Youngtimer – Ferrari Mondial (1980-93)

La Ferrari Mondial fut présentée au Salon de Genève en mars 1980, pour succéder à la 308 GT4. Cette dernière avait une carrosserie signée Bertone, qui n’avait pas fait l’unanimité. Mais pour le nouveau modèle, Ferrari s’était de nouveau adressé à Pininfarina. Sa version Quattrovalvole à 32 soupapes sortit en 1983, et la version cabriolet en 1984. Son moteur central et transversal était le 3 litres dérivé du Dino 308 GT4.

La seule de son espèce :

La Mondial resta tout au  long des années 80 la seule voiture au monde à quatre places à moteur central. Elle reprenait le châssis et la mécanique de la 308 GTB, avec un empattement allongé de 30 cm pour prendre en compte les places arrières, ce qui entraînait un supplément de poids de 200 kg. La Mondial bénéficia en conséquence des mêmes améliorations que son homologue biplace. Une version 4 soupapes par cylindre, un modèle cabriolet puis la version Mondial T en fin de carrière. Avec sa boîte de vitesse transversale et une implantation moteur/boîte différente, la place pour les tubulures d’admission et d’échappement permettait une meilleure accessibilité pour l’entretient qui n’était pas une mince affaire sur les versions précédentes. Partant du moteur, un arbre assez long traversait la boîte de part en part jusqu’à l’embrayage. Le principe de cette séparation physique de l’embrayage et du volant moteur fut d’abord appliqué sur la Ferrari F1.

Un succès commercial : 

La Mondial fut comme ces pièces de théâtre dédaignées par les critiques mais acclamées par le public. Les fanatiques purs et durs de la marque la taxaient de “Ferrari de père de famille” mais elle n’a jamais manqué de clients, avec une moyenne de 500 exemplaires vendu chaque année.

Caractéristiques :

Mondial (1980 – 1982) : Moteur et transmission : Moteur V8 3,0 L, 16s ; Position du moteur Transversale centrale arrière ; Cylindrée 2 927 cm3  ; Puissance maximale 214 ch (157 kW) ; Couple maximal 243 Nm ; Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Boîte manuelle 5 rapports ; Poids et performances : 1550 kg ; Vitesse maximale : 240 km/h ; Dimensions : Longueur : 4 580 mm, Largeur : 2790 mm, Hauteur : 1260 mm ; Empattement : 2 650 mm.

Mondial 8 Quattrovalvole (1982 – 1985) : Moteur et transmission : Moteur : V8 3,0 L, 32s ; Cylindrée : 2 927 cm3 ; Puissance maximale : 240 ch (176 kW).

Mondial 3.2 litres (1985-89) : Moteur : V8 3,2 L, 32s ; Cylindrée : 3 186 cm3 ; Puissance maximale : 270 ch (199 kW)

Mondial T (1989 – 1993) : Moteur et transmission V8 3,4 L ; 32s Cylindrée 3405 cm3 ; Puissance maximale 300 ch.

Prix de vente en 1985 : 400.000 Francs en coupé, 448.000 Francs en Cabriolet soit 112.068 € et 125.516 € avec 84% d’inflation.

Prix actuel : de 30.000 à 50.000 € selon l’état. La Ferrari Mondial étant la plus abordable sur le marché de l’occasion, c’est le ticket d’entrée pour posséder une voiture de la marque. La Mondial 8 (1980-82) est la moins recommandable (peu fiable, la moins puissante, sensible à la corrosion). Préférez la 3.2 litres (1985-89). La mondial T (1989-93) est fiable elle aussi, mais le changement de courroie de distribution coûte un bras (plus de 3000 € et deux fois plus chez Ferrari), la dépose du moteur étant obligatoire. C’est cependant la version la plus recommandable…

Voir sur YouTube : “1989 Ferrari Mondial T” par Jonathan Harper

Youngtimer – Mercedes 500 SEC (1982-1985)

Depuis l’abandon, à la fin des années 60, des élégants coupés 4 places 220, 250 et 30 SE, Mercedes n’offrait plus que les coupés SLC 2+2. Avec la présentation fin 1981 des coupés 4 places 380 et 500 SEC, la firme de Stuttgart renouait donc avec une ancienne tradition.

Le raffinement en plus :

“Toute Mercedes doit être reconnaissable comme telle”. Ce sacro-saint principe stylistique de la marque était parfaitement respecté sur ce luxueux coupé 500 SEC. C’était une version à deux portes de la berline 500 SE avec une esthétique raffinée et un équipement exceptionnel pour l’époque : climatiseur automatique, régulateur de vitesse de croisière, siège avant à réglage électrique, sellerie cuir ou velours au choix ; enfin, plus extraordinaire, transporteur de ceintures de sécurité électriques amenant la boucle de ceinture à portée de main et évitant les contorsions inévitables dans un coupé 2 portes dont les montants arrière de portes sont très reculés.

La consommation en moins :

Des réglages moteur différents, un considérable allongement du rapport de pont, l’abaissement du régime de passage automatique des rapports et un aérodynamisme soigné permettaient au coupé 500 SEC de consommer 25% de moins que le coupé 2+2 500 SLC. Au point de ne pas dépasser 20l/100 km, à cadence très élevée, avec une voiture de 1700 kg, capable de moins de 30″ au kilomètre départ arrêté. Mais était-ce là une préoccupation majeure pour une clientèle qui devait débourser plus de 350 000 F pour l’acquérir en 1982?

Caractéristiques :

Moteur : V8 en alliage léger ; 4973 cm3 ; deux arbres à came en tête ; injection électronique Bosh “K Jetronic” ; puissance 231 ch DIN à 4750 tr/mn. Transmission: boîte automatique Mercedes à convertisseur de couple à 4 rapports, roues arrières motrices ; 4 roues indépendantes ; 4 freins à disques avec ABS. Dimensions : empattement, 2,845 m ; voie avant, 1,545 m ; voies arrière, 1,517 m ; poids, 1689 kg. Performance : vitesse de pointe, 225 km/h.

Prix de vente en 1985 : 455.000 Francs soit 127.477 € (correction faite de l’inflation sur la période).

Prix actuel : entre 8500 et 12000 € selon l’état.

Youngtimer – Lamborghini P300 Uracco (1974-80)

C’est une triste histoire que celle de la Lamborghini Uracco, cette jolie voiture qui a fait le malheur de son constructeur. Lamborghini avait une position enviable à la fin des années 60, avec ses modèles à moteur V12 qui rivalisaient de succès avec ceux de Ferrari. Mais 1974 est un tournant dans l’histoire de la firme. Ferruccio Lamborghini vend 49% de ses parts à un autre investisseur suisse, René Leimer, et perd tout intérêt pour sa firme automobile. Mais contrairement à son associé, Leimer suit de très près ce qu’il se passe et sous l’impulsion de l’ingénieur Paolo Stanzani, le salon de Turin 1974 devient un véritable festival de Lamborghini V8. Sur le stand figure entre autre, la P200 (pour faire face à la hausse de TVA sur les moteurs supérieurs à 2 litres) et la P300 (identifiable à son capot strié et dont le moteur est un nouveau V8 de 2994 cm3 de cylindrée).

Un véritable bijou : 

Comme son modèle de Maranello, le constructeur de Sant’Agata voulait créer un modèle de “petite” cylindrée. Il oubliait que la Dino n’aurait pu exister sans le soutient de Fiat. En effet, c’est une vieille loi, toujours vraie mais toujours oubliée, qu’un petit modèle coûte presque aussi cher à construire qu’un gros, mais qu’on ne peut pas le vendre au même prix. Il faut se rattraper sur la quantité, ce qui n’est possible que si l’on s’appelle Fiat. L’Uracco qui fut présenté au salon de Genève 70 (mais commercialisée bien plus tard, en 74) comme on pouvait s’y attendre, fut considérée comme un véritable bijou, pour la mécanique avec son V8 transversal, autant que pour la carrosserie signée Bertone, mais elle ne fut vendue qu’à 775 exemplaires.

Le dos au mur : 

Pour ne rien arranger s’annonçait la crise du pétrole, et bientôt le constructeur eut le dos au mur : il lui était impossible de fabriquer, puis de vendre l’Uracco en nombre suffisant pour être rentable. Les difficultés de Lamborghini ne faisaient que commencer, et n’étaient pas près de s’achever. C’était bien dommage pour lui et pour l’Uracco qui aurait mérité mieux.

Caractéristiques :

Moteur : V8, 4 arbres à came en tête ; cylindrée : 2994 litres ; puissance : 260 ch DIN à 7500 tr/mn.

Transmission : Roues arrières motices ; boîte de vitesses à 5 rapports.

Dimensions : empattement, 2,45 m ; voies avant et arrière, 1,45 m ; poids : 1250 kg.

Performance : vitesse de pointe : 250 km/h.

Prix de vente en 1974 : 117 100 Francs soit 102.389 € actuels en tenant compte des 473 % d’inflation sur la période.

Prix constaté en 2016 : entre 50.000  et 100.000 € pour un modèle fiabilisé en état collection.

Voir sur YouTube : “Rare 1975 Lamborghini Urraco Test Drive and Drive By” par  Sunset Classics

Youngtimer – Lancia Thema 8.32 (1986-92)

La Lancia Thema :

La Lancia Thema est un parfait exemple de l’automobile produit  de groupe, résultant de la combinaison d’éléments provenant de divers  bureaux d’études. Et dans ce cas, le rôle de la banque d’organe a été encore élargi à quatre marques Fiat, Lancia, Alfa Romeo et Saab.

La bande des quatre :

Ces quatre firmes (les trois premières étaient déjà fortement intégrées) ont donc mis leurs efforts en commun pour produire une plateforme et une coque commune acceptant des motorisations et des suspensions différentes. Chez Fiat et chez Lancia, la diversification des motorisations est très poussée avec des bases communes aux deux marques, mais la Thema va jusqu’à proposer un V8 Ferrari dans sa version 8.32.

Une grande voiture :

Rivale des BMW et Mercedes dans ses versions les plus puissantes, la Thema est une grande voiture, bien finie, faite pour les grands voyages. Une suspension pilotée en 1987 a encore amélioré ses qualités routières. Visant un large segment de clientèle, elle existe même en station wagon (break) et en turbo diesel, un modèle très performant.

La version Ferrari 8.32 :

Ce moteur V8 rempli à ras bord le compartiment avant et amène la Thema aux limites de la traction avant. C’est bien le 3 litres Ferrari de la 308, splendide. Des 255 ch de la Ferrari, il n’en reste “que” 215, avec toujours, 4 arbres à cames en tête et 4 soupapes par cylindre. Côté châssis, pas de modifications importantes par rapport à la Thema normale: ressorts et barre stabilisatrices, freins plus grands (avec ABS Bosch) ont été revus. La direction, par contre, est nouvelle: le système ZF Servotronic donne un maximum d’assistance à l’arrêt, et celle-ci diminue quand la vitesse augmente. La 8.32 est une vraie 5 place. L’intérieur est cossu avec une planche de bord en placage de noyer gainé de très beau cuir. Les sièges sont en alcantara. Cette robe élégante et discrète cache un tempérament de feu: 240 km/h de pointe selon le constructeur, le kilomètre départ arrêté en 27,6 secondes.

Caractéristiques :

Moteur: 4 cylindres en ligne à 2 ACT, à 8 ou 16 soupapes, avec ou sans turbo ou 8 cylindres en V Ferrari; cylindrée, 1995 cm3 ou 2849 cm3 ou 2827 cm3 ou 2449 cm3 (version diesel); puissance, 118 à 215 ch selon la motorisation. Transmission: boîte de vitesse manuelle à 5 rapports ou automatique; traction AV. Dimensions: empattement, 2,66 m; voies avant, 1,49 voies arrières; poids 1230 à 1410 kg. Performances: vitesse maximale, 190 à 235 km/h selon motorisation.

Prix en 1990 et prix actualisé en 2016 : en tenant compte d’une inflation cumulée de 174.3% : 346.000 Francs soit 81.305 € avec une inflation de 54,1% sur 26 ans.

Cote constatée en 2016 : entre 9000 et 20.000 € pour un modèle en état collection.

Voir sur YouTube :  “Lancia Thema 8.32 – Davide Cironi drive experience (ENG.SUBS)”  par Davide Cironi

Youngtimer – Alfa Romeo GTV6 (1979-85)

Avec la présentation de l’Alfetta GT en 1974, Alfa Romeo Romeo renouait avec la longue lignée des voitures de Grand Tourisme qui était une de ses spécialités. Le style de carrosserie changeait puisque ce modèle était dessiné par Giorgio Giugiaro, qui prenait la place de Bertone ou de Pininfarina pour traiter cette forme de véhicules.

La ligne change :

Si la mécanique restait le bon vieux quatre cylindre à deux arbres à came en tête, entièrement en aluminium, la caisse était nouvelle avec la fameuse ligne “en coin” signée par Ital Design. Le succès fut immédiat. Ce modèle fut vendu pendant deux années puis une nouvelle série était présentée, le GTV 2000, qui conservait la même carrosserie et se voyait montée avec un moteur de deux litres au lieu du précedent 1750 cm3. Les performances augmentaient avec les chevaux.

Un nouveau moteur :

En 1979 était présenté la dernière évolution de la GT, la GTV6. Les lignes générales restaient les mêmes, mais une nouvelle mécanique apparaissait. Un très beau moteur à six cylindres en V, tout en aluminium, prenait le place du vieux et fidèle quatre cylindre en ligne. La cylindrée augmentait et passait à 2,5 litres. Traité avec recherche et distinction, l’intérieur était des plus cossu. La douceur du V6 en faisait l’une des plus remarquable Grand Tourisme du moment.

Caractéristiques :

Moteur: 6 cylindres en V à 2 ACT par banc de cylindre; puissance fiscale: 13 CV; cylindrée, 2492 cm3: puissance: 160 ch à 6000 tr/mn. Injection électronique. Transmission: boîte de vitesse à 5 rapports; roues arrières motrices. Dimensions: empattement, 2,40 m; voie avant, 1,37 m ; voies arrières, poids, 1210 kg. Performances: vitesse maximale, 215 km/h.

Prix en 1981 et prix actualisé en 2016 : en tenant compte d’une inflation cumulée de 174.3%: 90.000 Francs soit 37.648 €

Cote constatée en 2016 : entre 15.000 et 20.000 €

Ci-dessous Photos extraites d’une Brochure Alfa Romeo 1984

Voir sur YouTube : “Alfa Romeo GTV6 – Octopussy (´83)” mis en ligne par associnemalfa

 

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