Sono Vintage – Amplificateur Crown K2 (1997-2002)

Cet amplificateur professionnel est exceptionnel a plus d’un titre : d’abord, comme une bonne partie du matériel haut de gamme sono, il tient la dragée haute au matériel dit « hi end » parfois beaucoup plus onéreux. Chez certains audiophiles, le K2 est employé uniquement pour alimenter un caisson de basse, ou de bas médium en multi-amplification. Certains professionnels du son l’utilisent encore en studio d’enregistrement car il est silencieux (autant par son électronique : aucun souffle, que par son système de refroidissement : pas de ventilateur), il dispose d’une réserve d’énergie à couper le souffle (2x500w), d’un médium 100% neutre avec aucune distortion (ce qui chagrine beaucoup les possesseurs d’amplis à tubes, amateurs de distorsion harmonique paire, qui le trouvent sans âme), de basses puissantes et d’une écoute à haut niveau impressionnante. Sa neutralité mettra aussi en avant le moindre défaut dans un système ou dans un enregistrement audio.

Dans le Crown K2, c’est le châssis d’aluminium qui assure la dissipation thermique. On notera que l’alimentation est classique et non à découpage, contrairement au fonctionnement de l’amplificateur, ce qui explique son poids relativement élevé de 17,3 kg. Réaliser un ampli d’une telle puissance, totalement dépourvu de ventilateur n’était pas évident à l’époque. Pourtant, Crown l’a fait dès 1997 avec le K2 en mettant au point sa technique BCA, Balanced Current Amplifier, ce qui pourrait se traduire par Amplificateur à Courant Équilibré ou Symétrique. Cette technique réside dans une structure particulière d’amplification à commutation, conduisant à un rendement plus élevé que sur une amplification à découpage classique.

La façade, moulée dans un alliage en aluminium, épouse la forme du transformateur d’alimentation torique. Les signaux entrent à l’arrière sur des prises XLR doublées par des jacks. Quatre commutateurs adaptent le fonctionnement de l’appareil à différents besoins. Le premier adapte la sensibilité de l’entrée du premier ampli à la tension de sortie du périphérique. Le second passe l’ampli en pont. Le troisième relie les deux entrées en parallèle et le dernier change la sensibilité de l’autre amplificateur. Ces commutations permettent donc de relier les amplificateurs les uns aux autres en parallèle, de travailler en pont ou en deux canaux.

En façade, les potentiomètres ajustent le gain et une série de diodes indique le comportement de chaque amplificateur : présence de signal, écrêtage, entrée en service du limiteur de distorsion et intervention de la protection thermique car, si cet amplificateur n’a effectivement pas de ventilateur, il chauffe lorsque l’on atteint ses limites. Dès que le voyant commence à s’allumer, il faut baisser un peu le niveau de sortie, sinon il le fait lui-même automatiquement. Le K2 bénéficie aussi d’un niveau de veille : en présence d’un signal d’entrée trop faible, le circuit de commutation se voit complètement coupé et aucun signal ne sort. Ce noise gate sera avantageusement supprimé en utilisation Hifi. Pour cela, il suffit de faire un strap entre deux points de soudure sur le circuit imprimé situé au fond à gauche de l’ampli, capot ouvert. Voir photo ci-dessous.

Prix de vente en 1997 : 14.280 Francs soit 2854 Euros avec 31% d’inflation. Prix d’occasion : 500 Euros.

Technique : L’amplification numérique et la classe D :

L’amplification numérique utilisée dans de nombreux amplis actuels depuis quelques années est une modulation en largeur d’impulsion, en anglais (PWM). La majeure partie des amplificateurs en Classe D avec une entrée numérique comporte un convertisseur audio, un DAC qui transformera le signal numérique PCM de votre source en train d’impulsion PWM dans des transistors ou intégrés de type mosfet. Malgré ses avantages indéniables au niveau de l’efficacité (entre 85% et 90% comparé au 60% de l’analogique), du dégagement de chaleur et des coûts de construction moindres, elle est connue pour générer des parasites hautes-fréquences, du moins pour les réalisations d’entrée de gamme, ce qui est ennuyeux en Hifi.

La classe D est souvent associée à tord à l’amplification numérique mais elle est en fait analogique. La lettre D est utilisée pour désigner ce type d’amplificateur car c’est la lettre qui vient après C, cela n’est pas une abréviation de « digital ». Les amplificateurs de classe D et E sont parfois qualifiés, à tort, de numériques. Cette confusion vient de la forme d’onde de la sortie qui ressemble à un train d’impulsions numériques. En fait, ces amplificateurs fonctionnent sur le principe de la modulation de largeur d’impulsion. Un signal de sortie numérique serait en modulation d’impulsion codée. La classe D est elle aussi difficile à mettre en œuvre, notamment à cause du filtre de sortie qui doit être efficace sous peine d’avoir des parasites désagréables, en raison des problème des rayonnements de fréquences de découpage… 

C’est le même problème pour les alimentations à découpage. Le rayonnement dû aux fréquences de découpage parasite l’audio (surtout vers le haut du spectre), c’est quelquefois problématique.

Album – Robbie Williams – I’ve Been Expecting You (1998)

De tous les membres du boys band Take That, Robbie Williams est le seul qui n’a jamais vraiment semblé s’intégrer. Non seulement il avait du charisme, mais il était aussi indépendant, ce qui le rendait plus distinctif que ses compagnons de scène. Il s’opposait d’ailleurs régulièrement aux membres du groupe et à leur direction, principalement parce qu’il avait parfois une aversion à être trop lourdement drivé par les producteurs. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait été le premier à quitter le groupe au début de l’été 1995 pour poursuivre une carrière en solo (selon certains, il a même été renvoyé du groupe).

Bien qu’il ait été le premier à partir, il lui fallut un certain temps pour débuter. En 1995, il a essayé d’augmenter sa crédibilité en rejoignant les frères Gallagher sur la scène du festival rock de Glastonbury, fondant l’espoir que Noël Gallagher lui donnerait quelques chansons pour le lancer. Celui-ci ne l’a jamais fait, mais son temps passé avec Oasis l’a propulsé dans le monde de la fête, buvant, et se droguant parfois lourdement. Au cours de 1996, on ne l’a entendu que dans les colonnes de commérages, et chaque photo publiée indiquait qu’il avait pris beaucoup de poids. De temps en temps, il a été cité comme disant que sa musique à venir abandonnerait la pop primesautière des boys band pour une Brit-pop traditionnelle beaucoup plus carrée, mais son premier single fut une reprise de Freedom! de George Michael. Sorti à la fin de 1996, le single fut un désastre, par contre son deuxième single, «Old Before I Die» de 1997, était plus à l’image de ses premières déclarations, avec une influence marquée provenant d’Oasis.

Williams sort son premier album solo, Life Thru a Lens, en 1997. L’album remporte un grand succès en Grande-Bretagne. Dans cet album, la dernière chanson prévue dans la campagne promotionnelle est la ballade Angels. Sortie à la période de Noël 1997, elle propulse Life Thru a Lens à la première place des classements. En 1998, à Glastonbury, environ 80 000 personnes reprennent en cœur le titre. À l’occasion de la 25e édition des Brit Awards, un Brit spécial a été décerné pour cette chanson : meilleur single des vingt-cinq dernières années. Le dernier single de l’album sera « Let Me Entertain You » qui lui servira plus tard à ouvrir ses concerts. Parallèlement à cela, ses liens avec les membres d’Oasis se détériorent. Lui et les frères Gallagher s’affrontent par voie de presse. Ces derniers trouvent que l’album de Williams sonne trop comme du Oasis et le qualifient de « gros chanteur de karaoké ». Robbie Williams envoie une carte au Daily Mirror stipulant : « Pour Noel et Liam, j’ai écouté votre dernier album, sincères condoléances »

Son second album, I’ve Been Expecting You, sort en octobre 1998. Le succès se confirme au Royaume-Uni et commence à gagner l’Europe mais les États-Unis y demeurent insensibles. Le single Millennium en est le parfait exemple : conçu autour d’un sample de la chanson « You Only Live Twice » du James Bond « On ne vit que deux fois », il se classe numéro un au Royaume-Uni fin 1998 mais atteint seulement la 72e place aux États-Unis. Les autres singles de l’album seront successivement : « No Regrets », « Strong » et « She’s The One/It’s Only Us ». Il tente à nouveau sa chance la même année en sortant un best of exclusif de ses deux albums solo intitulé The Ego Has Landed, mais le public américain le boude toujours. À ce stade, Robbie Williams restait cependant l’une des stars européennes de la pop, connue pour ses singles autant que ses albums à succès. De plus, son travail solo lui avait permis de vendre beaucoup plus de disques que son travail avec Take That.

En 1999, il apparaît sur l’album Reload de Tom Jones avec une reprise de Are You Gonna Go My Way de Lenny Kravitz.
En 2002, Williams signe un énorme contrat avec EMI (plus de 80 millions de dollars selon une rumeur), mais il subit la perte de son partenaire de production de longue date Guy Chambers. Escapology, le cinquième album de Robbie Williams (et le dernier à inclure Chambers), a été vendu à des millions d’exemplaires en Europe, bien qu’il n’ait toujours pas réussi à persuader le public américain. En conséquence, le concert de 2003, Live at Knebworth, ne sortira pas aux États-Unis. Williams prend un nouveau partenaire musical, Stephen Duffy, avec une paire de chansons de sa compilation Greatest Hits, puis réapparait en 2005 avec Intensive Care. Bien que l’album ait atteint le sommet des charts en Europe et aidé Williams à établir une quantité record de concerts – sa tournée mondiale 2006 lui a permis de vendre plus d’un million et demi de billets en une journée – une certaine atrophie créative se mettait en place, en dépit de la nouvelle entrée De Duffy.

En un an, il avait enregistré et sorti Rudebox, un album de danse enregistré avec une demi-douzaine de producteurs extérieurs, quelques invités en vedette, et plusieurs reprises au lieu de matériel auto-écrit. Rudebox atteint la première place des Charts en Europe, et est certifié double disque de platine en Angleterre, mais il reste quand même son album studio le moins vendu à ce jour. En conséquence, dans son prochain album de Williams sorti en 2009, Reality Killed the Video Star, il revient au son de ses albums plus anciens, avec Trevor Horn des Buggles qui prend les commandes.

L’année suivante, Robbie Williams revient avec Take That, et sort un nouvel album, Progress, et quelques nouvelles chansons enregistrées avec Gary Barlow bandmate qui ont été publiés sur une nouvelle collection Williams hits, In and Out Of Consciousness: Greatest Hits 1990-2010. Barlow participe aussi à la rédaction et la production du neuvième album studio de Robbie Williams, Take the Crown, sorti à la fin de 2012. Produit par Williams aux côtés de Jacknife Lee (Snow Patrol, REM, Bloc Party), l’album a vu Williams revenir à la pop éclectique originelle avec « Candy » écrit par Williams et Barlow. Le single a atteint le numéro un à travers l’Europe, y compris en Angleterre, tout comme l’album, qui a été certifié platine.

Williams travaille à nouveau avec Guy Chambers sur son deuxième album de swing, Swings Both Ways, qui comprenait un mélange de standards et d’originaux. Sorti en fin 2013, il présentait une grande variété d’invités dont Lily Allen, Olly Murs, Rufus Wainwright, Kelly Clarkson et Michael Bublé. Par la suite, Williams fait une pause, s’installant dans sa vie de famille avec son épouse Ayda Field et leurs deux enfants. Il sort Under the Radar – Vol 1 à la fin de 2014, qui compile des chansons non utilisés pour ses derniers albums.

En Mai 2016, Willaims quitte Universal Music pour Sony Music. La somme évoquée  pour la signature du contrat avoisine les 120 millions d’euros. Il retourne à la Pop en fin d’année 2016 avec la sortie de son onzième album, The Heavy Entertainment Show, qui présente la production de Guy Chambers et Richard Flack, ainsi que des contributions de compositeurs comme Killers, Stuart Price et Rufus Wainwright. The Heavy Entertainment Show est devenu son douzième album classé au sommet des Charts britanniques.

Discographie : 

1997 : Life thru a Lens
1998 : I’ve Been Expecting You
2000 : Sing When You’re Winning
2001 : Swing When You’re Winning
2002 : Escapology
2005 : Intensive Care
2006 : Rudebox
2009 : Reality Killed the Video Star
2012 : Take The Crown
2013 : Swings Both Ways
2014 : Under the Radar – Vol 1
2016 : The Heavy Entertainment Show

Voir sur YouTube : « Robbie Williams – Strong » ; « Robbie Williams – Millennium » et « Robbie Williams – Feel » par robbiewilliamsvevo

Youngtimer – Jaguar XK8 (1996-2006)

« XK » fait référence au nom du bloc moteur victorieux aux 24 Heures du Mans équipant la Type-D, qui était un 6 cylindres en ligne (que l’on retrouvait sur la Type-E). Ici, on retrouve un gros V8 4.0 tout alu de 293 ch (poussé à 304 ch sur la version 4.2 en 2002, puis 406 ch sur la XKR). C’est un moteur 100% Jaguar doté d’une distribution par chaîne réputé fiable. Sa première version est la Jaguar XK8 dérivée également en version R plus sportive et remplacée ensuite par une seconde génération. Cette Jaguar est un coupé quatre place haut de gamme de catégorie grand tourisme.

La même plate-forme que la DB7 :

La Jaguar XK8 est un Coupé GT sorti en 1996, existant également en version cabriolet, ainsi qu’avec une motorisation équipée d’un compresseur Eaton (XKR). La première génération de Jaguar XK8 partage sa plate-forme, partiellement dérivée de celle des Jaguar XJS, avec l’Aston Martin DB7. Le design originel est de Geoff Lawson, auquel a succédé Ian Callum. La silhouette féline des XK, en dépit de deux évolution majeures en 2002 et 2006, demeure inchangée. Bois précieux et cuir sont très présents, bien que quelques plastiques désagréables aient fait leur apparition, et qu’il existe des versions privilégiant l’aluminium et le carbone. La Jaguar XKR est la version suralimentée de la XK8, produite à partir de 1998.

Un excellent moteur : 

La cylindrée de ce V8 passa de 3996 cm3 à 4196 cm3 en 2002. Le moteur de la XK8 été élu comme l’un des 10 meilleurs moteurs du monde en 2000. La XK est équipée en série d’une boîte automatique électronique ZF à 6 rapports depuis l’année-modèle 2003. La seule faiblesse chronique de cette voiture reste cette boîte automatique (et le pont), parfois à remettre en état vers les 100 000 km.

Caractéristiques techniques : 

Moteur : 4.0 L et 4.2 L ; Cylindrée : 4 196 cm3 ; Puissance maximale : 258 à 416 ch (190 à 306 kW) ; Couple maximal : 335 à 460 Nm
Transmission : Propulsion : BVA 5 puis 6 (ZF)
Poids et performances : Poids à vide : 1 685 à 1 775 kg ; Vitesse maximale : 250 km/h
Châssis – Carrosserie : Coupé 2+2 et Cabriolet 2+2
Suspensions : Bilstein (pilotage électronique CATS en option)
Dimensions : Longueur : 4760 mm ; Largeur : 2020 mm ; Hauteur : 1300 mm ; Empattement : 2752 mm

Prix d’une XK8 neuve en 1998 : 495.000 Francs soit 95.700 € avec 30% d’inflation.

Cote actuelle : à partir de 10.000 € pour un modèle de 1996.

Album – The Cardigans – Gran Turismo (1998)

The Cardigans est un groupe de rock suédois formé à Jönköping, Småland, Suède en 1992. Le style musical du groupe a beaucoup varié d’un album à l’autre allant de la musique indie en passant par la pop inspirée des années 60 et le rock alternatif. Leur formation actuelle est composée de Nina Persson au chant, Peter Svensson à la guitare, Magnus Sveningsson à la basse, Bengt Lagerberg à la batterie et Lars-Olof Johansson aux claviers et à la guitare.

Les cinq musiciens se sont rencontrés à Jönköping, en Suède, une ville connue pour ses 52 églises. En octobre 1992, le guitariste Peter Svensson et le bassiste Magnus Sveningsson ont créé le groupe The Cardigans. Ils sont liés par leur amour mutuel du hard rock et de la musique folklorique (ils ont classé Nick Drake et Iron Maiden comme leurs deux plus grandes influences en 1994). Comme leur ville natale n’était pas vraiment le lieu idéal pour faire connaître un jeune groupe, ils ont déménagé vers le port de pêche un peu plus central de Malmö, la troisième plus grande ville de Suède, à chercher leur fortune. Avec Peter écrivant la plupart de la musique et le groupe dans son ensemble composant les paroles, ils ont tenté leur chance et trouvé leur style.

Après un enregistrement précoce de « Rise & Shine » apparu sur un label indépendant local en 1994, les Cardigans ont rapidement signé chez Stockholm Records. La même année le groupe a fait ses débuts avec Emmerdale qui fut qualifié de « meilleur album de 1994 » par Slitz, à l’époque le principal magazine de musique suédois. La montée de The Cardigans a par la suite été progressive, leur donnant le temps de se développer en douceur alors que leurs ventes et leur réputation a gagné en notoriété à chaque sortie d’album. Leur second LP, Life, qui a suivi en 1995, a mis en avant les singles « Carnival » ainsi que « Rise & Shine », et a été le premier succès international du groupe. Avant l’album First Band on the Moon en septembre 1996, The Cardigans sortit « Lovefool ». Bien que la première réponse à ce single ait été très positive et leur permit d’entrer dans le Top 40, il ne présageait pas encore de l’énorme succès qui attendait le groupe au printemps suivant.

C’est en 1997 que Les Cardigans ont été vraiment catapultés au statut de superstars internationales. « Lovefool » qui était sur la bande sonre du blockbuster Romeo et Juliette les a poussés au firmament des Hits. Le single a non seulement atteint la première place sur les radios Britanniques et Américaines, mais il est entré spontanément n ° 2 sur les Charts du Royaume-Uni, où il est resté premier pendant cinq semaines. Dans l’ensemble, l’album a atteint plus de 2,5 millions de ventes dans le monde, atteignant le statut de disque de Platine aux États-Unis et au Japon, mais seulement d’or au Royaume-Uni. Les activités promotionnelles soutenant le succès mondial de « Lovefool » et First Band On The Moon se prolongèrent. Le groupe effectua une tournée mondiale d’une année complète avec des sessions de radio sans fin et des interviews de presse et de télévision, et a même fini par faire des apparitions sur Beverly Hills 90210 et sur le David Letterman Show.

Suite à ce calendrier épuisant, les Cardigans ont goûté à un repos bien mérité chez eux à Malmö pour récupérer leur inspiration dans le calme et écrire de nouvelles chansons. Durant leur temps libre, cependant, la bande n’était nullement en sommeil. Au début de 1999, ils ont sorti « War », la bande sonore A Life Less Ordinary, un enregistrement en direct de « Been It » sur la compilation de Lilith Fair et « Deuce », présenté sur la B.O. de X-Files. Leur pause comprenait également l’expérimentation de divers projets en solo.

En juin 1998, le groupe, très fidèle à ses racines, rejoint de nouveau le producteur de longue date Tore Johansson dans son studio Country Hell, situé à côté du pittoresque château de Svaneholm à Malmö et enregistre l’album Gran Turismo.

Gran Turismo (1998) : Le premier single « My Favorite Game », fut un succès majeur dans de nombreux pays. La vidéo de « My Favorite Game » a été réalisé par Jonas Åkerlund. La chanson a également été inclus dans la bande originale du jeu Playstation, Gran Turismo 2, où il était le thème de l’intro. Le deuxième single « Erase/Rewind » est sorti en janvier 1999, et ce single fut également un succès majeur à travers le monde. Gran Turismo a atteint plus de 2,5 millions de ventes. Le nom de l’album est expliqué ainsi par le groupe : « Le titre peut être interprété de beaucoup de façons mais je crois que l’on a seulement pensé à quelques titres que l’on aimait » dit Nina, « nous avons parlé d’avoir un titre en français ou en italien et Gran Turismo est sorti et ça sonnait vraiment bien et, vous savez, je considère parfois la musique comme du tourisme, un voyage. Donc, pour moi, Gran Turismo est une façon de décrire la musique ou de passer du temps avec la musique » dit Peter, « et je pense aussi que le titre convient extrêmement bien à cet album parce qu’il parle d’essayer de trouver sa place dans le monde. Je pense que l’on peut toujours comparer « vivre » à « être un touriste dans le monde » », conclut Nina.

Suit un break de cinq ans pour le groupe pendant lequel Nina Persson sort un album solo, A Camp, et les Cardigans enregistrent un duo avec Tom Jones, Burning Down the House, qui apparaît sur son album Reload. Peter Svensson travaille au projet Paus avec l’aide de Joakim Berg du groupe Kent, et Magnus Sveningsson enregistre sous le pseudo de Righteous Boy. The Cardigans retournent en studio en 2003 avec Long Gone Before Daylight,

L’album Long Gone Before Daylight est sorti en Février 2003. Deux singles « For What It’s Worth » et « You’re The Storm » en ont été extraits. L’album a reçu de bonnes critiques et le groupe a passé la plupart de l’année 2003 en tournée en Europe et en Amérique du Nord. C’est un album plus calme et introspectif, se tournant vers une approche plus country de la musique.

À l’automne 2005, le groupe sort, Super Extra Gravity qui fait évoluer leur musique vers un rock à la fois très personnel et unique né de multiples sources parfaitement assimilées et refondues par Peter Svensson. C’est un album très homogène au niveau du son où le travail de Tore Johanson marque l’idée de ce que doit-être le rock.

Discographie : 

Emmerdale (1994)
Life (1995)
First Band on the Moon (1996)
Gran Turismo (1998)
Long Gone Before Daylight (2003)
Super Extra Gravity (2005)
The Best Of The Cardigans (2008)

Voir sur YouTube : « The Cardigans – Erase / Rewind “Director’s Cut” ; « The Cardigans – You’re The Storm et The Cardigans » – « For What It’s Worth – Director’s Cut » par TheCardigansVEVO ; « Tom Jones, The Cardigans – Burning Down The House » par TomJonesVEVO

Youngtimer – Peugeot 406 Coupé V6 (1997-2004)

Carrossé par Pininfarina auquel on doit les plus belles Ferrari, le Coupé 406 avait une ligne intemporelle qui surclassait tous ses rivaux. A partir de la plate-forme de la berline, les concepteurs du Coupé 406 réussirent à créer une merveille d’élégance et de pureté, des lignes tendues avec un équilibre parfait des volumes et un capot plongeant jusqu’à une calandre agressivement fendue. Dès sa sortie, la presse spécialisée est enthousiasmée par son design et le coupé obtient plusieurs prix : Coupé « più Bello del Mondo 1997 » à la Triennale de Milan, « Car Design Award 1997 » au Salon Automobile de Turin et « Plus Belle Voiture de l’Année 1998 » au Festival automobile international.

Du volume et de nombreux équipements de série : 

Mais cette voiture comprend aussi quatre vraies places, ce qui la plaçait en tête de sa catégorie dans le domaine de l’habitabilité. Si la planche de bord reprenait celle de la berline, les cadrants cerclés par un jonc chromé étaient du plus bel effet. La sellerie cuir fabriqué par Recaro équipée d’un réglage électrique des sièges était fournie en série, ainsi que les lave-phares, les rétroviseurs électriques chauffants et une installation hi-fi de qualité remarquable. La gamme des coupés comprenant le 2 litres et le V6 était équipée au choix d’une boîte cinq rapports ou automatique.

Un nouveau moteur V6 pour une voiture sûre : 

Pour connaître la motorisation, tous les coupés étant d’apparence identique, il faut regarder les jantes qui sont de 16 pouces pour le V6. Le six cylindres en aluminium fut conçu par Peugeot, et financé conjointement avec Renault. Contrairement à l’ancien « Peugeot-Renault-Volvo », ce 6 cylindres comporte 24 soupapes à poussoirs hydrauliques avec un vilebrequin en acier forgé et se distingue par une conception moderne et une architecture classique. Au confort de conduite, irréprochable à toutes les vitesses, s’ajoutait le fait de posséder une voiture absolument sûre, au freinage exceptionnellement puissant. Des airbags latéraux étaient disponibles en option.

Caractéristiques techniques : 

Moteur : Essence : 2.0i 135/138 ; 2.2i 160 ch ; 3.0 V6 194/210 ; Diesel : 2.2 HDi 136 ; Cylindrée : 1997 à 2946 cm3 ; Puissance maximale : 135 à 210 ch ; Couple maximal : 180 à 314 Nm
Transmission : Traction avant ; Boîte de vitesses : Manuelle 5 rapports ou Automatique 4 rapports
Poids et performances : Poids à vide : de 1460 à 15851 kg ; Vitesse maximale : 203 à 240 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 7.8 à 12.3 s
Châssis – Carrosserie : Coupé 4 places
Suspensions : Pseudo MacPherson / Multibras
Direction : Crémaillère, assistée
Freins : Avant : Disques ventilés ; Arrière : Disques
Dimensions : Longueur : 4615 mm ; Largeur : 1780 mm ; Hauteur : 1354 mm ; Empattement : 2700 mm : Voies AV/AR : 1512 mm/1524 mm ; Volume du coffre : 390 dm3

Prix du modèle neuf en 1997 : 235.800 Francs pour le V6 soit 46.847 € avec 30% d’inflation sur la période.

Cote actuelle :  à partir de 2000 €.