Oldtimer – Triumph Spitfire 1500 (1975-80)

La Triumph Spitfire 1500 fut la cinquième et la dernière version d’un roadster à deux places constituant l’entrée de gamme de la marque. La première version dénommée Triumph Spitfire 4, sortie en 1962, conçue par Harry Webster et dessinée par Giovanni Michelotti, était équipée d’un moteur de 1147 cm3 dérivé de la Triumph Herald 1200. Les performances de la petite Triumph restaient cependant modestes et sa conception quelque peu archaïque. Il est vrai que le modèle s’était amélioré au niveau de la suspension arrière qui fut redessiné sur les modèles suivants, mais il fallut attendre 1975 pour qu’elle se voit attribuer un supplément de puissance.

Supplément de puissance et nouvelles normes : 

Pour mieux conquérir le marché d’outre-Atlantique et satisfaire les normes en vigueur Aux U.S.A., les pare-chocs avaient été remontés en travers de la calandre et son moteur passait à 1500 cm3, ce qui lui permettait de pallier la perte de puissance causée par les modifications faites pour lutter contre la pollution. La Spitfire ne se mit pas pour autant à cracher du feu, malgré son nom, mais elle tint mieux sa place dans la circulation. Elle obtint ainsi un sursis dans sa carrière commerciale qui ne prit fin qu’en 1980 avec un total de 95.829 exemplaires produits pour le modèle 1500 et de 314.332 exemplaires tous modèles confondus.

Les différents modèles : 

Spitfire 4 (1962-1964)
Spitfire 4 MK2 (1964-1967)
Spitfire MK3 (1967-1970)
Spitfire MKIV (1970-1975)
Spitfire 1500 (1975-1980)

Fin de la production en 1980 : 

Fin 1974, avec la nationalisation de British-Leyland, les fonds disponibles pour Triumph diminuent et les investissements sont alors dirigés prioritairement vers le projet de TR7 en cours de développement. S’il semble clair que la 1500 sera le dernier modèle de Spitfire, la législation semblant menacer les voitures découvertes, il est tout de même prévu de faire durer la production jusqu’en 1982. Mais lors de la préparation du modèle 1980, il s’avère que le moteur de la 1500 ne peut pas être adapté aux nouvelles normes anti-pollution entrant en vigueur en Californie. La Spitfire n’y est donc plus vendue, conduisant à une forte chute des ventes aux États-Unis, dont cet État absorbait près de la moitié. La livre sterling se dévaluant par rapport au dollar, il n’est plus intéressant pour Triumph de continuer les ventes sur le marché américain, qui sont donc arrêtées. Sans lui, qui recevait 80 % de la production, la Spitfire n’est plus un produit viable, aussi la décision est-elle prise d’arrêter définitivement la production.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : Cylindrée : 1493 cm3 ; Puissance maximale : 72 ch.
Boîte de vitesses : 4 vitesses entièrement synchronisées, overdrive en option.
Poids et performances : Poids à vide : 763 kg ; Vitesse maximale : 161 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 12 s ; Consommation mixte : 8 L/100 km.
Dimensions : Longueur : 3785 mm ; Largeur : 1486 mm ; Hauteur : 1206 mm ; Empattement : 2108 mm ; Voies AV/AR : 1245 mm/1220 mm ; Volume du coffre : 200 dm3.

Prix d’occasion : à partir de 5000 €.

Disque – Jacques Brel – Les Marquises (1977)

Jacques Brel, (1929-1978) est un auteur-compositeur-interprète, poète, acteur et réalisateur belge francophone. Sa carrière de chanteur débute en 1953, quand il réalise un disque maquette, 78 tours qu’il envoie en France à Jacques Canetti, découvreur de talents, directeur artistique de Philips et propriétaire du théâtre parisien « Les Trois Baudets ». Séduit par les chansons qu’il vient d’entendre, le 1er juin 1953, Jacques Canetti, l’appelle dans la nuit pour le rencontrer immédiatement. Brel quitte la capitale belge pour se rendre seul à Paris. Sa famille ne lui coupe pas les vivres, mais le laisse se débrouiller seul en lui gardant une place dans l’entreprise familiale de cartonnerie.

Jacques Canetti le soutiendra contre vents et marées de 1953 à 1962. Il le fait débuter aux Trois Baudets en septembre 1953 dans la première partie du spectacle de Mouloudji. Puis en 1954 dans le spectacle Ciné Massacre, où débutent également Boris Vian et Jean Yanne, et qui voit le triomphe de l’humoriste Fernand Raynaud. Aux Trois Baudets, dans les tournées de Canetti, qu’il ait ou non du succès, Jacques Brel est assuré de chanter tous les soirs, de tester ses chansons et de gagner sa vie. De 1954 à 1965, Canetti organise des tournées en France et à l’étranger dans lesquelles Brel est souvent programmé en compagnie d’artistes tels que Sidney Bechet, Catherine Sauvage, Philippe Clay, etc. avant d’être lui-même la vedette.

Succès et consécration : 

En 1956, il rencontre le pianiste François Rauber, qui devient son arrangeur musical, puis sera l’orchestre qui l’accompagnera durant toute sa carrière de chanteur. Cette même année paraît son premier grand succès public, “Quand on n’a que l’amour”. En 1957, pressé d’achever ses études musicales au conservatoire, François Rauber renonce aux tournées à travers le pays. Il est alors remplacé par un autre étudiant du conservatoire, Gérard Jouannest, qui composera pour Brel les musiques de 35 de ses chansons. Jouannest est son accompagnateur exclusif sur scène, tandis que Rauber, revenu vers Brel une fois son diplôme obtenu, est son principal orchestrateur.

À force de travail, Brel trouve son style et son public, et connaît enfin le succès lors de ses galas. En 1957, son second 33 tours Quand on a que l’amour reçoit le grand prix de l’académie Charles-Cros et, fin 1958, c’est le succès à l’Olympia en première partie. L’année suivante, il est tête d’affiche à Bobino, où il crée “Ne me quitte pas”, écrite pour l’actrice Suzanne Gabriello et La Valse à mille temps. Dès lors, les tournées s’enchaînent à un rythme infernal, Brel donnant parfois plus de concerts qu’il n’y a de jours dans l’année. En 1960, il achète, entre Monaco et le Cap Martin, sur la plage de Cabbé au Golfe bleu, une maison qu’il occupe jusqu’en 1970. Ses amis y viennent en visite, notamment Leny Escudero ou Serge Gainsbourg. C’est là qu’il composera “La Fanette” et “Amsterdam”.

En mars 1962, il quitte la maison de disques Philips pour Barclay (avec qui il signera un contrat exceptionnel de trente ans en 1972). Le 6 mars 1962, il enregistre “Le Plat Pays”, hommage à la Flandre. En octobre 1962, il crée sa maison d’éditions musicales Arlequin, qui devient six mois plus tard les éditions Pouchenel (Polichinelle en bruxellois). Son épouse en est la directrice. En 1963, il interprète “Les Vieux” en référence à ses parents. La mort de son père, suivie de très près par celle de sa mère, amène Brel à évoluer vers des chansons de plus en plus dramatiques, telles que “La Fanette”, “Au suivant” ou encore en 1964 “Amsterdam”. En 1966, au sommet de son art, Jacques Brel sort Ces gens-là, un nouvel album qui, outre la chanson homonyme Ces gens-là, compte plusieurs titres qui deviennent des classiques incontournables de son œuvre : “Jef”, “La Chanson de Jacky”, “Le Tango funèbre”, “Fernand”, “Mathilde”… C’est lors d’un concert à Laon, au début de l’été 1966, que se produit l’incident qui le décide à abandonner la scène. Alors qu’il interprète “Les Vieux”, le cinquième titre du programme, il s’aperçoit qu’il a doublé machinalement un couplet, et n’accepte plus de « tricher » face au public en perdant de sa spontanéité et de son authenticité. Pour autant, il honore ses contrats pendant encore plus d’un an et fait ses adieux officiels à l’Olympia en octobre 1966. Le 16 mai 1967, il donne son dernier récital à Roubaix.

Les Marquises (1977) : est le treizième et dernier album studio de Jacques Brel. Sans titre à l’origine (sinon le simple nom de Brel), il est désormais identifié par celui de la chanson qui clôt le disque. Sorti le 17 novembre 1977 sans aucune promotion, à savoir aucune interview et pas d’envoi radio avant la mise en vente, l’album réussit à se classer à la première place des meilleures ventes d’albums et à être disque d’or en 1978 pour 100.000 exemplaires vendus et disque de platine en 1981 pour 400.000 exemplaires vendus. Le total des ventes dépasse le million d’exemplaires.

Installé aux Îles Marquises depuis quelques années et quasiment retiré de la vie publique, Jacques Brel, atteint d’un cancer du poumon qui le ronge depuis trois ans, revient à Paris afin de travailler sur son nouvel album Les Marquises. Pisté lors de ses venues en France par les paparazzis, à cause de la rumeur qui court concernant son état de santé, il se cache dans un hôtel près de la Place de l’Étoile et garde son rythme polynésien dans la capitale. Il se rend à quelques mètres de là chez son arrangeur François Rauber pour lui présenter ses nouvelles chansons, répétées rue de Verneuil chez Juliette Greco. Gérard Jouannest, fidèle compositeur et pianiste de Brel, se trouve présent à ces réunions de travail. Peu après la fin des séances, Brel retourne aux Marquises, avant de revenir à Paris en juillet 1978 pour soigner son cancer qui s’aggrave et vivre ses derniers jours, jusqu’à son décès, le 9 octobre 1978.

Les séances d’enregistrement débutent en septembre 1977 avenue Hoche, dans les studios Barclay, à huit heures du matin. Au studio B, avec un demi-poumon en moins et un second irradié, Brel enregistre guère plus de deux chansons par séance mais selon un rituel immuable : une prise, en direct et avec l’orchestre, comme la chanson-titre, enregistré le dernier jour des sessions. Premier album de l’artiste en dix ans à contenir des chansons inédites, Les Marquises est une sorte de testament musical puisque Brel, au moment de l’écriture et de l’enregistrement, se sait condamné par la maladie. Le ton de l’album se révèle sombre, traitant de la mort et la vieillesse, et seul “Les Remparts de Varsovie”, se distingue par son apparente légèreté. Le titre Les F… (connu également sous le titre Les Flamingants), que l’auteur qualifie de « chanson comique », s’en prend aux nationalistes flamands, comme il l’avait fait dix ans auparavant avec La la la…, et provoque un scandale.

Discographie :

1954 : Jacques Brel et ses chansons
1957 : Quand on n’a que l’amour
1958 : Au printemps
1959 : La Valse à mille temps
1961 : Marieke
1962 : Les Bourgeois
1966 : Les Bonbons
1966 : Ces gens-là
1967 : Jacques Brel 67
1968 : J’arrive
1968 : L’Homme de la Mancha (album tiré de la comédie musicale L’Homme de la Mancha)
1972 : Ne me quitte pas (nouveaux enregistrements)
1977 : Les Marquises

Rétroactu 1977 – Série TV : L’Âge de Cristal (1977)

Quelques évènements de l’année 1977 :

12 janvier : Mort d’Henri-Georges Clouzot (cinéaste français).
18-19 janvier : Devant l’alourdissement de la dette publique et sous influence du FMI, le président égyptien Anouar el Sadate supprime les subventions gouvernementales sur les produits de première nécessité, provoquant une augmentation de 50 % des produits alimentaires, notamment le pain. La population égyptienne manifeste violemment son refus de la décision présidentielle : les émeutes du pain (en) touchent les principales villes du pays et occasionnent de nombreuses dégâts matériels. Le gouvernement répond par la répression en déployant l’armée dans les rues. Les militaires tirent alors sur la foule, faisant plus de 70 morts1 et des milliers de blessés.
31 janvier : Inauguration à Beaubourg du centre Georges Pompidou ouvert au public le 2 février.
4 mars : Un tremblement de terre de magnitude 7,2 fait 1578 victimes en Vrancea (République socialiste de Roumanie).
25 mars : Jacques Chirac est élu maire de Paris.
27 mars : Catastrophe aérienne de Tenerife. La collision de deux avions de la Panam et de KLM provoque la mort de 582 personnes.
11 avril : Décès de Jacques Prévert (poète et scénariste français).
22 avril : Explosion catastrophique sur la plate-forme pétrolière d’Ekofisk, en mer du Nord.
7 mai : Marie Myriam remporte le trophée du concours Eurovision en chantant L’Oiseau et l’Enfant.
19 mai : Départ du dernier voyage de l’Orient-Express après 94 ans de service, reliant Paris à İstanbul.
3 juin : Mort de Roberto Rossellini (cinéaste italien).
16 juin : Décès de Wernher von Braun (ingénieur allemand naturalisé américain)
21 juin : M. Begin devient Premier Ministre d´Israël.
27 juin : Djibouti proclame son indépendance de la France. Le 27 juin est la fête nationale à Djibouti.
2 juillet : Décès de Vladimir Nabokov (écrivain américain d’origine russe).
12 juillet : Dévaluation de la peseta de 20 %97. L’Espagne qui bénéficie de la part de la CEE d’un statut privilégié de pays en voie de développement espère un coup de fouet supplémentaire à ses exportations.
23 juillet : Début de la guerre de l’Ogaden.
24 juillet : Le français Bernard Thévenet remporte son 2ème tour de France devant le néerlandais Hennie Kuiper et le belge Lucien Van Impe.
27 juillet : Candidature de l’Espagne à la CEE.
16 août : Mort d’Elvis Presley (chanteur et acteur américain).
19 août : Mort de Groucho Marx (acteur américain).
26 août : L’Assemblée nationale québécoise vote pour la Charte de la langue française, présentée par le Premier ministre René Lévesque, afin que le français soit la langue officielle du Québec.
4 septembre : Mort de Jean Rostand (biologiste et écrivain français).
7 septembre : Traités Torrijos-Carter qui abolissent le traité inégal de 1903 entre les États-Unis et Panama et prévoient un transfert progressif des responsabilités du canal de Panama jusqu’à la fin 1999. les États-Unis obtiennent le droit unilatéral de défendre la voie d’eau. Le Sénat des États-Unis fait rajouter, lors du vote de ratification (18 avril 1978), une clause précisant que si les Américains renoncent au droit d’intervention dans les affaires intérieures de Panama, ils se réservent le droit de rouvrir le canal, au besoin par la force, au cas où il serait fermé par suite de troubles. Les accords sont accueillis triomphalement à Panama et dans toute l’Amérique latine.
10 septembre : Dernière exécution à la guillotine en France.
14 octobre : Mort de Bing Crosby (chanteur et acteur américain).
16 septembre : Mort de Maria Callas (cantatrice grecque).
10 octobre : Le prix Nobel de la paix est attribué à Amnesty International.
5 novembre : Mort de René Goscinny (scénariste de bandes dessinées).
22 novembre : Premier vol régulier de l´avion supersonique Concorde sur Paris New-York.
18 octobre : Suicide des membres de la « Bande à Baader ». Mort d’Andreas Baader, Gudrun Ensslin, et Jan-Carl Raspe à la prison de Stammhein, en Allemagne.
28 octobre : Le chancelier allemand Helmut Schmidt dénonce le déploiement de SS-20 soviétiques en Europe de l’Est ; début de la crise des euromissiles.
25 décembre : Décès de Charlie Chaplin (acteur et cinéaste britannique).

Série TV : L’Âge de Cristal (1977) :

L’Âge de cristal (Logan’s Run) est une série télévisée américaine comprenant un pilote de 70 minutes et 13 épisodes de 47 minutes, produite par Ivan Goff et Ben Roberts d’après le roman éponyme de William F. Nolan ; elle fut diffusée entre le 16 septembre 1977 et le 6 février 1978 sur le réseau CBS. En France, la série a été diffusée du 17 septembre au 17 décembre 1978 sur Antenne 2.

Cette série a vu le jour grâce au succès (deux nominations aux Oscars en 1977) du film du même nom tourné par Michael Anderson. Cette fois-ci, l’histoire se passe plus tard, en l’an 2218, dans la cité des Dômes, 200 ans après qu’un holocauste nucléaire ait dévasté le monde. Ce qui reste de la population a été confinée dans une Cité hermétique fermée par un dôme et isolée du monde extérieur. Pour les habitants de la Cité des Dômes, la vie est une succession de plaisirs et joie sans fin où chacun consacre sa vie au plaisir de drogues et du sexe dans toutes ses variations. Tous les besoins vitaux sont fournis par des automatismes et des robots. Comme la population ne cesse de croître, le Conseil des Anciens de la Cité des Dômes a mis en place un système de régulation : personne ne peut vivre au-delà de son 30ème anniversaire, au cours duquel chacun doit tendre vers la renaissance par le mystique rituel flamboyant du Carrousel.

Aussi, depuis de longues années, un cristal de vie a été implanté dans la paume de chaque enfant naissant dans la cité des Dômes. Ce minéral est une extension de l’ordinateur central appelé le Penseur et qui régit les phases de vie des humains. Au fil des ans, le cristal vire du jaune au bleu, puis au rouge. Lorsqu’il vibre de façon plus intense, le jour du Carrousel est venu. Les personnes doivent alors se présenter pour le rituel de la cérémonie. Si elles ne le font pas, le cristal devient noir et l’humain désobéissant est recherché, traqué et conduit de force à cette cérémonie. Mais il existe au sein de la Cité des Dômes des dissidents ( Logan 23 et Jessica 6) qui s’interrogent sur la vérité de cette résurrection, persuadés à juste titre que le Carrousel ne conduit qu’à la mort. Ces dissidents, tentent d’échapper au Carrousel, devenant des fugitifs pourchassés par les limiers, une police spéciale chargée d’abattre les rebelles.

Dans sa fuite, le duo Logan 23-Jessica 6 fait la rencontre de l’androïde Rem. Ils explorent ensemble le monde extérieur, en quête du sanctuaire, tout en devant perpétuellement déjouer la traque de Francis 14 et de ses limiers censés capturer les fugitifs pour les ramener à la Cité des Dômes, où Logan 23 doit être reprogrammé et Jessica 6 sacrifiée lors d’une cérémonie du Carrousel.

Au départ, il est prévu que William F. Nolan (l’auteur du roman) et Saul David (le producteur du film Logan’s Run en 1976) écrivent et réalisent le pilote de la série télévisée ainsi que quelques épisodes. Mais très vite CBS se brouille avec Nolan et Saul David (notamment sur la liberté d’écriture des scénarios et le choix des acteurs) et ils quittent rapidement le projet. Ivan Goff et Ben Roberts, qui ne connaissent rien à la science-fiction, sont les producteurs de la série (ce sont les créateurs de la série Drôles de dames). Peu de temps après, ils sont rejoints par Leonard Katzman (producteur de la série Dallas). Ils feront appel à divers scénaristes de séries de science-fiction connus de l’époque comme DC Fontana.

Lien

Voir sur YouTube : “20h Antenne 2 du 17 août 1977 – Elvis Presley est mort | Archive INA” par Ina Actu.

Série TV & Livre – Les brigades du Tigre (1974-83)

La série TV :

“Au milieu des années 70, les Français découvraient sur leur petit écran “Les Brigades du Tigre”, un nouveau feuilleton policier. Les inspecteurs champions de savate traquant les malfaiteurs à bord de leur De Dion-Bouton allaient connaître un immense succès, confirmé depuis par de nombreuses rediffusions” (Charles Diaz). “Les Brigades du Tigre” est une série télévisée en 36 épisodes de 55 minutes, coproduite par la France, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique et la Suisse. Elle fut diffusée entre décembre 1974 et novembre 1983 sur la deuxième chaîne de l’ORTF puis sur Antenne 2. La série a été rediffusée sur TMC en avril 2006. Diffusées de 1981 à 1983, les cinquième et sixième saisons des Brigades du Tigre constituent la série dite Les Nouvelles Brigades du Tigre. Les épisodes des quatre premières saisons se déroulent avant la Première Guerre mondiale et les épisodes des cinquième et sixième saisons ont lieu durant l’entre-deux-guerres, de 1919 à 1930.

Le thème : 

En 1907, au début du XXe siècle est créée une brigade de police motorisée dirigée par le commissaire divisionnaire Faivre. Inspirée par Georges Clemenceau, à l’époque ministre de l’Intérieur et surnommé « le Tigre », elle prend le nom de « Brigades du Tigre ». Le commissaire Paul Valentin (Jean-Claude Bouillon) reçoit une promotion alors qu’il est inspecteur à la Police Judiciaire. Constatant que la police doit impérativement se moderniser, il intègre les Brigades du tigre. Réfléchi, séducteur, têtu et parfois frondeur, il en devient vite l’âme et le moteur (sous la férule de leur directeur, l’intransigeant Monsieur Faivre). L’inspecteur Marcel Terrasson (Pierre Maguelon) est l’un des deux inspecteurs travaillant avec Valentin. Possédant un fort accent méridional, cette force de la nature n’hésite pas à se servir de ses poings pour se défendre. Ami fidèle de Pujol et de Valentin, c’est un homme de terrain prêt pour l’action. L’inspecteur Gustave Pujol (Jean-Paul Tribout) est le second partenaire de Valentin, frêle inspecteur, agile dans ses mouvements et à l’allure de « titi parisien », il se caractérise par sa discrétion exemplaire. Passé maître dans l’art de la filature et du déguisement, il est souvent envoyé par Valentin pour surveiller les suspects. Claude Faivre (François Maistre) qui est le chef des Brigades mobiles, sera remplacé par Gabrielli (Pinkas Braun) à partir de la saison 5, dans Les Nouvelles Brigades du Tigre.

La musique des Brigades du Tigre qui est devenue culte fut composée par Claude Bolling, Les paroles du générique (“La complainte des Apaches”), chanté par Philippe Clay, sont signées Henri Djian.

L’épopée des brigades du tigre – Charles Diaz (Calmann-Levy 1994)

Le livre : L’épopée des Brigades du Tigre de Charles Diaz :

Ce livre relate la véritable et passionnante naissance des brigades mobiles créées par Clemenceau en 1907 pour lutter contre les bandes organisées qui sévissaient impunément sur tout le territoire. Haut responsable de la police judiciaire, Charles Diaz raconte ici cette saga d’une poignée d’hommes attachants, Jules Sébille, dit « le Puritain », le père Faivre ou Jules Belin, apprenti policier et futur tombeur de Landru. De la « bande à Pollet » aux « chauffeurs de la Drôme », de Bonnot au vol de la Joconde, il retrace toutes les grandes enquêtes qui ont forgé la légende des « mobilards » et marqué les débuts de la police moderne.

Charles Diaz, né en 1957, ancien chef d’état-major de la P.J., est commissaire principal à la direction centrale de la police judiciaire et chef de l’Office central pour la répression du trafic des armes, des explosifs et des matières nucléaires.

Extrait de l’avant-propos :

“Au milieu des années 70, au moment où la vague disco battait son plein et que bien des cœurs s’enflammaient pour les exploits des footballeurs de l’A.S. Saint-Etienne, le public français découvrait sur son petit écran un nouveau feuilleton policier : Les Brigades du Tigre.

Cette production made in France, dont l’action se situe à la Belle Époque, c’est-à-dire juste avant la Première Guerre mondiale, tranchait d’emblée avec toutes les séries américaines du moment qui, de Mannix à Kojak, gouvernaient déjà nos soirées. Et pour cause, on était loin, avec elle, des habituels détectives hâlés au soleil de Californie et armés jusqu’aux dents des derniers modèles de chez Smith et Wesson ; loin aussi des courses-poursuites effrénées entre puissantes cylindrées dans un univers d’autoroutes et de gratte-ciel.

A dire vrai, à côté de tout cela, Les Brigades du Tigre avaient quelque chose de résolument « ringard ». Chaque épisode nous ramenait en effet au temps des ancestrales De Dion-Bouton, des Panhard-Levasseur pilotées par des chauffeurs à casquette, lunettes et gros manteau de fourrure. Le héros, le commissaire Valentin, chapeau melon et costume sombre, traquait des « méchants » échappés de l’imagerie de la « bande à Bonnot » et les arrêtait au pistolet ou à la « savate ».

Bien réalisé, bien interprété, le feuilleton allait connaître un vrai succès d’audience, toujours confirmé par de nombreuses rediffusions. À l’instar des Français — dont il me faut avouer que je partage ce goût si particulier pour la nostalgie — , je devins moi-même un assidu téléspectateur des Brigades du Tigre. Quand elles firent leur première apparition T.V., j’étais étudiant en droit à la Sorbonne, et c’est sans remords que je délaissais un instant mes polycopiés et mes Dalloz, terriblement ennuyeux, pour suivre les enquêtes de Valentin et de ses hommes…”

Source

Voir sur YouTube : “(27) Les Brigades du Tigre – Le vampire des Carpates” par Les Brigades du Tigre

https://www.youtube.com/watch?v=fFRpuvJpv7c

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