Album – Led Zeppelin – IV (1971)

Led Zeppelin est un des groupes britanniques les plus célèbres du monde, connu pour leur ballade à succès “Stairway to Heaven”, mais aussi pour être l’inspirateur du genre musical Heavy Metal. C’est un extraordinaire groupe de scène qui a écumé les salles du monde entier pour assoir sa popularité. Au fil de leurs neuf albums enregistrés entre 1968 et 1979, Led Zeppelin a vendu plus de 300 millions de disques et des millions de billets de concert à travers le monde.

Le quatuor a été créé à la fin de la période Hippie, à travers un groupe mêlant blues, rock and roll, soul, rockabilly, ballade folklorique, jazz, musique classique et orientale. C’était leur stimulation artistique mutuelle, leur interaction de groupe et leur imagination incorporant la mythologie et le mysticisme qui leur a permis de concocter leur style inimitable, et d’établir leur concept et leur démarche artistique.

Jimmy Page était déjà un guitariste de studio très expérimenté qui avait travaillé pour les Yardbirds. A leur séparation, il s’associe avec John Paul Jones et tous deux se lancent sur un nouveau projet : En août 1968, Page invite Robert Plant et John Bonham à se joindre à son groupe, les New Yardbirds, pour une tournée en Scandinavie en septembre. En Octobre 1968, ils prennent le nom de Led Zeppelin, qui découle d’une conversation humoristique entre plusieurs musiciens notamment Keith Moon. Les groupes britanniques prometteurs ayant du succès aux Etats-Unis, le fondateur d’Atlantic Records, Ahmet Ertegun, leur signe un contrat sans même les rencontrer.

Leur premier album, Led Zeppelin, enregistré et mixé en seulement 36 heures en octobre 1968 aux Olympic Studios de Londres, a ouvert la porte à toutes les expériences. L’image phallique du dirigeable Hindenburg sur la pochette, conçue par George Hardie, a annoncé le durcissement du rock et l’arrivée du nouveau super-groupe. Tout en accédant au succès musical en tant que groupe de rock international, Led Zeppelin a exploré une variété de styles, allant des ballades folk anglaises jusqu’au blues et au rock, et a créé son propre style inimitable. Avant la sortie de leur premier album, Led Zeppelin fit des apparitions en live à l’Université de Surrey et à Londres en octobre 1968, puis effectua sa première tournée américaine en Décembre 1968. Dans sa première année, Led Zeppelin a fait quatre tournées aux USA, et quatre autres tournées au Royaume-Uni.

Led Zeppelin II (1969) : Leur deuxième album fut entièrement enregistré durant ces tournées, dans plusieurs studios d’enregistrement américains, et remporta un succès encore plus grand que le premier. «Whole Lotta Love», «Heartbreaker», «Living, Loving Maid» et «Ramble On» sont devenus de grands succès internationaux. Chaque membre du quatuor a contribué à leurs compositions, donnant ainsi un bel exemple de créativité de groupe. Leurs chansons et leurs albums se sont déroulés dans une interaction voix-guitare très polyvalente. La gamme vocale incroyable de Plant et les solos de guitare enchanteurs de Page étaient une des raisons de la singularité du groupe. La musique de Plant et de Page était soutenue par le jeu serré de John Paul Jones à la basse, et de John Bonham à la batterie. L’interaction intense des quatre joueurs sur scène donnait à leurs spectacles un contrepoint visuel à des structures harmoniques et rythmiques reflétant parfaitement leurs compositions.

Leur troisième album, Led Zeppelin III (1970), influencé par le folk et la musique celtique, a offert plus d’inventivité grâce à des morceau de musique acoustique/électrique, et a révélé plus de la polyvalence du groupe avec des compositions telles que “Immigrant Song” et “Since I’ve Been Loving You”.

Led Zeppelin IV (1971) : Plus connu sous le nom de l’album des rûnes. La première face du vinyl qui s’achève par la ballade “Staiway to Heaven” (plagié – avec talent certes – sur Taurus, un titre du groupe psychédélique californien Spirit) est l’un des grands moments de l’histoire du hard rock. Avec la sortie de ce quatrième album qui est sûrement le plus populaire, Led Zeppelin a obtenu une réputation mondiale. “Stairway to Heaven” est devenu le hit radio le plus diffusé et plusieurs autres chansons sont devenues des classiques du rock. Personne ne sait d’ailleurs combien de fois leurs créations ont inspiré d’autres musiciens (comme le riff d’ouverture de “How Many More Times” dans le tube des Pink Floyd “Money”).

Capitalisant sur le succès de leurs quatre premiers albums, le groupe a beaucoup tourné dans les années 1970. À ce moment-là, ils ont affrété un jet privé, surnommé le Starship, qui portait le nom du groupe, et ont ensuite ajouté la célèbre image du “Swan Song” sur la queue de l’avion. Les tournées en Californie se transforment en un rituel de folie et d’excès, notamment à l’hôtel Hyatt House à Los Angeles, connu familièrement comme «Riot House» pour une série de d’événements ayant défrayé la chronique. Leur réputation sulfureuse se forge progressivement : chambres d’hôtel dévastées, groupies et abus de drogues, entre autres… Un de leurs concerts sous un lourd orage en Floride se termine avec la police utilisant des gaz lacrymogènes, et les conduit à faire une pause temporaire dans leurs tournées de concert.

Presence (1976) : L’un des disques les plus controversé de Led Zep’, mais néanmoins un réel chef-d’œuvre. Enregistré juste après l’ambitieux “Physical Graffiti”, Pésence est l’album de la sérénité et du retour de l’équilibre. La violence du rock de Led Zep’ est toujours là, mais elle s’exprime de manière plus subtile et contenue, maîtrisée à l’extrême (“Nobody’s Fault Bit Mine”, Achilles Last Stand”). La structure des morceaux est originale et débridée dans l’ensemble ; mais on retrouve quand même un rock de facture plus traditionnelle (Candy Store Rock, et un blues étiré (“Tea For One”), où Jimmy Page s’épanche sans réserve, toujours soutenu par le chant de Robert Plant et une section rythmique jamais prise en défaut.

In Through The Out Door (1979) : Le grand retour de Led Zep’, après un silence de trois ans. Un retour qui est un adieu, comme le suggère le titre de cet album. Bien des courants, bien des styles ont vu le jour depuis que Lep Zeppelin a réinventé le Hard Rock. Portant, il reste encore un groupe à part, toujours soucieux de précision, de soin, de sophistication. Ce sera le dernier album de Led Zeppelin enregistré avec tous les membres du groupe, le batteur John Bonham décèdera l’année suivante, le 25 septembre 1980. C’est également un album un peu à part dans la discographie de Led Zeppelin, car on y entend un John Paul Jones qui s’affirme, tant avec son jeu de basse que ses expérimentations au clavier. On peut dire que dans les faits, John Paul Jones a composé une très grande partie de l’album, dont des chansons entières comme Carouselambra. Les problèmes de drogue de Jimmy Page et les problèmes familiaux de Robert Plant l’ont conduit à occuper ce rôle.

Pendant les années 70, leur carrière fut interrompue à plusieurs reprises par des accidents, des décès et d’autres événements malheureux. En septembre 1980, à la veille d’une tournée américaine, John Bonham mourut accidentellement d’un œdème pulmonaire après une journée fortement alcoolisée. En décembre 1980, Led Zeppelin se dissout, bien que le public puisse encore sentir leur présence. En 1982, une collection de prises de vue de diverses sessions des années 70 est éditée ainsi que leur dernier album, Coda, qui est en fait une compilation de titres inédits, provenant de sessions d’enregistrement, comme l’a été, en partie, Physical Graffiti en 1975. Cette ultime publication trouve son sens, dans l’idée que Led Zeppelin avait décidé de ne plus reprendre l’aventure après la mort de son batteur, John Bonham.

La séparation : Au cours des années 80, les trois membres restants se séparent. Ils se retrouvent brièvement en 1985, en 1988, avec le fils de Bonham, Jason, pour le spectacle Atlantic Record 40th Anniversary,  le 28 avril 1990 pour le mariage de Jason Bonham et enfin, le 12 janvier 1995, lors de l’intronisation de Led Zeppelin dans le prestigieux Rock and Roll Hall of Fame (en duo avec Steven Tyler, Joe Perry et Joey Kramer). Robert plant et Jimmy Page poursuivent une brillante carrière solo chacuns de leur côté.

Discographie : 

1969 : Led Zeppelin
1969 : Led Zeppelin II
1970 : Led Zeppelin III
1971 : Led Zeppelin IV
1973 : Houses of the Holy
1975 : Physical Graffiti
1976 : Presence
1979 : In Through the Out Door
1982 : Coda

Voir sur YouTube : “Led Zeppelin – Ramble On” par Stephen McElvain ; “Led Zeppelin – In The Evening [LIVE Knebworth]” par Carlos Berrocal Huaman 

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