Série TV – Le Saint (1962-69)

Le Saint est une série télévisée de suspense et d’espionnage produite par ITC qui la diffusa au Royaume-Uni sur ITV entre 1962 et 1969. En France, la série fut diffusée à partir de mai 1964 sur la deuxième chaîne de l’ORTF. Elle était basée sur le personnage littéraire Simon Templar créé par Leslie Charteris dans les années 1920 qu’il présenta dans de nombreux romans au fil des années. Le personnage fut joué par Roger Moore.

Le Thème :

“Considéré par certains comme le Robin des bois des temps modernes, par d’autres comme un simple brigand qui vole les criminels et garde leur argent, Simon Templar alias le Saint, combat le crime et l’injustice à travers le monde. Il n’hésite jamais à mettre sa vie en danger pour porter secours à de vieilles connaissances. Ce gentleman britannique est talonné en permanence par l’inspecteur en chef Claude Teal (Ivor Dean apparait dans 26 épisodes de la série), qui assimile Templar a un malfrat comme les autres. Heureusement avec son élégance, son audace et son savoir-faire, Simon Templar réussit à fuir constamment son assaillant. Il est tellement doué que même les services secrets font régulièrement appel à lui pour résoudre des missions délicates”.

Anecdotes sur la série :

Roger Moore avait déjà essayé d’acheter les droits de production sur les livres du Saint lui-même et était ravi de pouvoir jouer le rôle ; il est finalement devenu co-propriétaire de la série avec Robert S. Baker lorsque la production a changé pour devenir la “Bamore Productions”.

On lui aurait offert le rôle de 007 au moins deux fois au cours de la série, mais il a dû décliner l’offre en raison de ses engagements télévisés. Il attendra la fin du tournage de la série “Amicalement Vôtre” en 1973 pour interpréter pour la première fois le rôle du fameux agent secret et prendre ainsi la suite de Sean Connery dans “Vivre et laisser mourir” de Guy Hamilton.

De nombreux épisodes étaient basés sur les histoires de Charteris, bien qu’un pourcentage plus élevé de scripts originaux aient été utilisés au fur et à mesure que la série progressait. Le roman “Vendetta pour le Saint”, crédité à Charteris, mais écrit par Harry Harrison, fut l’une des dernières histoires du Saint à être adaptées.

La voiture de Templar, quand elle apparaissait, était une Volvo P1800 blanche avec une plaque d’immatriculation ST1. Ce modèle Volvo est souvent appelé «la voiture du Saint», avec des versions miniatures réalisées par Corgi qui se sont révélées populaires. Volvo a été heureuse de fournir sa voiture récemment lancée en 1962 dans un but promotionnel, après qu’à la demande des producteurs, la société Jaguar ait refusé de leur fournir une Type E.

Un prélude à la série “Amicalement Vôtre” :

L’épisode 118 de la dernière saison intitulée “Le Roi”, est considéré par les critiques comme annonçant la série TV Amicalement vôtre. Dans cet épisode, Simon Templar, alias le Saint, reçoit une invitation à une partie de baccara donnée par le roi déchu Boris à Monte-Carlo. En chemin, le Saint fait la connaissance d’un millionnaire texan, Rod Huston (un riche et oisif texan joué par Stuart Damon), et d’une ravissante jeune fille, Janine Flambeau, qui refuse de dîner avec eux. Ils apprennent plus tard que le père de la jeune fille a mis au point un système mathématique complexe permettant de gagner au jeu et qu’ils n’utilisent que pour rembourser les factures les plus pressantes, sans jamais tenter de gagner une fortune. Avec cet épisode, Robert S. Baker a voulu connaître la réaction du public face à un duo britannique-américain. Le nom de Rock Hudson circula pour servir de partenaire à Moore, mais les deux acteurs avaient trop de points communs, physiquement parlant. Puis ce fut celui de Glenn Ford, avec qui Moore ne s’entendait guère, selon son propre aveu dans son livre de mémoires. C’est finalement Tony Curtis qui fut engagé. Le personnage est de ce fait fondamentalement modifié, passant du riche cow-boy texan à l’homme d’affaire new-yorkais, plus proche de la personnalité de Curtis.

Voir sur YouTube : “Serie TV – Le Saint – Generique” par AutomneDesLegendes

Oldtimer – Maserati Mistral (1963-70)

Les succès en course de Maserati l’amenèrent à étudier des voitures de route destinées à une clientèle sportive et raffinée. Ces voitures de Grand Tourisme furent toujours très performantes. En 1963, après l’excellente 3500 GT, sortit un très joli coupé à deux places, le type 109 mistral. Son nom, inspiré du vent qui souffle en France dans la vallée du Rhône, a été suggéré aux responsables du constructeur au Trident par l’importateur français, et la Mistral sera la première d’une longue série de modèles qui rendront hommage à éole.

Une carrosserie signée Frua :

Le dessin de la carrosserie était dû à Pietro Frua qui réussit les deux versions, coupé et cabriolet. Le coupé très élancé et très pur de ligne fut présenté lors du Salon de Turin 1963 et y remporta tous les suffrages. De nos jour d’ailleurs, La Mistral est considérée comme une des plus belles Maserati de tous les temps. Elle est parfois confondue avec le modèle AC de Frua, qui dispose de dimensions plus importantes et d’une puissance supérieure.

Un moteur prestigieux :

Depuis 1957, date à laquelle Maserati avait été championne du monde de formule 1 avec Juan Manuel Fangio sur la 250F, la marque ne courait plus en formule 1, celle-ci étant devenue trop onéreuse pour ses finances. Maserati participa au championnat des Sports et remporta de nombreux succès avec les modèles Birdcage. Puis l’intérêt se porta sur la construction de voitures de luxe et de grand tourisme dont la base fut un excellent moteur à 6 cylindres et 2 arbres à cames de 3,5 litres de cylindrée avec double allumage dérivé de celui de la Maserati 250F. Ce moteur qui avait animé avec succès jusqu’en 1966 la 3500 GT, disposait de chambres de combustion hémisphériques et bénéficiait d’une injection indirecte, une véritable première dans le monde des voitures sportives italiennes de l’époque.

Trois versions développant de 235 à 255 ch :

La Mistral reçut, à son lancement, le moteur déjà utilisé sur la 3500 GT dans sa version 3,5 litres, qui développait 235 ch. Dans sa deuxième version, la cylindrée passa à 3,7 litres pour 245 ch DIN. Les derniers modèles furent équipés d’une version 4 litres de 255 ch. La boîte de vitesses était une ZF à 5 rapports. Les version coupé et spider seront produites respectivement à 830 et 125 exemplaires.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Côte actuelle : À partir de 150.000 €

Oldtimer – Peugeot 404 Cabriolet (1962-69)

C’est en octobre 1961 qu’a été dévoilé au Salon de Paris le cabriolet Peugeot 404. Lancé plus d’un an après la berline, ce dernier  confirmera les liens étroits existant entre la firme de Sochaux et le carrossier Pininfarina qui accèdera aussi au rôle de sous-traitant avec cette nouvelle décapotable haut-de-gamme.

Le premier cabriolet français équipé d’un moteur à injection :

Élégant et classique, le cabriolet 404 profitera d’une caisse et d’une finition spécifiques. Assemblé à façon, selon un processus semi artisanal, son prix de vente atteindra deux fois celui de la berline de base. Dès le mois de mars 1962, le cabriolet pourra recevoir en option un moteur à injection Kugelfisher, la puissance passant de 72 à 85 ch. Au mois d’octobre de la même année, sera présenté un coupé étroitement inspiré du style du cabriolet.

La Peugeot 404 était une voiture confortable dotée d’une bonne tenue de route. Par contre le freinage était constitué de quatre économiques tambours, qui plus est, sans assistance, ce qui est courant à l’époque. Peugeot équipera ses modèles avec des tambours assistés thermostables à partir de 1964, assortis de jantes ajourées. Ces freins sont d’une très grande efficacité mais d’un entretien pointilleux, et ils seront finalement remplacés en 1968 seulement, par des freins avant à disques déjà utilisés par la plupart des constructeurs.

Si la 404 reste, à l’instar des précédentes Peugeot 203 et 403, une propulsion à essieu arrière rigide et levier de vitesse au volant, elle adopte désormais des ressorts de suspensions avant hélicoïdaux (ressorts en spirale) à la place du traditionnel ressort transversal à lames présent depuis la 201.

Plus de 10.000 exemplaires vendus : 

Les cabriolets et coupés 404 suivront fidèlement l’évolution technique de la berline, mais leur silhouette ne connaîtra qu’un minimum de retouches : en 1964, nouveaux clignotants avant rectangulaires, et en 1967, nouveau masque avant avec jupe intégrée et feux longue portée dans la calandre. Bien accueilli par la clientèle, en dépit de son prix élevé et de ses performances moyennes, le cabriolet 404 sera produit à 10.388 exemplaires entre 1961 et 1969, date à laquelle il cèdera la place au cabriolet 504, conçu lui aussi par Pininfarina.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf : 24.000 F en 1969 soit 29.000 € avec 691% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 35.000 €

Oldtimer & Youngtimer – Porsche 911 (1963-89)

La 901 finalement rebaptisée 911 : 

C’est au salon de Franfort, en 1963, que Porsche présenta sa nouvelle sportive de luxe, la 901. Bien entendu, personne ne manqua de faire la comparaison avec la 356 qu’elle allait bientôt remplacer. Si la création de la première Porsche avait échappée à toute intention programmée, la forme extérieure et les caractéristiques techniques de la seconde étaient, au contraire, le fruit de longues réflexions. La solution du moteur disposé derrière l’essieu arrière fut adoptée ainsi que le choix d’un six cylindres, option plus confortable pour une voiture sportive 2+2 de grand tourisme. On opta finalement pour un moteur boxer refroidi par air, la disposition des cylindres en ligne ou en V s’accordant mal avec la conception du moteur arrière. Pour une cylindrée de 2 litres, celui-ci développait 130 ch à 6100 tr/mn. A la fin de l’automne 1964, un constructeur d’automobiles français ayant fait valoir qu’il s’était assuré l’exclusivité des nombres à trois chiffres avec un zéro intercalé pour la désignation de ses modèles, la nouvelle Porsche 901 fut rebaptisée 911.

Le modèle original (1963-73) :

La première version de la 911 a été produite pendant trois ans, et est remplacée par la 911 L à partir de 1967. Puis un modèle plus puissant est présenté fin 1966 :  la 911 S ; elle est équipée d’un moteur 2,0 l de 160 ch, lui permettant d’atteindre 225 km/h. Elle se différenciait par de meilleures caractéristiques techniques : son moteur était alimenté par deux carburateurs triple corps Weber, mais aussi visuellement par ses fameuses jantes Fuchs 15 pouces à cinq branches. Puis vient la 911 E en 1968, équipée d’une injection mécanique Bosch, qui fera passer la puissance de la 911 S de 160 à 170 ch. En 1967, est introduite la 911 T (110 ch) qui remplacera définitivement la 912 (une 911 version économique) en 1969. La version Targa est lancée en 1966 ;  elle se caractérisait par un toit partiellement découvrable, la voiture restant surmontée par un arceau fixe chromé à l’origine, puis peint en noir par la suite. Elle fut nommée ainsi en souvenir des succès remportés par Porsche dans la célèbre course de la Targa Florio, en Sicile.

Ce n’est qu’avec la présentation des modèles 1970 que la 911 subit sa première cure de modifications importante : la cylindrée notamment passe de 2,0 l à 2,2 l, la gamme alors se compose de la 911 T (125 ch), de la 911 E (155 ch) et de la 911 S (180 ch), la 911 L disparaît des catalogues, puis la 911 passe à 2,4 l de cylindrée en 1972. Le modèle le plus puissant, la 911 S, atteint alors 190 ch ; elle est la voiture la plus rapide produite en Allemagne (environ 240 km/h de vitesse de pointe).

En 1972 sort la 911 2.7 Carrera RS, une 911 dotée d’un plus gros moteur et allégée. À la suite d’une nouvelle réglementation sportive, elle est produite à 500 exemplaires afin d’obtenir une homologation pour la compétition, mais en réponse aux importantes ventes, la production est étendue à 1000, puis finalement 1590 exemplaires. Elle est dotée d’un moteur boxer 6 cylindres de 2,7 l développant 210 chevaux.

La série G (1973-89) : 

Elle dispose de pare-chocs butoirs à soufflets absorbant les impacts, une innovation conçue pour respecter les dernières normes de crash test aux États-Unis. La protection des occupants a été améliorée par l’adoption des ceintures de sécurité à trois points en équipement standard, aussi bien que par l’intégration des appui-têtes sur les sièges.

La 911 Turbo (930) : Introduite au Salon de Paris 1974, la Porsche 911 Turbo fit forte impression sur le public avec ses ailes gonflées, son spoiler volumineux et ses 260 chevaux DIN, tirés du Carrera RS 3 litres suralimenté. La plus rapide des Porsche 911 de tourisme n’en était toutefois qu’à ses débuts. Au salon de Francfort de 1977 naîtra une version plus ambitieuse, dotée d’un six cylindres réalésé à 3299 cm3 en affichant pas moins de 300 chevaux DIN. Avec pareille progression, le rapport poids/puissance s’établit à 4,3 kg/ch et fait de la 930 la voiture qui accélère le plus fort de son temps : 24″2, mieux qu’une Ferrari BB. Utiliser la 930 demande donc du doigté… de la part du pied droit qui ne se doit d’exercer que des pressions savamment dosées et proportionnées à l’action sur le volant :  pilote de talent indispensable!

À partir de 1976, Porsche commercialise la 3.0 Carrera et la SC. La première, distribuée sur deux années, dispose d’une injection KJetronic d’une puissance de 200 ch, pour son 6-cylindres à plat de 2 994 cm3. La SC, distribuée de 1978 à 1983, passera de 180 à 204 ch, en passant par 188 pour l’année 1980.

En 1984, les 911 Carrera avec leur 3.2-litre de 231 ch ont remplacé les SC. La version Targa assuma seule le rôle de 911 découvrable jusqu’en 1982, date du lancement du cabriolet qui fut commercialisé en 1983. Ce dernier d’abord équipée du 3.0, accueillera le 3.2 l’année suivante tout comme le coupé.

Une fausse retraite : 

Vu le succès considérable de ce modèle devenu légendaire et sa demande toujours importante et renouvelée par une clientèle de passionnés, la firme de Stuttgart n’a jamais pu se résoudre à abandonner la production de la 911 qui a perduré jusqu’à maintenant sous diverses appellations au fil des ans, amenant chaque fois son lot d’améliorations techniques et cosmétiques : Porsche 964 (1988-1994), Porsche 993 (1993-1997), Porsche 996 (1997-2005), Porsche 997 (2004-2012), Porsche 991 (2011-2016).

Caractéristiques Techniques : Voir ci-dessous, le scan du Salon Auto 1974.

Prix des modèles neufs en 1986 : 911 Carrera : 313.200 F en coupé (83.000 € avec 74% d’inflation)  et 352.500 F en Targa. 911 Turbo : 558.000 F.

Cote actuelle : à partir de 26.000 € pour une série G.

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