lamborghini manqua d’enthousiasme car elle fut perçue comme étant moins pratique que l’Espada sans avoir la vivacité d’une deux places. La Jarama ne manquait pas de qualités et sa conception était intéressante, mais on peu aujourd’hui penser que son étude et sa mise en fabrication furent accomplies avec un peu trop de précipitations. La volonté de faire un coupé intermédiaire déboucha sur une voiture originale certes, mais manquant quelque peu de grâce, avec ses lignes trop raides et ses volumes mal équilibrés. Contrairement à l’Espada, elle ne se vendit pas bien, malgré l’apparition d’une version S au Salon de Genève de 1972 (365 ch contre 350). Cette dernière poursuivra sa courte carrière jusqu’en 1976 avec 150 exemplaires vendus, contre 177 pour la GT.
Le modèle Stratos a toute une histoire. Cette voiture est née d’une idée du carrossier Bertone qui, au Salon 1970, avait présenté une étude de voiture aérodynamique de compétition à partir d’un groupe moteur de Fulvia HF monté en position centrale, et précisément baptisé Stratos. Lancia est intéressé par le projet et à la fin du printemps 1972, un prototype voit le jour, cependant il est équipé d’un moteur V6 2,5 litres Ferrari.
Un modèle sportif d’avant-garde :
Commercialisée pour le public à partir du millésime 1974, la Stratos mettra la firme italienne Lancia à l’avant-garde du sport automobile. Cette nouvelle voiture de sport a pour principales caractéristiques son châssis plate-forme d’empattement très court (2,16 m), une caisse en profilé d’acier, une carrosserie en coin, un pare-brise de section cylindrique fortement incliné, et le fameux moteur 6 cylindres emprunté à la Ferrari Dino. De plus, en utilisant les alliages légers et la fibre de verre, la Stratos offre un rapport poids-puissance des plus intéressant.
Beaucoup de victoires :
À partir du printemps 1972, la Stratos participe à tous les rallyes pour lesquels elle remporte un nombre impressionnant de victoires dont quatre fois le Monte-Carlo avec Sandro Murani de 1975 à 1977, et en 1979 avec Bernard Darniche aux commandes ; avec ses 245 ch, 300, puis 360 ch et sa coupe caractéristique, elle s’impose dans toutes les épreuves et dans la presse spécialisée on ne parle plus que de cette bête de course.
Une version route plus civilisée :
Mais pour l’homologation en groupe 4, Lancia doit produire 500 exemplaires, version route et dont à la mécanique plus sage puisqu’elle ne développe « que » 190 ch, autorisant tout de même 230 km/h en vitesse de pointe.
Caractéristiques Techniques :
Moteur : V6 de 2 418 cm3 double arbre à cames en tête, 2 ou 4 soupapes, trois carburateurs inversés double corps Weber. Puissance maximale : 190 à 335 ch (version turbocompressée). Transmission : Propulsion, 5 rapports. Poids et performances : Poids à vide : 980 kg ; Vitesse maximale : 230 km/h. Carrosserie : Coupé 3 portes. Suspensions : Indépendantes, à quadrilatères déformables, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs télescopiques et barres anti-roulis. Dimensions : Longueur : 3710 mm ; Largeur : 1710 mm ; Hauteur : 1110 mm.
Men at Work est un groupe de new wave australien formé en 1978 à Melbourne et connu pour son succès de 1981, « Down Under ». Le groupe fut créé par le chanteur Colin Hay entouré de Jerry Speiser à la batterie et de Ron Strykert à la guitare. Ils ont été rejoints ensuite par Greg Ham à la flûte, au saxophone et aux claviers et par John Rees à la basse. Cette formation a obtenu un succès national et international au début des années 80. En janvier 1983, ils furent les premiers artistes australien à avoir simultanément un album et un single classés à la première place au Billboard des Etats-Unis avec respectivement Business as Usual (sorti début novembre 1981) et « Down Under ». Avec les mêmes œuvres, ils ont obtenu la même distinction dans d’autres pays notamment sur les charts australien, néo-zélandais et britannique. Leur deuxième album, Cargo (sorti début mai 1983) fut également n ° 1 en Australie, n ° 2 en Nouvelle-Zélande, n ° 3 aux États-Unis et n ° 8 au Royaume-Uni. Leur troisième album, Two Hearts (3 avril 1985), a atteint le top 20 en Australie et le top 50 aux États-Unis.
Men At Work a été primé aux Grammy Awards de 1983 dans la catégorie Meilleur nouvel artiste. Lors des ARIA Music Awards de 1994, ils ont été intronisés au Hall of Fame Autralien. Men at Work a vendu plus de 30 millions d’albums dans le monde. Selon le musicologue australien, Ian McFarlane, « leur succès phénoménal a créé inextricablement un intérêt mondial pour l’Australie et la musique australienne ». Le groupe s’est dissous en 1986 et reformé en 1996 pour se séparer à nouveau en 2002.
Les Albums :
Business as Usual (1981) : est le premier album de Men at Work, sorti en novembre 1981 en Australie et en avril 1982 aux États-Unis. Il a passé neuf semaines au sommet des hit parades Australiens de décembre 1981 à mars 1982. La pochette de l’album sorti en Australie était en noir et blanc ; les versions à l’étranger avaient un design similaire, mais dans un schéma de couleurs noir et jaune. Business as Usual eut un énorme succès international. Au début des années 80, Business as Usual était l’un des albums australiens les plus vendus, avec 6 millions d’exemplaires vendus aux États-Unis et 15 millions vendus dans le monde entier. Les singles extraits du disque sont : « Down Under » et « Who can It Be Now? »
Down Under : Les paroles évoquent un Australien voyageant dans le monde entier, fier de sa nationalité et de ses interactions avec les gens qu’il rencontre lors de ses voyages. Les termes d’argot et de drogue sont utilisés dans les paroles : « Travelling in a fried-out Kombi, on a hippie trail, head full of zombie » (Voyager dans un Kombi frit, sur une piste hippie, la tête pleine de zombies). Dans l’argot australien « fried-out » signifie surchauffé, Kombi se réfère à la fourgonnette combinée Volkswagen Type 2, et ayant « une tête pleine de zombie » se réfère à l’utilisation d’une variété de marijuana. L’argot culturel est également utilisé : après le deuxième verset, le refrain est « where beer does flow and men chunder « ; (où la bière coule et les hommes chuchotent) mais « chunder » en argot signifie aussi vomir.
En février 2010, un juge de la Cour fédérale de Sydney constata que le riff de flûte de « Down Under » avait été plagié à partir de la chanson australienne « Kookaburra Sits in the Old Gum Tree » , écrite en 1934 par Marion Sinclair. Celui-ci étant décédé en 1988, les droits d’auteur (attribués à Larrikin Music) était donc toujours en vigueur. Le juge conclut qu’une «partie substantielle de la chanson originale» avait été reproduite dans «Down Under». Larrikin Music avait suggéré que 60% des redevances seraient une compensation appropriée, mais le tribunal décréta qu’ils ne recevraient que 5% sur les droits de la chanson et seulement depuis 2002 et sur les bénéfices futurs.
Cargo (1983) : a atteint la première place sur les charts Australiens, fut n ° 2 en Nouvelle-Zélande, n ° 3 aux États-Unis. États Billboard 200, et n ° 8 sur le hit parade des albums du Royaume-Uni. Quatre titres ont été tirés de cet album, «Overkill» étant l’un des 10 titres les plus populaires au Canada, en Irlande, en Norvège et au Billboard Hot 100 aux États-Unis en 1983. L’album a été produit par Peter McIanet et fut terminé au milieu de 1982, mais sa sortie a été repoussée en raison du succès persistant de leur premier album, Business as Usual. Trois autres singles furent extraits de l’album, à savoir l’excellent « It’s a Mistake » ainsi que « Dr. Heckyll & Mr. Jive » et « High Wire ».
« It’s a Mistake » : Les paroles de la chanson traitent de la mentalité des militaires du monde entier dans les années 1980, se demandant si et quand les pays démocratiques de l’OTAN et les pays communistes du Pacte de Varsovie mettront fin à la guerre froide et aux risques d’une bataille conventionnelle ou d’un échange nucléaire.
Two Hearts (1985) : est le troisième et dernier album studio du groupe australien Men at Work. Le batteur Jerry Speiser et le bassiste John Rees quittèrent le groupe avant la production de l’album, tandis que le guitariste Ron Strykert laissa le groupe pendant les sessions d’enregistrement. L’album a été enregistré par les membres restants Colin Hay et Greg Ham avec quelques musiciens supplémentaires invités pour l’occasion.
En 1984, le groupe a fait une pause pendant que les membres poursuivaient d’autres centres d’intérêt. Lors de la préparation du nouvel album, les tensions pendant les répétitions entre entre Hay et Speiser au sujet de l’écriture de chansons et de la direction du groupe ont entraîné une scission. On a dit à Rees et à Speiser que leur présence n’était plus requise, car Hay, Ham et Strykert utilisaient des musiciens de session à leur place : principalement Jeremy Alsop à la basse (ex. Ram Band, Pyramid, Broderick Smith) et Mark Kennedy à la batterie (Spectrum, Ayers Rock, Marcia Hines). Strykert, bien que crédité en tant que membre à part entière sur l’album fini, a quitté le groupe peu de temps avant la fin des sessions de l’album, apparaissant sur huit des dix pistes.
Two Hearts a été produit par Hay et Ham. Ce fut un échec critique et commercial par rapport à leurs albums précédents. Il a culminé à la 16ème place en Australie et à la 50ième sur le charts américain. Quatre morceaux sont sortis en single : « Everything I Need », « Man with Two Hearts », « Maria » et « Hard Luck Story ». Seul le premier single a été classé en Australie (37ème place) et aux États-Unis (47ème place). L’album s’appuyait fortement sur des boîtes à rythmes et des synthétiseurs, et réduisait la présence du saxophone de Ham, changeant significativement l’atmosphère de cet album par rapport à ses prédécesseurs.
Voir sur YouTube : « Men At Work – Down Under » ; « Men At Work – Who Can It Be Now? » ; « Men At Work – Overkill » ; « Men At Work – It’s a Mistake par MenAtWorkVEVO » ; « Men At Work – Everything I Need par ColinHay.com.br » ; « Be Good Johnny – Men At Work par Juan Classic »
En 1993, un célèbre magazine auto la présentait ainsi : « Qu’est-ce qui est plus performant que les meilleures sportives, largement plus confortable et suffisamment discret pour ne pas déclencher d’émeutes dans les rues? Réponse : le coupé BMW M3. Qui s’offre en prime le luxe d’être raisonnablement cher? Et si s’était tout simplement la voiture du siècle? »
La BMW M3 série 1 :
La BMW M3 est la version sportive de la BMW Série 3, revue par la branche Motorsport de la marque bavaroise. Construite sur la base du châssis E30, elle a vu le jour en 1986. À l’origine conçue dans le but de gagner des courses, les générations suivantes furent avant tout développées à destination d’une clientèle amatrice de voitures sportive. La première M3 était équipée d’un moteur 4 cylindres à 16 soupapes proposé en deux cylindrées, d’abord un 2,3 L de 200 ch puis un 2,5 L de 238 ch. Mais la E36 qui fut commercialisée à partir de 1992 n’avait plus grand chose à voir avec cette première mouture.
Un nouveau moteur 6 cylindres pour la M3 série 2 :
D’un point de vue esthétique, la ligne de la M3 série 2 [E36] est entièrement revue, mais c’est au niveau du moteur que la division « M » de BMW a effectué les plus gros changements : le quatre cylindres de l’E30 est remplacé par un six-cylindres en ligne de 3 litres et gagne ainsi, dans un premier temps, plus de cinquante chevaux pour atteindre, sur la première version de la E36, 286 ch. D’autre modifications apparaissent en 1996 avec un six cylindres de 3,2 L d’une puissance de 321 ch, accouplé à une boîte à six rapports.
Encensée par la presse automobile :
Comme évoqué en introduction, la BMW M3 [E36] fut l’objet d’un article dithyrambique sur la revue Auto Plus n° 241 du 20 avril 1993 (voir le scan en bas de page). Elle fut aussi désignée comme étant la voiture la plus maniable de l’époque par le magazine américain Car and Driver.