Livre SF – Philip José Farmer – Les Dieux du Fleuve (1983)

Ce livre est le cinquième tome de ce qui constitue la saga des Dieux du Fleuve (Riverworld) : Le Fleuve de l’éternité (1971) – Le Monde du fleuve (1971) – Le Noir Dessein (1977) – Le Labyrinthe magique (1980) – Les Dieux du fleuve (1983).  

To Your Scattered Bodies Go (1971) – Hugo Award, Locus Award, 1972 -The Fabulous Riverboat (1971) – The Dark Design (1977) – The Magic Labyrinth (1980) – Gods of Riverworld (1983)

Au début du premier roman, Le fleuve de l’éternité, l’explorateur Richard Burton meurt empalé sur une lance et se réveille sur un autre monde, en compagnie de tous les humains qui ont jamais vécu sur Terre localisés le long d’une rivière apparemment sans fin. La nourriture est fournie et n’importe quel humain qui meurt sur ce monde est immédiatement ressuscité ailleurs le long de la rivière. Burton s’installe sur le fleuve pour chercher des réponses à tous ces mystères. Qui a créé ce monde et ramené tout le monde à la vie? Et pourquoi? Burton a beaucoup d’aventures tout au long de sa route semée de rencontres, entre l’apaisement ou bien la lutte avec d’autres personnages, tels que le nazi Hermann Göring, le Néanderthal Kaz, et une femme nommée Alice, le modèle de la vie réelle de Lewis Carroll protagoniste d’Alice au pays des merveilles.

Oui, dans cette aventure, vous pensez que nous sommes sûrement passés de l’autre côté du miroir, mais en fait nous faisons irruption dans le monde rationnel de Farmer, et cela, même si son scénario peut vous sembler fou. Notre recherche avec Burton est plus qu’une fantastique aventure de science-fiction ou tentative de débusquer un magicien dans les coulisses. Il devient une recherche métaphysique, une recherche de sens dans notre vie (ou nos vies pour ceux qui croient à la réincarnation).

Dans Le Monde du fleuve, le deuxième grand roman de la série des Dieux du fleuve, le focus narratif passe à Samuel Clemens (alias Mark Twain) qui s’associe avec l’infâme roi d’Angleterre John et une race de Vikings, dans une quête similaire au Burton du premier roman. Dans une intrigue de style yankee du Connecticut, Clemens utilise la technologie du XIXe siècle pour construire un bateau équipé d’armes afin de se frayer un chemin le long de la rivière. D’autres mystères du monde du fleuve sont découverts, préparant le terrain pour la réponse aux questions qu’ils se posent.

Cependant, il est apparu à Farmer qu’il ne pouvait pas tout englober dans le troisième volet de la trilogie prévue. Ainsi, Le Noir Dessein a réuni les personnages des deux premiers livres en diverses combinaisons, ainsi que de nouvelles personnalités – comme l’auteur-aventurier Jack London, l’acteur cow-boy Tom Mix, le virtuose du verbe Cyrano de Bergerac et d’autres personnages moins connus de l’histoire. L’assaut final sur la tour du bout de la rivière vient dans un quatrième livre, Le labyrinthe magique.

Ici, vous pouvez être déçu. Peut-être vos attentes s’étaient élevées trop haut à ce point du cycle écrit par Farmer, mais la réponse au mystère n’est pas des plus limpide, peut-être un peu trop abstraite, mystique même. Le labyrinthe magique est certes une très bonne lecture, mais peut-être, comme le dit le proverbe, le voyage est plus important, plus excitant, plus mystérieux que la destination. Quant au cinquième tome, même s’il n’est pas indispensable à la quadrilogie, c’est un bonus appréciable et très agréable à lire. Aussi, on ne boudera pas notre plaisir en le lisant pour clôturer cette saga en beauté .

Tome 5 – Les Dieux du fleuve : Mark Twain, Hermann Goering et Cyrano de Bergerac, qui se sont retrouvés ressuscités sur les rives du Fleuve en compagnie de trente-cinq milliards d’êtres humains, ont enfin atteint la Tour au bout de la Vallée de seize millions de kilomètres. Ils ont percé les secrets de ses constructeurs et savent pourquoi et comment ceux-ci ont réveillé l’humanité entière afin de lui donner une autre chance d’atteindre à la perfection éthique. Ils sont désormais les maîtres du Grand Ordinateur dans la Tour, qui gère le processus de résurrection et qui régit tout le monde du Fleuve. Immortels eux-mêmes, ils sont devenus comme des dieux. Mais les dieux ont généralement éprouvé quelques difficultés à contrôler leurs pouvoirs. Et nos héros ne font pas exception.

Une nouvelle complète ce cinquième roman de la série du Fleuve : elle met en scène deux étranges ressuscités, Jésus le Messie et Tom Mix le cow-boy, qui durant leur première vie avaient des raisons très différents de défier la mort.

Mais le cycle ne s’arrête pas là. Comme le «Seigneur des Anneaux» de Tolkien ou la trilogie Fondation d’Asimov, la série Les Dieux du Fleuve a attiré des légions de fans qui continuent à demander des rebondissements aux aventures de ses héros imaginaires. Riverworld et autres nouvelles (1979) recueille des histoires qui se déroulent sur la planète du fleuve, mais sans affecter directement le récit des romans. La rivière de l’éternité (1983) est la reformulation d’une ancienne nouvelle de Farmer écrite dans les années 50, “I Owe for the Flesh”, de laquelle les romans étaient inspirés.

L’auteur : Philip José Farmer (1918-2009) est un écrivain américain, connu pour ses romans et nouvelles de science-fiction. C’est l’un des grands écrivains américains de l’Âge d’Or de la S.F. Avec trois prix Hugo (Les Amants Étrangers en 1953, Les Cavaliers du Fiel ou le Grand Gavage en 1968, Le Fleuve de l’Éternité en 1972), il est reconnu pour son audace, son imagination débordante et son absence de tabous littéraires. Il est, en effet, le premier écrivain à avoir introduit l’érotisme dans la science-fiction, jusque-là très pudibonde, dès son premier roman, Les Amants Étrangers. Une grosse partie de son œuvre s’intéresse à la réinterprétation de personnages historiques ou romanesques. The Other Log of Phileas Fogg remplit les trous du calendrier dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne. Sa série de romans Le Fleuve de l’éternité (Riverworld) suit les aventures de Richard Francis Burton, Cyrano de Bergerac, Jean sans Terre, Hermann Goering et Samuel Clemens, le long d’un fleuve infini, où l’on a mystérieusement ressuscité toute l’humanité ayant vécu.

Adaptation en Téléfilm : Riverworld, le monde de l’éternité (Riverworld) est un téléfilm australo-canado-anglo-américain réalisé par Kari Skogland en 2003. Cette adaptation à la télévision a été tentée en 2003 et fut diffusée à la télévision française à fin 2004. Il s’agissait d’un épisode pilote, tourné en Nouvelle-Zélande, qui est resté sans suite. Certains personnages du livre sont repris, d’autres pas (par exemple l’explorateur Richard Francis Burton qui est pourtant l’un des deux personnages principaux de la saga romanesque).

Nouvelle adaptation réalisée en 2010 : Riverworld : le monde de l’éternité fut à nouveau produit en 2010 sous la forme d’un téléfilm en deux épisodes de 90 minutes. Cette adaptation reprend le monde du livre de Philip José Farmer, en remaniant librement le scénario. Les deux personnages restant du livre original sont Samuel Clemens et Richard Burton, auquel échoit le rôle du méchant. Le reste des personnages sont inventés, le personnage principal étant Matt Elmann, un journaliste américain tué avec sa petite amie dans un attentat et projeté dans le monde du fleuve où il tentera d’élucider son mystère et de combattre Burton.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!