Album – Sheryl Crow – Sheryl Crow (1996)

Sheryl Crow est une chanteuse américaine née le 11 février 1962 à Kennett, dans le Missouri. Après des études à l’université, elle est devenue professeur de musique et a enseigné quelques années dans un collège de Saint-Louis avant de déménager en 1986 à Los Angeles pour essayer de se faire connaître. Tout en vivant grâce à des jobs comme serveuse ou à des piges où elle prêtait sa voix dans des studios pour créer des jingles publicitaires, elle auditionnait et fut engagée pour être chanteuse choriste de Michael Jackson sur le Bad World Tour pendant deux ans de 1987 à 1989, puis plus tard pour des chanteurs comme Sting, Stevie Wonder et Rod Stewart. Pendant cette période, elle écrivit des chansons pour Céline Dion et Eric Clapton. Au tout début des années 1990, le producteur Hugh Padgham fut impressionné en découvrant le talent de la chanteuse et il présenta une démo de Sheryl Crow au Label A&M Records avec qui elle signa aussitôt un contrat de production.

En 1991, Crow enregistra un album, qu’elle mit à l’écart car il ne lui semblait pas assez peaufiné. Elle commença alors à jouer avec le groupe The Tuesday Music Club, composé de Bill Bottrell, David Baerwald, David Ricketts et de Kevin Gilbert, alors copain de Sheryl. En 1993, le groupe sort l’album Tuesday Night Music Club, qui comprenait l’énorme tube, “All I Wanna Do” et deviendra multi-platine.

Le succès vient dès le premier album : 

Tuesday Night Music Club (1993) : l’album s’est vendu à 7,6 millions d’exemplaires aux États-Unis et au Royaume-Uni au cours des années 1990. L’album a également remporté trois Grammy Awards en 1995 : meilleur enregistrement de l’année, meilleur nouvel artiste et meilleure performance vocale féminine. Le single “Run Baby Run” n’a pas spécialement marché à sa sortie. Cependant, l’album a attiré l’attention après le succès du troisième single, “All I Wanna Do”, basé sur le poème de Wyn Cooper “Fun” et co-écrit par David Baerwald, Bill Bottrell, Sheryl Crow et Kevin Gilbert. Le single a fini par atteindre le numéro deux sur le Billboard Hot 100, propulsant l’album en troisième place des charts au US Billboard 200. Il est répertorié comme l’un des “1001 albums que vous devez entendre avant de mourir”.

Sheryl Crow (1996) : Cet album auto-intitulé est le deuxième album studio de la chanteuse américaine chez A & M Records. Contrairement à son prédécesseur Tuesday Night Music Club, qui a été écrit par un collectif décontracté, ce disque a été entièrement produit par Sheryl Crow qui a écrit la plupart des chansons seules ou avec un seul collaborateur. La plupart de l’album a été enregistré au Kingsway Studio à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane. L’album couvre les sujets de la vie américaine, les ruptures de relation et les questions morales et éthiques, tout en englobant une variété de genres musicaux comme le rock, le blues, le rock alternatif, le country et le folk. Sheryl Crow a été un succès commercial, certifié 3 × platine par la RIAA et 3 × platine par le BPI. Il a également atteint la sixième place au US Billboard Top 200 et a produit cinq singles, y compris le succès international “If It Makes You Happy”. L’album a reçu des critiques très positives, qui ont fait l’éloge de sa production complexe et de la voix de Sheryl Crow qui s’était bonifiée. À la 39e édition des Grammy Awards, l’album a été titré meilleur album de rock et Crow a reçu le prix la meilleure performance vocale féminine pop avec “If It Makes You Happy”. Rétrospectivement, il est souvent considéré comme l’un des meilleurs albums de Crow.

The Globe Sessions : est sorti le 21 septembre 1998 au Royaume-Uni et le 29 septembre 1998 aux États-Unis. Il a été nommé album de l’année, meilleur album de rock et meilleur enregistrement aux Grammys de 1999, remportant les deux derniers prix. The Globe Sessions a atteint la deuxième place sur les charts Britanniques alors qu’il culminait à la neuvième place sur le Billboard 200, atteignant les deux millions d’exemplaires vendu aux U.S.A. en janvier 2008.

C’mon, C’mon : est sorti le 8 avril 2002 au Royaume-Uni et le 16 avril 2002 aux États-Unis. Le single “Soak Up the Sun” a atteint la 1ère place sur le Billboard chart et la 17ème place sur le Billboard Hot 100, devenant l’un de ses plus grands succès depuis “All I Wanna Do”. Cet album était plus influencé par la pop, faisant un grand écart par rapport aux influences folkloriques et expérimentales de son album précédent, Globe Sessions. L’album a été certifié Platine aux États-Unis et au Japon.

Wildflower (2005) : Bien qu’ayant commencé très haut dans les charts américains, il ne fut pas un aussi grand succès que ses précédents disques, mais fut néanmoins nominé aux Grammy Awards comme meilleur album vocal de musique pop. Sheryl reçut la nomination de la meilleure performance vocale féminine pop pour son tube “Good Is Good”. L’album remonta dans les charts en 2006 à la sortie de “Always on Your Side” retravaillé avec la participation du chanteur anglais Sting. Pour ce titre, elle fut à nouveau sélectionnée pour la meilleure collaboration vocale pop.

Detours (2008) : Sheryl Crow raconte dans le magazine Billboard de l’été 2007 que l’album se nourrit du style de Bob Dylan. Afin d’appuyer le nouvel album, Crow a lancé une tournée avec James Blunt, et la programmation comprenait le groupe de reggae Toots and the Maytals après avoir été sélectionné par Crow qui a dit qu’il était l’un de ses groupes préférés. Detours fut enregistré à Nashville et comporte 14 titres. L’album coïncide avec le retour du producteur Bill Bottrell. Wyatt, le bébé de Sheryl Crow adopté en 2007, inspire le titre d’une chanson (Lullaby to Wyatt) qui fait par ailleurs partie de la bande musicale du film Grace Is Gone. Selon Sheryl Crow, l’album s’inspire de ses trois dernières années où elle a été confrontée au cancer du sein et à sa séparation avec le coureur cycliste Lance Armstrong. Le premier titre de l’album “Shine Over Babylon” est disponible gratuitement sur le site de la chanteuse tandis que la vidéo de l’album peut être visionnée sur le site Youtube. Le premier titre à sortir officiellement est “Love Is Free” qui parle des victimes de l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans.

100 Miles from Memphis : est le huitième album de Sheryl Crow. C’est son dernier disque chez A & M Records. L’album a été écrit et produit par Crow, Doyle Bramhall et Justin Stanley et fait intervenir les musiciens Tommy Sims et Chris Bruce. Sur cet album, elle met de côté son style Country et Pop-rock en faveur du vintage typé Memphis inspiré par la soul music. Bien que compétente pour jouer des instruments tels que la basse, le piano et la guitare, Crow se concentre sur le chant tout au long de l’album. L’album comprend les reprises : “Sideways” de Citizen Cope, le succès de Terence Trent D’Arby en 1988, “Sign Your Name”, et celui des Jackson 5 “I Want You Back”.

Feels Like Home : est sorti le 10 septembre 2013 chez Warner Bros. Records. Il a été enregistré à Nashville, dans le Tennessee, et a été produit par Crow et Justin Niebank. L’album a été classé au Billboard comme l’un des dix meilleurs albums country de 2013.

Be Myself : est le dixième album studio de Sheryl Crow. L’album est sorti le 21 avril 2017 chez Warner Bros. Records. Produit par Crow et Jeff Trott, qui a également travaillé avec elle sur son album auto-intitulé en 1996 et sur The Globe Sessions en 1998, il retrouve un son plus inspiré du rock après son précédent album typé country : Feels Like Home.

Discographie :

1993 : Tuesday Night Music Club
1996 : Sheryl Crow
1998 : The Globe Sessions
2002 : C’mon C’mon
2005 : Wildflower
2008 : Detours
2010 : 100 Miles from Memphis
2013 : Feels Like Home
2017 : Be Myself

Voir sur YouTube : “Sheryl Crow – If It Makes You Happy” ; “Sheryl Crow – Soak Up The Sun” ; “Sheryl Crow – Good Is Good” ; “Sheryl Crow – Steve McQueen” par SherylCrowVEVO et “There Goes the Neighborhood” – music video” par MoreSherylCrow

Youngtimer – Fiat Coupé (1993-2000)

Au début des années 90, Chris Bangle, styliste chez Fiat, est chargé de l’étude de la carrosserie du nouveau Coupé de la marque italienne. La ligne de la voiture est inspirée de la Fiat 128 Sport Coupé, et l’intérieur est conçu par Pininfarina. Le résultat sera unanimement jugé favorablement par toute la presse internationale lors de sa présentation et cette ligne si particulière et innovante fera la force du Coupé Fiat. De très nombreux détails de carrosserie ont été travaillés avec beaucoup de soin comme les arches de roues dotées d’une saignée, la trappe à essence à l’ancienne – inspirée des Ferrari GTO – et les doubles feux ronds de petite taille qui rappellent également Ferrari. Le Coupé Fiat ne laisse pas indifférent et évoque la sportivité. Pininfarina va habiller l’habitacle également d’une façon originale avec une planche de bord dont le bandeau central (qui parcourt toute la planche en largeur, entourant notamment les compteurs) est en acier peint de la couleur de la carrosserie. L’habitacle est bien construit et les sièges sont très confortables.

Plate-forme et motorisation : 

La plate-forme de la Fiat Tipo sert de base au nouveau modèle, ce qui est une bonne idée vu que la Tipo possède un bon comportement routier, et que sa plate-forme permet au Coupé de disposer d’un empattement long, gage d’une bonne habitabilité. Côté mécanique, Fiat utilise le 2.0 16V qui équipe déjà les Tipo sportives. C’est le moteur Fiat/Lancia Lampredi dérivé du modèle qui équipe en rallye les Lancia Delta Integrale. La version la plus puissante reçoit un turbo qui porte la puissance à 195 ch DIN.

Les deux millésimes : 

1994-96 : La Coupé dispose de deux motorisations :
le 2.0 16V atmosphérique développant 142 ch
le 2.0 16V Turbo de 195 ch. Le Coupé Fiat est doté de série d’un équipement très complet et est proposé à un tarif plutôt attractif.

1997-2000 : Les deux moteurs d’origine disparaissent et sont remplacés par trois moteurs différents :
le 1.8 16V, identique à celui de la Fiat Barchetta qui sera la motorisation d’entrée de gamme avec 130 ch.
le 2.0 20V, moteur à 5 cylindres des Fiat Bravo/Brava qui développe 147 ch, porté à 154 ch en 1998.
le 2.0 20V, 5 cylindres turbo de 220 ch. Cette dernière motorisation fera du Coupé Fiat la voiture la plus rapide de l’histoire de la marque avec une accélération de 0 à 100 km/h en 6,5 s pour une vitesse de pointe sur circuit de 250 km/h. En 1999 est commercialisée une Édition limitée 20V Turbo (voir la photo de présentation) dotée de freins ventilés plus puissants avec des étriers rouges, d’une boîte six vitesses et d’un kit carrosserie (spoilers avant et latéraux et jantes à bâtons plus fins laissant apparaître les étriers de marque Brembo). Elle comprend également un bouton pour démarrer le moteur et des sièges Recaro offrant un meilleur maintien que ceux de la version 16V Turbo.

La production de la Fiat Coupé cesse en milieu d’année 2000.

Caractéristiques techniques : voir notice ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1997 : 132.300 F pour la 1.8 litres 16 v ; 148.500 F pour la 2 l 20 v et 194.400 F pour la 2 l 20 v Turbo (soit 38.854 € avec 31,1% d’inflation).

Cote actuelle : à partir de 1500 € pour un Coupé 16 valves et de 3000 € pour une Turbo.

Album – Peter Frampton – Greatest Hits (1996)

Peter Frampton fit ses débuts à 16 ans dans un groupe pop londonien (The Herd). Au demeurant excellent guitariste, il participe à la formation de Humble Pie avec Steve Marriot (ex Small Faces). Mais sa véritable carrière commence en 1972, lorsqu’il se met à voler de ses propres ailes. Trois ans plus tard, émigré aux États-Unis, il vend des millions de disques avec la sortie d’un album live qui réussit à faire ce que ses enregistrements de studio ne pouvaient pas : délivrer le charisme d’un musicien talentueux. Contrairement à de nombreux artistes qui n’en ont jamais eu la chance, Frampton a appris de ses erreurs et a agi en conséquence. Il a d’ailleurs déclaré avec humour dans une interview au magazine Rolling Stones : «J’ai commencé comme un musicien, et j’ai fini comme un dessin animé.”

Les débuts : 

Peter Frampton est né le 22 avril 1950 à Beckenham, dans le Kent. Il a commencé à jouer de la guitare à l’âge de huit ans et a pris plusieurs années de cours classiques. Au début de l’adolescence, il a joué avec divers groupes de rock and roll comme les Little Ravens, les Trubeats et les Preachers, et est apparu sur l’émission de télévision Ready, Steady, Go. En 1966, Frampton abandonne l’école pour rejoindre le groupe mod-pop The herd, où il obtient son premier succès. En 1969, Frampton quitte le groupe pour former Humble Pie avec Steve Mariott. Mais, en 1971, suite à des conflits sur la direction musicale a adopter, Frampton l’abandonne et décide de commencer une carrière solo.

Après avoir joué sur All Things Must Pass de George Harrison, Frampton sort son premier album solo, Wind of Change, en 1972. Malgré l’aide de Ringo Starr et Billy Preston, l’album n’a pas beaucoup d’impact. Frampton forme ensuite un groupe appelé Frampton’s Camel, qui comprenait le claviériste Mickey Gallagher (Cochise), le bassiste Rick Wills (Bell & Arc) et le batteur Mike Kellie (Spooky Tooth). Leur album de 1973, Frampton’s Camel, ne marche pas, mais Frampton commence à faire des tournées avec constance. Il se sépare de son groupe Frampton’s Camel avant la sortie de son prochain album, Somethin’s Happening en 1974. Le titre se révélera prophétique puisque le prochain album de Frampton, est devenu son premier Album à succès en Amérique.

Le succès américain : 

Frampton Comes Alive (1976) : Outre d’évidentes qualités musicales dans le registre bubble gum rock, cet album contient un étonnant passage au cours duquel Frampton fait parler sa guitare (Do You Feel) grâce au Talk box, un gadget qui fait hurler les foules de plaisir et qui l’a rendu célèbre. Le Frampton Comes Alive contient trois énormes tubes : “Baby I Love Your Way”, “Show Me The Way” et le classique “Do You Feel Like We Do”. L’album est enregistré lors du concert de 1975 au Winterland Ballroom de San Francisco en Californie. Avec de nouveaux musiciens, Bob Mayo aux claviers et guitares et Stanley Sheldon à la basse, John Siomos le batteur est le seul rescapé de son ancien groupe. Cet album sera pour Frampton, une consécration, avec des ventes de six millions de copies, et est certifié 6 fois disque de platine. Vers la fin de 1976, Peter Frampton et son manager Dee Anthony sont invités à la Maison Blanche par Steven Ford, le fils du président gerald Ford et Rolling Stone le nomme Artiste de l’année.

I’m In You (1977) : Sous la pression de A & M pour sortir un album rapidement, Frampton retourne rapidement dans un studio, au lieu de se reposer et de laisser son succès s’écouler. Le résultat fut que “I’m In You” fut classé dans les charts à la deuxième peu de temps après sa sortie en 1977. Son titre éponyme fit de même sur les charts de singles, donnant à Frampton le plus grand succès de sa carrière dans le sillage de Frampton Comes Alive! Mais, il était inévitable que de nombreux fans soient déçus par l’album, même si il se vendit à plus de trois millions d’exemplaires, son processus d’écriture hâtive étant parfois apparents.

Malheureusement, 1978 fut une année désastreuse pour Frampton. Il joua Billy Shears dans la version cinématographique du Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, qui fut un énorme flop critique et commercial. En juin, il fut impliqué dans un grave accident de voiture aux Bahamas, et souffrit d’une commotion cérébrale, de multiples fractures ainsi que de lésions musculaires. Pour aggraver les choses, lui et sa petite amie de longue date mirent fin à leur relation. Quand Frampton eût récupéré de son accident, il sombra brièvement dans l’abus de drogue. Son album de 1979, Where I Should Be, fut quand même certifié or avec un succès au Top 20 “I Can’t Stand It No More”.

Frampton cherchait sa voie dans les années 80. Il coupa ses cheveux avant la sortie Breaking All the Rules en 1982, mais sa nouvelle image n’y fit rien. Art of Control de l’année suivante fut un flop sans équivoque, et Frampton se retira du show business pendant plusieurs années. Il signa chez Virgin en 1986 avec Premonition, et il obtint un classement pour le titre “Lying”. L’année suivante, Frampton publia l’album Never Let Me Down avec l’accompagnateur de David Bowie. Il a enregistré un autre nouvel album, When All the Pieces Fit, chez Atlantic en 1989, et abandonna un projet de réunion avec Steve Marriott, suite à la mort tragique de Marriott dans l’incendie de sa maison en 1991. Frampton recommença ses tournée de concert et sortit un album éponyme en 1994. L’année suivante, il a publia l’album Frampton Comes Alive II chez I.R.S.

Greatest hits (1996) : Sûrement la meilleure des nombreuses anthologies de Peter Frampton sur un seul disque. En fait, les versions de ses trois plus grands succès – “Baby, I Love Your Way”, “Show Me the Way” et “Do You Feel Like We Do” – sont les prises en direct du Frampton Comes Alive, son album le plus réussi, et non les versions studio plus calmes. Dans l’ensemble, Greatest Hits est un disque idéal pour mieux connaître Frampton, puisqu’il collecte également les meilleurs titres de ses quatre albums solo enregistrés avant qu’il ne devienne une star, (tel le magnifique “Lines On My Face” tiré de l’album Frampton’s Camel de 1973). 

À la fin des années 90, il enregistre et fait une tournée avec Bill Wyman et son Rhythm Kings ainsi que l’All-Starr Band de Ringo Starr. Now (2004), son premier album de studio depuis neuf années, contient le tube “No Going Back”, est suivi en 2006 par Fingerprints, qui lui vaudra un Grammy Award 2007 pour le meilleur Album Instumental Pop de l’année. Thank You Mr Churchill, Son 14e album studio de 2010, fut l’occasion d’une tournée de stades aux U.S.A. avec le groupe Yes. L’année suivante, il fit le “The Frampton Comes Alive 35th Anniversary Tour”. Sa tournée 2013 de “Frampton’s Guitar Circus” présenta une sélection de musiciens célèbres, dont Kenny Wayne Shepherd, B.B. King, Rick Derringer, Robert Cray, Roger McGuinn, David Hidalgo, Dean DeLeo et bien d’autres. Au début de l’année suivante, Frampton a été intronisé au Hall of Fame des musiciens.

Discographie : 

Wind of Change (1972)
Frampton’s Camel (1973)
Somethin’s Happening (1974)
Frampton (1974)
Frampton Comes Alive! (1976)
I’m In You (1977)
Where I Should Be (1979)
Rise up (1981)
Breaking All The Rules (1981)
The Art Of Control (1982)
Premonition (1986)
When All The Pieces Fit (1989)
Peter Frampton (1994)
Frampton Comes (Alive II) (1995)
Greatest hits (1996)
Now (2003)
Fingerprints (2006)
Thank You Mr Churchill (2010)
Hummingbird in A Box (2014)
Acoustic Classics (2016)

Voir sur YouTube : “Peter Frampton – Show Me The Way (Live Midnight Special 1975).avi” par Anatole Kortscheff ; “Peter Frampton – I can’t stand it no more 1979” par fritz51347 ; “Peter Frampton – Now – 12. No going back” par senogibalc ; “PETER FRAMPTON – LINES ON MY FACE” par laserdisc70

Youngtimer – Alfa Romeo 155 (1992-97)

Lancée en 1992 pour remplacer la 75 vieillissante, la 155 laissa de côté les habitudes de la firme Alfa Romeo en adoptant une configuration avec traction avant et des suspensions avec 4 roues indépendantes. Les purs alfistes qui avaient déjà critiqué vingt ans plus tôt l’arrivée de la traction avant inaugurée sur les Alfasud, n’apprécièrent pas non plus le fait que la voiture dérive de chez Fiat. La châssis était celui de la Fiat Tipo (partagé également avec la Fiat Tempra et la Lancia Dedra) et, malgré une alimentation à injection électronique, le variateur de phase et le dispositif Twin Spark, les moteurs dérivaient de ceux montés sur les autres modèles du groupe Fiat. La ligne était en revanche digne d’Alfa Romeo : désinée par I.DE.A (Institute of Development in Automotive Engineering) sous la direction d’Ercole Spada venu de chez Zagato, elle était agressive, disposant d’une calandre basse, d’optiques avant étroits et d’une poupe haute et massive.

La première série (1992-1995) : Présentée au Salon de Genève de 1992, la 155 est au départ uniquement disponible en motorisations essence. Elles sont équipées du 4 cylindres Twin Spark équipée de 2 bougies par cylindre, de l’injection électronique et d’un variateur de phase. Dans cette configuration, le moteur est au choix un 1 773 cm3 de 126 ch ou un 1 995 cm3 de 143 ch. Le modèle haut de gamme est équipé du moteur V6 2.5 de la GTV6 développant 166 ch, mais cette fois-ci en position transversale.

La version sportive Q4 est dotée d’ailes plus larges, de jantes en alliage, de pare-chocs plus importants, d’un équipement sportif et d’une mécanique dérivée de la Delta Integrale mais légèrement moins puissant : moteur 2 litres 16 soupapes de 192 ch turbocompressé et 4 roues motrices permanentes.

En 1993, la gamme est complétée par les versions essence 1.7 Twin Spark (115 ch), et Turbo diesel : Le TD 1.9 litre de 92 ch de chez Fiat également utilisé par Lancia, et le TD 2.5 de 125 ch. C’est à l’époque l’un des diesel les plus puissants et les plus performants du monde.

La seconde série (1995-1997) : En 1995, la 155 est restylée avec notamment des voies arrières élargies, un nouveau galbe d’ailes arrières, de nouvelles teintes de carrosserie, des pare-chocs désormais peints sur toutes les versions et de nouvelles jantes. De nouveaux moteurs arrivent également notamment le Twin Spark dont les cylindrées passent respectivement à 1 581 cm3 pour 120 ch, 1747 cm3 pour 140 ch et 1 970 cm3 pour 150 ch. La Q4 disparait du catalogue et les moteurs diesel restent inchangés.

La 155 fut remplacée en 1997 par l’Alfa Romeo 156.

Caractéristiques Techniques : 

Moteurs Essence : 1.6 TS 16v 120 ch ; 1.7 TS 115 ch ; 1.8 TS 129 ch ; 1.8 TS 16v 140 ch ; 2.0 TS 143 ch ; 2.0 TS 16v 150 ch ; Q4 190 ch ; 2.5 V6 166 ch. Gazole: 1.9 TD 92 ch ; 2.5 TD 125 ch.
Transmission : Traction Avant et Traction Intégrale permanente sur Q4.
Poids et performances : Poids : entre 1204 et 1400 kg. Vitesse : 225 km/h (Q4)
Châssis – Carrosserie : Berline 4 portes.
Coefficient de traînée : 0,29
Direction : À crémaillère, (assistance en option sur les premiers modèles)
Dimensions : Longueur : 4443 mm ; Largeur : 1770 – 1773 mm ; Hauteur : 1440 mm.

Prix du modèle neuf en 1992 :  186.000 F pour une Q4 soit 41.000 € avec 44,5% d’inflation.

Cote actuelle : à partir de 1500 € pour un 2 litres, de 3000 € pour un V6 et de 6000 € pour un Q4.

Film – Mars Attacks! (1996)

Mars Attacks! est une comédie de science-fiction américaine de 1996 réalisée par Tim Burton, qui l’a également co-produite avec Larry J. Franco. Le scénario, basé sur la série de cartes de commerce culte du même nom (qui racontaient une terrible invasion de martiens vraiment méchants), a été écrit par Jonathan Gems. En effet, Tim Burton s’est inspiré des cartes “Mars attacks” de Topps Company pour écrire le scénario du film et pour la visualisation des scènes, notamment la première scène ou l’on voit un troupeau de bétail en feu foncer sur la route passant devant leur propriété (il s’agit de la carte n°22 du jeu, la “Burning cattle”). Burton raconte que lors de l’élaboration du script avec Jonathan Gems, il a éparpillé toutes les cartes sur le sol et a choisi une à une celles qui l’intéressaient.

L’histoire : 

Le film commence de façon étonnante : Dans le Kentucky, une famille regarde médusée un troupeau de bétail en feu dévaler la route passant devant leur maison. Des centaines de soucoupes volantes quittent Mars et se dirigent vers la Terre, puis survolent les plus grandes villes du monde. Suite à ces évènements historiques, le président James Dale entouré de ses adjoints, s’adresse aux États-Unis. Les assistants scientifiques du président vont mettre en place un premier contact avec les martiens à Pahrump, dans le désert du Nevada. Le président Dale surveille le développement de cette rencontre historique à la télévision avec sa femme Marsha et sa fille Taffy. En utilisant la machine traductrice électronique mise au point par un scientifique, l’ambassadeur de Mars annonce que lui et les siens “viennent en paix”. Mais quand un hippie libère une colombe comme symbole de paix, l’ambassadeur Martien la désintègre tandis que ses congénères abattent un grand nombre de personnes présentes sur place…

Le film :

Le film comprend une kyrielle de stars dont Jack Nicholson (dans le double rôle du Président naïf qui rassure et fait ses discours bidons, et de l’homme d’affaire de Las Vegas plutôt rock’n’roll), Glenn Close (la première dame), Annette Bening (la femme dépressive), Pierce Brosnan (le savant dandy), Natalie Portman (la fille du président), Danny DeVito (le joueur malpoli de Las Vegas), Martin Short (l’attaché de presse du Président), Sarah Jessica Parker et Michael J. Fox (les deux journalistes concurrents), Rod Steiger (le Général belliciste), Paul Winfield (le Général pacifiste), Marie Smith (la femme martienne) et Sylvia Sidney (la grand-mère). Le film est une parodie des films de science fiction de série B et un mélange de comédie teintée d’humour noir et de satire politique.

En effet, Mars Attacks! est une satire sociale où les valeurs américaines sont massacrées et passées à la moulinette de l’humour décapant de Burton. L’armée, la science, la religion, le patriotisme, la société du spectacle, la société de consommation, les discours humanistes caricaturaux, bref tous les archétypes de la propagande hollywoodienne. Inutile donc de s’étonner de l’accueil frileux reçu par le film aux États-Unis comparativement à son énorme succès Européen.

Le film est aussi une parodie des petits romans et des films de science-fiction des années 1950, principalement de “La Guerre des mondes”, de H. G. Wells. Par de nombreux aspects il rappelle aussi le film “Les soucoupes volantes attaquent” de 1956 : aspects des vaisseaux spatiaux, problème de compréhension, désintégrateurs, scènes de destruction, lutte contre les extraterrestres par le son. Tim Burton fait aussi allusion au film “Les Survivants de l’infini”, vieux film de science-fiction dans lequel les extraterrestres possédaient un cerveau surdéveloppé. Les martiens ont l’allure des créatures vues dans ce long-métrage. À noter également un clin d’œil à Soleil vert, quand les pelleteuses ramassent les corps morts des Martiens à la fin.

Dans une moindre mesure, on peut y voir une parodie du film “Independence Day”, sorti peu de temps avant, suivant en grande partie le même scénario, et affichant un patriotisme exacerbé. En sont notamment parodiées les scènes de destruction des grands monuments mondiaux par les vaisseaux aliens.

Le tournage a eu lieu de février à novembre 1996. Le film a été tourné en Californie, au Nevada, au Kansas, en Arizona et en Argentine. La bande sonore est devenue célèbre pour le modèle de discours farfelu des martiens, qui a été créé en inversant l’enregistrement du cancanement d’un canard.

Warner Digital Studios a réalisé les scènes de destruction mondiale, des séquences aériennes de soucoupes volantes, de l’atterrissage martien au Nevada et du robot qui poursuit Richie Norris dans sa camionnette. Warner Digital a également utilisé des maquettes, tels que la construction de modèles de Big Ben et d’autres sites. La destruction de l’hôtel Art Land était une image de la démolition nocturne réelle du Landmark Hotel and Casino, que Burton souhaitait immortaliser.

Warner Bros. a dépensé 20 millions de dollars pour la campagne de marketing du film ; Avec 80 millions de dollars dépensés pendant la production, le budget combiné final a atteint 100 millions de dollars. Une nouvelle, écrite par l’écrivain Jonathan Gems, a été publiée par Puffin Books en janvier 1997. Le film a été diffusé aux États-Unis le 13 décembre 1996, rapportant 9,38 millions de dollars de recettes dès son premier week-end de diffusion. Mars Attacks! A finalement réalisé 37,77 millions de dollars dans les totaux américains et 63,6 millions de dollars ailleurs, atteignant un total mondial de 101,37 millions de dollars.

Voir sur YouTube : “Mars Attacks! – Bande Annonce Officielle (VF) – Jack Nicholson / Pierce Brosnan / Glenn Close” par Warner Bros. France