La Triumph Stag est le reflet des dernières années de la production anglaise dans un secteur qui jusque là, fut sa spécialité : les voitures de luxe et les voitures de sport. C’est une sportive découvrable, disponible avec hard top en option (version présentée ci-dessus), construite par British Leyland. Dotée d’un arceau de sécurité fixe, elle est parfois nommée la «Targa anglaise». La carrosserie de la Stag est l’œuvre du carrossier turinois Giovanni Michelotti. La voiture n’a que peu évolué durant ses 8 années de production. Elle a été produite à 25.939 exemplaires entre 1970 et 1977.
Un modèle manquant d’image :
Lors de sa sortie en 1970, bien que sa ligne soit plutôt réussie, la Stag n’étonna personne puisque c’était un ancien projet des années soixante étudié par Michelotti sur la base d’une berline 2000 qu’il avait emprunté à Triumph afin de l’exposer pour faire la promotion de ses ateliers. Lorsqu’il vit le prototype, Harry Webster, directeur de l’ingénierie chez Triumph, fut emballé et le fit accepter par la direction de British Leyland. Si la ligne fit l’hunanimité, son nouveau moteur V8 qui faisait apparemment double emploi avec celui de Rover (appartenant également au groupe British Layland) fut étudié trop rapidement. Autre problème, au niveau de son image : ce cabriolet quatre places ne semblait rentrer dans aucune définition précise : ni sport, ni luxe, ni tourisme, mais un peu tout à la fois.
Des clients perplexes :
On comprend qu’un modèle à la vocation aussi mal définie ait laissé le client perplexe. D’autant plus que si le châssis était moderne pour l’époque avec sa caisse autoporteuse et ses 4 roues indépendantes, le moteur quant à lui, avait une mauvaise fiabilité qui s’avèrera problématique au point que certains utilisateurs, fatigués par des pannes chroniques, (problèmes de refroidissement, de distribution et d’allumage) finiront par le remplacer par le V8 Rover. Suite à tous ces avatars, le succès ne fut pas au rendez-vous et la production s’arrêta en 1977, sans grand regret de la clientèle. Mais depuis un certain temps, la Stag a commencé une seconde carrière dans la collection ; en effet, lorsque son moteur est fiabilisé (installation d’une pompe à eau électrique sur le bas moteur, d’un radiateur renforcé, et d’un nouvel allumage électronique), la Stag peut se transformer en une belle acquisition.
Caractéristiques Techniques : Voir la brochure ci-dessous.
Steve Miller est un chanteur/guitariste texan né en 1943. Toute son enfance est marquée par le blues, en particulier T. Bone Walker. Il commence à faire parler de lui à la fin des sixties quand, arrivé à San Francisco en pleine explosion « hippie », il se produit avec des musiciens locaux, puis avec sa propre formation, démontrant vite sa très grande valeur d’instrumentiste. Les groupes de Steve Miller furent assez nombreux et leur généalogie fort complexe. Le chanteur/guitariste Boz Scaggs fut un de ses principaux accompagnateurs, ainsi que Ben Sidran. Après avoir évolué dans une direction de plus en plus rock sur des albums tels The Joker ou Fly like an Eagle, Miller s’est intéressé aux perspectives offertes par les synthétiseurs. En 2016, Steve Miller a été intronisé comme artiste solo au Rock and Roll Hall Of Fame.
Les débuts du groupe :
En 1965, après avoir déménagé à Chicago pour jouer du blues, Steve Miller et le claviériste Barry Goldberg fondèrent le Goldberg-Miller Blues Band avec le bassiste Roy Ruby, le guitariste rythmique Craymore Stevens et le batteur Maurice McKinley. Le groupe passa un contrat avec Epic Records après avoir joué dans de nombreux clubs de Chicago. Ils apparurent également sur Hullabaloo (Une émission de variétés musicales américaines diffusée sur NBC de 1965 à 66) avec les Four Tops et les Supremes.
Ensuite, Miller quitta le groupe pour aller à San Francisco, où la scène psychédélique était florissante. Il y forme le groupe Steve Miller Blues. Harvey Kornspan, associé directeur, écrit et négocie le contrat historique du groupe en 1967 (860.000 $ sur cinq ans ainsi que 25.000 $ de budget de promotion qui devaient être dépensés à la discrétion du groupe) avec Capitol / EMI Records dont le président était à l’époque Alan Livingston. Peu de temps après, le nom du groupe est raccourci en Steve Miller Band afin d’élargir son audience. Le groupe, composé de Miller, du guitariste James Cooke, du bassiste Lonnie Turner, du batteur Tim Davis (qui a remplacé Lance Haas à la batterie) et Jim Peterman sur l’orgue Hammond B3, joue avec Chuck Berry lors d’un concert au Fillmore West qui fut publié en tant qu’album live, Live at Fillmore Auditorium. Le guitariste Boz Scaggs rejoint le groupe peu de temps après et le groupe joue au Festival Magic Mountain et au Festival de la musique Pop de Monterey en juin.
Les Disques :
En février 1968, en Angleterre, le groupe enregistre son premier album « Children of the Future » aux Olympic Studios (Londres) avec Glyn Johns en tant qu’ingénieur / producteur. L’album n’a pas de succès. Le deuxième album Sailor sort en octobre 1968 et se classe au Billboard à la 24ème place. Les succès comprenaient le single « Living in The USA ».
Brave New World (1969) : révèle les chansons « Space Cowboy » et « My Dark Hour ». « Paul Ramon » (alias Paul McCartney) y joue de la batterie, de la basse et chante sur les chœurs. L’album est suivi de Your Saving Grace et de Number 5 en 1970.
En 1971, Miller se blesse aux vertèbres cervicales dans un accident de voiture. Capitol Records sort l’album Rock Love, mettant en vedette des spectacles inédits en live (y compris une improvisation de 11 minutes sur la piste titre) et des enregistrements de studio. C’est l’un des deux albums de Steve Miller Band qui ne seront pas diffusés sur CD, l’autre étant Recall the Beginning…A Journey from Eden en 1972, la compilation Double Album Anthology sort aussi, contenant 16 chansons des cinq premiers albums du groupe.
The Joker (1973) : Le style et la composition des musiciens du groupe changent radicalement avec cet album qui se concentre sur le rock et en laissant de côté les tendances psychédélique du groupe. La piste titre devient un n ° 1 certifié platine, atteignant plus d’un million de ventes. L’album lui, fut certifié disque d’or par la RIAA le 11 janvier 1974. Plus de 16 ans plus tard, en septembre 1990, il atteint la première place dans le singles chart du Royaume-Uni pendant deux semaines après avoir été utilisé dans « Great Deal », une publicité télévisée dirigée par Hugh Johnson pour Levi’s. Cette réédition de « The Joker » a également marché en Irlande, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne et aux Pays-bas. Le début des paroles est une référence à la chanson « Space Cowboy » de l’album de Steve Miller : Brave New World (1969) puis à « Gangster of Love » tiré de Sailor (1968) et à « Enter Maurice » de Recall the Beginning…A Journey from Eden (1972).
Fly Like a Eagle (1976) : Trois ans plus tard, le groupe revient avec cet album qui se classe en troisième place au Top Album. Trois singles en sont extraits : « Take the Money and Run » (11ème place), « Fly Like a Eagle » (2ème place) et leur deuxième succès numéro un, « Rock’n Me ». Sur ce morceau, Miller utilise l’intro de guitare de la chanson « All Right Now » du groupe Free.
Book of Dreams (1977) : Suite logique de Fly Like an Eagle, ce disque se veut plus expérimental. Steve Miller tâte un peu le synthétiseur, mais n’oublie pas quand même le coup de chapeau au blues, avec un magnifique morceau du guitariste noir Paul Pena, « Jet Airliner » qui sera classé à la 8ème place au top singles chart U.S. De cet album sortent également deux autres succès : « Jungle Love » (23ème place), et « Swingtown » (17ème place).
Abracadabra (1982) : donne à Steve Miller son troisième succès numéro un avec la piste titre. Cette année là, Steve Miller détrône le « Hard to Say I’m Sorry » du groupe Chicago de la première place, tout comme Chicago l’avait fait 6 ans plus tôt pour « Rock’n Me » avec la sortie de leur tube « If You Leave Me Now » en 1976.
Sorti en 1978, The Greatest Hits de Steve Miller 1974-78 est vendu plus de 13 millions d’exemplaires, et Miller continue de réaliser des concerts en live.
Bingo !, un nouvel album de blues et de reprises R & B, est sortie en juin 2010. Let Your Hair Down, une version complémentaire de Bingo ! est publié 10 mois plus tard, en avril 2011.
Le membre fondateur Tim Davis (Batteur et chanteur) est mort de complications dues au diabète le 20 septembre 1988 à l’âge de 44 ans. Le membre du groupe Norton Buffalo est décédé d’un cancer du poumon le 30 octobre 2009. John King (batteur pendant l’ère « The Joker ») est décédé d’un cancer du rein le 26 octobre 2010. Le guitariste James Cooke est décédé d’un cancer le 16 mai 2011.
Discographie :
Children of the Future (1968)
Sailor (1968)
Brave New World (1969)
Your Saving Grace (1969)
Number 5 (1970)
Rock Love (1971)
Recall the Beginning…A Journey from Eden (1972) The Joker (1973)
Fly Like an Eagle (1976)
Book of Dreams (1977)
Circle of Love (1981)
Abracadabra (1982)
Italian X Rays (1984)
Living in the 20th Century (1986)
Born 2 B Blue (1988)
Wide River (1993)
Bingo! (2010)
Let Your Hair Down (2011)
Voir sur YouTube : « The Joker – Steve Miller Band » par sexygirl747 ; « Steve Miller Band – Rock’N Me – Live From Chicago (HD) » par Coming Home Media – HD Videos ; « Steve Miller Band – Jet Airliner (Live) » par Bert van der Waal van Dijk ; « Steve Miller Band Live From Chicago Take The Money And Run » par Max K
En 1940, l’industriel italien Renzo Rivolta lança la fabrication de réfrigérateurs sous la marque Iso, abréviation d’isothermo. Après la guerre, il se mit à construire des scooters, puis l’ingénieuse Isetta qui eut peu de succès en Italie, mais beaucoup en France et en Allemagne.
Luxe et performances :
En 1962, Rivolta décida de fabriquer une voiture de luxe à hautes performances, sur le modèle de la Facel Vega, avec un puissant V8 américain. Il s’attira dans ce but les services de l’ingénieur Gitto Bizzarini, le créateur de la Ferrari GTO. Giotto Bizzarini dessina un châssis plate-forme, qui se distinguait notamment par son essieu arrière type de Dion et sa structure combinant l’acier et l’alliage léger. Il reçut un V8 Chevrolet Corvette, garni, pour faire bonne mesure, de 4 carburateurs Weber double-corps.
Une double identité :
La carrosserie fut réalisée par Bertone, selon les dessins d’un jeune styliste plein d’avenir, nommé Giorgio Giugiaro. Ainsi naquit l’Iso Grifo, présenté au salon de Turin en 1963. Entre temps, Bizzarini et Rivolta, qui avaient chacun une personnalité très marquée, s’étaient séparés avec ce résultat que la fabrication de la voiture ne commença que deux ans plus tard, sous deux identités : Iso Grifo et Bizzarini Strada. Les livraisons débuteront en début d’année 1965 et montreront un accueil chaleureux de ce nouveau modèle auprès d’une clientèle qui pouvait se permettre de dépenser 8.000.000 de Lires de l’époque, soit le prix d’un appartement au centre de Milan. L’Iso Grifo restera en fabrication sans grande modifications jusqu’à la fermeture de l’usine de Bresso située à Milan en 1974.
C’est sans doute, avec les Beatles et les Rolling Stones, le plus connu des groupes de pop music britannique. En tout cas, le plus écouté. Formé en 1966 par d’anciens étudiants en architecture, il tire son nom de deux bluesmen obscurs : Pink Anderson et Floyd Council. Le groupe de rock progressif rencontre sa première chance en octobre 1966, à la Rounhouse de Londres, le soir du lancement du journal underground IT (International Times). L’affiche réunit deux groupes : lui et le groupe Soft Machine. Pink Floyd y jouera une des premières moutures de son « Interstellar Overdrive », largement improvisée. On leur colle dès lors sur le dos l’étiquette « psychédélique » – amplement justifiée par l’attitude de leur leader du moment, Syd Barrett. Celui-ci crée alors une musique bizarre et hallucinée. Et son groupe fait les beaux jours du Londres souterrain et bohème de l’époque – en particulier au club UFO. L’inspiration débridée, l’expérimentation à tous crins, la folie de Syd Barrett aboutit rapidement, dès 1968, à une certaine confusion. Barrett est mis sur la touche et remplacé par le guitariste David Gilmour. Le groupe prend alors sa forme définitive, soit, outre Gilmour : Roger Waters (Basse), Richard Wright (Claviers) et Nick Mason (Batterie).
À partir de ce moment là, il se concentre sur des thèmes plus séduisants, créant un son particulièrement « planant », surtout grâce au jeu très coulé de David Gilmour. Waters écrit pratiquement toutes les compositions et s’affirme en leader du groupe. À l’apogée de son succès, entre 71 et 73, le Pink Floyd conquiert tout un nouveau public et rend la pop music « acceptable » par des gens, qui jusqu’alors, la refusaient pour des raisons esthétiques (ou soit-disant telles). On les accuse alors de faire de la musique pour jeunes cadres dans le vent, amateurs d’effets stéréos. Pourtant l’influence de Pink Floyd continue à s’étendre, notamment vers l’Allemagne, où beaucoup de formations reconnaissent avoir été inspirées par lui comme Tangerine Dream par exemple. Même s’ils ne produisent plus que très rarement, notamment depuis 1994, les musiciens du Pink Floyd ont laissé une empreinte énorme dans le rock, en y introduisant des données aussi importantes que la fascination, et un plaisir musical quasiment extatique renouvelé à chaque écoute.
The Piper at the Gates of Dawn (1967) : est le premier album du groupe Pink Floyd, sorti le 5 août 1967. Le titre de l’album (en français Le joueur de pipeau aux portes de l’aube) est une référence au chapitre 7 du livre Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame. Le disque est largement dominé par l’influence de Syd Barrett, dont les compositions évoquent l’espace (« Astronomy Domine », « Interstellar Overdrive ») ou les contes de fées (« Matilda Mother », « The Gnome »). L’album fut enregistré dans le studio no 3 d’Abbey Road, tandis que dans le studio no 2, en face, les Beatles enregistraient leur album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Reçu plutôt positivement par la critique à sa sortie, il sera plus tard reconnu comme l’un des plus grands albums psychédéliques des années 1960.
A Saucerful of Secrets (1968) : C’est la dernière participation, et de manière limitée, de Syd Barrett à Pink Floyd. Dès la fin de 1967, il est sous l’emprise des nombreuses drogues qu’il absorbe quotidiennement, notamment le LSD : il n’arrive plus à jouer en groupe, a de plus en plus peur de se produire en concert et ses absences répétées fragilisent la cohésion du groupe. Les autres musiciens cherchent alors un autre guitariste pour, dans un premier temps, épauler Barrett, puis pour le remplacer. Le premier nom à circuler est celui de Jeff Beck, on a aussi pensé à David O’List des Nice, mais c’est finalement David Gilmour, originaire comme les quatre autres de Cambridge et ami d’enfance de Barrett, qui devient le nouveau membre de Pink Floyd.
More (1969) : Il s’agit de la bande originale du film More de Barbet Schroeder. Le film met en scène l’aventure d’un jeune Allemand qui découvre les plaisirs mais aussi l’enfer de la drogue grâce à une Américaine. Tourné en pleine période hippie, une bonne partie du film se déroule à Ibiza qui deviendra un lieu incontournable pour le mouvement hippie. Cet album se classa à la 9ème place des charts britanniques lors de sa sortie et à la 153ème place du billboard 200 lors de sa réédition en 1973 aux États-Unis. En France, More sera certifié disque d’or (100.000 exemplaires vendus) en 1977.
Ummagumma (1969) : C’est l’œuvre qui a vraiment lancé le groupe en même temps que la musique du film More. Double album : un disque en public et l’autre en studio. Les concepts retenus sont, pour les deux disques présenter des morceaux longs (environ 10 minutes) composés et interprétés dans un esprit « psychédélique », mais pour l’album studio, que chaque membre du groupe propose son propre morceau. Ces titres seront développés plus tard dans des albums comme Atom Heart Mother ou Meddle. Finalement les membres du groupe furent déçus par le résultat : David Gilmour ne sut pas « s’expliquer son succès commercial », tandis que Roger Waters dit simplement : « Ummagumma? What a disaster! » . Il obtint pourtant en France le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros et connut une faveur certaine en Grande-Bretagne, figurant à la cinquième place dans le classement des albums. Aux États-Unis, il atteindra la 74ème place du Billboard et se vendra à plus d’un million d’exemplaires.
Atom Heart Mother (1970) : La seule expérience vraiment symphonique de Pink Floyd. Avec Meedle qui suivra, c’est un album charnière – Entre le Rock d’Ummagumma et la sophistication de Dark Side Of The Moon. La production est infiniment soignée, avec des petits trucs drôles pour fanatiques de la hifi, comme le vol d’une mouche. L’instrumental « Atom Heart Mother » qui fait 23 minutes, a été coécrit par un membre extérieur au groupe, le musicien avant-gardiste Ron Geesin.
The Dark Side of the Moon : est Paru le 1er mars 1973 aux États-Unis et le 23 mars 1973 au Royaume-Uni, il est souvent considéré comme l’album le plus abouti des Pink Floyd. Il aborde des thèmes universels, comme le travail, l’argent, la vieillesse, la guerre, la folie et la mort. The Dark Side of the Moon a la particularité d’avoir été joué pour la première fois le 20 janvier 1972, soit plus de treize mois avant sa sortie en disque, et d’avoir été joué et retravaillé durant tout ce temps, sur scène.
Le groupe se servit, pour l’enregistrement, de techniques encore rares à l’époque, (L’enregistrement fut fait sur un magnétophone 16 pistes, matériel qui permet une bien plus grande flexibilité de mixage que les anciens 4 et 8 pistes. Richard Wright quant à lui utilisa des synthétiseurs analogiques, comme le VCS 3, sur plusieurs des pistes.) Ces apports technologiques sont particulièrement palpable sur des titres comme « Breathe » et surtout « On The Run ». Alan Parsons était l’ingénieur du son responsable de l’enregistrement, et notamment des principaux aspects sonores présents comme la performance imprévue de la chanteuse Clare Torry sur « The Great Gig in the Sky ». La pochette, réalisée par Storm Thorgerson, est la réponse à la demande du groupe d’un concept graphique « simple et audacieux ». Le célèbre prisme représente l’éclairage scénique du groupe, et le livret original de l’album contenait les paroles des chansons de l’album.
Resté dans le Billboard 200 américain pendant une période record de 914 semaines — l’équivalent de plus de 17 ans et 6 mois — dont 591 consécutives, le disque représente, jusqu’à aujourd’hui, l’une des meilleures ventes d’albums de tous les temps (entre 45 et 50 millions d’exemplaires). Les titres « Money » et « Us and Them/Time » sont sortis en single, et « Money » est devenu le premier à propulser Pink Floyd en tête des ventes.
Wish You Were Here (1975) : L’album sort le 12 septembre 1975 au Royaume-Uni et le lendemain aux États-Unis. Les 250.000 commandes britanniques le propulsent immédiatement en tête des charts, et la demande est telle qu’EMI informe les détaillants qu’ils ne pourront satisfaire que la moitié de leurs demande, tandis qu’aux États-Unis, Columbia a reçu plus de 900.000 commandes pour l’album, qui se hisse en tête du Billboard dès sa deuxième semaine.
« Shine On You Crazy Diamond » : a pour thème l’absence en général, mais au fil de son évolution, c’est l’absence de l’ancien leader du groupe, Syd Barrett, qui influence la composition, et tout le reste de l’album. Le titre du morceau est d’ailleurs probablement issu du prénom « Syd » : Shine on You crazy Diamond. Celui-ci se rend d’ailleurs aux studios Abbey Road le 5 juin 1975, pendant les sessions de travail sur l’album. Sa visite bouleverse les membres du groupe, qui le revoient pour la première fois depuis deux ans. Il est devenu chauve, obèse et instable, et les membres du groupe ne l’ont pas de suite reconnu. En voyant ce qu’il est devenu, David Gilmour éclatera en sanglot.
« Have A Cigar » : Aucun membre du groupe n’a chanté sur cette chanson. En effet, Roger Waters et David Gilmour n’étaient ni l’un ni l’autre satisfait de leur interprétation. Lorsque Roy Harper se proposa pour chanter le morceau, cela leur a semblé être la bonne solution. Ils lui ont donc laissé leur place. C’est ainsi que le chanteur/guitariste anglais, qui enregistrait un album solo en même temps dans le studio 2 des Studios Abbey Road a posé sa voix sur les bandes du morceau. Néanmoins, durant les spectacles de 1975 et 1977, ce fut Roger Waters qui chantait.
Animals (1977) : trouve son inspiration dans le livre « La Ferme des animaux » de George Orwell et reprend les grandes lignes du roman : le cynisme, l’agressivité, la critique sociale en utilisant des archétypes animaux. La société est ainsi divisée en trois castes qui donnent leurs titres aux morceaux : « Pigs » (la bourgeoisie), les porcs qui baignent dans la luxure et l’oisiveté. « Dogs » (la petite bourgeoisie), la classe intermédiaire, les chiens qui recherchent le profit, qui exercent le contrôle des masses avec agressivité, et « Sheeps » (le peuple), les soumis tels les moutons qui suivent docilement en troupeau, aveuglés et impuissants. Animals rompt singulièrement avec les thèmes explorés par Pink Floyd dans Wish You Were Here ou The Dark Side of the Moon, prenant un ton nettement politique au sein d’une scène musicale anglaise marquée par l’ascension fulgurante du punk.
The Wall (1979) : L’album eut un immense succès dès sa sortie, montant rapidement à la première place du Billboard aux États-Unis, en seulement quatre semaines, et à la troisième place en Grande-Bretagne. On estime le nombre total de ventes dans le monde à 30 millions de copies. C’est le double album le plus vendu de tous les temps ; aux États-Unis, il est 23 fois disque de platine pour 11,5 millions d’albums doubles vendus. C’est le deuxième album de Pink Floyd le plus vendu après The Dark Side of the Moon et l’un des albums les plus populaires au début des années 1980. Le single « Another Brick in the Wall, Part II » est le seul single No. 1 du groupe au Billboard.
The Wall est un double album produit par Bob Ezrin, que l’on avait davantage l’habitude de voir aux côtés d’Alice Cooper. L’histoire de l’album raconte la vie d’un anti-héros, Pink, qui perd son père durant la Seconde Guerre mondiale, est ensuite surprotégé par sa mère, puis tyrannisé par des professeurs désireux de le modeler comme les autres élèves. Pink se retire alors dans un univers imaginaire en bâtissant un mur dans son esprit, une allégorie représentant sa distanciation émotionnelle, pour se protéger du reste du monde : chaque traumatisme qu’il subit est une brique de plus ajoutée à son mur. Parallèlement à ce processus, il devient une « rock star » et se marie, mais il s’éloigne de plus en plus de sa femme, qui finit par le tromper. Pink achève alors la construction de son mur. Il sombre peu à peu dans la folie et la dépression. Perdu en lui-même, son entourage lui injecte des médicaments pour qu’il puisse assurer ses concerts. Pink hallucine et se prend pour un dictateur fasciste : ses concerts deviennent des prestations néo-nazies durant lesquelles il envoie ses hommes contre les fans qu’il considère indignes, mais sa conscience finit par se révolter et le soumet à un procès dans lequel il est à la fois accusé et plaignant. À l’issue de ce procès, le juge ordonne que le mur soit détruit et que Pink s’ouvre au monde.
The Final Cut (1983) : Cet album-concept est le dernier du groupe auquel participe Roger Waters, et le seul pour lequel il fournit l’intégralité des paroles et de la musique. De nombreux musiciens de studio y contribuent et la production est marquée par les tensions croissantes entre Waters et les autres membres du groupe notamment Gilmour. C’est un disque anti-guerre, qui présente quelques caractéristiques d’un opéra-rock. Dans ses paroles, Waters exprime ce qu’il ressent comme une trahison à l’égard des soldats britanniques tués pendant la Seconde Guerre mondiale, qui sacrifièrent leurs vies dans l’espoir que leur victoire permettrait la naissance d’un monde en paix où les chefs politiques seraient moins enclins à utiliser la guerre pour résoudre leurs disputes. Les paroles de l’album critiquent Margaret Thatcher, appelée « Maggie » tout au long de l’album, dont les décisions politiques (notamment son engagement dans la guerre des Malouines contre l’Argentine) sont considérées par Waters comme un exemple de cette trahison.
Après le départ de Roger Waters en 1985, David Gilmour devient l’unique leader du groupe avec le batteur Nick Mason et avec le retour de Richard Wright (exclu du groupe en 1979 par Waters) aux claviers en 1987 jusqu’à sa mort en 2008. Le groupe enregistre deux albums studio sous la direction de Gilmour : A Momentary Lapse of Reason en 1987, et The Division Bell en 1994, avant de se séparer en 1996 pour que chaque membres s’investissent à plein temps dans des carrières solos.
The Division Bell (1994) : traite en grande partie de la communication et surtout de la parole qui peut résoudre de nombreux problèmes dans la vie. C’est pourquoi il est considéré comme le contraire de The Wall qui traite justement de l’absence de communication. À travers cet album on retrouve dans quelques chansons comme « Poles Apart » ou « Lost For Words » les rapports ombrageux entre Pink Floyd et Roger Waters qui, comme on le sait, a quitté le groupe 9 ans plus tôt.
The Endless River (2014) : l’album connaît d’emblée un très grand succès commercial et se classe numéro un dans vingt pays, dont le Royaume-Uni et la France où il est disque d’or dès la première semaine puis double disque de platine en 4 mois, ses ventes dépassant les 2,5 millions d’exemplaires en 2014 (soit la 9e meilleure vente mondiale). Il n’y aura pas de tournée pour cet album.
Discographie :
The Piper at the Gates of Dawn (1967)
A Saucerful of Secrets (1968)
More (1969)
Ummagumma (1969)
Atom Heart Mother (1970)
Meddle (1971)
Obscured by Clouds (1972) The Dark Side of the Moon (23 mars 1973)
Wish You Were Here (1975)
Animals (1977)
The Wall (1979)
The Final Cut (1983)
A Momentary Lapse of Reason (1987)
The Division Bell (1994)
The Endless River (2014)
Voir sur YouTube : « Pink Floyd – Money (Official Music Video) » et « Pink Floyd – Another Brick In The Wall, Part Two (Official Music Video) » par Pink Floyd ; « PINK FLOYD – Learning To Fly (original video) » par CESAR PEREZ ; « Pink Floyd – Shine On You Crazy Diamond [ Official Music Video ] » par Amir Bagheri ; « Pink Floyd – Marooned (Official Video) » par Pink Floyd
Lorsque la Régie abandonna la R8 Gordini, en 1970, la « Gord » n’était pas à bout de souffle ; symbole de la renaissance du sport automobile en France, elle ne fut condamnée que pour étayer une reconversion à la traction avant. Pour cela, on ajouta le nom magique d’Amédé Gordini à la R12 née un an plus tôt et l’on convia deux mille Gordinistes sur le circuit Paul Ricard pour enterrer dignement la 8 et baptiser la 12.
Le moteur de la R16 TS :
Le moteur de la R8 Gordini devait l’essentiel de sa noblesse à une culasse hémisphérique faite spécialement pour elle : une hérésie au plan industriel. Pour la R12 Gordini rien de cela : sa culasse plate à soupapes parallèles arrive tout droit de la R16 TS et la cavalerie n’est due qu’à un arbre à cames donnant plus de levée et un taux de compression augmenté. Les deux carburateurs Weber horizontaux sont conservés et un radiateur d’huile apparaît. À l’arrivée, le rendement des deux moteurs est le même avec 70 chevaux par litre. Ce moteur de 1 565 cm3 développant 113 ch DIN à 6 250 tr/min est servi par une boîte 5 vitesses. Le freinage est renforcé par des freins à disques ventilés à l’avant et des freins à disques à l’arrière. Le réservoir d’essence de 89 litres (maximum autorisé par les règlements sportifs) avec remplissage sur le côté gauche par un tuyau de gros diamètre (et non à l’arrière à droite de la plaque d’immatriculation comme sur les autres R12) était spécifique. L’extérieur se différencie aussi par la teinte bleu France, les bandes blanches, les projecteurs additionnels longue portée protégés par des petits butoirs, la prise d’air sur le capot, les jantes de 5 pouces et demi et la suppression des pare-chocs. Dans l’habitacle, on trouve un compte-tours, un volant 3 branches et des garnitures allégées.
L’adieu aux glissades :
Traction avant typée, aggravée par un essieu moteur manquant quelque peu d’adhérence, la R12 Gordini ne fut pas une voiture école de la même veine que sa glorieuse aînée et certains nostalgiques pleurèrent la grande époque de la Coupe R8 Gordini et de ses glissades.