HiFi Vintage – Les platines K7 Nakamichi des années 80 – Partie 1 (1985-90)

La cassette audio revient à la mode, pas autant que le disque vinyle, cependant, beaucoup de jeunes mélomanes n’ayant pas connu les problèmes liés à ces supports techniques datant de l’ère analogique, se trouvent tentés d’investir dans une platine cassette vintage. J’ai moi-même vécu le remplacement de ces appareils perfectibles avec satisfaction, notamment par le Compact Disc Audio qu’il soit en simple lecture ou bien enregistrable, mais il m’arrive de penser avec nostalgie à certaines de mes anciennes platines cassette, et celles qui m’ont le plus impressionné étaient de la marque Nakamichi.

Au milieu des années 80, le prix d’un vinyle était callé entre 70 à 120 Francs, ce qui était cher, mais à ce prix là on avait un son honnête couvrant l’intégralité du spectre sonore audible soit 20-20Khz à 0 db. Certes, la dynamique était mauvaise (35 dB environ), la diaphonie aussi (30 dB), mais ça ne soufflait pratiquement pas (60 dB) (par contre, les craquements étaient bien présents). La cassette audio préenregistrée, vendue au même prix, cumulait tous les défauts (obligation d’écoute dans l’ordre d’enregistrement à moins d’utiliser le rembobinage rapide, mauvaise courbe de réponse en fréquence, mauvaise diaphonie, souffle catastrophique, dépôt sur les têtes de lectures…). La solution « miracle » fut le Dolby B, une sorte de filtre utilisé à l’enregistrement : il atténuait le souffle certes, mais il massacrait encore plus les aigus, à tel point qu’il fallait le désenclencher à la lecture, au prix d’un souffle encore plus audible qu’avant… Du milieu des années 80 au début des années 90, ce filtre évolua en Dolby C, de bien meilleure qualité, puis en Dolby S, d’excellente qualité, on ajouta enfin un filtre qui ne s’applique qu’à l’enregistrement de la cassette mais reste disponible quelque soit la platine cassette (le Dolby HX Pro), mais c’était trop tard, puisqu’en 1990, l’audio numérique bien plus pratique et performant commençait à prendre des parts de marché, et par la même occasion, sonnait le glas de ces dinosaures du son analogique que tout le monde vit disparaître avec joie.

Mais, pendant 20 ans à partir de 1970, la platine cassette fut le seul moyen populaire d’enregistrer du son en qualité « Hifi ». La marque qui se détacha très vite du lot de manufacturiers spécialisés de l’époque était Nakamichi, une marque que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans quelques articles précédents. (Vous pourrez d’ailleurs vous référer à l’article en lien pour trouver un lexique explicatif de ces appareils vintage). La marque nippone ne faisait que du haut de gamme, et je dois dire qu’au niveau son, on en avait pour son argent. Leurs têtes de lecture de haute qualité étaient très résistantes, souvent au nombre de trois, ce qui permettait le monitoring (comparaison du son original et de l’enregistrement), les moteurs étaient aussi au nombre de trois (sur les appareils les plus chers), permettant d’optimiser le transport de la bande magnétique qui était des plus fragiles, comme tout le monde le sait, et pas forcément de bonne qualité. La mécanique d’entrainement des bandes était parfois délicate, mais le SAV des vendeurs distribuant la marque à l’époque était efficace, et cela ne posait donc pas de problème d’entretenir de tels appareils, sous réserve bien sûr, de pouvoir se les payer.

J’ai choisi de commencer cet article en évoquant quelques platines Nakamichi sorties entre 1985 à 1990 (les BX-100 E, BX-125 E, BX-300 E, RX-505 E, CR-7 E et le Célèbre Dragon), d’excellentes machines qui surpassaient haut la main tous les concurrents de la marque dans leur gamme respective. Dans la deuxième partie de l’article qui paraitra d’ici quelques mois, j’évoquerai quelques appareils tout aussi exceptionnel commercialisés par Nakamichi de 1980 à 1985, notamment l’incroyable 1000 ZXL mais aussi, les 480, 582, 680 ZX, LX5 et LX7. Tous ces appareils sont depuis devenus mythiques.

Nakamichi BX-100 E :

Nakamichi BX-125 E

Cette platine cassette haute performance certes, mais relativement chère pour de l’entrée de gamme, était dépourvue d’une fonctionnalité essentielle puisque le Dolby C était absent. Cependant, compte tenu de son prix, elle ne déçut pas les audiophiles exigeants qui possédaient les connaissances nécessaires pour tirer le meilleur parti de l’appareil, en tenant compte des nombreux réglages internes possibles.

La qualité de fabrication et de finition de Nakamichi, associée à son système de transport fluide et silencieux à commande logique, rend la BX-1OOE agréable à utiliser. Toutefois, le réglage indépendant du bias et de l’équalisation requiert une attention particulière pour éviter toute erreur. Malgré l’absence de Dolby C, le souffle reste acceptable avec des cassettes vierges de haute qualité et silencieuses, tel le Métal ou le Chrome, et un niveau d’enregistrement adéquat n’excédent pas le 0 DB de référence.

Sur cette platine, la sélection du bias et de la qualité de la bande sont indépendants, permettant par exemple l’enregistrement de bandes chrome en 120 µs normalement réservé au ferrique. Les boutons de bias sont, comme toujours, identifiés de manière confuse uniquement par les désignations propres à Nakamichi : EX (ferrique), SX (chrome) et ZX (métal). Les fonctions d’arrêt en mémoire, de minuterie et de répétition automatique sont présentes, mais il n’y pas d’entrées microphone.

En interne, des réglages indépendants du bias et du gain d’enregistrement sont intégrés sur les canaux gauche et droit pour chaque type de bande, permettant ainsi d’adapter la machine à n’importe quelle bande.

Qualité sonore :

En écoute, les transitoires étaient restitués avec une définition et un mordant remarquables sur des bandes magnétiques Métal. La richesse des détails dans les aigus était surprenante, et l’image sonore s’avérait également meilleure que d’habitude. La présence de basses profondes et solides conférait au son une présence plus marquée. Le son relativement clair et « large bande » sur les bandes magnétiques Normales était à la fois immersif et agréable à l’écoute.

Nakamichi BX125E :

Le BX125 est essentiellement un BX-1OO équipé du Dolby C. Il est donc similaire au BX-150, qui était auparavant le Nakamichi le moins cher à proposer le Dolby C en plus du Dolby B. Visuellement, le BX125 est dépourvu du compteur de bande à LED rouge lumineux du BX150, et la commande de sortie est rotative au lieu d’être un curseur. Pour le reste, les fonctionnalités sont identiques.

Lors des tests, le BX-125 se révélait très similaire aux BX-1OO et BX-150 à tous égards. Il démontrait une bonne stabilité de vitesse, caractérisée par un très faible scintillement pour un transport à cabestan unique, mais un léger pleurage (0,08 %) à 2 Hz et 5 Hz.

Nakamichi BX300E:

Nakamichi BX-300 E

Les tests d’écoute et les tests en laboratoire montraient systématiquement que la stabilité de la vitesse était un problème majeur sur les platines à cassette, responsable de distorsions, de variations de niveau, d’un son diffus et de nombreux autres phénomènes subjectifs et difficiles à appréhender. Les platines à double cabestan en boucle fermée éliminèrent la quasi-totalité de ces dégradations en isolant également la bande de la mécanique de la cassette, qui peut elle-même produire un scintillement important. Nakamichi utilisait ce système d’entraînement sur toutes ses platines haut de gamme, à commencer par la BX-300E.

Trois têtes ont également été installées, permettant une écoute hors bande et un réglage de la polarisation par l’utilisateur pour s’adapter au mieux à la bande. Nakamichi a intégré une seule commande pour tous les types de bande ; il faut donc mémoriser les réglages lors du changement de type.

Comme prévu, la stabilité de la vitesse de cet appareil était exceptionnellement bonne. Le scintillement était de 0,07 %, le pleurage de 0,04 % et la dérive était quasi inexistante.

Le réglage de la polarisation permet d’affiner la réponse en fréquence des bandes métalliques de quelques dB à 20 kHz, ce qui est suffisant.

La plage de réglage des bandes au chrome est beaucoup plus large, ces bandes  étant plus sensibles aux variations de polarisation que les bandes métalliques.  La platine peut ainsi être associée aux meilleures bandes Chrome. Comme c’est souvent le cas avec les platines Nakamichi, la réponse en fréquence de la lecture présente une légère atténuation d’environ -1 dB à 5 kHz, mais les aigus remontent progressivement jusqu’à +2,5 dB à 18 kHz. Cependant, selon les normes habituelles, la réponse en fréquence est très plate et étendue, ce qui est parfaitement audible. La précision de la vitesse de lecture est parfaite avec le réglage central de la commande de pitch, avec une plage de réglage de 7 %.

Qualité sonore :

Sur bande métallique (TDK MA), l’appareil offrait un équilibre tonal très neutre, avec une légère accentuation des aigus. L’augmentation du bias permettait de corriger ce défaut et la qualité sonore devenait alors excellente. L’image sonore était précise, les aigus nets et clairs, et la clarté remarquable.

La bande chrome (TDK SA) nécessitait un léger ajustement du bias pour maîtriser les aigus, mais il devenait alors parfois difficile de distinguer le signal source du signal de la bande. Les résultats étaient étonnants.

Avec la bande ferrique, un compromis était nécessaire entre un contrôle optimal des aigus (bias augmenté) et un niveau d’aigus optimal (bias diminué).

La qualité de lecture du BX-300 avec des cassettes préenregistrées offrait une stabilité et une netteté d’image sonore remarquables, propices à une écoute attentive.

Nakamichi RX-505 E :

Nakamichi RX-505 E

Dès leur sortie, les platines à inversion automatique de Nakamichi, les
RX-202, ‘303 et ‘505, connurent un succès immédiat, étant considérées comme les gadgets les plus excentriques jamais vus sur le marché de la hi-fi.
Leur système d’inversion fait pivoter physiquement la cassette, contrairement aux autres systèmes qui inversent le sens de défilement. Tous les composants de la tête de lecture restent solidement fixés et ne subissent donc pas l’usure qui finit par affecter les plateaux rotatifs des platines à inversion automatique classiques, entraînant une perte d’aigus due à un mauvais azimut. Ce système évite également les erreurs d’azimut liées au déroulement de la bande, causées par un tirage « en arrière » sur les platines à inversion automatique classiques.

Le mécanisme d’entraînement est un système à double cabestan conventionnel, plus simple que celui du Dragon, et offre en plus l’enregistrement inversé. La RX505E ne dispose cependant pas d’une inversion automatique rapide ; elle enregistre et lit en suivant l’amorce, introduisant un silence d’environ 12 secondes. Des têtes d’enregistrement et de lecture indépendantes permettent un contrôle hors bande. Nakamichi a doté ce magnétophone de bien plus de fonctionnalités que d’autres, même les Dragon et ZX-9. Il dispose d’une recherche musicale (détection d’intervalle), d’un saut automatique en cas de fin de morceau silencieux, d’une minuterie, d’une fonction d’arrêt/lecture en mémoire, de filtres MPX et subsoniques. Chose rare pour un Nakamichi, l’enregistrement par insertion est possible grâce au transport à commande logique.

Le réglage fin du bias permet d’adapter précisément les bandes métal, ferrique et chrome. Comme tous les Nakamichi, le RX-505E fonctionne avec une précision remarquable, mais les sélecteurs indépendants de bias et d’égalisation, sans indicateurs d’état, laissent une grande marge d’erreur. Il ne possède pas d’entrées microphone.

Le RX-505E est un magnétophone à inversion automatique doté d’un système d’inversion mécanique unique et ludique qui fait tourner physiquement la cassette. Ce système permet également l’utilisation d’un mécanisme complexe à double cabestan, ainsi que de têtes d’enregistrement et de lecture indépendantes et discrètes, offrant à l’appareil une excellente réponse en fréquence et une marge dynamique importante. L’inversion automatique de Nakamichi n’est pas particulièrement rapide, mais de nombreuses autres fonctionnalités sont disponibles, telles que la recherche musicale, le saut de pistes vierges et un réglage précis du bias.

Le mécanisme d’entraînement fonctionne avec une grande précision, mais ses performances mesurées ne sont pas exceptionnelles. L’adaptation de bande est large grâce au bias variable. La qualité sonore d’enregistrement est excellente.

Nakamichi CR-7 E :

Nakamichi CR-7 E
Nakamichi CR-7 E

Le CR-7, en réalité, est une évolution dans le domaine des platines cassettes haut de gamme de la marque. Il conserve la tête de lecture motorisée du Dragon, inclinable à gauche ou à droite pour s’aligner sur n’importe quel enregistrement. Cependant, il abandonne le système de détection automatique du Dragon et se fie à l’oreille de l’utilisateur. Autrement dit, l’azimut est réglable manuellement. Cela pourrait sembler inférieur au Dragon, mais en pratique, je trouve cela préférable pourvu qu’on ait une certaine habitude et maitrise de ce type d’appareil, même si le CR-7 ne remplace ni n’améliore le Dragon.

Qualité sonore :

Les nouveaux circuits électroniques internes offraient un son mieux équilibré que le Dragon. Les basses étaient plus présentes, la neutralité tonale plus marquée et les aigus moins « minces ». Toutes les qualités du Dragon, notamment son excellente image sonore et sa grande précision, étaient toutefois conservées.

Avec les Maxell MX, les enregistrements étaient si fidèles à l’original qu’ils étaient, en pratique, identiques. Les tests montrent que le CR-7 atteint des niveaux très élevés sur bande métal avant saturation. Comme c’est souvent le cas avec les très bons magnétophones, le CR-7 tirait le meilleur parti des bandes ferriques ordinaires et de bonne qualité, telles que la TDK AD, pour un son aussi bon que celui des bandes métalliques sur un appareil moins performant. Les têtes d’enregistrement et de lecture indépendantes y sont pour beaucoup, car elles augmentent considérablement la limite de surcharge des bandes ferriques.

En résumé, la simplicité d’utilisation du CR-7 et sa télécommande ont rendu le savoir-faire Nakamichi plus accessible au grand public qui avait les moyens financier de se l’offrir et vouait une véritable passion pour les cassettes. Ce magnétophone est bien moins complexe technologiquement qu’un Dragon ou un ZX-9, mais il surpasse leur qualité de défilement et conserve les idées novatrices qui font d’un magnétophone à cassettes Nakamichi un produit légendaire.

Nakamichi Dragon :

Nakamichi Dragon

Cette machine à l’allure impressionnante que j’ai déjà évoqué dans un précédent article, était et reste encore (40 ans après sa sortie) absolument fascinante par sa façon de résoudre les problèmes de lecture de cassettes, même si ce support audio est devenu aujourd’hui totalement obsolète. Il est important de noter que la complexité du Dragon est axée sur la lecture de cassettes audio commerciales, ou même de bandes vierges enregistrées sur d’autres magnétophones, avec une erreur de transcription négligeable.

Jusqu’à l’arrivée du CR-7E, ce magnétophone à cassettes était la référence absolue. La renommée du Dragon repose sur la qualité de fabrication portée au faîte de son art chez Nakamichi en cette fin des années 80 : en plus d’une esthétique exceptionnelle, il porte toutes les marques d’un équipement professionnel. L’innovation majeure de Nakamichi réside dans l’élimination de l’erreur d’azimut de lecture, grâce à une tête de lecture à détection d’azimut qui s’incline automatiquement pour un alignement optimal avec la bande, quelle que soit la qualité de l’enregistrement. La détection est réalisée en divisant un pôle de la tête en deux parties superposées, en comparant la phase de leur sortie, puis en actionnant un moteur pour une plateforme de correction d’azimut jusqu’à ce que l’erreur de phase soit nulle.

Comme si l’azimut automatique ne suffisait pas, le Dragon utilise également un transport à double cabestan avec inversion automatique. Pour ce faire, les deux cabestans doivent changer de vitesse et de direction afin d’appliquer la tension adéquate, ce qui nécessite des moteurs de cabestan indépendants. Nakamichi utilise un entraînement direct pour chaque cabestan, permettant un réglage électronique de la vitesse : le cabestan d’alimentation tourne toujours 0,2 % plus lentement. Un contrôle de la vitesse par quartz est utilisé. Conçu pour minimiser les problèmes d’azimut, le Dragon utilise une tête d’enregistrement à quatre pôles fixes et ne permet pas l’enregistrement inversé ; seule la lecture inversée est possible.

Le réglage manuel du bias et du gain d’enregistrement est disponible pour chaque canal et type de bande ; il s’agit de petits potentiomètres en façade. La réponse en fréquence est déterminée par le réglage du bias, et non par l’égalisation d’enregistrement. La sélection du bias et l’égalisation de lecture (120/70 µs) sont indépendants, comme sur la plupart des magnétophones Nakamichi.

Qualité sonore :

La conception du Dragon visait principalement à obtenir une fidélité parfaite à partir de cassettes préenregistrées. Pour ce faire, il est doté d’un réglage automatique de l’azimut de la tête d’une complexité et d’une résolution étonnantes. Jusqu’à l’arrivée du CR7, il offrait une qualité sonore exceptionnelle pour tous les supports audio. La qualité des enregistrements était également très élevée, dépendant autant de la bande choisie et de la précision du réglage que des performances intrinsèques de l’appareil. C’est, à tout le moins, une platine cassette extrêmement impressionnante.

C’est dans la reproduction de supports audio que ce lecteur excellait véritablement. Plutôt que de simplement « faire la même chose, mais en mieux », le Dragon a marqué un tournant dans ce domaine en produisant des images stéréo d’une netteté exceptionnelle. Il possédait toutes les qualités habituelles : profondeur d’image, stabilité de la hauteur et capacité à séparer la musique du souffle de fond, qualités constatées sur d’autres lecteurs très haut de gamme. Le seul rival du Dragon était le Nakamichi CR-7E évoqué plus haut, qui présentait des améliorations encore plus importantes, notamment dans les basses fréquences.

Pour les nostalgiques du passé qui veulent célébrer ce vieux support désuet qu’est devenu la cassette, le Nakamichi Dragon est sûrement le Graal, mais, mode oblige, il faudra débourser près de 4000€ pour l’acquérir en bon état et révisé. On se dirigera donc plutôt vers l’achat d’un CR7 que l’on dégotte moitié moins cher sur le marché de l’occasion, même si son esthétique est beaucoup moins impressionnante. Enfin, n’oubliez pas la maintenance, car même si vous vous en servez peu, sa mécanique délicate tombe facilement en panne. Il sera donc préférable de trouver un bon technicien maitrisant la réparation de cet appareil complexe avant d’en acquérir un, si toutefois la pièce en panne est encore disponible, ce qui n’est parfois plus le cas.

Hifi Vintage – JBL Everest (1985-89)

En 1985, le Projet Everest fut l’apothéose des plus belles réalisations de JBL et obtint un succès remarquable. Cette enceinte était une réussite visuelle et sonore, digne héritière des célèbres JBL Hartsfield et Paragon, ainsi que l’aboutissement d’un projet censé être « le sommet absolu de toutes les innovations technologiques, matérielles et techniques disponibles dans le domaine de l’art et de la science de l’audio à cette époque ».

L’Everest fut conçue par Bruce Scrogin, alors président de JBL International. Après la fin de la production du modèle JBL Paragon en 1983, le manager s’était rendu compte qu’il restait de la demande pour une enceinte de prestige. Cette demande provenait presque exclusivement du Japon où résident les plus exigeants (et fortunés) des audiophiles. Il fut donc décidé de donner une suite à la Paragon qui ciblait déjà ce marché. Le développement du projet fut entrepris par Bruce Srogin qui pris sa tête, Greg Timbers s’occupa de l’ingénierie et Dan Ashcraft du design industriel. Pour fournir des informations sur les exigences uniques du marché japonais, Keizo Yamanaka, un critique audio japonais réputé, fut embauché comme consultant par JBL dans les domaines acoustiques et cosmétiques.

Le projet :

La conception de l’Everest subit une évolution assez poussée avant d’arriver à sa configuration finale. A l’origine, le concept était de développer une « super L300 » avec un caractère sonore similaire. Le système serait conçu autour d’un nouveau concept acoustique appelé «Directivité définie» (le DD dans DD55000). Ce concept mis au point par Don Keele pour la 4660, permettait à une personne marchant sur une ligne horizontale entre les haut-parleurs d’être exposée à un niveau sonore constant.

Le premier prototype qui fut développé en 1984 avait une configuration à quatre voies. De nombreux problèmes existaient dans ce prototype liés à l’intégration des quatre transducteurs. Il fut décidé de simplifier la conception du modèle pour aboutir à ce qui serait fondamentalement un modèle à deux voies. Un super tweeter serait ajouté plus tard pour fournir une extension dans les octaves les plus élevés. Par conséquent, la configuration finale se transforma en un système à trois voies.

Les Haut-Parleurs : 

Le haut-parleur de grave sélectionné pour l’Everest fut le transducteur professionnel E145 (150-4H en version grand public). Il fut choisi parce que c’était à l’époque, le haut-parleur de basse le plus « rapide » de l’inventaire de JBL. Bien qu’initialement conçu comme un haut-parleur pour guitare de basse, il est remarquablement plat bien que doté d’une topologie de bobine mobile suspendue qui maintient l’action du piston sur toute sa plage grâce à un cône profond et droit. Le moteur magnétique est surdimensionné par rapport aux autres haut-parleurs JBL de 15 pouces, et il en résulte une réponse des graves très efficace de 100 dB/1w/1m.

Normalement, la réponse dans les basses du E145 est considérée comme étant quelque peu limitée, mais étant donné que ce dernier chargeait un caisson suffisamment volumineux, il pouvait fournir de vraies basses profondes. C’était la raison du volume impressionnant de cette enceinte. La section basse a été conçue pour un volume interne de 2,4 mètres cubes. Initialement, il était prévu que le volume derrière le pavillon médium puisse être utilisé dans le cadre du caisson de grave. Cependant, la trompe en fibre de verre n’était pas suffisamment rigide pour empêcher les résonances de la contre-pression. En fin de compte, cette partie de l’enceinte fut cloisonnée ce qui augmenta l’encombrement de l’Everest (Poids en kg : 145, H.L.P. en cm : 141x92x51).

L’Everest utilise une compression de 1 pouce (la 2425H) fixée au pavillon asymétrique (modèle 2346) pour les médiums-aigus. Un haut-parleur d’un pouce a été choisi, le pavillon d’origine équipant aussi le modèle 4660 ayant été conçu pour cet haut-parleur. Une compression de deux pouces aurait pu fournir une meilleure réponse, mais la gorge plus grande aurait présenté des problèmes de contrôle du modèle. Un tweeter 2405 fut ajouté pour une meilleure réponse dans le spectre extrême de la haute fréquence.

Une écoute sur mesure pour les japonais : 

L’ensemble du système avait une empreinte sonore spécifique visant à séduire le marché japonais, c’est à dire, une réponse dans les graves légèrement atténuée dans l’octave la plus basse alors que normalement, on s’attend à ce que, sur des réalisations très haut de gamme, les basses restent linéaires (la pente est bien visible sur la brochure technique ci-dessous). Ce n’est pas censé être une caractéristique euphonique, mais plutôt convenir à l’ergonomie des salles d’écoute japonaises typiques. Leurs plus petites pièces, par rapport à l’Amérique du Nord, ont tendance à favoriser les graves. Donc, gare aux mauvaises surprises si l’enceinte est mal placée dans une trop grande pièce, impliquant une possible sensation d’anémie dans l’extrême grave…

Une réussite primée :

Dan Ashcraft de Ashcraft Designs, avec la contribution de Bruce Scrogin et Keizo Yamanaka, donna une magnifique cosmétique à l’Everest qui est particulièrement réussie. Cette première commande de JBL fut une épreuve par le feu qu’il réussit admirablement. C’était une conception très compliquée car l’objectif était de rendre ce système massif visuellement moins imposant. L’utilisation inventive de faces inclinées a volontairement masqué la profondeur de ce système. Le woofer a été légèrement incliné pour « tricher » sur la directivité des basses fréquences et le super tweeter a été délibérément orienté pour viser la position d’écoute centrale en raison de sa directivité.

L’Everest eût un succès immédiat. Le magazine japonais Stereo Sound lui donna le titre prestigieux de « Produit de l’année » en 1985. Il n’y a pas eu de cycle de production prédéterminé, mais on pense qu’environ 500 paires ont été produites régulièrement jusqu’à l’introduction de la JBL K2 en 1989. Cependant, il resta encore possible de commander l’Everest jusqu’en 1991. L’enceinte fut vendue essentiellement au Japon, marché pour lequel elle était destinée, mais un nombre honorable de modèles furent écoulés aux USA et en Europe, notamment en France.

Prix du modèle neuf en 1986 (l’unité) : 4995 $

Prix d’occasion : entre 7000 € et 10.000 € la paire.

Disque – Indochine – 3 (1985)

Banlieue sud à l’aube de 1980, une petite annonce passé dans Rock & Folk pour le groupe Les Espions va être le début d’une grande aventure musicale. Un certain Dominik Nicolas débarque pour une audition comme guitariste. Finalement, il est pris comme bassiste. Nicolas Sirkis quand à lui deviendra chanteur. Et puis, petit à petit, Nicolas et Dominik deviennent amis et finissent par quitter le groupe. Ils recrutent un saxo débutant, Dimitri Bodianski. Indochine est né. Premier concert au Rose Bonbon, fameux night-club parisien. Dans la foulée, premier 45 tours « Dizzidence politik » en 1982. Puis arrive le quatrième laron, Stéphane, le frère jumeau de Nicolas, qui de guitariste passe aux synthétiseurs. L’étape suivante, c’est le premier album. On y trouve « L’Aventurier », le tube de l’été 1983. En 1985, ceux qui attendaient le groupe au tournant en sont pour leur frais. Désormais Indochine est un groupe à succès. L’abum 3 est celui qui assoit définitivement la réputation du groupe en tête de la Pop française avec les singles « 3ème Sexe » et « Tes Yeux Noirs ».

Quelques albums remarquables : 

3 (1985) : est le troisième album studio d’Indochine, sorti en 1985. Présenté par les médias de l’époque comme l’album de la maturité, il marque la première évolution musicale du groupe à travers des textes qui abordent de nouveaux thèmes, jugés plus sérieux. En termes de succès populaire, 3 est aussi l’album de la consécration, toute une génération reprenant en chœur les titres phares qui le composent : « 3e sexe » est un hymne à la tolérance vestimentaire ou sexuelle, au droit à la différence, et devient le deuxième énorme tube du groupe. « Canary Bay » aborde le thème de l’homosexualité féminine. « Trois nuits par semaine » est directement inspiré du roman à forte connotation érotique et sensuelle L’Amant de Marguerite Duras. « Tes yeux noirs » est une chanson sur la séparation amoureuse et le désir de l’autre. 

Après une première apparition dans les charts en 1985, l’album atteint la deuxième place du Top 20 en mai 1986 et sera certifié double disque de platine en octobre de la même année. À ce jour, plus de 800.000 exemplaires ont été vendus en France. Il a également été distribué en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Canada, au Danemark et en Suède.

Paradize (2002) : Le 9e album studio d’Indochine est souvent considéré comme l’album du renouveau de la carrière d’Indochine. Nicola Sirkis explore ses thèmes de prédilection depuis les débuts d’Indochine : le sexe, la religion, le mal-être adolescent ou encore ici le décès de son frère jumeau Stéphane Sirkis (Electrastar). Le single « J’ai demandé à la lune », devenu un morceau mythique du groupe et incontournable en concert, a été écrit et composé par Mickael Furnon, du groupe Mickey 3D.

L’album s’est vendu à environ 1,5 million d’exemplaires, ce qui a fait renouer le groupe avec le succès après une « traversée du désert » durant les années 90.

13 (2017) : est le treizième album studio du groupe français Indochine. Son premier single est « La vie est belle ». Il est disponible en plusieurs formats notamment le disque compact, le vinyl et même la cassette audio. Sur la pochette du disque, réalisée par le photographe néerlandais Erwin Olaf, figurent 13 jeunes filles disposées sur deux rangées. Le cliché compose une photo de classe fictive sur laquelle les élèves portent des uniformes colorés imaginaires, certains arborant aussi des écharpes-drapeaux. L’esthétique de l’album est notamment inspirée des tableaux du peintre Henry Darger. « Un été français » est le deuxième single d’Indochine qui est lui aussi disponible dans plusieurs formats (CD, Vinyl et K7 audio). Cette chanson évoque principalement la montée du Front national dans les sondages, et son passage au second tour de l’élection présidentielle 2017. Le clip a été tourné sur le toit de l’Arche de la Défense.

Discographie : 

1982 : L’Aventurier
1983 : Le Péril jaune
1985 : 3 (820.000 ventes)
1987 : 7000 danses
1990 : Le Baiser
1993 : Un jour dans notre vie
1996 : Wax
1999 : Dancetaria
2002 : Paradize 
2005 : Alice & June
2009 : La République des Meteors
2013 : Black City Parade
2017 : 13

Voir sur YouTube : « Indochine – 3e sexe (Clip officiel) » ; Indochine – Tes yeux noirs (Clip officiel) ; Indochine – L’aventurier (Clip officiel) ; Indochine – Des fleurs pour Salinger (Clip officiel) ; Indochine – J’ai demandé à la lune (Clip officiel) ; Indochine – Savoure le rouge (Clip officiel) ; Indochine – Un été français (Clip officiel) par Indochine officiel

Film – Police Fédérale Los Angeles (1985)

Richard Chance (William L. Petersen) et Jimmy Hart (Michael Greene) sont des agents du F.B.I. bossant au bureau de Los Angeles à la section contrefaçon. Chance a une réputation de tête brûlée, alors que Hart se la joue tranquille à seulement trois jours de la retraite. Hart enquête sans son coéquipier dans un entrepôt situé dans le désert, qu’il suppose être une imprimerie du faux-monnayeur Rick Masters (Willem Dafoe). Après que Hart se soit fait tuer par Masters et Jack, son garde du corps, Chance explique à son nouveau partenaire, John Vukovich (John Pankow), qu’il veut faire tomber Rick Masters quoi qu’il arrive.

Les deux agents tentent d’obtenir des informations sur Rick Masters en mettant sous surveillance un de ses associés criminels, l’avocat Max Waxman. Vukovich trop fatigué s’endort dans sa planque, et par suite, ils échouent à coincer Masters en train d’assassiner Waxman (Christopher Allport). Alors que Vukovich veut respecter la procédure, Chance devient de plus en plus imprudent et bafoue l’éthique dans son obstination à stopper Masters. Grâce à son informatrice et amante Ruth Lanier (Darlanne Fluegel), Vukovich rencontre en privé l’avocat de Masters, Bob Grimes (Dean Stockwell). Grimes, reconnait un conflit d’intérêts potentiel qui pourrait ruiner sa pratique juridique, et accepte de mettre en place une réunion entre son client et les deux agents, qui engagent Masters en se faisant passer pour des banquiers corrompus de Palm Springs intéressés par ses services de contrefacteur. Masters est réticent à travailler avec eux, mais accepte finalement d’imprimer pour 1.000.000 $ de faux billets.

À son tour, Masters exige 30.000 $ d’acompte pour imprimer la fausse monnaie, soit trois fois la limite autorisée par l’agence fédérale. Pour obtenir l’argent, Chance persuade Vukovich de l’aider à voler Thomas Ling, un homme connu de son informatrice Ruth comme disposant de 50.000 $ de cash pour acheter des diamants volés. Chance et Vukovich interceptent Ling à la gare et s’emparent de l’argent dans une zone industrielle. Mais l’affaire tourne mal, et Ling qui est un agent infiltré, se fait tirer accidentellement dessus par son équipe de couverture. Chance et Vukovich tentent de leur échapper à travers une course poursuite épique…

Réalisation et anecdotes :

Le réalisateur William Friedkin (déjà connu pour ses films L’Exorciste ou French Connection) a reçu le roman de Gerald Petievich sous forme de manuscrit et l’a trouvé très authentique. Petievich est un ancien agent des services secrets et il apparaît dans un caméo en tant qu’agent du FBI. Le cinéaste était également fasciné par la « nature absolument surréaliste » du travail d’un agent secret à Washington DC. Friedkin avait un budget relativement faible de 6 millions de dollars pour le film, aussi, les acteurs et l’équipe furent obligés de travailler pour des salaires relativement bas. En conséquence, le film ne put bénéficier d’aucune star.

Friedkin a tout filmé sur place et a travaillé rapidement, utilisant souvent la première prise pour donner un sentiment d’immédiateté. Il n’aimait pas les répétitions, aussi, il créait des situations où les acteurs pensaient répéter une scène alors qu’en fait, il tournait pour de bon. La scène pendant laquelle Petersen court entre les tapis roulants du terminal de l’aéroport international de Los Angeles a causé des problèmes entre le cinéaste et la police de l’aéroport. L’aéroport avait interdit cette scène, principalement pour la sécurité de Petersen, car ils estimaient que leur assurance ne l’aurait pas couvert s’il s’était blessé. L’acteur a dit à Friedkin qu’ils devraient tourner la scène de toute façon, alors le réalisateur a proposé qu’ils simulent une répétition alors que les caméras tournaient la scène ; bien que la pilule fut difficile à avaler par les responsables de l’aéroport, la prise était dans la boîte.

La fabrication de fausse monnaie a l’air authentique parce que Friedkin a consulté des contrefacteurs réels. Le « consultant » a réalisé les scènes qui ne montrent pas l’acteur Willem Dafoe à la caméra pour donner plus d’authenticité à cette séquence, même si l’acteur a appris à imprimer des faux Dollars. Plus d’un million de faux billets furent imprimés mais avec trois erreurs délibérées de sorte qu’ils ne pourraient pas être utilisés en dehors du film. Les cinéastes brûlèrent la plus grande partie de la fausse monnaie mais certains exemplaires échappèrent à la destruction, et furent utilisés à leur insu. Le fils d’un des membres de l’équipe essaya d’utiliser une partie de l’argent pour acheter des bonbons dans un magasin local et il fut arrêté. Trois agents du FBI de Washington interrogèrent les membres de l’équipe chargés du travail d’impression des faux billets ainsi que le réalisateur. Vu la dimension que prenait l’affaire, Friedkin offrit de montrer le film au secrétaire du Trésor et de retirer tout ce qui représentait un danger pour la sécurité nationale. Mais l’affaire se tassa et ce fut la dernière fois qu’il entendit parler des services du gouvernement.

La poursuite en voiture à contre-sens sur une partie d’autoroute de Los Angeles a été l’une des dernières scènes tournées dans le film et il a fallu six semaines pour la réaliser. À ce stade, Friedkin travaillait avec une équipe très dépouillée. Il a eu l’idée d’organiser une poursuite à contre-sens le 25 février 1963 alors qu’il rentrait chez lui après un mariage à Chicago. Il s’était assoupi au volant et avait retrouvé sa vigilance alors qu’il s’était engagé sur la mauvaise voie avec le trafic venant en sens inverse se dirigeant directement vers lui. Il s’est rabattu sur le côté et a reculé ; pendant les 20 années suivantes, il s’est demandé comment il allait utiliser cet évènement périlleux de sa vie dans un film. Pour live and die in LA, il a déclaré au coordinateur de cascades Buddy Joe Hooker que s’il pouvait réaliser une poursuite mieux que celle du film The French Connection (qu’il avait tourné en 1971), il était preneur. Sinon, il ne l’utiliserait pas.

Petersen a fait beaucoup de séances de conduite sans doublure au cours de cette séquence et les réactions stressées de l’acteur John Pankow étaient réelles. Trois week-ends ont été consacrés au tournage sur des tronçons de l’autoroute de Terminal Island près de Wilmington, en Californie, qui ont été fermés pendant quatre heures pour permettre à l’équipe d’organiser la poursuite chaotique. Pour ajouter à la sensation oppressante de la poursuite, Friedkin l’a mis en scène sur un tronçon où le flux de la circulation autoroutière est inversé (comme si on se trouvait au Royaume-Unis) puisqu’elle se déroule sur la voie droite de l’autoroute à contre-sens, et non sur la voie gauche.

Musique du film :

Selon Friedkin, la raison principale pour laquelle il a choisi Wang Chung pour composer la bande originale était parce que le groupe « se démarquait du reste de la musique contemporaine. […] Ce qu’ils ont finalement enregistré n’a pas seulement amélioré le film, mais lui a donné de la profondeur et une dimension plus puissante ». Après avoir écouté l’album précédent du groupe, Points on the Curve, Friedklin décida que Wang Chung composerait l’intégralité de la partition musicale de son film. Mais il appréciait tellement l’album qu’il y puisa une des chansons, « Wait », afin de l’utiliser dans le cadre de la bande-son. « Wait » apparaît à la fin du film. Les chansons de la bande-son, à l’exclusion de la chanson titre et de « Wait », ont été écrites et enregistrées en deux semaines. Ce n’est qu’après que Wang Chung ait vu une ébauche du film que le groupe produisit la chanson-titre.

Voir sur YouTube et Dailymotion : « Police fédérale Los Angeles (1985) Bande annonce française » par Otto Rivers ; « Police Fédérale Los Angeles » courses poursuites par DIRECTVISION1

Série TV – Magnum (1980-88)

Origine et production :

Magnum est une série télévisée américaine en 162 épisodes de 50 minutes, créée par Glen A. Larson et Donald P. Bellisario et diffusée entre le 11 décembre 1980 et le 1er mai 1988 sur le réseau CBS.

En France, la série a été diffusée à partir du 13 décembre 1981 dans le cadre de l’émission Dimanche Martin sur Antenne 2. Rediffusion et épisodes inédits en 1988 sur M6. Rediffusion sur TF1, puis sur France 3, sur France 4, 13ème rue, Comédie+ et sur Jimmy, ainsi qu’au Québec sur le réseau TVA.

L’Histoire : 

Ancien combattant de la guerre du Viêt Nam puis lieutenant dans l’Office of Naval Intelligence, Thomas Magnum s’occupe désormais de la sécurité d’une des propriétés du célèbre écrivain de polars Robin Masters située à Oahu dans l’archipel d’Hawaï. C’est à la suite d’un pari perdu que l’auteur à succès a laissé à Magnum la jouissance de sa maison d’amis et de sa Ferrari, à la condition qu’il assure la sécurité de sa résidence.

Magnum partage le domaine avec Jonathan Quayle Higgins, un majordome britannique rigide, ancien soldat de l’armée des Indes. Higgins supporte mal la décontraction de Magnum et lui rend la vie difficile avec ses deux dobermans, Zeus et Apollon.

Magnum travaille désormais comme détective privé. Il fait souvent appel à ses amis Terry et Rick, eux aussi vétérans du Viêt Nam. Terry est un pilote d’hélicoptère reconverti dans le tourisme aérien, et Rick est devenu gérant d’un club sélect situé en bord de mer, le King Kamehameha.

Distribution :

Tom Selleck : Thomas Sullivan Magnum
John Hillerman : Jonathan Quayle Higgins
Larry Manetti : Orville « Rick » Wright
Roger E. Mosley : Théodore « Terry » Calvin

Source

Voir sur Dailymotion : « Magnum le commencement » par Bruce Willis