Album – Queen – A Night At The Opera (1975)

En 1968, le guitariste Brian May, étudiant à l’Imperial College de Londres, et le bassiste Tim Staffell, décidèrent de former un groupe. May plaça une annonce sur un panneau d’affichage du collège pour rechercher un batteur. Roger Taylor, un jeune étudiant en chirurgie dentaire fut engagé ainsi. Le groupe fut nommé Smile. En assistant au cours du Ealing Art College, Tim Staffell devint ami avec Farrokh Bulsara, un collègue qui avait pris le prénom anglais de Freddie. Bulsara qui avait les mêmes goûts que le groupe devint vite un grand fan de Smile. Il tenta, sans succès dans un premier temps, de persuader les membres du groupe Smile de le prendre comme second chanteur. Il suivra ainsi la carrière de Smile de très près et saisira plus tard l’opportunité de remplacer Staffell sur sa demande en 1970, lorsqu’il quittera le groupe pour rejoindre la formation Humpy Bong. Bulsara décida alors, sans l’avis des membres de Smile restants, de changer leur nom pour “Queen” et il effectuèrent leur premier concert le 18 juillet.

Le groupe changea souvent de bassistes pendant cette période. Ce n’est qu’en février 1971 qu’ils se fixèrent sur John Deacon et commencèrent à répéter leur premier album. Ils enregistrérent alors quatre chansons, “Liar”, “Keep Yourself Alive”, “The Night Comes Down” et “Jesus”, pour une démo. Mais aucune société de disques ne s’intéressa à eux. C’est aussi à cette époque que Freddie changea son nom de famille en “Mercury”, inspiré par le couplet “Mère Mercury, regardez ce qu’ils m’ont fait” repris de la chanson “My Fairy King”. Le 2 juillet 1971, Queen joua son premier spectacle dans sa configuration définitive à savoir : Mercury, May, Taylor et Deacon, c’était dans un collège du Surrey à l’extérieur de Londres.

Ayant fait des études d’art, Mercury conçut également le logo des Queen, peu de temps avant la sortie du premier album du groupe. Le logo combine les signes du zodiaque des quatre membres : deux lions pour Deacon et Taylor, un crabe évoquant le Cancer pour May et deux fées évoquant la Vierge pour Mercury. Les lions posent les pattes sur une lettre stylisée Q à l’intérieur de laquelle se trouve une couronne, le crabe repose au sommet de la lettre avec des flammes qui s’élèvent directement au-dessus, et les fées chevauchent chacune une branche sur laquelle reposent les pattes arrières des lions. Un énorme phénix surplombe la scène.

En 1973, Queen signa un accord avec Trident / EMI. En juillet de cette année, ils sortirent leur premier album éponyme, dont le son était largement influencé par le heavy metal et le rock progressif.

Quelques albums remarquables :

A Night at the Opera (1975) : est le quatrième album studio du groupe, produit par Roy Thomas Baker et Queen, c’était l’album le plus cher jamais enregistré au moment de sa sortie. L’album tire son nom du film éponyme des Marx Brothers, que le groupe avait regardé une nuit dans le complexe de studio lors de l’enregistrement. Une nuit à l’opéra intègre un large éventail de styles, des ballades et des chansons allant du music hall aux hard rock en passant par le rock progressif et même l’opéra. Plus de 9,5 millions de copies de cet album seront vendues à travers le monde dont 3,6 millions en Amérique (l’album est certifié triple disque de platine fin 2002). 

“Bohemian Rhapsody” : fut écrit par Mercury sur la base d’un solo de guitare composé par May. Toutes les parties du piano, de la basse et de la batterie, ainsi que les arrangements vocaux, ont été pensées par Mercury. Les autres membres ont enregistré leurs instruments respectifs sans aucune idée de la façon dont leurs pistes seraient utilisées dans le mix final. La célèbre section d’opéra était à l’origine destinée à être seulement un court interlude de “Galileos” qui reliait la ballade et les morceaux de la chanson. Au cours de l’enregistrement, la chanson était affectueusement nommée “Fred’s Thing” par le groupe, et le titre n’a émergé qu’au cours des dernières sessions. En dépit du fait qu’elle soit deux fois plus longue que la durée moyenne d’un single en 1975 et qu’elle été accueillie dans un premier temps par des critiques mitigées, la chanson devint immensément populaire, classée en tête des charts dans le monde entier (elle y est restée pour une période de neuf semaines, ce qui est sans précédent au Royaume-Uni). Elle est largement considéré comme l’une des plus importantes chansons de l’histoire du rock.  

News of the World (1977) : a été l’un des grands succès de Queen, grâce aux deux tubes “We Will Rock You” et “We Are the Champions”. C’est le dernier album de la période classique du groupe.

The Game (1980) : fut un gros succès commercial : il se classa n° 1 au Royaume-Uni et aux États-Unis grâce à la présence de deux hits mondiaux, “Crazy Little Thing Called Love”, rockabilly de Freddie Mercury et “Another one bites the dust”, disco-funk à la ligne de basse célèbre signé John Deacon. Les deux chansons se classent numéro 1 aux États-Unis et un peu partout dans le monde.

The Works (1984) : On y trouve de nombreux tubes parmi lesquels : “I Want to Break Free” de John Deacon et “Radio Ga Ga” de Roger Taylor. C’est le renversement des valeurs puisque les deux compositeurs historiques du groupe, Freddie Mercury et Brian May, rencontrent un succès moins important avec leurs singles respectifs : “It’s a Hard Life” et “Hammer to Fall”. “I Want to Break Free” est un tube planétaire. Dans le video clip, les quatre membres du groupe apparaissent déguisés en personnages de soap opéras. La dérision est bien présente notamment chez Freddie Mercury, portant minijupe, bas-résilles et moustaches. L’autre grand tube, “Radio Ga Ga”, est un morceau sophistiqué à l’extrême comme son clip qui a nécessité le concours de plusieurs centaines de figurants pour un hommage au film Metropolis.

A Kind of Magic (1986) : La majorité des compositions de cet album ont été inspirées par le film Highlander, de Russell Mulcahy, sorti la même année. A Kind of Magic arbore une pochette humoristique avec les quatre membres de Queen caricaturés en crooners. Ce dessin sur fond noir s’inspire du clip d’A Kind of Magic. C’est un album au son puissant où le hard rock a une place de choix. A Kind of Magic confirme l’ascendant de Roger Taylor dans le succès commercial du groupe.

Freddie Mercury est mort le 24 novembre 1991 à l’âge de 45 ans à Londres.

En 2001, Queen entre au Rock and Roll Hall of Fame de Cleveland, Ohio, États-Unis. En 2002, Queen se voit accorder une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame. En 2003, Queen devient le premier et, à ce jour, unique groupe à entrer au Songwriters Hall of Fame. Selon le Livre Guinness des records de 2005, les albums de Queen ont passé un total de 1422 semaines, soit 27 ans dans les classements du Royaume-Uni dans son ensemble ; plus longtemps qu’aucun autre groupe ou artiste, y compris les Beatles et Elvis Presley.  

Discographie : 

Queen (1973)
Queen II (1974)
Sheer Heart Attack (1974)
A Night at the Opera (1975)
A Day at the Races (1976)
News of the World (1977)
Jazz (1978)
The Game (1980)
Flash Gordon (1980) – soundtrack
Hot Space (1982)
The Works (1984)
A Kind of Magic (1986)
The Miracle (1989)
Innuendo (1991)
Made in Heaven (1995)

Voir sur YouTube : “Queen – Bohemian Rhapsody (Official Video)” par Queen Official ; “Queen – I Want To Break Free (High Quality)” par Queen Forever; “Queen – Radio Ga Ga (Official Video)” ; “Queen – A Kind of Magic (Official Video)” et “Queen – Crazy Little Thing Called Love (Official Video)” par Queen Official

Youngtimer – Porsche 924 (1975-89)

Tout a commencé par le mandat que VW avait donné à Porsche en 1970 pour créer la voiture qui succèderait à la VW Porsche 914/4. On envisagea ensuite de fabriquer une vraie VW, jusqu’au jour où le nouveau patron de Volkswagen, Toni Schmücker, décida de rayer les voitures de sport du futur programme de production. Le nouveau modèle étant presque prêt, Porsche le reprit et le fit fabriquer dans les usines Audi-NSU de Neckarsulm.

Une rupture avec la tradition Porsche : 

À bien des égards, la 924 représentait pour Porsche une rupture avec tout ce qui avait été fait dans le passé. C’était la première Porsche sans moteur arrière ni refroidissement par air. La carrosserie, entièrement nouvelle, avait été dessinée en tenant particulièrement compte de l’aérodynamisme, mais aussi des impératifs de sécurité passive. Pour pouvoir offrir son nouveau coupé à un prix vraiment compétitif, Porsche décida d’avoir recours au maximum d’éléments produits en grande série. Ainsi, on reprit le moteur 2 litres dérivé de celui de l’Audi 100, l’essieu arrière fut emprunté à la Coccinelle, tandis que l’essieu avant présentait de nombreux points communs avec celui de la VW Golf.

L’architecture transaxle (boîte-pont) constituait la caractéristique essentielle de la 924. L’embrayage est accolé au moteur à l’avant, qui est relié au train arrière par un tube porteur contenant l’arbre de transmission. Par le fait qu’elle situe la boîte de vitesse à l’arrière, cette disposition permet de mieux répartir les masses.

La forme très aérodynamique de la carrosserie influençait très favorablement la consommation de carburant et la vitesse de pointe. La 924 atteignait ainsi les 200 km/h pour une puissance de 125 ch à 5800 tr/mn en gardant une consommation modérée.

Les différents modèles : 

924 2,0 litres 125 ch (1975-85) : Le moteur 2 litres utilisait le système d’injection K-Jetronic développé par Bosch. Au lancement, il était accouplé à une boîte manuelle 4 rapports Audi. Une boîte automatique 3 rapports et une boîte manuelle sport 5 rapports Porsche était disponible en option. Par la suite, une boîte 5 rapports Audi est montée de série. La boîte automatique est toujours proposée en option. À partir de 1981, l’allumage électronique est installé.

924 2,0 litres Turbo [170 et 177 ch] (1978-82) : Équipée d’un turbo-compresseur de marque KKK, le 4 cylindres vit sa puissance passer de 125 à 170 ch. Pour adapter le turbo sur la 924, les ingénieurs retouchèrent la partie haute du moteur et le reste de la voiture en fonction du surplus de puissance. Le freinage mixte disque-tambour sur le modèle de base fut confié à 4 disques ventilés sur la turbo, modification indispensable pour prendre en charge les 1180 kg lancés à 225 km/h. La transmission fut également modifiée, de même que la direction, légèrement plus démultipliée afin que le poids du moteur ne soit pas une gêne pour les manœuvres à basse vitesse. Sa commercialisation cessera avec la sortie de la 944 en 1982, sauf sur certains marchés où les grosses cylindrées sont fiscalement pénalisées, telle l’Italie.

924 S 2,5 litres [150 et 160 ch] (1985-89) : En 1985 est lancée la 924 S, à la suite de la disparition du 2,0 l. Elle est équipée du bloc moteur de la 944, légèrement modifié. À l’usage, la 924 S de 1988 se révèle plus agréable que la 944, grâce à sa légèreté, son agilité, et ses ailes étroites favorisant une meilleure pénétration dans l’air. Elle se reconnaît à ses jantes de type « Téléphone » en 5 trous.

924 Carrera GT [210 ch] (1981-89) : construite à 406 exemplaires sur la base d’une 924 Turbo profondément remaniée, elle n’était vendue qu’en allemagne. Les ailes avant sont élargies (reprises plus tard sur la 944), des extensions d’ailes sont rivetées à l’arrière, la face avant est retouchée. Sièges « sport » en tissu et jantes type Fuchs de 16″ sont les signes distinctifs de cette version.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1983 : 110.425 F soit 40.822 € avec 142% d’inflation.

Côte actuelle : À partir de 3000 € pour un modèle de base.

Album – Aerosmith – Toys in The Attic (1975)

Aerosmith fut l’un des groupes de hard rock les plus populaires des années 70, mettant ce style musical sur le devant de la scène pour les deux prochaines décennies. Le groupe basé à Boston avait trouvé la juste mesure entre le rock flamboyant des Rolling Stones et le style transgressif des New York Dolls, développant un son teinté de blues et de boogie soutenu par les riffs de guitare spectaculaires de Joe Perry.

Ils ont aussi composé des ballades inoubliables telles que “Dream On”, une mélodie interprétée au piano et orchestrée sur un fond de guitares distordues. La capacité d’Aerosmith à lier à la fois les ballades et le rock & roll les a rendu extrêmement populaires au milieu des années 70, ce qui leur a permis de recevoir une série de disques trophées certifiés or et platine. Au début des années 80, le public du groupe avait diminué alors que le groupe était victime d’abus de drogue et d’alcool. Cependant, leur carrière était loin d’être terminée – à la fin des années 80, Aerosmith a effectué l’un des retours les plus remarquables de l’histoire du rock, en revenant au sommet des charts avec une série d’albums égalant, sinon surpassant, la popularité de leurs albums sortis dans les années 70.

En 1964, Steven Tyler  forma son propre groupe appelé The Strangeurs – et plus tard Chain Reaction – dans le New Hampshire. Pendant ce temps, Perry et Hamilton formaient le Jam Band (connu sous le nom de “Joe Perry’s Jam Band”). Hamilton et Perry déménagèrent à Boston, Massachusetts en septembre 1969. Là, ils rencontrèrent Joey Kramer, un batteur de Yonkers, à New York. Kramer connaissait Tyler et avait toujours espéré jouer dans un groupe avec lui.  Kramer, qui étudiait au Berklee College of Music, décida de quitter l’école pour rejoindre le Jam Band.

En 1970, Chain Reaction et Jam Band jouèrent dans le même concert. Tyler aima immédiatement le son du Jam Band et proposa de combiner les deux groupes. En octobre 1970, les deux groupes se retrouvèrent pour examiner la proposition. Tyler, qui avait été second batteur et chanteur dans Chain Reaction, refusait catégoriquement de jouer de la batterie dans ce nouveau groupe, insistant sur le fait qu’il voulait diriger le groupe et être chanteur principal. Les autres acceptèrent ;  un nouveau groupe était né. Le groupe déménagea dans une maison sur la Common wealth Avenue à Boston, où ils écrivaient et répétaient ensemble et se détendaient entre les spectacles.

Pour le nom, Kramer déclara que lorsqu’il était à l’école, il écrivait le mot Aerosmith sur ses cahiers. Le nom lui avait frappé l’esprit après avoir écouté l’album Aeral Ballet d’Harry Nilsson, sur lequel figurait un artiste de cirque qui sautait d’un biplan. Au début, les camarades de bande de Kramer n’étaient pas impressionnés ; Ils pensaient tous qu’il se référait au roman de Sinclair Lewis qu’ils devaient lire dans la classe d’anglais du secondaire. “Non, pas Arrowsmith”, a expliqué Kramer. “A-E-R-O … Aerosmith.” Le groupe adopta finalement ce nom.

Après avoir finalisé la composition du groupe en 1971, Aerosmith commença à rassembler un succès local en faisant des spectacles en live. Le groupe signa un accord de promotion avec Frank Connelly et obtint finalement  un contrat de gestion avec David Krebs et Steve Leber en 1972. Clive Davis invita le président de Columbia Records a une des représentations du groupe dans un club de New York. Aerosmith signa un contrat de 125.000 $ chez Columbia à la mi-1972, et publia son premier album, Aerosmith.

Cinq albums remarquables : 

Aerosmith (1973) : Contient la chanson “Walkin ‘the Dog” qui est la reprise d’une chanson interprétée à l’origine par Rufus Thomas. Le single “Dream On” est devenu l’un des plus grand succès du groupe. “Dream On” est sorti pour la première fois en 1973. L’album culmina à la 21ème place sur le Billboard 200 en 1976.

Toys in the Attic (1975) : Toys in the Attic est le troisième album d’Aerosmith. Le premier single, “Sweet Emotion”, est sorti un mois plus tard le 19 mai et “Walk This Way” a été publié le 28 août la même année. Steven Tyler a déclaré que son idée originale pour la couverture de l’album était un ours en peluche assis dans le grenier ayant le bras coupé et son rembourrage répandu sur le sol. Mais le groupe a finalement décidé d’y ajouter toute une quantité de jouets et d’animaux en peluche. Le troisième album d’Aerosmith comprend quelques-unes de leurs chansons les plus connues, notamment “Walk This Way” et “Sweet Emotion”, ainsi que la piste titre. En 2003 l’album était classé 228 sur la liste des 500 plus grands albums de tous les temps proposé par le magazine Rolling Stone. L’album a obtenu la 11e place du Billboard et a été huit fois disque de platine.

“Walk This Way” commence avec une introduction à deux battements de tambour interprétée par Joey Kramer, suivie par le célèbre riff de guitare de Joe Perry. La chanson continue avec des paroles rapide de Steven Tyler. Ce titre est née en décembre 1974 lors d’un test sonore alors qu’Aerosmith préparait son “Guess Who in Honolulu”. Au cours de la vérification du son, Perry imitait The Meters, un groupe de Funk basé en Louisine, quand un guitariste du groupe Jeff Beck demanda au batteur de faire un beat adapté au rythme. Le riff de la guitare de ce qui deviendrait “Walk This Way” “est sorti de ses mains”. Plus tard, le morceau a été retravaillé, et des paroles ont été écrites, le titre s’inspirant du film “Young Frankeinstein” que le groupe venait de voir dans un cinéma de Timesquare.

“Sweet Emotion” : Une nuit à l’Hôtel, Tyler a écrit les paroles pour cette chanson, mais il les a oublié dans le taxi en route vers le studio le lendemain matin. Il a dit : «J’étais complètement stone”. Mais il est devenu rouge de honte et personne ne l’a cru. Les autres ont pensé qu’il n’avait jamais réussi à les écrire. En détresse, il a pris une cassette avec la piste instrumentale que nous avions enregistrée et un lecteur de cassettes portatif avec un casque et a disparu dans la cage d’escalier. Il a saisi quelques crayons mais oublié de prendre du papier. Il a écrit les paroles sur le mur au dernier étage du studio. Après «deux ou trois heures», il «est accouru en bas pour prendre un bloc-notes, a réussi à les copier». Les paroles, qui racontent l’histoire d’un garçon qui vient de perdre sa virginité, sont chantées assez rapidement par Tyler, avec une forte accentuation sur les paroles de rime. C’est le bassiste Tom Hamilton qui a trouvé la ligne principale sur “Sweet Emotion”. En 1997, lors d’une interview du groupe avec Alan Di Perna de Guitar World, les membres ont discuté du fait que la chanson doit beaucoup à la composition de Jeff Beck «Rice Pudding».

Permanent Vacation (1987) : obtient beaucoup de succès, se vendant à 5 millions d’exemplaires aux États-Unis, grâce aux hits “Dude (Looks Like a Lady)”, “Angel” et “Rag Doll”. Le groupe entame ensuite un tournée aux États-Unis puis au Japon, qui se poursuit jusqu’en 1988.

Pump (1989) : battant les ventes de Permanent Vacation, avec 3 singles dans le Top 10 : “Janie’s Got a Gun”, “Love in an Elevator” et la ballade “What it Takes”. Cette réussite rétablit définitivement Aerosmith comme un des plus grands groupes de rock ‘n’ roll. Pour promouvoir l’album, le groupe reprend la route pour le Pump tour qui dure 12 mois et est marqué par son retour dans les salles européennes, pour la première fois depuis 1977, ainsi que l’unique passage du groupe en Australie.

Get a Grip (1993) :  devient le plus grand succès du groupe en se vendant à 20 millions d’exemplaires dans le monde ; il contient de nombreux hits, comme “Eat the Rich”, “Livin on the Edge” ainsi que les trois célèbres ballades “Cryin'”, “Crazy” et “Amazing”. La présence de ces chansons plus « douces », qui connaissent un grand succès à la radio et sur MTV, fait dire aux fans de la première heure que le groupe a changé. La tournée de promotion de l’album dure 18 mois, pour 240 concerts, partout dans le monde (ce qui reste encore aujourd’hui leur plus grand nombre de concerts donnés en une seule et même tournée).

Un palmarès impressionnant :

Aerosmith a remporté 25 certifications d’or, 18 de platine et 12 certifications d’album multi-platine, en plus d’un album de diamants, de quatre singles d’or et d’un single numérique de platine. Les médias se réfèrent souvent à Aerosmith, qui a vendu plus de 150 millions d’albums dans le monde entier et 70,2 millions aux États-Unis, comme étant le groupe de rock américain le plus vendu.

Malgré la popularité et le succès d’Aerosmith dans les années 1970, ce n’est qu’à leur come back à la fin des années 1980 et 1990, qu’ils ont commencé à gagner des prix et une reconnaissance majeure. En 1987, Aerosmith a remporté le Soul Train Music Award pour le meilleur Rap en Single pour la reprise de “Walk This Way” par Run-DMC. En 1990, Aerosmith a remporté son premier Grammy Award, pour la meilleure performance vocale pour un duo ou un groupe de rock, et a remporté quatre récompenses de ce genre (toutes dans les années 1990) pour “Janie’s Got a Gun”, “Livin ‘on the Edge”, “Crazy” et “Pink”. Aerosmith est le deuxième groupe derrière U2 dans cette catégorie.

Aerosmith est le neuvième meilleur artiste (et le troisième meilleur groupe) de tous les temps aux MTV Video Music Awards (VMA), avec dix récompenses à ce jour. Aerosmith est également le chef de file dans les catégories “Meilleures Video de Rock” (avec quatre prix) et “Choix des téléspectateurs” (avec trois de ces récompenses). Aerosmith a également remporté une victoire dans chacune de ces catégories : vidéo de l’année, meilleure vidéo en groupe et meilleure vidéo d’un film. Les vidéos pour lesquelles Aerosmith a remporté les VMA sont “Janie’s Got a Gun” (2 récompenses), “The Other Side”, “Livin ‘on the Edge”, “Cryin'” (3 récompenses), “Falling in Love (Is Hard on the Knees)”,” Pink “, et “I Don’t Want to Miss a Thing”. Au cours de leur carrière (principalement 1990 et après), Aerosmith a également remporté six prix de musique américains, quatre prix Billboard Music Awards, deux People’s Choice Awards, seize Boston Music Awards et de nombreux autres prix et distinctions. Aerosmith a été introduit au Hollywood’s Rock Walk en 1990, et au Rock and Roll Hall of Fame en 2001.

Discographie : 

Aerosmith (1973)
Get Your Wings (1974)
Toys in the Attic (1975)
Rocks (1976)
Draw the Line (1977)
Night in the Ruts (1979)
Rock in a Hard Place (1982)
Done with Mirrors (1985)
Permanent Vacation (1987)
Pump (1989)
Get a Grip (1993)
Nine Lives (1997)
Just Push Play (2001)
Honkin’ on Bobo (2004)
Music from Another Dimension! (2012)

Voir sur YouTube : “Aerosmith – Sweet Emotion” ; “Aerosmith – Walk This Way (from You Gotta Move)” ; “Aerosmith – Livin’ On The Edge” ; “Aerosmith – Pink” ; “Aerosmith – Jaded” ; “Aerosmith – Dude (Looks Like A Lady)” par AerosmithVEVO

Oldtimer – Maserati Merak (1972-83)

Réussite esthétique, la Bora, signée Giorgo Giugiaro, fut la première berlinette Maserati à moteur central arrière. Elle donna le jour à la Merak, née en octobre 1972, équipée d’un moteur moins puissant que le V8 de la Ghibli, le V6 de la Citroën SM dû à l’ingénieur Alfieri. Lorsque De Tomaso prit le contrôle de Maserati au printemps 1975, il modifia la Merak selon deux orientations nouvelles : d’une part, une version SS plus puissante destinée à l’exportation dérivée du modèle présenté par Citroën au salon de Genève de 1975, et d’autre part, une version deux litres destinée au seul marché italien sur lequel les voitures de cylindrée supérieure étaient fortement taxées.

Trois modèles différents :

Merak (1972-75) : La première version qui faisait 190 ch, est née pendant le contrôle de la marque par Citroën, qui a fait la part belle à l’hydraulique. Le tableau de bord reprenait la plupart des composants de la SM, y compris les compteurs ovales, le volant monobranche, etc. La direction SM Diravi et les freins assistés Citroën était peut être trop en avance sur les conceptions traditionnelles italiennes d’alors. Elle ne restera que deux années au catalogue.

Merak SS (1975-83): La deuxième version bénéficie de 30 ch supplémentaires. Elle a été étudiée sous l’ère Citroën et présentée au salon de Genève en Mars 75. Sa commercialisation intervient dans le courant de cette même année, alors que Citroën vient de liquider ses 70% de part dans Maserati et les céder une société d’état destinée à recueillir les entreprises en difficulté, à la recherche d’un nouvel actionnaire. De Tomaso prend le contrôle de la marque et débarrasse la Merak du système hydraulique à haute pression de Citroën pour revenir à un système plus traditionnel alors que les finitions carrosserie sont confiées à Osi, autre firme contrôlée par De Tomaso.

Merak 2000 GT (1975-83) : Commercialisée en Italie seulement. Sa puissance est abaissée à 170 ch.. Elle fut introduite dès la prise de contrôle par De Tomaso, alors que la TVA sur les automobiles en Italie était, à cette époque, très défavorable aux modèles de plus de 2 litres de cylindrée (38 % au lieu de seulement 19 %). En fait, cette version était une alternative économique à la Maserati Bora équipée d’un moteur de 4,7 ou 4,9 litres de cylindrée. La version 2000 GT est reconnaissable à ses bandes latérales. Elle est commercialisée jusqu’en 1983, date à laquelle elle sera remplacée par la Maserati Biturbo.

Caractéristiques techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf : Merak SS : 100.000 F en 1975 ; 244.160 F en 1983 soit 80.000 € avec 116% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 45.000 €.

Album – The Rubettes – We Can Do It (1975)

Le groupe The Rubettes fut créé en 1973 par deux producteurs anglais, Wayne Bickerton de chez Polydor, et son ami d’enfance, Tony Waddington de chez Decca Records. Ils voulaient combiner le glam rock avec un son rock and roll revival des années 50. Waddington et Bickerton co-écrirent et produisirent l’enregistrement de démonstration, “Sugar Baby Love”, une chanson à l’origine destinée au groupe Showaddywaddy qui la refusa, et finalement qu’ils offrirent à leurs musiciens de cession, pourvu qu’ils deviennent un groupe réel. Les musiciens acceptèrent, et prirent le nom “The Rubettes”. Le groupe original des Rubettes comprenait John Richardson à la batterie, Mick Clarke à la basse, Bill Hurd et Peter Arnesen aux claviers, et Tony Thorpe à la guitare. Le chanteur Paul DaVinci quitta le groupe juste avant “Sugar Baby Love”, et fut remplacé par Alan Williams.

“Sugar Baby Love” devint un immense succès au Royaume-Uni en 1974, restant numéro un pendant cinq semaines, et fut propulsé à la 37ème place aux U.S.A. au mois d’août. Ce sera leur hit le plus connu, les titres ultérieurs remportant certes du succès, mais dans une moindre mesure. Le groupe s’est séparé en 1979 puis s’est brièvement réuni en 1983. Depuis 1999, deux formations « Rubettes » coexistent. À l’issue d’un procès, Alan Williams et Bill Hurd gardent indépendamment les droits d’exploiter le nom « Rubettes » en tournée, sous condition que le nom du leader figure clairement sur les annonces, c’est-à-dire : « The Rubettes featuring Alan Williams », ou bien : « The Rubettes featuring Bill Hurd ».

Wear It’s ‘At (1974) :  est le premier album des Rubettes. Les titres de cet album étaient interprétés dans le style doo-wop. Le titre de l’album était une référence à la tenue vestimentaire que portait le groupe sur scène. À sa sortie, l’album a atteint la 32ème place dans les charts allemands et la 42ème aux Pays-Bas. “Sugar Baby Love”, fut un succès instantané, devenant d’un seul coup numéro un au Royaume-Uni. “Tonight” fut le second tube de l’album et marcha aussi très bien.

We Can do It (1975) : écrit et interprété dans le même style hybridé entre glam rock et doo-wop, l’album remporta moins de succès, mais comprenait quand même deux nouveaux singles qui furent très bien classés dans les Hit parades britanniques et français :  “Jukebox Jive” à la 3ème place et “I Can Do It” à la 7ème place.

Singles classés au Top 40 Anglais :

“Sugar Baby Love” (Janvier 1974) – N°1
“Tonight” (Juillet 1974) – N°2
“Juke Box Jive” (Novembre 1974) – N°3
“I Can Do It” (Mars 1975) – N°7
“Foe-Dee-O-Dee” (Juin 1975) – N°15
“Little Darling” (Octobre 1975) – N°30
“You’re The Reason Why” (Avril 1976) – N°28
“Under One Roof” (Aoüt 1976) – N°40
“Baby I Know” (Janvier 1977) – N°10

Discographie :

1974 : Wear It’s ‘at
1975 : We Can do It
1975 : Rubettes
1976 : Sign of the Times
1977 : Baby I Know
1978 : Sometime in Old Church
1978 : Still Unwinding
1979 : Shangri ‘La (enregistré en 1979 mais sorti en 1992)
1990 : Greatest Hits
1992 : Riding on a Rainbow
1994 : 20th Anniversary
1994 : Smile
1994 : The Very Best of
1995 : Making Love in the Rain

Voir sur YouTube :  “The Rubettes – “Juke Box Jive” par MichelV6 ; “The Rubettes – I Can Do It – 1975 HD” par andre van cleemput ; “Rubettes – Tonight 1974″ par fritz51356 ;Foe Dee O Dee (The Rubettes; Musikladen, 1975).avi” par RubettesTunebox