Film – Stargate (1994)

Stargate est un film de science-fiction franco-américain de 1994 sorti chez Metro-Goldwyn-Mayer (MGM), réalisé et scénarisé par Roland Emmerich, le scénario ayant été coécrit par Dean Devlin. Les personnages principaux sont interprétés par Kurt Russell, James Spader, Jaye Davidson, Alexis Cruz, Mili Avital et Viveca Lindfors. L’intrigue se concentre sur la découverte d’un «Stargate», un ancien dispositif en forme d’anneau qui crée un vortex permettant de se déplacer vers un dispositif similaire ailleurs dans l’univers. L’intrigue centrale du film explore la théorie des êtres extraterrestres ayant une influence sur la civilisation humaine.

À sa sortie, le film a obtenu une critique mitigée, notamment en raison de son atmosphère, son histoire, ses personnages et son contenu graphique, mais l’accueil du public a été excellent. Stargate est devenu un succès commercial dans le monde entier : il est  17ème au rang du box-office américain pour l’année 1994. En France, il fait 2.698.444 entrées en étant même le film le plus vu la semaine de sa sortie et il finit 9ème au box office français de 1995. Devlin et Emmerich ont accordé une franchise à la MGM lorsqu’ils travaillaient pour leur film Independence Day en 1996 mais les droits sur le film Stargate appartiennent toujours à StudioCanal. À l’origine, Stagate était prévu comme une trilogie, mais en raison du rachat des droits par la MGM, l’intrigue continua sous forme de plusieurs séries télévisées : Stargate SG-1 [1997-2007], série dans laquelle Russel est remplacé par Richard Dean Anderson et où le rôle de Jackson est attribué à Michael Shanks ; Stargate Infinity [2002-2003], un dessin animée ; Stargate Atlantis [2004-2009] avec Joe Flanigan, Rachel Luttrell et David Hewlett et Stargate Universe [2009-2011] avec Robert Carlyle, Brian J. Smith et Elyse Levesque.

En 2006, le scénariste Dean Devlin pense qu’en raison du succès des séries, il existe un public qui aimerait voir les deux films restants de la trilogie. L’histoire du second film était prévue pour se dérouler douze ans après les faits du premier film, de manière totalement indépendante de celle des séries. Cependant, fin 2008, l’idée est mise de côté en raison du lancement d’une troisième série Stargate, prévu en 2009. Finalement, en 2014, la MGM et la Warner Bros annoncent officiellement un accord avec Roland Emmerich et Dean Devlin, pour recréer une trilogie basée sur le film de 1994, mais aux dernière nouvelles (2016), cette suite/reboot serait annulée jusqu’à nouvel ordre.

L’histoire : 

L’égyptologue et linguiste controversé Daniel Jackson (James Spader), est invité par Catherine Langford à traduire des hiéroglyphes égyptiens gravés sur une dalle en pierre circulaire que son père avait déterré à Gizeh, en Egypte en 1928. Jackson est emmené à dans la base de Creek Mountain où se trouve stocké l’objet, un ancien bunker de l’US Air Force commandé par le le général West et il détermine que les hiéroglyphes se réfèrent à une porte des étoiles qui utilise sept symboles désignant des constellations comme coordonnées spatiales pour localiser le lieu de destination. Il découvre 6 d’entre-eux. On dévoile alors à Jackson la base de ce dispositif, un anneau fait d’un métal inconnu également découvert par le père de Langford et il trouve le septième symbole permettant de l’activer. L’anneau métallique est verrouillé sur les sept symboles et un vortex s’ouvre, reliant le Stargate à une planète éloignée. Un robot est envoyé dans le trou de ver pour récolter des renseignements et les données renvoyées montrent que l’atmosphère est respirable et que les symboles de la porte d’arrivée sont différents. Le général West, convaincu par Daniel qui dit être capable de trouver les coordonnées de retour, accepte le principe d’une mission d’exploration. Jackson se joint au colonel O’Neil (Kurt Russell) et à d’autres soldats pour expérimenter le voyage par la porte des étoiles. Ils découvrent sur place une ville appelée Nagada dont les habitants sont mis en esclavage par un tyran nommé Râ pour exploiter un étrange minéral…

Tournage : 

L’égyptologue Stuart Tyson Smith a été engagé comme consultant pour les dialogues en égyptien ancien et pour les hiéroglyphes. Pour cela, il a rencontré les scénaristes à plusieurs reprises durant la phase d’écriture du film, mais a aussi dû se prêter à l’exercice de la traduction en temps réel à cause des changements de dialogues pendant le tournage. Durant deux mois, la majeure partie des scènes extérieures a été tournée dans le désert à la frontière entre la Californie et l’Arizona, près de la ville de Yuma. Environ 16.000 figurants ont été employés pour les scènes de foule sur la dune, cette dernière n’était d’ailleurs plus vierge avant la fin du tournage en raison des nombreuses traces de pas. Malgré plusieurs techniques sophistiquées (hélicoptère et ventilateur géant), la seule solution fut de balayer la dune pour lui faire retrouver son aspect d’origine.

Voir sur YouTube : « Stargate bande annonce » par nextmaneaser

Youngtimer – Ferrari 456 GT (1992-2004)

En 1989, Ferrari abandonne la production du coupé 2+2 412i à moteur V12, pour revenir dans le segment trois ans plus tard avec la 456 GT. Le profil de cette GT, qui est signé Pininfarina, n’est pas sans rappeler la ligne de la Daytona. Bien qu’elle ait gardé quelques touches rétro pour rappeler le bon vieux temps (notamment la batterie de compteurs cerclés de chrome, un volant sans airbag et la fameuse grille de vitesse en alu), la 456 GT est à sa sortie la plus évoluée de la gamme, puisqu’elle possède toute une panoplie d’électronique : direction à assistance variable, amortisseurs pilotés selon 3 lois (soft, normal et hard), correcteur d’assiette hydrolique, ABS et antipatinage.

Une GT sophistiquée :

La structure de la carrosserie est conçue selon le même principe que celle de la 348, à la variante près que tous les éléments d’habillage sont en aluminium. Sous le capot, le tout nouveau moteur V12 ( 5473 cm3 de cylindrée développant 442 ch), avec un allumage tous les 60 degrés de rotation de vilebrequin, dont la conception est typique de Ferrari avec notamment des cylindres chemisés traités au Nikasil pour réduire les frictions du piston sur les parois et augmenter la longévité.

Particularité de la 456 GT, sa transmission de type transaxle. Un tube rigide de section elliptique relie le moteur avant à l’ensemble boîte de vitesse (6 rapports) et différentiel situé à l’arrière. L’embrayage est logé à l’avant contre le volant moteur. L’arbre de transmission en 3 tronçons repose sur des roulements à billes.

Les différents modèles : 

À partir de 1996, apparait un double système d’airbags nécessitant de revoir légèrement la planche de bord côté passager ; la forme du volant est redessinée avec montage 4 branches et un airbag central. La 456 GTA, lancée en 1996, est la version à boite automatique de la 456 GT.

À partir de 1998, apparaît la 456M (« M » pour « modificata ») une version revue sur certains points de finition et de fiabilité. Les deux versions M GT et M GTA sont d’emblée au catalogue, permettant ainsi aux clients de choisir entre boite automatique ou boite manuelle. Côté motorisation, l’ordre d’allumage des cylindres est changé. À l’extérieur, la disparition des deux prises d’air sur le capot avant est compensée par une calandre avant élargie. Les clignotants et les feux de position sur le bouclier avant deviennent ronds. L’aileron mobile à l’arrière disparaît. À l’intérieur, la planche de bord est revue et le volant à 3 branches est de retour.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : V12, 48 soupapes ; Cylindrée : 5472 cm3 ; Puissance maximale : 442 ch à 6200 tr/min ; Couple maximal : 56 mkg à 4500 tr/min ; Transmission : Propulsion.
Poids et performances : Poids à vide : 1690 kg ; Vitesse maximale 300 km/h. Accélération : 0 à 100 km/h en 5,3 s.
Châssis – Carrosserie : Coupé 2 portes 4 places.
Dimensions : Longueur : 4730 mm ; Largeur : 1920 mm ; Hauteur : 1300 mm ; Empattement : 2600 mm ; Voies AV/AR : 1585 mm/1606 m.
Production : 3289 exemplaires.

Prix du modèle neuf : 1.233.000 F en 1994 soit 260.445 € avec 38,8% d’inflation.

Prix actuel : à partir de 45.000 €.

Rétroactu 1994 – Dernière de l’Émission TV : « Ciné Club » (1971-94)

Quelques évènements de l’année 1994 :

1er janvier : Entrée en vigueur de l’ALENA (NAFTA), accord de libre-échange nord-américain.
10 janvier : Sommet de l’OTAN. Partenariat pour la paix.
11 janvier : Le Franc CFA (Communauté Financière d’Afrique) est dévalué de cinquante pour cent.
14 janvier : Bill Clinton et Boris Eltsine signent les accords du Kremlin. L’Ukraine adhère au Traité de non-prolifération nucléaire.
17 janvier : Un violent séisme aux Etats-Unis d’Amérique, à Los Angeles, fait 72 morts et 20 milliards de dollars de dégâts.
22 janvier : Mort de Jean-Louis Barrault (acteur et metteur en scène de théâtre français).
28 janvier : Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du PCF.
30 janvier : Décès de Pierre Boulle, auteur de La Planète des singes.
23 février : Publication des décrets d’application de la loi sur le Contrat d’insertion professionnelle (CIP). Celui-ci prévoyait de rémunérer les jeunes de moins de 25 ans à 80 % du SMIC. Manifestations contre le CIP.
Yann Piat, députée UDF (ex-FN) du Var, est assassinée à Hyères par deux hommes à moto. Elle était très engagée dans la lutte contre la corruption et le crime organisé dans le département.
12 février : Ouverture des jeux Olympiques d’hiver, à Lillehammer, Norvège.
6 mars : Mort de Melina Mercouri (actrice et femme politique grecque).
20 et 27 mars : Élections cantonales.
28 mars : Mort de Eugène Ionesco (écrivain français d’origine roumaine).
30 mars : Après un mois de manifestations, le premier ministre, Édouard Balladur, est contraint de retirer son projet de CIP.
1 avril : Mort de Robert Doisneau (photographe français).
5 avril : Mort de Kurt Cobain (chanteur et guitariste américain de Nirvana).
7 avril : Début des massacres ethniques au Rwanda.
15 avril : Acte final de l’Uruguay Round du GATT, à Marrakech (1986-1994). 120 pays signataires : création de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui siège à Genève. L’Organe de règlement des différends (ORD) statue contre les États qui violent le principe de la liberté du commerce et de la concurrence. En revanche, les firmes transnationales demeurent largement hors d’atteinte. Cette quasi-impunité des sociétés vient, pour beaucoup, de l’absence de définition juridique internationale des crimes et délits économiques.
20 avril : Décès de Jean Carmet (acteur français).
22 avril : Décès de Richard Nixon (homme politique américain).
1 mai : Décès d’Ayrton Senna (pilote automobile brésilien).
6 mai : Inauguration du tunnel sous la Manche.
18 mai : Le Mexique entre dans l’OCDE8.
19 mai : Ouverture au public du tunnel sous la Manche. Décès de Jacqueline Kennedy Onassis (ex-épouse de J.F. Kennedy).
12 juin : Élections européennes : succès de Bernard Tapie (12 %) au détriment de Michel Rocard (14 %).
14 juin : Décès de Marcel Mouloudji (chanteur et acteur français).
19 juin : Michel Rocard doit démissionner de son poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, remplacé par Henri Emmanuelli qui convoque dans l’urgence un congrès à Liévin.
23 juin : Rwanda – Début de l´opération « Turquoise ».
20 juillet : Mort de Paul Delvaux (peintre belge).
27 septembre : Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1994, le ferry Estonia sombre dans la mer Baltique, faisant 852 morts et 137 rescapés.
30 septembre : Mort de Pierre Sabbagh (journaliste français).
20 octobre : Décès de Burt Lancaster (acteur américain).
11 décembre : Jacques Delors annonce qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle.
13 décembre : Décès d’Antoine Pinay (homme politique français).
14 décembre : le tribunal de commerce de Paris prononce la liquidation judiciaire de Bernard Tapie et son épouse.
18 décembre : Découverte de la grotte Chauvet en Ardèche près de Vallon-Pont-d’Arc. Cette découverte atteste de la grande qualité de l’art aurignacien, il y a quelque 30 000 ans.
21 décembre : Éruption du Popocatépetl, au Mexique.
26 décembre : Un commando du GIA détourne un avion qui s’était envolé d’Alger, avec pour dessein de le faire s’écraser sur la tour Eiffel. Le GIGN réussit à reprendre le contrôle de l’avion à l’aéroport de Marseille. Les 4 terroristes et 3 otages sont morts.

Émission TV : « Ciné Club » (1971-94)

Le Ciné-Club est une émission de télévision française consacrée au cinéma classique, créée le 10 octobre 1971 par les historiens du cinéma Claude-Jean Philippe et Patrick Brion, et diffusée chaque dimanche soir en seconde partie de soirée sur la deuxième chaîne couleur de l’O.R.T.F. jusqu’au 5 janvier 1975, puis chaque vendredi soir sur Antenne 2 aux alentours de 22 heures 30. Le célèbre indicatif sur la valse « Amour et Printemps » composée par Émile Waldteufel, jouée à l’orgue limonaire Gavioli du Lekkerkerker, annonçait l’émission.

L’émission entendait se consacrer à tous les cinémas, du cinéma muet au cinéma italien, brésilien, en privilégiant bien sûr les grands classiques américains. Les œuvres programmées, qui appartiennent au patrimoine cinématographique mondial, étaient diffusées en version originale sous-titrée en français et, en règle générale, dans leur format pellicule d’origine. Chaque film était précédé d’une courte séquence de présentation par Claude-Jean Philippe.

Le dernier film diffusé fut Quarante tueurs (Forty Guns) de Samuel Fuller le 8 avril 1994.

 Lien

Voir sur YouTube :  « Indicatif Ciné-club Antenne 2, Claude-Jean Philippe » par Christophe Grébert ; « Ciné club Claude-Jean Philippe avec Kirk Douglas » par maseancedvd ; « 20h France 2 du 1er mai 1994 – Ayrton Senna est mort | Archive INA » par Ina Actu

Album – Alan Parsons Project – Gaudi (1987)

Alan Parsons est issu d’une famille qui a connu beaucoup de succès dans le monde du spectacle et du divertissement. Son arrière-grand-père était le célèbre acteur/manager Sir Herbert Beerbohm Tree. Sa mère était actrice, chanteuse et harpiste folklorique professionnelle et son père, Denys Parsons, pianiste accompli et flûtiste ainsi que l’auteur de nombreux livres. Le regretté Oliver Reed, acteur de cinéma était un de ses cousins. Son oncle, David Tree était également comédien.

Pendant son adolescence à la fin des années soixante, Alan jouait en tant que guitariste principal dans un groupe de blues dans sa ville natale de Londres. Mais aussitôt qu’il pu décrocher un emploi dans les célèbres studios Abbey Road à l’âge de 19 ans, il  devint évident que le monde de l’enregistrement sonore allait dominer sa carrière.

À Abbey Road, il décrocha un poste d’assistant ingénieur sur les deux derniers albums des Beatles et après, lorsqu’il fut ingénieur du son à part entière, il travailla avec Paul McCartney et The Hollies parmi beaucoup d’autres. Mais ce fut sa contribution en tant qu’ingénieur sur le fameux « Dark Side of The Moon » des Pink Floyd qui attira vraiment l’attention sur lui. Il a rapidement obtenu des succès importants en tant que producteur produisant notamment le célèbre album d’All Stewart : The Year Of The Cat et deux albums du groupe de rock américain Ambrosia.

En 1975, il rencontra Eric Woolfson qui non seulement devint son manager, mais aussi son associé en tant que producteur pour leur formation The Alan Parsons Project. Le premier album de l’APP, « Tales Of Mystery And Imagination » basé sur l’oeuvre d’Edgar Allan Poe a ouvert la voie à un contrat chez Arista, le nouveau label de Clive Davis, et à une série d’albums réussis, à savoir :  I Robot  (1977), Pyramid (1978), The Turn of a Friendly Card (1980), Eye in the Sky (1982), Ammonia Avenue (1984), Vulture Culture (1985), Stereotomy (1986) et Gaudi (1987).

Eric Woolfson et Alan Parsons ont réalisé ensemble Freudiana en 1990. Le spectacle a duré plus d’un an dans le théâtre historique An Der Wien à Vienne. Eric et Alan se sont ensuite séparés. Eric a consacré sa carrière l’opera rock alors que Parsons a ressenti le besoin de faire des concerts et de continuer à enregistrer de la musique rock symphonique ambitieuse.

Avec ses anciens collaborateurs de l’APP, le guitariste Ian Bairnson, le batteur Stuart Elliott et l’arrangeur d’orchestre Andrew Powell, Alan a laissé tomber l’identité du «Projet» pour l’album Try Anything Once sorti en 1994. Le partenariat a continué pour On Air en 1996 et The Time Machine en 1999. Après le déménagement d’Alan en Californie, un nouveau groupe « Live Project » a été formé en 2003. Un autre remaniement de groupe s’est produit en 2010. Le groupe actuel comprend Alan à la guitare acoustique, aux claviers et aux voix, PJ Olsson aux voix, Manny Foccarazzo aux claviers, Guy Erez à la basse, Alastair Greene à la guitare, Danny Thompson aux percutions, et Todd Cooper au sax, à la percussion et aux voix.

Source

Cinq albums remarquables du groupe : 

I Robot (1977) : L’album devait être basé sur les nouvelles écrites par Asimov, et Eric Woolfson en a parlé avec Asimov lui-même, qui était enthousiaste à propos de l’idée. Comme les droits étaient déjà accordés à une société de cinéma et de films TV, le titre de l’album a été légèrement modifié en supprimant la virgule après «I», et le thème et les paroles ont été conçus de manière plus générique sur les robots plutôt que d’être spécifiques à l’univers d’Asimov. La pochette de la couverture intérieure mentionne : « I Robot … L’histoire de la montée de la machine et le déclin de l’homme, qui a paradoxalement coïncidé avec sa découverte de la roue … et un avertissement que sa courte domination sur cette planète finira probablement, parce que l’homme a essayé de créer un robot à son image.  » Le titre de la piste finale, «Genèse Ch.1 v.32», suit ce thème en impliquant une continuation de l’histoire de la Création, puisque le premier chapitre de la Genèse n’a que 31 vers.

La photo de couverture de l’album présente les membres du groupe dans les tubes à escalators du terminal circulaire 1 de l’aéroport Charles de Gaulle. Au premier plan, on voit la représentation d’un robot dont le cerveau est un atome stylisé.

Pyramid (1978) : Pyramid est le troisième album du groupe de rock progressif The Alan Parsons Project, sorti en 1978. C’est un album conceptuel centré sur le thème des pyramides de Gizeh. Au moment où l’album a été conçu, l’intérêt pour les pyramides et pour Tutankhamon était très répandu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Pyramid a reçu le prix du « Meilleur mixage pour un album non-classique » aux Grammy Awards de 1978. De la montée à la chute d’une ancienne dynastie, à la recherche d’une clé pour révéler les secrets de l’univers, cet album cherche à amplifier les échos du passé lointain et à explorer les mystères non résolus du présent.

L’album intègre également des éléments de musique New Wave, un genre qui émergeait en Grande-Bretagne au moment de l’enregistrement du disque. De nombreux artistes de rock progressif ont incorporé ce style dans leurs albums pendant la période allant de la fin de 1977 à 1979. Dans cet album, le genre est déjà présent, à travers le rythme, dans des chansons telles que « Can’t Take it with You » et bien plus dans d’autres titres, comme « Pyramania ».

The Turn of a Friendly Card (1980) : « The Gold Bug », qui fait référence à l’histoire écrite par Edgar Allan Poe, comprend une partie sifflée par Parsons, qui imite le style des mythiques films Western Spaghetti d’Ennio Morricone, et des voix interprétées par Chris Rainbow, tandis que le thème principal est joué au saxophone alto par Mel Collins. Mais, sur la version remasterisée, cette interprétation au sax est créditée à «Un joueur de session parisien dont le nom nous échappe» ; cela fait référence au fait que la piste du saxophone est composée de plusieurs prises séparées. De même, la partie accordéon sur « nothing Left to Lose » est crédité dans les notes de la pochette à « Un joueur de session parisien non identifié ».

Eye in the Sky (1982) : Les chansons sur cet album sont de plusieurs styles différents, allant du soft rock au funky et à la musique lyrique et fortement orchestré. C’est l’album le plus vendu d’Alan Parsons Project et ce fut le dernier disque de platine du groupe aux États-Unis (rejoignant I Robot et The Turn of a Friendly Card).  Les interprètes vocaux sont Eric Woolfson, David Paton, Chris Rainbow, Lenny Zakatek, Elmer Gantry et Colin Blunstone.

Eye in the Sky contient le plus grand succès du groupe qui est la piste titre avec la voix d’Eric Woolfson. L’album lui-même a été un succès majeur, atteignant le Top 10 et parfois la première place notamment en Allemagne, en Autriche et en France. L’album comporte le morceau instrumental « Sirius », qui est devenue une musique accompagnant de nombreux évènements sportifs universitaires et professionnels de grande envergure dans toute l’Amérique du Nord.

Gaudi (1987) : Gaudi se réfère à Antoni Gaudí, l’architecte catalan espagnol, et la piste d’ouverture fait référence à ce qui est probablement son chef d’œuvre le plus connu, la « Sagrada Família ». « Closer to Heaven » et « Money Talks » ont été utilisés dans un épisode de la troisième saison de la série télévisée Miami Vice, avec « Paseo de Gracia » (même si en catalan – et officiellement – le nom exact est Passeig de Gràcia) apparaissant dans un épisode de la cinquième saison de la série. C’était le dernier album studio Alan Parsons Project. La suite de l’album écrite par Eric Woolfson s’est transformée peu à peu en opéra rock finalement sorti sous le nom de Freudiana en 1990. Alan Parsons a continué en tant qu’artiste solo en 1993 avec Try Anything Once, un album qui complète l’évolution musicale qu’il a commencé avec cet album.

The Alan Parsons Project vendit plus de 45 millions d’albums, fut nommé 9 fois aux Grammy Awards et reçut plus de 50 disques d’or et de platine, mais ne donna que très peu de concerts.

Discographie d’Alan Parsons Project :

1976 : Tales of Mystery and Imagination
1977 : I Robot
1978 : Pyramid
1979 : Eve
1980 : The Turn of a Friendly Card
1982 : Eye in the Sky
1984 : Ammonia Avenue
1985 : Vulture Culture
1986 : Stereotomy
1987 : Gaudi

Discographie d’Alan Parsons :

1993 : Try Anything Once
1995 : On Air
1999 : The Time Machine
2004 : A Valid Path

Voir sur YouTube : « The Alan Parsons – La Sagrada Familia » par Alexander Berethovsky ; « The Alan Parsons Project – Don’t Answer Me » par AlanParsonsVEVO ; « AMV Alan Parsons Project – I Robot » par HalJordan69 et « The Alan Parsons Project – Hyper Gamma Spaces » par MrSuperbimbo

Youngtimer – Mercedes classe SL (1971-1989)

En 1971, après la légendaire 300 SL, le fameux coupé et cabriolet commercialisé de 1954 à 1963, et la célèbre « Pagode », présentée dans les années 60, (et dessinée par le designer automobile français Paul Bracq alors à l’œuvre dans les bureaux de design de Stuttgart) vient la nouvelle mouture de la gamme « Sport Leicht » (Sport Léger), qui symbolisera dans les années 70 et 80, la réussite à l’américaine. Le modèle sera si présent dans les feuilletons américains de l’époque (« Dallas », « L’amour du Risque »,…), qu’il en deviendra une véritable star sur 4 roues (remportant un succès important, puisque produite à 236.000 exemplaires jusqu’en 1989).

Une SL différente de ses aînées :

À sa sortie en 1971, la Mercedes classe SL type [R107] n’est disponible qu’en version 350 SL, et affiche des performances nettement supérieure à ses devancières. Alors que celles-ci étaient toutes équipées d’un six cylindres, la 350 SL hérite du V8 à bloc fonte et culasse alu de 3499 cm3 déjà monté sur les berlines. Son poids s’en ressent : plus d’une tonne et demie, ce qui est beaucoup, même en tenant compte des 6 centimètres de plus en longueur par rapport à la 280 SL. La 350 SL hérite aussi d’une nouvelle suspension arrière à roues tirées, (remplaçant avantageusement le désuet et peu efficace essieu brisé précédent) et de quatre freins à disque, ceux de l’avant étant ventilés. La 350 n’est pas lourde que sur la balance : elle le devient aussi au volant, malgré la direction assistée, lorsqu’un conducteur la pousse quelque peu sur route sinueuse. Mais un usage plus calme révèle aussi un confort, un silence et une capacité à croiser sur bonnes routes à cadence élevée qui en font un engin particulièrement adapté au grand tourisme.

La SL fut toujours livrée avec un hard-top et une capote. On peut retrouver sur ce modèle un équipement pléthorique : accoudoir central, verrouillage central, vitres électriques, direction assistée, phares antibrouillards, lave phares, ABS, air-conditionné, sièges chauffants, rétroviseurs électriques et régulateur de vitesse. La nouvelle gamme [R129] sera dévoilée au Salon de Genève 1989.

Les différents modèles entre 1971 et 1989 :

La 350 SL entre 1971 et 1980
La 450 SL entre 1973 et 1980
La 280 SL entre 1974 et 1985 (V6)
La 380 SL entre 1980 et 1985
La 500 SL entre 1980 et 1989
La 300 SL entre 1985 et 1989 (V6)
La 420 SL entre 1985 et 1988
La 560 SL entre 1985 et 1989

Caractéristiques Techniques : Voir notice ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1987 : 311.840 F pour la 300 SL et 406.320 F pour la 500 SL (ce qui donne 80.599 € et 105.019 € avec 69,5 % d’inflation).

Côte actuelle : à partir de 15.000 € pour une 350 SL.