Film – Los Angeles 2013 (1996)

L’histoire :

À la fin du 20ème siècle, un vague de violence déferle sur les États-Unis. La ville de Los Angeles est ravagée par le crime. Pour protéger et défendre ses citoyens, une unité spéciale de Police est créée. En 1998, un candidat à la présidentielle américaine qui est aussi un théocrate aux discours extrémistes prédit que L.A. sera détruite par un tremblement de terre. Un “Big One” d’une intensité de 9,6 sur l’échelle de Richter frappe Los Angeles le 23 août 2000 ; la vallée de San Fernando est inondée et la région de Los Angeles s’est transformée en une île allant de Malibu à Anaheim.

Après la catastrophe, la constitution est amendée et le Président puritain nouvellement élu obtient un mandat à vie ; il déclare que toute les personnes qui ne se conforment pas aux nouvelles lois de l’Amérique morale qui interdisent des produits tels que le tabac, les boissons alcoolisées, les drogues récréatives, la viande rouge, les armes à feu, les blasphèmes, l’athéisme, la liberté de religion et le sexe extra-conjugal, seront dépouillées de leur citoyenneté et déportées vers l’île de Los Angeles, à moins qu’elles ne choisissent la mort par électrocution. Un mur de confinement est construit autour de l’île, des gardes armés et des tours de guet sont installées, et ceux qui sont à l’extérieur sont bannis définitivement.

En 2013, Cuervo Jones, un révolutionnaire péruvien du Sentier Lumineux, séduit la fille du président, Utopia, via un système holographique de réalité virtuelle et la conditionne afin de lui subtiliser la commande de contrôle à distance d’une super arme nommée “l’Epée de Damoclès” – une chaîne de satellites équipés de bombes à neutron capables de détruire sélectivement ou entièrement tous les dispositifs électroniques sur la planète par impulsion électromagnétique dirigée. Le président a l’intention d’utiliser le système pour détruire les capacités de défense des ennemis de l’Amérique et éventuellement pour dominer le monde.

Utopia s’éjecte d’Air Force 3 à bord d’une nacelle de sauvetage d’urgence avec la boite noire qui contient la télécommande de l’arme par satellite et atterrit sur l’île de Los Angeles. Avec les satellites sous son contrôle, Cuervo promet de reprendre l’Amérique avec l’aide d’une force d’invasion alliée des nations du tiers monde qui est en attente d’attaquer. Cuervo affirme que si le président essaie de l’arrêter, il visera le pays et plongera la capitale dans le noir. Cuervo connaît également le code secret du système pour éliminer l’énergie électrique sur la planète entière.

Snake Plissken (le héros du film New York 1997, du même réalisateur) est capturé pour une nouvelle série de crimes et doit être exilé sur l’île de Los Angeles. À son arrivée, Snake rencontre le président et se voit offrir la mission de récupérer l’arme. Le président dit qu’il lui donnera une amnistie complète s’il réussit. Le président indique qu’il ne se soucie pas si Utopia est retournée ou non, en déclarant qu’elle est une traître. Pour s’assurer de son obéïssance, Snake est infecté par le virus artificiel Plutoxin 7 qui le tuera dans les dix heures en absence d’antidote. S’il accomplit la mission, Snake sera guéri…

Le film : 

le script qui avait été commandé en 1987, fut écrit par le scénariste Coleman Luck. Carpenter déclarera plus tard qu’il était “trop ​​léger, trop plat”. Le projet est resté en veille jusqu’à ce que le tremblement de terre de 1994 et les émeutes de L.A. l’aient relancé. Carpenter et Kurt Russell se sont réunis pour écrire avec leur collaborateur de longue date Debra Hill. Carpenter insiste sur le fait que seule l’obstination de Russell a permis de réaliser le film, car “Snake Plissken” était un personnage qu’il aimait et qu’il voulait interpréter à nouveau.

Le tournage du film a débuté en décembre 1995 et s’est terminé en mars 1996. Il a eu lieu principalement en Californie : dans les Studios Universal, au Los Angeles Memorial Sports Arena, à Long Beach… Certaines scènes ont également été tournée à Miami et à New Braunfels.

John Carpenter a déclaré en parlant de son film : “Los Angeles 2013 est meilleur que New York 1997. Dix fois mieux. Il est plus important. C’est plus mûr. Il va beaucoup plus loin. Je pense que certaines personnes ne l’ont pas aimé parce qu’elles pensaient que c’était un remake, pas une suite… Je suppose que c’est la vieille question de savoir si vous aimez mieux Rio Bravo ou El Dorado? Ils sont essentiellement le même film. Ils ont tous deux leurs forces et leurs faiblesses. Je ne sais pas, vous ne savez jamais pourquoi un film va le faire ou non. Les gens ne voulaient pas voir ce film, mais ils ne voulaient pas voir The Thing non plus… Vous attendez simplement. Vous devez me donner un peu de temps.” 

“Escape From L.A.” est une vision si étrange du monde, qu’elle peut fonctionner sur certains spectateurs comme une satire et sur d’autres comme un reflet de la réalité. En tout cas, même si, contrairement à son premier opus New York 1997 (voir la Bande Annonce ci-dessous), ce film n’a pas remporté beaucoup de succès à sa sortie, revoir Los Angeles 2013 reste un bon antidote pour se remettre des séries diffusées à la TV.

En 2015, la Fox a acheté à StudioCanal les droits de New York 1997 (Escape from New York) de John Carpenter, afin d’en produire un remake. Si le film se fait, John Carpenter devrait en être le producteur exécutif. Sorti en 1981, New York 1997 avait rencontré un important succès, avant de devenir un des films cultes des années 80, notamment grâce au personnage de Snake Plissken incarné par Kurt Russell. Dans un 1997 dystopique où l’île de Manhattan est devenue un pénitencier, le mercenaire Snake Plissken a moins de vingt-quatre heures pour sauver le président des États-Unis (interprété par Donald Pleasence). 

Escape from L.A. : Réalisation : John Carpenter. Scénario : John Carpenter, Debra Hill et Kurt Russell. Image : Gary B. Kibbe. Son : Thomas Causey. Décors : Lawrence G. Paull. Montage : Edward Warschilka. Musique : Shirley Walker et John Carpenter. Avec : Kurt Russell (Snake Plissken), Steve Buscemi (Map to the stars Eddie), Stacy Keach (Roy), Peter Fonda (Pipeline).

Voir sur YouTube : “Bande-Annonce Los Angeles 2013” par Matt Methos  (et du premier opus de John Capenter avec son héros Snake Plissken) : “New York 1997 (1981) Bande annonce Française” par Otto Rivers

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