Album – Gerry Rafferty – One More Dream – The Very Best Of (1995)

Gerry Rafferty devint un géant de la musique populaire à la fin des années 1970, grâce à la chanson « Baker Street » et l’album dont le titre est extrait, City To City. Mais sa carrière est bien antérieure à ses succès dans le Top 40 et sur les radios car, en fait, au moment où il sortait le fameux « Baker Street », Rafferty avait déjà été membre de deux groupes à succès, Humblebums et Stealers Wheel.

Gerry Rafferty est né à Paisley, en Écosse en 1947, fils d’une mère écossaise et d’un père irlandais. Son père était sourd, mais aimait malgré tout chanter, principalement des chants rebelles irlandais, et sa première expérience de la musique était une combinaison d’hymnes catholiques, de musique traditionnelle folklorique et de musique pop des années 50.

En 1968, à 21 ans, Rafferty était un chanteur-guitariste qui avait commencé à écrire des chansons professionnellement, et essayait d’organiser ses propres concerts.  A cette époque, Billy Connolly était un musicien et comédien humoriste qui formait  un duo appelé Humblebums avec Tam Harvey, un guitariste rock qui s’était établi à Glasgow. Il venaient de signer chez Transatlantic, un label anglais réputé à l’époque. Après avoir joué un spectacle à Paisley, Rafferty demanda à Connelly d’écouter certaines des chansons qu’il avait écrites. Billy Connelly fut impressionné non seulement par les chansons, mais aussi par leur auteur, et tout à coup les Humblebums devinrent un trio.

Le trio Humblebums eût un grand succès en Angleterre, autant discographique que scénique, mais pas sans une certaine tension. Connelly était la personnalité dominante, ses plaisanteries entre les chansons amusant le public autant que les chansons elles-mêmes. En outre, Rafferty commençait à développer un style distinctif en tant que chanteur-guitariste et auteur-compositeur, ce qui engendra des tensions entre lui et Harvey qui quitta le groupe en 1970. Rafferty et Connelly continuèrent ensemble sur deux autres albums, mais leurs relations finirent par se dégrader. Les disques se vendaient bien, et les concerts attiraient de plus en plus de monde. Mais, Rafferty constatant que les blagues de Connelly prenaient plus d’importance dans leurs concerts que la musique qu’il écrivait, ils se séparèrent en 1971.

Transatlantic ne voulait pas renoncer à l’un de ses principaux chanteurs. Rafferty sortit son premier album solo sur ce label cette année là. Can I Have My Money Back? était un album folk-pop mélodieux, sur lequel Rafferty employait les talents vocaux d’un ami de vieille date, Joe Egan. Le LP recueillit de bonnes critiques mais ne se vendit pas.

De ces sessions, cependant, Rafferty et Egan créèrent les bases de Stealers Wheel, l’un des groupe pop-rock les plus prometteurs (et enrichissants) du milieu des années 1970. Le premier album du groupe fut un succès, notamment le single « Stuck In The Middle With You ». Mais le groupe se sépara en 1975, ce qui fut le début pour Rafferty, d’une difficile bataille juridique de trois ans avec ses producteurs et sa maison de disque qui ne voulaient pas le lâcher.

City To City (1978) : Enfin, en 1978, Rafferty fut libre d’enregistrer à nouveau, et il signa chez United Artists Records. Cette année, il enregistra City To City, un album superbe qui resta classé très longtemps dans les charts aux U.S.A. grâce au succès de la chanson « Baker Street ». « Je savais que j’avais écrit quelques bonnes chansons, alors j’ai appelé Hugh Murphy et nous avons enregistré à Chipping Norton. Je me souviens avoir pensé que je serais heureux si City to City se vendait à 50.000 exemplaires », se souvient-il modestement. Il en a vendu cinq millions et demi, et son génie a accouché de la meilleure chanson pop de l’année 1978 avec Baker Street et certainement de l’intro de sax la plus mémorable tous les temps. La chanson elle-même était un chef-d’œuvre de la production pop, avec une mélodie centrale obsédante, sa voix mystérieuse et ardente soutenue par une basse en retrait, des claviers sobres, et le fameux solo du saxophoniste Raphael Ravenscroft qui enregistrait alors pour Pink Floyd dans le studio d’à côté, et qui vint remplacer avec bonheur le guitariste absent ; certes, ce riff est inspiré par celui du morceau « Half a Heart » de Steve Marcus, mais il est tellement bien interprété par Ravenscroft qu’on le lui pardonnera! Les paroles non plus ne sont pas en reste, puisqu’elles évoquent les tourments de Rafferty à cette époque (le procès avec ses anciens producteurs qui bloque sa carrière musicale, l’obligation de vivre dans le centre de Londres, mégalopole anonyme trop éloignée de son Ecosse natale, le blues et les excès d’alcool qui s’en suivent, mais la lumière qui apparait au bout du tunnel (l’enregistrement d’un nouveau disque et le succès à venir). Ce tube, dont Serges Gainsbourg disait qu’il était la plus belle chanson pop jamais enregistrée, a dominé les ondes pendant des mois en 1978, manquant de peu la première place en Angleterre, mais se vendant à des millions d’exemplaires et cumulant un nombre considérable d’heures de passage en radio. L’éditeur, la maison de disques et le producteur, tout le monde était ravi, jusqu’à ce qu’il soit devenu clair que Rafferty – qui avait un caractère solitaire et iconoclaste – n’allait pas faire de tournée aux U.S.A. pour soutenir l’album.

Night Owl (1979) : Son prochain album, Night Owl (1979), fit également un bon parcours et obtint de bonnes critiques, mais l’élan qui avait conduit City to City au statut de best-seller n’était pas là. Malgré cela, la chanson éponyme et l’inoubliable « Get It Right Next Time », ont tous les deux obtenu un très grand succès de l’autre côté de l’Atlantique où le son de Rafferty très orienté FM était parfaitement adapté aux oreilles américaines. Avec très peu de soutien promotionnel, Night Owl a atteint 2,5 millions d’unités vendues, ce qui est une prouesse.

Inévitablement, cet album devait être le tournant de sa carrière. Financièrement sécurisé, Gerry Rafferty sort Snakes and ladders (1980). Après avoir perdu l’envie de fabriquer des tubes, il s’est enfermé dans le studio de George Martin à Montserrat et a livré une de ses meilleures polémiques sociopolitiques dans « The Garden of England », ainsi que « Bring It All Home ».

Mais si « The Garden of England » résume le mieux l’humour de Gerry Rafferty dans Snakes and Ladders , une chanson intitulée « The Right Moment » enregistrée sur l’album suivant Sleepwalking (1982) est celle que l’artiste considère être l’une des meilleures qu’il ait jamais écrite. Le disque n’a pas marché commercialement, mais il demeure néanmoins l’un de ses meilleurs.

Travaillant une fois de plus avec le coproducteur Hugh Murphy, l’album North And South (1988) en résultant a montré un retour de l’auteur à sa période créative. Le titre autobiographique s’inspire de nouveau de la dichotomie entre les années de vie à Londres et autour de Londres et à son besoin de rester en contact avec ses racines celtiques.

On A Wing And A Prayer (1992) : a été ignoré par le public, bien que les critiques l’aient aimé (et moi aussi).

Over My Head (1994): était une tentative de reconsidérer son propre passé en repensant quelques chansons de Stealers Wheels.

One More Dream – The Very Best of (1995) : est une superbe compilation de Gerry Rafferty contenant ses meilleures chansons remixées, en particulier « Baker Street », « Night Owl », « Right Down The Line », « Stuck In The Middle With You » et bien-sûr d’autres moins connues qui méritent l’écoute dont « Over My Head » tirée de l’album éponyme sorti en 1994. Cet excellent aperçu de la carrière de l’artiste, remporta un certain succès commercial.

Another World sort en 2000 sur le label Hypertension. Sa couverture est réalisée par J. Patrick Byrne, le concepteur graphique de la pochette des albums City to City, Night Owl, et Snakes and Ladders.

En 2009, Rafferty sort son dernier album Life Goes On. Il est en mauvaise santé mais le grain de sa voix caractéristique est toujours aussi superbe.

En novembre 2010, Rafferty est admis à l’hôpital de Bornemouth (Dorset), suite à une grave défaillance hépatique. Il y meurt le 4 janvier 2011 à l’âge de 63 ans d’une maladie du foie.

Pour en savoir plus : Article 1 – Article 2

Discographie : 

1971 : Can I Have My Money Back
1978 : City to City
1979 : Night Owl
1980 : Snakes and Ladders
1982 : Sleepwalking
1988 : North and South
1992 : On a Wing and a Prayer
1994 : Over My Head
2000 : Another World

Compilations :

1991 : Right Down the Line: The Very Best of Gerry Rafferty
1995 : One More Dream: The Very Best of Gerry Rafferty 
2006 : Days Gone Down: The Anthology: 1970-1982
2009 : Life Goes On

Voir sur YouTube : « Gerry Rafferty – Baker Street (UK) » par Gerry Rafferty , « Gerry Rafferty – Night Owl » par Gerry Rafferty et « Gerry Rafferty – Over my head » par Ury Ivanov

Rétroactu 1995 – Émission TV : La Planète Miracle 2 (1995)

Quelques évènements de l’année 1995 :

1er janvier : La France prend la présidence du Conseil de l’Union européenne. Entrée en vigueur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève : 77 États membres. Entrée de l’Autriche, de la Finlande et de la Suède dans l’Union Européenne. Début du Mercosur (acronyme espagnol de Marché commun de l’Amérique du Sud).
8 janvier : Mort de Carlos Monzon (boxeur argentin).
12 janvier : inauguration de la Cité de la musique dans le parc de la Villette, à Paris.
17 Janvier : À Kobe et sur l´île d´Awaji, au sud du Japon, un tremblement de terre d´amplitude 7,2 sur l´échelle de Richter fait 5500 morts, 35000 blessés, et détruit 171000 maisons.
25 janvier : Fausse alerte nucléaire en Russie après le lancement d’une fusée Black Brant XII à partir de la base de lancement d’Andøya en Norvège.
22 février : Roland Dumas est nommé Président du Conseil constitutionnel.
25-26 février : Conférence du G7 sur la Société de l’Information.
7 mars : Mort de Paul-Emile Victor (explorateur et ethnologue français).
20 mars : Attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo (12 morts, 5500 blessés).
26 mars : Entrée en vigueur des Accords de Schengen, ouverture des frontières, abolition des barrières douanières.
30 mars : Inauguration de la Bibliothèque nationale de France (BNF) – site François Mitterrand, conçue par l’architecte Dominique Perrault dans le XIIIe arrondissement (quartier Tolbiac) à Paris. Le bâtiment est constitué de quatre tours en forme de livres demi-ouverts autour d’une esplanade de 60 000 mé. Il abrite 10 millions de volumes et propose 3 600 places de lecture. La BNF se place au deuxième rang des plus grandes bibliothèques du monde et son coût de construction s’est élevé à 1,2 milliard d’euros.
25 avril : Mort de Ginger Rogers (actrice et danseuse américaine).
7 mai : Élection de Jacques Chirac à la présidence de la République française (52,8 %) contre Lionel Jospin. Il prend ses fonctions le 17 mai.
11 mai : Démission d’Édouard Balladur.
17 mai : Nomination d’Alain Juppé au poste de Premier ministre
22 mai : Jean Tiberi remplace Jacques Chirac, élu Président de la République, au poste de maire de Paris.
24 mai : Mort d’Harold Wilson (homme politique britannique).
11 juin : Premier tour des élections municipales. La droite (RPR-UDF) l’emporte avec 53,80 % des voix face à la gauche (PS-PCF-MDC-Radical) qui totalise 40,10 %. Le FN n’obtient que 3,90 %, les divers mouvements écologistes dont les Verts 1,03 % et l’extrême gauche (PT-LO-LCR) 0,74 %.
13 juin : Jacques Chirac annonce la reprise des essais nucléaires français sur les atolls de Moruroa et Fangataufa. En septembre, les premiers tirs de cette dernière série provoquent des émeutes à Papeete. Le dernier tir est effectué fin janvier 1996 avant la signature d’un traité d’interdiction des essais nucléaires
17 juillet : Décès de Juan Manuel Fangio (pilote automobile argentin).
25 juillet : Une bombe explose à la station RER Saint-Michel, à Paris. L´attentat, qui fait 7 morts et 117 blessés, n´est pas revendiqué, mais on l´attribue au Groupes Islamiques Armés (GIA).
4 septembre : Conférence mondiale sur les droits des femmes à Pékin ; sa tenue en Chine soulève une polémique internationale.
5 septembre : Le premier essai nucléaire de la dernière campagne de tir française soulève un tollé dans le monde.
octobre : Début de la grève étudiante qui durera jusqu’aux vacances de Noël.
6 octobre : Annonce de la découverte de la première planète extrasolaire 51 Pegasi b. Attentat de l’avenue d’Italie à Paris, à proximité du métro Maison Blanche. 12 blessés.
17 octobre : Attentat terroriste à Paris entre les stations RER du musée d’Orsay et Saint-Michel. 30 blessés.
4 novembre : Décès de Yitzhak Rabin (militaire et homme politique israélien).
15 novembre : Annonce du « plan Juppé » de réforme de la Sécurité sociale. Dans les jours qui suivent commence un mouvement social de grande ampleur qui va aboutir à l’abandon du plan par le premier ministre Alain Juppé.
23 novembre : Décès de Louis Malle (cinéaste français).
24 novembre : Début d’une grève des cheminots qui se transformera en France en vaste mouvement social contre la politique du gouvernement, avec une grève totale de la fonction publique jusqu’au 18 décembre.
25 novembre : Décès de Léon Zitrone (journaliste français).
5 décembre : Le chef d’état-major de l’armée française reprend sa place au sein du Comité militaire de l’OTAN, vingt-neuf ans après que le général De Gaulle s’en est retiré.
16 décembre : Suicide collectif de seize adeptes de l’Ordre du temple solaire, 13 adultes et 3 enfants.
21 décembre : Sommet social à Matignon, concluant un mois d’agitation sociale en France.
25 décembre : Mort de Dean Martin (acteur et crooner américain).

Émission TV : La Planète Miracle 2 (1995) :

La Planète Miracle 2 est une série de neuf documentaires sur l’origine de la vie sur terre. Réalisation, N.H.K. Maison Prod, Télé Images Maison Prod.

La série a été diffusée en 1995 sur France 2.

Chaque épisode dure 50 mn. Les commentaires français sont de Christian Morin et Yolaine de la Bigne. La musique originale est de Hadi Kalafate, Jean-Raymond Hugonet et Olivier Do Espirito Santo.

Voir sur YouTube : « La Planète Miracle II – NHK 1995 – Episode 1/9 : L’Océan primitif. » et « La Planète Miracle II – NHK 1995 – Episode 2/9 : De drôles de bestioles. » par Globe Holder ; « 20h France 2 du 8 mai 1995 – Jacques Chirac élu Président – Archive INA » par Ina Actu

Youngtimer – Maserati Biturbo (1981-95)

La marque fondée en 1926 par les frères Maserati se consacra exclusivement aux voitures de couse jusqu’en 1946 lorsque le type A6 et ses dérivés, quoique toujours destiné aux épreuves sportives, élargit la clientèle de la firme. Après les brillantes GT des années 60 et 70 et la liaison provisoire avec Citroën entre 1968 et 1975, Maserati fut reprise par Alessandro De Tomaso qui entreprit de donner à la firme une dimension internationale en s’attaquant au marché des BMW, Porsche et autres berlines.

Une nouvelle image : 

Pour se faire, il développa un nouveau moteur deux litres, cousin du V6 de la SM mais présentant de profondes différences : commande de distribution à l’avant du bloc et trois soupapes par cylindre.

Du souffle pour la « Populare » : 

L’Innovation (en 1981) se situait dans les deux petits turbos IHI qui délivrait ainsi un couple de 26 mkg à 3500 tours/mn soit le couple de la Merak SS de trois litre de cylindrée. Une caisse légère signée Ital Design (Giugiaro et Andreani), une finition de grande classe dans les meilleures traditions italiennes et un prestige conservé assurèrent le succès de la Biturbo qui connaitra de nombreuses versions durant sa longue carrière: d’abord en deux portes (coupé), elle se déclinera en 4 portes, en élégant petit coupé à deux places Karif et en cabriolet Spyder carrossé par Zagato (1985-95).

Caractéristiques Techniques Maserati Biturbo 2.0 (1982-1987) :

Moteur : V6 à 90° ; Energie : Essence ; Disposition Longitudinal avant ; Alimentation : Carburateur double corps Weber ; Suralimentation : 2 turbos IHI ; Distribution : 2 simples arbres à cames en tête ; Nombre de soupapes : 3 par cylindre ; Cylindrée : 1996 cc ; Puissance : 180 chevaux à 6000 tr/min ; Couple : 25.8 mkg à 4000 tr/min
Transmission : Boite de vitesse 5 rapports, Type Propulsion.
Châssis : Direction Crémaillère, assistée ; Freins avant Disques ; Freins arrière : Disques.
Dimensions : Longueur 415 cm ; Largeur 171 cm ; Hauteur 130 cm ; Poids 1085 kg
Performances : Vitesse max 215 km/h ; 0 à 100 km/h 6.5 sec ; 1000 mètres DA : 29.0 sec ; Reservoir 80 L

Prix de vente en 1990 :  300.000 € Le Spider soit 70.500 € avec 54% d’inflation.

Prix actuel : entre 5000 et 10.000 € selon l’état.

Voir sur YouTube : « Maserati biturbo 222 422 Rai Uno » par bvos1234

Série TV – Magnum (1980-88)

Origine et production :

Magnum est une série télévisée américaine en 162 épisodes de 50 minutes, créée par Glen A. Larson et Donald P. Bellisario et diffusée entre le 11 décembre 1980 et le 1er mai 1988 sur le réseau CBS.

En France, la série a été diffusée à partir du 13 décembre 1981 dans le cadre de l’émission Dimanche Martin sur Antenne 2. Rediffusion et épisodes inédits en 1988 sur M6. Rediffusion sur TF1, puis sur France 3, sur France 4, 13ème rue, Comédie+ et sur Jimmy, ainsi qu’au Québec sur le réseau TVA.

L’Histoire : 

Ancien combattant de la guerre du Viêt Nam puis lieutenant dans l’Office of Naval Intelligence, Thomas Magnum s’occupe désormais de la sécurité d’une des propriétés du célèbre écrivain de polars Robin Masters située à Oahu dans l’archipel d’Hawaï. C’est à la suite d’un pari perdu que l’auteur à succès a laissé à Magnum la jouissance de sa maison d’amis et de sa Ferrari, à la condition qu’il assure la sécurité de sa résidence.

Magnum partage le domaine avec Jonathan Quayle Higgins, un majordome britannique rigide, ancien soldat de l’armée des Indes. Higgins supporte mal la décontraction de Magnum et lui rend la vie difficile avec ses deux dobermans, Zeus et Apollon.

Magnum travaille désormais comme détective privé. Il fait souvent appel à ses amis Terry et Rick, eux aussi vétérans du Viêt Nam. Terry est un pilote d’hélicoptère reconverti dans le tourisme aérien, et Rick est devenu gérant d’un club sélect situé en bord de mer, le King Kamehameha.

Distribution :

Tom Selleck : Thomas Sullivan Magnum
John Hillerman : Jonathan Quayle Higgins
Larry Manetti : Orville « Rick » Wright
Roger E. Mosley : Théodore « Terry » Calvin

Source

Voir sur Dailymotion : « Magnum le commencement » par Bruce Willis

Sono Vintage – Deux légendes des années 80 : Les Urei 1620 & Technics SL-1200 MK2

Au début des années 80, alors que la House music devenait populaire dans les clubs Américain de la côte Est des Etat Unis tels que les légendaires Paradise Garage et Club 54, la Urei 1620 était la meilleure table de mixage que les discothèques pouvaient s’offrir et les DJs hip-hop, inspirés par les premières expériences des DJ Kool Herc et Grandmaster Flash s’en équipèrent. Complément indispensable pour les DJs, les deux platines disques qui allaient avec, étaient les légendaires platines disque Technics 1200 SL-MK2. Aujourd’hui, vous pourriez penser que ces appareils sont des pièces de musée, mais c’est loin d’être le cas, puisque ces deux bijoux de la technologie audio n’ont cessé leur carrière que très récemment (en 2010 autant pour la Urei 1620 que pour la Technics 1200, puisqu’un clone de la table de mixage Urei fut réédité en édition limité par la société Soundcraft en 2005; quant à la Technics 1200, celle-ci fit allègrement ses 38 ans de carrière pratiquement sans aucune modification!).

La table de mixage Urei 1620 L.E. :

Urei 1620 LE (2005-2010)

Cette réédition à tirage restreint (L.E. signifie Limited Edition) épuisée dès 2010, resta fidèle à la conception originale autant pour la cosmétique que pour la qualité sonore. Après la disparition de la 1620, à la fin des années 80, le manque était tel que certains passionné l’ont fabriqué en dénichant l’ensemble des composants aux quatre coins du monde. Un modèle comparable a même été proposé par Bozak, un autre fabriquant US. Malgré son superbe look rétro, le mélangeur était conçu spécifiquement pour les installations modernes , et même s’il n’avait pas les gadgets modernes qu’utilisent les DJ d’aujourd’hui, elle était pourvue exactement des commandes nécessaire à l’animation. La plupart des consoles de DJ actuelles sont équipées de potentiomètres linéaires, mais une large tendance au retour du rotatif s’est fait sentir depuis l’avènement du rétro, procurant une plus grande précision de réglage à en croire les professionnels. En outre, ils occupent moins de surface en façade ce qui en fait des appareils compacts.

Caractéristiques : Soundcraft a repris le look d’origine, mais en version noir anodisé seulement. Les boutons de mixage, plus importants que les autres, ont un ergot indiquant leur position, même au toucher. Ceux de la balance reçoivent un petit rond bien marqué. Le mélangeur au format rack 19 pouces s’utilise aussi bien à plat que verticalement. Les deux premières voies se consacrent exclusivement au vinyle. Les quatre autres se commutent sur leurs entrées dédiées ou sur l’une des cinq entrées auxiliaires complémentaires. Seule la dernière reçoit un préampli micro mais les trois autres peuvent recevoir une tranche Phono ou micro commutable qui se déniche encore sur ebay à 100 € pièce tout de même. Enfin, l’étage de sortie est équipé de deux voies réglables (House et Booth), d’une péécoute complète (et commutable en écoute programme grâce à une bascule à Led bi-colore) et d’un double réglage de tonalité sur chaque voie.

La console Urei 1620 était vendu 3000 $ en 1980, et la 1620 L.E., 1690 € en 2005.

La platine disque Technics SL-1200 MK2 : 

Technics SL-1200 MK2 (1978-2010)

Dès son lancement, la Technics SL-1200MK2 devint la platine vinyle de référence des clubs et discothèques et même des radios FM. MK2 signifie « Mark 2 », qui désigne l’évolution de la première Technics SL-1200 fabriquée en octobre 1972. La MK2, conçue en 1978, reçut de nombreuses améliorations, notamment au niveau du moteur et du châssis. Depuis 1972, plus de 3 millions d’exemplaires ont été vendus. Elle est considérée comme étant la plus solide des platines jamais produites, à tel point que la plupart des unités fabriquées dans les années 1970 sont encore largement utilisées de nos jours. La qualité sonore non plus n’était pas en reste, puisque les platines actuelles n’ont pas un meilleur rapport signal sur bruit.

Caractéristiques : Ses spécificités l’ont rendue célèbre : Éclairage de stroboscope combiné à l’interrupteur général, large touche marche/arrêt, une touche pour chaque vitesse, éclairage de pointe télescopique et curseur de réglage de vitesse linéaire doux à manipuler permettant d’augmenter ou de diminuer la vitesse de rotation des disques de 8% .  Le verrou à Quartz se situe en position centrale, marqué par un cran et l’allumage d’une Led verte. La base est moulée dans un matériau synthétique à charge minérale et recouvert d’un épais rembourrage de caoutchouc fait pour absorber les vibrations parasites. La partie supérieure du châssis est structurée dans un alliage métallique très rigide argenté ou noir anodisé en option. Quatre pieds réglables en hauteur servent d’amortisseur. Les bras de lecture en S est un modèle du genre. Technics le complète d’un prolongateur arrière qui permet de compenser la masse des cellules de sonorisation professionnelles permettant la lecture avant et arrière (telles les Shure SC-35 C ou les Ortofon Concorde DJ PRO) qui réclament un contrepoids de plus de 3 grammes ; il ne faut pas oublier que cette platine était à l’origine destinée à la Hi-Fi avec un rapport signal/bruit exceptionnel de 79 db bien au delà du seul auditif. Par contre, la compensation antiskating n’est pas réglable au delà de 3 grammes; mais cella ne pose pas de problème. Le bras ne souffre d’aucun jeu et s’ajuste en hauteur via une couronne verrouillable et graduée. Le plateau très lourd comprend un aimant solidaire, l’entraînement étant direct. Des graduations rondes usinées dans la masse sont présentes sur la circonférence du plateau et permettent de contrôler la vitesse sélectionnée grâce au principe du stroboscope flashant ici à la fréquence du secteur (50 hz). On remarquera que la même graduation (la plus grosse) fait office de repère pour le réglage de la vitesse autant en 33 qu’en 45 tours, ce qui est une prouesse remarquable relevée par les ingénieurs de Technics. De plus, lorsque le quartz est vérouillé, le point repère reste centré dans le temps ce qui confirme l’extraordinaire régularité de cette platine. Enfin, le démarrage est très rapide (moins d’une seconde) ce qui permet de piloter le Start and Stop depuis le fader d’une table de mixage moyennant un petit bidouillage électronique (détail très utile autant pour les radios que pour les discothèques).

Ce matériel n’est plus produit depuis 2010 mais Technics n’a pas résisté aux sirènes du vintage et la réédité depuis quelques mois au prix de 2222 € (plus de trois fois plus cher qu’en 2010!) Il est vrai que quand on aime, on ne compte pas.

Photo haut de page : Rotary Dreams