Youngtimer – Lancia Beta HPE (1974-84)

Présentée en mars 1975 au Salon de Genève, la Lancia Beta HPE est une version évoluée du coupé Beta. Lancée à la suite d’une étude de marché approfondie, sa formule originale associe, sur une motorisation brillante (surtout en version 2 litres), l’élégance raffinée du coupé à l’esprit pratique du break. D’où son appellation, qui signifie “High Performance Estate”.

Les versions :

1974-76 : Réalisée sur l’empattement de la berline et non du coupé, la HPE est équipée, comme un break, d’un hayon et d’une banquette arrière rabattable. Due au crayon du maître carrossier Pininfarina, elle reçoit les moteurs de haut de gamme de la Beta. Traction avant à quatre roues indépendantes, elle est d’abord motorisée par le 1600 cm3 de 100 ch DIN, ou le 1800 cm3 des coupés, accouplé à une boîte à cinq vitesses.

1976-78 : La Lancia Beta HPE subit un premier lifting reconnaissable aux 5 baguettes horizontales superposées situées à la base de sa calandre pour la HPE 1800 et à la saillie sur la partie centrale du capot moteur. On trouve en option la direction assistée, la climatisation, la sellerie cuir et le toit ouvrant.

1978-82 : Toute la gamme Beta profite de la nouvelle face avant. Apparition d’une nouvelle planche de bord avec une instrumentation très complète. À partir de 1979, une évolution plus puissante de 2 litres de cylindrée remplace la 1800, mais la 1600 reste cependant au catalogue. En même temps, une boîte automatique apparaît en option. Doté d’un double arbre à cames en tête, le moteur de deux litres développe 115 ch DIN.

1982-84 : Calandre calquée sur celle de la Delta, pare-choc enveloppant jusqu’aux passages de roues avec spoiler pour les HPE 2000, suppression des chromes (cadres de vitres, poignées de porte), bandeau inférieur du hayon satiné, le modèle HPE est renommé H.P. Executive. En 1982, le carburateur est remplacé par une injection électronique Bosh Le-Jetronic, qui fait passer la puissance à 122 ch, tandis qu’en fin de carrière – en mai 1983 -, une troisième version est proposée, parallèlement aux deux autres, équipée d’un moteur volumétrique.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1983 : 71.390 F pour la 1600 et 80.590 F pour la 2000 soit respectivement 21.590 € et 24.373 € avec 98.4% d’inflation.

Album – David Bowie – Tonight (1984)

David Jones (08-01-47) (†10-01-16), chanteur britannique né à Londres, plus connu sous son nom de scène David Bowie, eut quelques difficultés au début de sa carrière musicale, car le chanteur des Monkees – groupe très populaire à l’époque – portait le même nom que lui. Un peu dégouté par le monde de la musique, il travailla quelques années avec le mime Linsay Kemp. Une expérience qui lui sera utile plus tard. Le nom de Bowie apparait dès 1966, lorsqu’il enregistre chez Decca deux albums parus plus tard en un seul double sous le titre “Images 1966-67”. L’inspiration, la poésie, le feeling, annoncent déjà les prochaines productions. David Bowie se cherche une image. Son récent passé de mime lui permet de fignoler un jeu de scène qu’il est alors le seul à partiquer – la mode étant plutôt au côté cool, bon enfant, effacé, à la manière du Pink Floyd ou de Croby, Stills, Nash & Young. Ce choix d’une image va s’avérer être un élément déterminant dans sa carrière.

En 1972, avec la sortie de “Ziggy Stardust”, il a maîtrisé un art de la scène extraordinaire, tout entier centré sur son personnage. Il apparaît alors dans des tenues et des maquillages de plus en plus extravagants. Un accident à l’œil gauche – il a une pupille paralysée – rend son regard fascinant.  Pourtant, cela n’est qu’une façade. Derrière, il y a un musicien étonnant, un compositeur et surtout un producteur/arrangeur dont la réputation ne tarde pas à s’étendre. On fait appel à lui dans tous les milieux. Mais il donne la préférence à ceux qu’il sent proche de son personnage : Mott The Hoople (“All The Young Dudes”), Lou Reed (“Transformer”), Iggy Pop (“The Idiot”)… La musique de Bowie lui-même évolue sensiblement au fil des années, déterminant les modes plutôt que de les suivre. Du pop-rock de “Ziggy Stardust” et “Aladdin Stone”, il passe bientôt au rhythm and blues et à la soul music (“Young Americans”), avant de flirter avec le disco.

Mais de nouvelles rencontres entraînent une remise en question de ses idées. Et, à partir de l’abum “Low”, sa collaboration avc Brian Eno, puis Robert Fripp, se fait sentir. Bowie réside alors en Allemagne et s’intéresse à la démarche du groupe Kraftwerk. Une nouvelle ère commence, dont l’abum “Heros” est le témoignage. L’importance de David Bowie dans la musique des années 70 est considérable. Il a fait passer le rock d’un état d’auto-satisfaction limitatif à celui d’une musique populaire d’avant-garde, préparant ainsi son entrée dans les années 80 avec son virage Funk. Cependant, il finit cette décennie avec un revirement complet, en s’associant au groupe de garage rock, Tin Machine. Dans les années 1990, il retourne à un style plus expérimental intégrant les influences de musiques contemporaines comme la techno et le drum and bass.

David Bowie a été introduit au Rock’n’Roll Hall of Fame en 1996 dans la catégorie interprète. Bien que considéré comme l’un des artistes pop-rock les plus importants de l’histoire, David Bowie n’a été récompensé que d’un seul et unique Grammy Award, pour un clip, Blue Jean, dans la catégorie meilleur vidéo clip en 1985. Il a toutefois reçu un Grammy d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, en 2006.

Quelques albums remarquables :

Space Oddity (1969) : Son premier album populaire. Bowie se cherche encore. Il se souvient de ses premières amours, dans le jazz (il joue du saxophone) et le rhythm and blues, tout en affirmant un nouveau penchant pour le rock. À noter la présence d’un certain Rick Wakeman (du groupe Yes) aux claviers. Déjà, Bowie s’affirme comme un explorateur des sons et fait intervenir dans sa musique des instruments aussi variés que le violoncelle (Paul Buckmaster), l’harmonica, le stylophone ou les flûtes.

The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars (1972) : L’image est au point, et le groupe résolument rock. Un seul morceau suffit à établir la réputation du chanteur après du public : “Rock And Roll Suicide”, et à lancer son rock particulier dont il devient le personnage central.  L’album atteignit la cinquième place des charts au Royaume-Uni et la 75e au Billboard. Il s’agit d’un concept album dans lequel Bowie incarne Ziggy Stardust, star androgyne du futur, accompagné par les Spiders from Mars, groupe composé du guitariste Mick Ronson, du bassiste Trevor Bolder et du batteur Mick Woodmansey. Rick Wakeman est aussi présent au clavecin électrique sur “It ain’t easy”.

Heros (1977) : Après “Low” qui est le premier album d’une trilogie avec “Heros” et “Lodger”, Bowie s’affirme comme un des maîtres à penser de la musique future – avec la complicité de Robert Fripp à la guitare et de Brian Eno aux claviers. Les sons de demains seront froids, répétitifs, métalliques. L’album a été enregistré à Berlin.

Scary Monsters (and Super Creeps) (1980) : Il contient notamment la chanson “Ashes to Ashes”, également éditée en single et qui fut illustrée par un clip réputé surfant sur la vague néo-romantique alors en vogue au Royaume-Uni, David Bowie apparaissant dans la vidéo déguisé en Pierrot. Cet album, critiqué positivement lors de sa sortie vient en quelque sorte clore les très riches années 1970 de David Bowie, la chanson “Ashes to Ashes” se référant au Major Tom, anti-héros du premier succès de David Bowie, Space Oddity en 1969. L’autre gros succès de l’album, tiré en single est “Fashion”, préfigurant l’album funky “Let’s Dance”.

Let’s Dance (1983) : Le quinzième album de David Bowie paru en 1983 fut produit par Nile Rodgers, et enregistré en dix-sept jours avec ses musiciens. Il s’agit du plus grand succès commercial de la carrière de l’artiste britannique, No 1 dans de nombreux pays, et dont les ventes estimées dépassent les 10 millions d’exemplaires. Il contient les tubes “Modern Love”, “China Girl”, “Let’s Dance” et “(Cat People (Putting Out Fire)”, qui est extrait de la bande originale du film La Féline.

Tonight (1984) : a été publié sur le label EMI America. Bowie a décrit l’album, sorti immédiatement après la tournée de son album précédent, comme “un effort pour garder la main, pour ainsi dire» et conserver le nouveau public qu’il avait récemment acquis. L’album fut un nouveau succès commercial immédiat, atteignant la première place dans le UK Albums Chart en octobre 1984, et il reçut d’excellents critiques. Iggy Pop a passé beaucoup de temps dans le studio avec Bowie et son groupe, et a participé à l’enregistrement de l’album. Cet album contient quelques tubes, notamment : “Lovin the Alien” et “Blue Jean”.

Discographie : 

1967 : David Bowie
1969 : Space Oddity
1970 : The Man Who Sold the World
1971 : Hunky Dory
1972 : The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars
1973 : Aladdin Sane
1973 : Pin Ups
1974 : Diamond Dogs
1975 : Young Americans
1976 : Station to Station
1977 : Low
1977 : “Heroes”
1979 : Lodger
1980 : Scary Monsters (and Super Creeps)
1983 : Let’s Dance
1984 : Tonight
1987 : Never Let Me Down
1993 : Black Tie White Noise
1993 : The Buddha of Suburbia
1995 : 1. Outside
1997 : Earthling
1999 : Hours…
2002 : Heathen
2003 : Reality
2013 : The Next Day
2016 : Blackstar

Voir sur YouTube : “David Bowie – Cat People (Putting Out Fire) Music Video HQ” par TheAtomicFlowers

Rétroactu 1984 – Émission TV : Top 50 (1984-2015)

Quelques évènements de l’année 1984 :

22 janvier : Manifestation à Bordeaux pour la défense de l’enseignement catholique.
26 janvier : Loi Savary sur l’enseignement supérieur et l’enseignement secondaire, visant à fusionner public et privé. Violente opposition des écoles catholiques.
8 février : Ouverture des jeux olympiques d´hiver à Sarajevo, Yougoslavie.
26 avril : Mort de Count Basie (pianiste et chef d’orchestre de jazz américain).
8 mai : L’URSS annonce son intention de boycotter les jeux olympiques de Los Angeles, suivie par quatorze nations du bloc de l’Est.
24 mai : L’Assemblée nationale adopte la réforme Savary sur l’enseignement privé.
6 juin : Assaut sur le Temple d’Or d’Amritsar, en Inde.
7-9 juin : Sommet du G7 à Londres. Il encourage « les parties à rechercher un règlement pacifique et honorable » dans le conflit Iran-Irak.
29 juin : La Polynésie française devient un territoire d’outre-mer. Le 29 juin est un jour férié dans cette collectivité française d’outre-mer.
11 juillet : Le prix de l’essence augmente d’une nouvelle taxe de 22 centimes pour financer la Caisse nationale de l’énergie. Dès 1986, cette taxe sera intégrée dans la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP). Le ministère du redéploiement industriel assure que cette nouvelle taxe servira à financer les économies d’énergie et non pas le déficit du budget de l’État. Le nouvel impôt devrait rapporter, selon le ministère des finances environ 17 milliards de francs de recettes fiscales supplémentaires.
17 juillet : Démission de Alain Savary, ministre de l’éducation nationale, puis de tout le gouvernement Mauroy.
19 juillet : Jacques Delors est nommé président de la Commission européenne.
5 août : Mort de Richard Burton (acteur britannique).
6 septembre : France : le PCF quitte la majorité. Vote du statut d’autonomie interne pour la Polynésie française.
15 octobre : L’évêque sud africain Desmond Tutu devient Prix Nobel de la paix.
16 octobre : Grégory Villemin, un petit garçon de 4 ans, est retrouvé mort dans la Vologne.
19 octobre : Décès de Henri Michaux (poète et peintre français d’origine belge).
21 octobre : Décès de François Truffaut (cinéaste français).
31 octobre : Mort d’Indira Gandhi (femme politique indienne).
4 novembre : Naissance de Canal+ et 1er Top 50.
16 novembre : Le nombre de chômeurs dépasse 2,5 millions.
18 novembre : Élections et affrontements en Nouvelle-Calédonie.
2-3 décembre : Catastrophe de Bhopal. Un gaz extrêmement toxique, l’isocyanate de méthyle, s’échappe d’une usine de pesticides Union Carbide. Cette catastrophe est la catastrophe industrielle la plus grave jamais connue.
31 décembre : Les États-Unis se retirent de l´UNESCO.

Émission TV : Top 50 (1984-2015) :

Le Top 50 est un hit-parade, le seul classement officiel des ventes de singles en France, diffusé du 4 novembre 1984 au 3 septembre 1993 sur Canal+. Véritable institution, sa notoriété est due à l’émission de télé qu’en fit Canal+ de 1984 à 1993.

Véritable institution, sa notoriété est due à l’émission de télé qu’en fit Canal+ de 1984 à 1993. C’est Philippe Gildas, alors directeur d’Europe 1, qui prend l’initiative du classement, avec l’aide de Pierre Lescure, directeur général de Canal+, et d’Etienne Mougeotte, alors patron de la rédaction de Télé 7 jours. Au départ en 1984, Nielsen, spécialiste des relevés de ventes en hypermarchés, relevait manuellement les différences de stock dans les bacs et non pas les sorties caisse, Ipsos s’occupant des disquaires. Ce n’est qu’à partir de 1988 que la distribution s’informatise, et que les méthodes de classements s’affinent. Depuis 1993, c’est Ifop qui réalise les enquêtes hebdomadaires.

Le Top 50, a connu différentes époques, à la télé, en radio, en presse et sur Internet. Marc Toesca popularise l’émission sur Canal+ et en est resté l’animateur emblématique. Il ouvre l’antenne en disant « Salut les p’tits clous ». « P’tits clous » car Marc Toesca recevait du courrier adressé à Marteau Esca.

Le Top 50 fut aussi diffusé de janvier à mai 1985 sur Antenne 2. Puis, en 1995 sur France 2, de 2000 à 2002. Sur TF6. De 2002 à 2014 et en novembre et décembre 2015 sous le nom de My Top 50 sur MCM.

Voir sur YouTube : “TOP 50 1984 1985 1986 Extraits” par TheBENOITNEDELEC ; “20h Antenne 2 du 21 octobre 1984 – François Truffaut est mort | Archive INA” par Ina Actu