Aller au contenu
Echoretro

Echoretro

Rétroactu, Objets Vintage et Pop Culture

  • Contact
  • Pour s’abonner au blog
  • Bienvenue sur EchoRetro
  • Liste des Articles
  • Les Dossiers Spéciaux

Soutenez le blog

Site WebRadio

EchoRetro en Direct

Catégories d’Articles

Archives

Articles récents

  • HiFi Vintage – Platines cassette Nakamichi des années 80 – Partie 1 (1985-90)
  • HiFi Vintage – L’âge d’or des Amplis-Tuners (1975-1980)
  • Hommage à quelques précurseurs de l’art brut
  • HiFi Vintage – Amplificateur de puissance à tubes Conrad-Johnson Premier One (1981-86)
  • Série TV – The X-Files fête ses 30 ans (1993-2002)
Album – The Beach Boys – Smiley Smile (1967)

Album – The Beach Boys – Smiley Smile (1967)

On dit qu’ils ont inventé la Californie. Formé à Hawthorne (conté de Los Angeles) en 1961, le groupe des frères Wilson (Brian le compositeur, Carl le guitariste et Dennis le batteur) a longtemps rivalisé avec les Beatles pour découvrir des sonorités nouvelles. La renommée des Beach Boys commence dès 1961 lorsqu’ils écrivent une chanson à la gloire du surf (« Surfin' »). Vont suivre toute une série de succès dus à la fois à l’engouement provoqué par ce sport et à la qualité de leurs harmonies vocales. Autour du noyau initial, deux nouveaux venus : leur cousin, Mike Love, au chant, et un copain de classe, Alan Jardine, à la guitare.

Le groupe, dirigé par son auteur principal mais aussi producteur Brian Wilson, a lancé des approches novatrices sur la forme et la production de la musique pop, en combinant leurs affinités pour les groupes vocaux inspirées par le jazz, le rock and roll des années 1950 et le R & B noir avec des orchestrations originales et des techniques d’enregistrement non conventionnelles de manière innovante.

Leurs premiers  succès s’intitulent : « Surfin’ Safari », « Surfin’ USA », « Surf City », « Surfer Girls »… Pas étonnant qu’on ait baptisé leur musique  :  « Surf Music ». Un genre qui influencera beaucoup de groupes parfois aussi éloignés de la Californie que le Who. Autour des Beach Boys et de leurs chansons se construit alors le mythe d’une Californie idyllique, pleine de soleil, de surfers, de jolies filles et, plus tard de drogues à effets psychédéliques. Pourtant, dès le milieu des années soixante, les Beach Boys seront plus concernés par leur rivalité avec les Beatles que par le folklore des plages. Ils se convertirons ensuite à diverses formes de mysticisme oriental et leur musique perdra de son impact. Elle reste tout de même inégalée à ce jour tant par la beauté de ses harmonies que par la compréhension intuitive du milieu dans lequel elle est née.

Quelques albums à (ré)écouter : 

Pet Sounds (1966) : est le onzième album de studio du groupe de rock américain The Beach Boys. Il a d’abord rencontré une réponse critique et commerciale tiède aux États-Unis, atteignant la 10ème place au Billboard 200, une place sensiblement inférieure à celle des albums précédents du groupe. Au Royaume-Uni, l’album a été salué par sa presse musicale et a été un succès commercial immédiat, 2ème au UK Top 40 Albums Chart et restant au top Top 10 pendant six mois. Pet Sounds a ensuite été récompensé mondialement par des critiques et des musiciens, et est largement considéré comme l’un des albums les plus influents de l’histoire de la musique. Il contenait des arrangements orchestraux luxuriants et sophistiqués qui ont permis au groupe d’entrer dans le cercles des plus grands innovateurs du rock.

L’album a été produit et arrangé par Brian Wilson, qui a également écrit et composé presque toute sa musique. La plupart des sessions d’enregistrement ont eu lieu entre janvier et avril 1966, un an après avoir quitté les tournées avec les Beach Boys afin de se consacrer à l’écriture et l’enregistrement. Pour Pet Sounds, l’objectif de Wilson était de créer «le plus grand album de rock jamais réalisé» – un travail personnalisé sans musique de remplissage. Il est parfois considéré comme un album solo de Wilson, en répétant les thèmes et les idées qu’il avait introduites avec Today! un an plus tôt. Le single principal de l’album, « Caroline, No », a été publié comme ses débuts officiels solo. Il a été suivi par deux singles crédités au groupe: « Would not it be Nice » et « Sloop John B ».

Smiley Smile (1967) : Ce disque est une reprise du projet de l’album Smile sur lequel Brian Wilson connut de nombreux problèmes techniques de réalisation, des réticences de Mike Love qui refusa d’y collaborer mais aussi des divergences avec la maison de disques. Les problèmes mentaux de Brian, amplifiés par les drogues et la pression du résultat, à une époque où le groupe était en concurrence directe avec les Beatles, n’arrangèrent pas les choses et le projet Smile fut abandonné par les membres du groupe. Les diverses ébauches enregistrées furent regroupées dans Smiley Smile qui sortira en mai 1967. Smile marque le déclin de l’influence de Brian Wilson dans le groupe. Cloîtré dans son lit, paranoïaque et devenu obèse, Brian Wilson ne participera plus que de manière sporadique aux Beach Boys et il faudra attendre 1976 pour qu’il revienne au sein de la formation, avec l’album 15 Big Ones. 

Smiley Smile est le premier d’une série nombreux albums des Beach Boys qui furent des échecs commerciaux, mais c’est devenu un disque culte dans l’œuvre de Beach Boys. Pour redorer son blason lors de la sortie de Pet Sound, le groupe avait demandé les services de l’ancien attaché de presse des Beatles, Derek Taylor. Fatigué d’être perçu comme un groupe désuet, le leader et auteur-compositeur Brian Wilson avait demandé à Taylor de donner une nouvelle image aux Beach Boys et de les transformer en icônes de la contre-culture à la mode, avec une campagne promotionnelle dont le slogan était « Brian Wilson est un génie ». 

Prophétie auto-réalisatrice puisque dans son livre sur la musique psychédélique, l’auteur Jim DeRogatis a fait référence à Smiley Smile comme à une « pièce maitresse de l’ultime discothèque du rock psychédélique ». À un moment donné, il fut même utilisé par certains centres de réadaptation pour aider à soulager les effets secondaires des expériences psychédéliques intenses. Le disque contient un seul tube, mais son succès fut immense. Il s’agit de « Good Vibrations » sorti en single en octobre 1966.  

Still Cruisin’ (1989) : est le vingt-sixième album studio des Beach Boys. En 1988, les Beach Boys redeviennent numéro 1 des charts avec Kokomo, extrait de la bande originale du film Cocktail avec Tom Cruise. C’est leur premier n°1 depuis « Good Vibrations » en 1966. L’album Still Crusin’ réunit « Kokomo » et « Wipe Out », déjà sortis en single l’année précédente, et trois nouvelles chansons : la chanson-titre, « Somewhere Near Japan » et « Island Girl ». Le succès de « Kokomo » l’année précédente a ramené les Beach Boys sur le devant de la scène, et Still Cruisin’ devient rapidement disque d’or.

Depuis la sortie de Still Crusin’ en 1989, les Beach Boys continuent de tourner malgré une formation qui n’a plus rien à voir avec celle des origines. En effet en 1983, Dennis Wilson, s’est noyé accidentellement à Marina Del Rey à Los Angeles. Le groupe est séparé de Brian Wilson depuis 1988. Carl Wilson est décédé d’un cancer du poumon en 1998. Al Jardine a quitté le groupe après la mort de Carl et Mike Love est désormais le seul membre originel des Beach Boys (Bruce Johnston étant arrivé en 1965).

Les Beach Boys ont accédé au Rock & Roll Hall of Fame dans la catégorie interprètes en 1988.

Discographie :

Surfin’ Safari (1962)
Surfin’ USA (1963)
Surfer Girl (1963)
Little Deuce Coupe (1963)
Shut Down Volume 2 (1964)
All Summer Long (1964)
The Beach Boys’ Christmas Album (1964)
Today! (1965)
Summer Days (and Summer Nights!!) (1965)
Beach Boys’ Party! (1965)
Pet Sounds (1966)
Smiley Smile (1967)
Wild Honey (1967)
Friends (1968)
20/20 (1969)
Sunflower (1970)
Surf’s Up (1971)
Carl and the Passions – « So Tough » (1972)
Holland (1973)
15 Big Ones (1976)
Love You (1977)
M.I.U. Album (1978)
L.A. (Light Album) (1979)
Keepin’ the Summer Alive (1980)
The Beach Boys (1985)
Still Cruisin’ (1989)
Summer in Paradise (1992)
Stars and Stripes Vol. 1 (1996)
Smile (2011) enregistré en 1966-1967
That’s Why God Made the Radio (2012)

Voir sur YouTube : « The Beach Boys – Kokomo [HD] » par Alejandro Ulloa ; « The Beach Boys – Still Cruisin’ (1989) » par ClassicVideos80s ; « The Beach Boys – Wouldn’t It Be Nice (Original Video) » par Solrac Etnevic ; The Beach Boys – I Get Around par John OneCOne

https://www.youtube.com/watch?v=1xZ3HW8GWAU

Publié le 29 septembre 201715 septembre 2018Catégories 1967, DisquesLaisser un commentaire sur Album – The Beach Boys – Smiley Smile (1967)
Oldtimer – Maserati Mistral (1963-70)

Oldtimer – Maserati Mistral (1963-70)

Les succès en course de Maserati l’amenèrent à étudier des voitures de route destinées à une clientèle sportive et raffinée. Ces voitures de Grand Tourisme furent toujours très performantes. En 1963, après l’excellente 3500 GT, sortit un très joli coupé à deux places, le type 109 mistral. Son nom, inspiré du vent qui souffle en France dans la vallée du Rhône, a été suggéré aux responsables du constructeur au Trident par l’importateur français, et la Mistral sera la première d’une longue série de modèles qui rendront hommage à éole.

Une carrosserie signée Frua :

Le dessin de la carrosserie était dû à Pietro Frua qui réussit les deux versions, coupé et cabriolet. Le coupé très élancé et très pur de ligne fut présenté lors du Salon de Turin 1963 et y remporta tous les suffrages. De nos jour d’ailleurs, La Mistral est considérée comme une des plus belles Maserati de tous les temps. Elle est parfois confondue avec le modèle AC de Frua, qui dispose de dimensions plus importantes et d’une puissance supérieure.

Un moteur prestigieux :

Depuis 1957, date à laquelle Maserati avait été championne du monde de formule 1 avec Juan Manuel Fangio sur la 250F, la marque ne courait plus en formule 1, celle-ci étant devenue trop onéreuse pour ses finances. Maserati participa au championnat des Sports et remporta de nombreux succès avec les modèles Birdcage. Puis l’intérêt se porta sur la construction de voitures de luxe et de grand tourisme dont la base fut un excellent moteur à 6 cylindres et 2 arbres à cames de 3,5 litres de cylindrée avec double allumage dérivé de celui de la Maserati 250F. Ce moteur qui avait animé avec succès jusqu’en 1966 la 3500 GT, disposait de chambres de combustion hémisphériques et bénéficiait d’une injection indirecte, une véritable première dans le monde des voitures sportives italiennes de l’époque.

Trois versions développant de 235 à 255 ch :

La Mistral reçut, à son lancement, le moteur déjà utilisé sur la 3500 GT dans sa version 3,5 litres, qui développait 235 ch. Dans sa deuxième version, la cylindrée passa à 3,7 litres pour 245 ch DIN. Les derniers modèles furent équipés d’une version 4 litres de 255 ch. La boîte de vitesses était une ZF à 5 rapports. Les version coupé et spider seront produites respectivement à 830 et 125 exemplaires.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Côte actuelle : À partir de 150.000 €

Maserati Mistral Brochure 01
Maserati Mistral Brochure 02
Maserati Mistral Brochure 03
Maserati Mistral Brochure 04
Maserati Mistral Brochure 05
Maserati Mistral Brochure 06
Maserati Mistral Brochure 07
Maserati Mistral Spider
Maserati Mistral Ecorché
Maserati Mistral Caractéristiques
Publié le 28 septembre 20176 septembre 2019Catégories 1963, OldtimersLaisser un commentaire sur Oldtimer – Maserati Mistral (1963-70)
Série TV – Mission Impossible (1966-73)

Série TV – Mission Impossible (1966-73)

Rappelez-vous… Dans cette série, en début d’épisode juste après le générique, l’agent secret Phelps (Peter Graves) recevait ses instructions en écoutant une cassette ou parfois un disque enregistré : « Votre mission, Jim, si vous décidez de l’accepter, est […] Comme d’habitude, si vous ou un de vos agents était capturé ou tué, le département d’état nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Cette bande s’auto-détruira dans les cinq secondes. Bonne chance, Jim. » et Poof! La bande parfait en fumée! Quoi qu’il en soit, même si vous ne connaissez pas le feuilleton Mission Impossible, son inoubliable générique de jazz interprété par Lalo Schifrin vous sera sûrement familier.

La série :

Mission impossible est une série télévisée américaine en 171 épisodes de 48 minutes, créée par Bruce Geller et diffusée entre septembre 1966 et mars 1973 sur le réseau CBS. En France, les premières saisons de la série seront diffusées à partir d’octobre 1967 sur la deuxième chaîne de l’ORTF. Plusieurs films de cinéma inspirés de la série ont été produits par Tom Cruise, qui jouait le rôle principal : Mission impossible (1996), Mission impossible 2 (2000) et Mission impossible 3 (2006). La réalisation des deux premiers fut confiée à deux cinéastes confirmés – Brian De Palma puis John Woo – , tandis que le troisième fut co-écrit et réalisé par J. J. Abrams. Le 4ème opus, sorti en décembre 2011 est intitulé Mission impossible : Protocole Fantôme et le 5e est écrit et mis en scène par Christopher McQuarrie, scénariste oscarisé pour Usual Suspects.

Le thème :

Mission Impossible racontait les missions périlleuses d’une équipe d’agents secrets du gouvernement américain connus sous le nom de Force des missions impossibles. Le chef de l’équipe était Jim Phelps, joué par Peter Graves, sauf dans la première saison, dans laquelle le leader était Dan Briggs, joué par Steven Hill. Chacun de ces espions est expert dans un domaine : maquillage, déguisements, mise au point de matériel électronique d’espionnage, etc… Leurs moyens sont très sophistiqués : masques de sosie, acteurs, fausse monnaie, mises en scène, électronique miniaturisée, imitation, déguisements, chirurgie esthétique… Souvent infiltrés au cœur même de régimes dictatoriaux, le suspense, appuyé par des effets musicaux ritualisés, vise à faire craindre aux téléspectateurs qu’ils ne soient démasqués. Ils n’usent pas de violence mais plutôt de manipulation psychologique : ils amènent à obliger leurs cibles à se comporter comme ils le désirent.

Publié le 27 septembre 20176 juillet 2020Catégories 1966, Feuilletons & Séries TVLaisser un commentaire sur Série TV – Mission Impossible (1966-73)
Oldtimer – De Tomaso Mangusta (1966-71)

Oldtimer – De Tomaso Mangusta (1966-71)

En 1966, lorsque Alejandro de Tomaso remplaça la Vallelunga par la Mangusta, il ne garda d’elle que son châssis. La mangouste est un animal qui peut tuer les cobras ; on raconte que la voiture a été nommée ainsi parce qu’Alejandro de Tomaso avait eu des discussions avec Carroll Shelby pour remplacer le modèle Cobra par une voiture de course qui serait construite en Italie dans l’usine De Tomaso, mais que ce ne fut pas possible car Shelby s’était impliqué dans le programme de la Ford GT40.

Carrossée par Ghia et dessinée par Giugiaro :

Le Mangusta fut conçue par Giorgetto Giugiaro, et elle est facilement reconnaissable à ses portes en « ailes de mouette » sur le moteur et le compartiment à bagages. Traité dans un style aussi original qu’agressif par Ghia, la carrosserie de la Mangusta apparaissait tout à fait en rapport avec son caractère.

Une conduite délicate :

Si la Mangousta ne fut pas la première création d’Alessandro De Tomaso, elle demeure l’une des plus spectaculaires. Conçue à partir d’un châssis-poutre rappelant singulièrement la structure des Lotus, la De Tomaso Mangusta figurera parmi les premières voitures de grand tourisme à moteur central, en l’occurrence un V8 Ford de 5 litres de cylindrée développant 289 ch et implanté en position longitudinale arrière, entraîné par une boîte ZF à 5 vitesses. Puissante et rapide, cette GT italo-américaine ne manquait, en effet, ni de tempérament ni de personnalité mais avec une distribution de poids 32/68 (prédominance de poids sur l’essieu arrière) et un châssis poutre, elle souffrait de problèmes de stabilité et sa conduite était délicate. La voiture avait également une garde au sol extrêmement faible. Elle exigeait donc une grande vigilance au volant en conduite rapide.

Une empreinte significative :

Produite à 401 exemplaires (dont 150 en version Européenne) entre 1966 et 1971, cette voiture de sport n’en a pas moins laissé une empreinte significative dans l’histoire du Grand Tourisme. Et la Pantera qui lui a succédé a valablement transformé l’essai tout en bénéficiant du soutien logistique du groupe Ford, un appui dont la firme De Tomaso saura tirer profit.

De Tomaso Mangusta Avant
De Tomaso Mangusta Arrière
De Tomaso Mangusta Pub 01
De Tomaso Mangusta Pub 02
De Tomaso Mangusta Pub 03
De Tomaso Mangusta Tableau de bord
Publié le 26 septembre 201719 mai 2019Catégories 1966, OldtimersLaisser un commentaire sur Oldtimer – De Tomaso Mangusta (1966-71)
Album – Canned Heat – Canned Heat (1967)

Album – Canned Heat – Canned Heat (1967)

Canned Heat est un groupe de blues rock américain formé à Los Angeles en 1965. Il a été lancé par deux amateurs de blues, Alan Wilson et Bob Hite, qui ont emprunté leur nom à une chanson de Tommy Johnson datant de 1928, Canned Heat Blues, relatant les mésaventures d’un alcoolique désespérément tourné vers les Sterno Canned Heat: (littéralement « Sterno, la chaleur en boîte ». Il s’agissait d’un combustible fabriqué à partir d’alcool dénaturé gélifié, conçu pour être brûlé directement à partir de sa boîte pour réchauffer des plats.  Pendant la prohibition, il existe de nombreux exemples de personnes qui s’étaient intoxiquées au Sterno en l’ingurgitant comme alcool de substitution mélangé à du jus de fruit).

Après les apparitions aux festivals de Monterey et de Woodstock à la fin des années 1960, le groupe a acquis une renommée mondiale avec Bob Hite (Chant), Alan Wilson (guitare, harmonica et chant), Henry Vestine et plus tard Harvey Mandel (guitare principale), Larry Taylor (basse) et Adolfo de la Parra (batterie).

La musique et l’attitude de Canned Heat leur ont donné la réputation de groupe parmi les plus populaires de l’ère hippie. Canned Heat est apparue dans la plupart des événements musicaux majeurs de la fin des années 1960, interprétant des standards du blues avec leur propre matériel et se livrant parfois à de longs solos «psychédéliques». Deux de leurs chansons – « Going Up the Country » et « On the Road Again » – sont devenues des succès internationaux. « Going Up the Country » était un remake de la chanson de Henry Thomas « Bull Doze Blues », enregistrée à Louisville, dans le Kentucky, en 1927. « On the Road Again » était une reprise de la chanson de Floyd Jones de 1953 du même nom, elle même inspirée de « Big Road Blues » de Tommy Johnson.

Différentes formations successives :

Depuis le début des années 1970, de nombreux changements de musiciens se sont produits, bien que la composition actuelle comprenne les trois membres originaux de l’époque classique : De la Parra (qui est restée dans le groupe depuis sa première adhésion en 1967), Mandel et Taylor. Pendant la majeure partie des années 1990 et 2000, De la Parra était le seul membre présent depuis les années soixante. Il a écrit un livre sur la carrière du groupe intitulé Living the Blues. Larry Taylor, dont la présence dans le groupe n’a pas été stable, est l’autre membre encore présent depuis les premiers disques. Mandel, Walter Trout et Junior Watson sont parmi les guitaristes qui ont acquis la renommée en jouant plus tardivement avec le groupe.

Quelques pépites du groupe :

Canned Heat (1967) : En 1967, le groupe commence à enregistrer pour Liberty Records, managé par Skip Taylor et John Hartmann. Leur premier single, composé de « Rollin’ and Tumblin’ » et « Bullfrog Blues », est bientôt suivi, en juillet 1967, d’un album éponyme. Composé exclusivement de standards revisités, le disque remporte un certain succès critique et se vend raisonnablement bien, atteignant la 76ème place des charts du Billboard magazine.

Boogie with Canned Heat (1968) : Contrairement à leur premier album éponyme, ce second opus contient principalement des compositions du groupe, dont le tube « On the Road Again », l’un de plus gros succès du groupe. L’album comprend également « Amphetamine Annie », qui parle des dangers d’une consommation excessive d’amphétamine et qui connaît également un certain succès, ainsi que « Fried Hockey Boogie », le premier boogie de Canned Heat.

Living the Blues (1968) : Contient l’un des morceaux les plus connus du groupe, « Going Up the Country », qui sera plus tard utilisé utilisé dans le documentaire Woodstock de 1970. John Mayall joue du piano sur « Walking by Myself » et « Bear Wires », tandis que Dr John en joue sur « Boogie Music ». « Parthenogenesis » est un blues psychédélique de presque 20 minutes, suivi de « Refried Boogie », un boogie de plus de 40 minutes enregistré en concert.

Future Blues (1970) : Larry Taylor et Harvey Mandel quittent le groupe peu de temps après sa sortie, et Alan Wilson décède en septembre 1970. La reprise de « Let’s Work Together » de Wilbert Harrison deviendra un tube. Dr John joue du piano sur « London Blues ». « Sugar Bee » devient un tube.

Hooker ‘n Heat (1971) : Il fallait bien que ça arrive : quel musicien n’a pas eu envie de jouer avec celui qui lui a tout appris? Canned Heat et John Lee Hooker ont l’air parfaitement à l’aise ensemble. Le courant passe entre les deux générations. Hooker leur a légué l’art du boogie qui fera la réputation du groupe. Il s’agit du dernier album studio d’Alan Wilson, qui décède en septembre 1970, quelques mois avant la sortie du disque, à l’âge de 27 ans, d’une overdose de barbituriques.

Discographie : 

Canned Heat (1967)
Boogie with Canned Heat (1968)
Living the Blues (1968)
Hallelujah (1969)
Future Blues (1970)
Vintage (1970), enregistré en 1966
Hooker ‘n Heat (avec John Lee Hooker) (1971)
Historical Figures and Ancient Heads (1971)
The New Age (1973)
One More River to Cross (1973)
Memphis Heat (avec Memphis Slim) (1974)
Human Condition (1978)
Kings of the Boogie (1981)
Reheated (1988)
Internal Combustion (1994)
Canned Heat Blues Band (1996)
House of Blue Light (1998)
Boogie 2000 (1999)
The Boogie House Tapes (2000)
Friends in the Can (2003)
The Boogie House Tapes Volume 2 (2004)

Voir sur YouTube : « Canned Heat – Rollin’ and Tumblin’ (1967) » par V Guimarães ; Canned Heat – On The Road Again (1968) par Bertha0815007 ; « Canned Heat – Going Up The Country 1970 » et « Canned Heat – Let’s Work Together 1970 » par fritz51320 ; « CANNED HEAT Move On Down The Road 1970 » par wiggin909

https://www.youtube.com/watch?v=aQ6s1eL9Fig

Publié le 25 septembre 201726 septembre 2017Catégories 1967, DisquesLaisser un commentaire sur Album – Canned Heat – Canned Heat (1967)

Pagination des publications

Page précédente Page 1 … Page 27 Page 28 Page 29 … Page 98 Page suivante
Fièrement propulsé par WordPress