Youngtimer – Citroën Méhari (1968-1987)

Parmi les voitures tout-chemin dérivées de modèles de série, la Méhari dont le châssis était emprunté à la Dyane 6 (d’où son nom de série : Dyane 6 Méhari 2-+2) fut sûrement la plus célèbre. Son nom évoque les “Maharis”, nom arabe qui signifie dromadaire. La Méhari, c’est d’abord Roland Paulze d’Ivoy de La Poype, industriel pionnier de la plasturgie et fondateur du Marineland d’Antibes en 1970. Professionnel du plastique, il rêve de l’appliquer dans tous les domaines, et s’intéresse à l’automobile. Vers 1967, il a l’idée de créer un kit de carrosserie en plastique en prenant pour base le châssis d’une Renault 4L. Finalement, un an plus tard, il partira de la plateforme et du moteur d’une 2CV Citroën fourgonnette. Le lancement de la Méhari le 11 mai 1968 en grande pompe sur le golf de Deauville passa inaperçu en raison des événements de Mai 68.

La Méhari est une voiture pour les loisirs, le plein-air et les balades en famille. En rabattant la banquette arrière (optionnelle), elle se transforme en une deux-places pour un usage utilitaire. Le modèle quatre-places coûtait environ 5 à 10 % de plus, comme les versions avec installation électrique 24 volts ou quatre roues motrices proposées plus tard. La Méhari à deux places se plaçait en concurrente de certaines petites fourgonnettes.

La Citroën Méhari est basée sur le châssis plate-forme de la Dyane et est équipée du moteur Citroën de 602 cm3 qui équipait à sa sortie la Dyane 6 et la 2cv fourgonnette. Les pièces composant la voiture, à part la carrosserie et la bâche, proviennent pour l’essentiel d’autres modèles de la marque : volant de 2 CV, roues, phares, essuie-glace, frein à main de Dyane, feux arrière de fourgon Type H. La suspension est à ressorts longitudinaux sous caisse, amortisseurs à friction et batteurs à inertie les premières années, puis avec amortisseurs télescopiques.

La carrosserie en ABS emboutie à chaud et teintée dans la masse, peut reprendre sa forme initiale après un léger choc et les rayures restent discrètes. Elle est soutenue par deux cadres métalliques en treillis tubulaires boulonnés à la plate-forme, un pour la partie avant et un second pour la partie arrière.

La première série 1968-1969 ne sera fabriquée qu’une seule année. En effet, pour les modèles 1970, la carrosserie est légèrement modifiée. Les clignoteurs arrière latéraux type 2 CV sont supprimés et remplacés par des feux Type H reportés sur la face arrière. En 1979, un combiné à deux cadrans issu de la Citroën LN prend place sur la planche de bord et la puissance du moteur passe de 26 ch DIN à 29 ch DIN grâce à un carburateur double-corps. En 1979, apparaît la Méhari 4 × 4 qui, à l’origine, est produite pour l’armée qui va d’ailleurs en acquérir une centaine d’exemplaires au départ. Pour 1986, la gamme incorpore la Méhari Azur à la carrosserie blanche et bleue. Après s’être élevé à 144.953 exemplaires, la production de Méhari s’arrêta en 1987.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : Citroën bicylindre à plat refroidi par air ; Position du moteur Longitudinale avant.
Cylindrée : 602 cm3.
Puissance :  29 ch DIN à 5750 tr/min.
Transmission : Traction AV.
Boîte de vitesses : Manuelle à 4 rapports.
Poids et performances : Poids à vide 570 kg / 4 × 4 : 715 kg ; Vitesse maximale 100 km/h ; Accélération 0 à 100 km/h en 44 s.
Châssis – Carrosserie : Carrosserie(s) Pick-up avec pare-brise rabattable
Dimensions : Longueur : 3520 mm ; Largeur : 1530 mm ; Hauteur :  1640 mm ; Empattement :  2370 mm.

Prix du modèle neuf en 1970 : Dyane 6 Méhari 2-+2 : 8980 Francs soit 11.166  Euros avec 715% d’inflation cumulée sur la période.

Prix occasion : à partir de 12.000 Euros.

 

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